Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

dimanche 27 mai 2018 à 22h02min

Après la rupture des relations diplomatiques entre le Burkina et Taiwan, l’une des questions préoccupantes qui se posent est le sort des étudiants burkinabè à Taïwan. Les dispositions ont été prises à leur sujet, a annoncé le chef de la diplomatie burkinabè. Pour en savoir un peu plus, nous avons joint, par Internet, Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan. Il exprime une demi surprise car plusieurs rumeurs sur le sujet ont circulé, dont une sur le refus d’une grosse somme d’argent proposée par la Chine.

Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

Lefaso.net : Pouvez-vous vous présenter ? Quelles études faites-vous et depuis quand êtes-vous à Taiwan ?

Sangla Mahamady (SM) : Je me nomme Sangla Mahamady, ingénieur informaticien à Google LLC, je travaille dans l’un des Datacenters de la multinationale américaine basée à Taïwan. Je suis également président de l’Association des Burkinabè de Taïwan, en abrégée « ABT ». Il faut dire que je suis à Taïwan depuis 2011. J’ai obtenu mon master en génie informatique et électrique en 2014 à National Chiao Tung University, une université taïwanaise qui se trouve dans la ville de Hsinchu. Je suis également titulaire d’une maitrise en physique appliquée de l’Université de Ouagadougou (devenue Université Joseph Ki-Zerbo).

Lefaso.net : Combien d’étudiants Burkinabè y a-t-il à Taïwan actuellement et dans quelles filières sont-ils essentiellement ?

SM : La communauté burkinabè à Taïwan compte à peu près 200 personnes dont la majorité est faite d’étudiants et stagiaires, tous bénéficiant de la bourse taïwanaise. Ils sont essentiellement dans les filières telles que l’Informatique, le Génie Civil, le Génie Mécanique et Energétique, l’Architecture, la Santé (Médecine- Biologie-Nutrition), l’Economie (Economie Agricole- Business Administration-Finances), Diplomatie et Relations Internationales, l’Agriculture et l’Environnement.

Lefaso.net : Comment accueillez-vous la rupture des relations entre le Burkina et Taïwan ?

SM : Nous avons accueilli cette rupture avec une grande inquiétude, vu que c’est grâce à cette coopération que nous sommes ici à Taïwan pour notre formation. Nous avons surtout des inquiétudes et incertitudes concernant l’avenir de nos compatriotes étudiants. Nous espérons que notre gouvernement prendra les mesures nécessaires pour leur permettre de continuer leurs études et obtenir leurs diplômes en toute quiétude.

Lefaso.net : Cela vous a-t-il surpris ?

SM : Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture. Il y avait une rumeur qui circulait en début d’année et selon laquelle le Ministre Alpha Barry aurait fait une déclaration dans laquelle le Burkina avait refusé une énorme somme d’argent de la part de la Chine Populaire au profit de l’amitié avec Taiwan. Il y a seulement deux semaines, une deuxième rumeur avait également fait état d’une éventuelle rupture avec Taïwan. La presse locale en parlait. Il y a également les récentes sorties répétées de l’ambassadeur de la République de Chine Taiwan dans la presse pour parler des réalisations de Taiwan au Burkina Faso durant les 24 ans de coopération. A cela il faut ajouter le fait que la visite annoncée au Burkina de la présidente de Taïwan, Tsai Ying-Wen, n’a pas non plus eu lieu pour des raisons qui ont été portées à la connaissance du public. Même si nous n’avions pas de preuves tangibles, tous ces éléments étaient des signes annonciateurs d’un changement dans la direction du vent des relations entre nos deux pays. Comme le dit l’adage il n’y a pas de fumée sans feu.

Lefaso.net : Quelles sont les conséquences possibles sur vos études ?

SM : Les conséquences de cette rupture sur les étudiants et les stagiaires sont visibles et déjà là. L’expérience que nous avons des autres pays qui ont rompu les relations avec Taiwan est la première conséquence est un arrêt immédiat de l’allocation mensuelle de la bourse aux étudiants. Nous sommes déjà à la fin de l’année académique 2017-2018, qui s’achèvera en fin juin après les examens. Et beaucoup d’étudiants (Bachelor, Master et PhD) sont presque ou déjà en fin de formation. Il y assez d’inquiétudes au sein de notre communauté estudiantine : aurons-ils la bourse du mois de juin pour terminer l’année académique en toute quiétude ? Ceux qui sont en fin de formation pourront-ils bénéficier du billet retour comme prévu lors de l’octroi de la bourse ?

Pour ce qui est du transfert des étudiants en Chine Populaire, des inquiétudes se posent également : Les crédits déjà validés seront-ils conservés ? Auront-ils à recommencer à zéro ? Pourront-ils choisir les universités d’accueil qui leur conviendraient ? Nous avons eu écho de l’expérience des étudiants de Sao Tomé et autres pays qui ont été transférés en Chine Populaire ; les informations révèlent que les universités chinoises sont assignées aux étudiants sans aucun choix possible de ces derniers.

Une fois en Chine Populaire, nos étudiants pourront-ils s’inscrire dans les mêmes filières et programmes qu’ils faisaient ici à Taïwan ou au pire des cas dans des filières similaires de leur libre choix ? Parce que là aussi l’expérience des étudiants d’autres pays transférés en Chine Populaire fait cas de certains étudiants qui ont eu à recommencer à zéro ou changer carrément de filière. Et aussi d’autres qui avaient leurs programmes en anglais à Taïwan ont été contraints d’étudier en chinois malgré eux, tous simplement parce que l’université d’accueil ne possède pas la filière de l’étudiant en anglais.

Pour ceux qui doivent finir l’année prochaine qui n’ont plus assez de cours comme Bachelor 3ème année), ou les étudiants de Master et de PhD qui travaillent déjà sur leurs mémoires et thèses pour soutenir courant année académique 2018-2019, pourront-ils bénéficier de leur bourse et rester à Taiwan finir leur dernière année ? Etant donné qu’il y a souvent des différences entre le système éducatif taïwanais et celui chinois, le risque de recommencer certaines choses à zéro (alors que l’étudiant est déjà presqu’à la fin de sa dernière année) est là et inquiète beaucoup de nos compatriotes.

Pour ceux qui sont en année de langue (les étudiants boursiers arrivés en septembre 2017) auront-ils à recommencer l’apprentissage du Chinois ? Nous espérons vraiment que notre gouvernement prendra ces inquiétudes en compte dans leur plan de négociations et dispositions se rapportant aux étudiants en vue de garantir des conditions d’études acceptables à l’ensemble de nos compatriotes.

Lefaso.net : Comment envisagez-vous la suite des événements ?

SM : Nous sommes en contact avec l’ambassade du Burkina ici et nous attendons les instructions et les dispositions mises en place par nos autorités pour garantir nos études. Nous attendons également les détails sur le processus de transition. Et nous espérons vraiment que nos autorités prendront nos inquiétudes en compte lors de leurs négociations afin de minimiser les impacts négatifs de cette rupture sur nos études et notre avenir en général.

Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 27 mai à 08:29, par Zemosse En réponse à : Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

    That is the question ! L’état Burkinabé risque de sacrifier ces étudiants. Attendons voir !

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  • Le 27 mai à 09:21, par caca En réponse à : Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

    Mon frère bon courage ! Quand à l’accompagnement dont parle le gouvernement burkinabé, j’ai des doutes. Je ne sais pas comment vous êtes déjà accompagnés, si non le système burkinabé n’encourage pas ses ressortissants. Notre développement est toujours basé sur un assistanat, et les bourses burkinabé si y a existe déjà c’est par affinité où l’enfant du pauvre ou l’inconnu est exclu. Ceux en finissons doivent se faire entendre par craindre de vivre les mêmes expériences des autres étudiants. je ne sais pas chez vous en Taïwan, sinon ceux de la France on leur indique les différentes aides possibles de l’État de France pour un retour au bercail.
    Bon courage à vous et bon combat !

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  • Le 27 mai à 09:59, par Maria de Ziniaré En réponse à : Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

    Ces problèmes collatéraux ont dû être pris en charge avant la rupture effective. Pour 200 étudiants ce n’est pas la mer à boire l’état Burkinabè doit prendre la relève et prendre en charge dans les mêmes conditions que l’état Taïwanais les étudiants qui souhaitent rester à Taïwan pour terminer leur cursus vu qu’ils sont pour la plupart dans le système anglo-saxon LMD reconnu au plan international. C’est ça l’attitude d’un état responsable qui défend les intérêts de ses ressortissants tout autres attitudes telles que le transfert sans leur consentement vers Pekin est une fuite en avant et de l’irresponsabilité. Pour ceux qui souhaite être transféré no comment c’est leur choix.

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  • Le 27 mai à 11:11, par sidbala En réponse à : Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

    par sidbala

    Voila que les choses sont claires maintenant. Le ministre Alpha Barry n’a pas dit la vérité à la population de son pays, quand il dit que le gouvernement est allé vers la chine pop dans le but de pouvoir réaliser un grand hôpital à bobo, appuyer le G5, faire construire un chemin de fer Ouaga Cotonou, équiper l’armée.

    TAIWAN n’avait jamais refusé de faire de tels investissements si on les leur demandait , même si le gouvernement du CDP n’est plus aux affaires, il faut sauver l’essentiel.
    LE MAL DE CE PAYS S’EST DE DIRE CHAQUE FOIS QUE LES AUTRES N’ONT RIEN FAIT DE BON, C’EST DE TOUT DETRUIRE POUR RECONSTRUIRE A ZERO ET SANS AVOIR LA GARANTIE D’Y ARRIVER, COMMENT ON PEUT PROGRESSER DANS CES CONDITIONS ? LE MAITRE MOT : la jalousie, la haine

    Le ministre Barry n’est pas honnête dans ses propos, c’est simplement de l’argent liquide que le gouvernement est aller prendre avec la chine pop, parce que tout simplement l’échec des faux des programmes qu’il avait monté de toutes pièces pour arnaquer les opérateurs économiques nationaux n’ayant pas marchés, il leur faut de l’argent liquide pour faire un semblant de campagne de 2020 et surtout quitter le pouvoir les mains pleines d’argent.

    Et quand certains prétendus intellectuels ne manquent pas de culot pour dire la Chine Taiwan n’a pas atteint les limites dans la coopération d’avec le pays ce n’est pas honnêtes, es ce qu’ils peuvent nous donner les limites où cela devrait arriver ?. Vous demandez et vous êtes exigent c’est quand même facile !!!!!!!!
    Quand on voit que ce régime n’a aucun respect pour la population, en cette année de crises diverses (famine, terrorisme), il a le courage de débloquer des fonds pour acheter des véhicules de luxes pour des ministres sans diplômes, sens le moindre bon sens, alors il est facile de comprendre que ce régime n’est venu pour sauver ce pays comme il l’avait dit.

    LE PAYS EST EN DANGER, LE MPP EST SUR DE NE PLUS REVENIR AUX AFFAIRES LE REGIME QUI VA LEUR SUCCEDER AUURA TOUS LES MILLES PROBLEMES DU MONDE POUR RELENCER L’ECONOMIE NATIONALE, PARCE QUE LA MEME CHINE NE SE VOIT OBLIGE DE RESPECTER QUOI QUE SE SOIT DUNOUVEAU REGIME.
    L’argent liquide que le gouvernement du mpp a pris qui paie la facture ?, « on s’en fou » comme aimait à le dire leur mentor Salif Diallo.

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    • Le 27 mai à 14:18, par Minzaamin En réponse à : Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

      A te lire on sens vraiment la haine sans tes propos et nous avons dépassé ce niveau-là. Quand le problème de revenir avec Taïwan en 94 personne n’avais taxé Blaise et son ODPMT
      de haineux et de jaloux. Va jouer ballon le Burkina travaille dans l’intérêt de sa population. Les véhicules talismans sont pour les gouverneurs et 3 ministres et 4 seront au parc de secours. Aussi donne nous les noms des ministres non diplômé et montre nous toi mêmes ton niveau d’étude à travers un autres commentaire constructifs sinon celui démontre que tu sais écrire et non être un intellectuel.

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      • Le 28 mai à 07:40, par sobèmin En réponse à : Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

        franchement sidbala ton commentaire est teinté d’aigreur.parce que toi tu es devin pour savoir que le MPP ne restera pas au pouvoir en 2020. restez dans les grandes villes et pensez seulement a vos panses. allez en campagne vs verrez les realisations et vous serez renversés quand les resultats de 2020 vont tomber. pour ne prendre que l’exemple de mon village, qui est loin du plateau central, il a beneficié d’électrification, d’eau potable avec chateau d’eau et de pistes entre 2017 et 2018. tout ca sans qu’un fils soit puissamment installé au MPP. et au village labas ils nous disent que cè maintenant eux ils savent qu’ils ont un président. vs pensez que si ces gens votent à 100% MPP moi ca va m’etonner ? donc ce pouvoir travaille et cè visible en tout cas chez moi dans mon village. si il n’a rien fait chez vous ok. donc soyez prudent dans vos posts. le stade du 4 aout a sans doute fait ta fierté. a part hopital blaise compaoré , centre de reference de ziniaré et petit stade de ziniaré la chine taiwan a fait quoi si ce nè donné de l’argent à des politiciens pour se sucrer. rfi a dit que blaise compaoré a recu des pots de vins entre 50 et 60 millions de dollars pour retablir les relations avec taiwan. savais tu cela ?

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    • Le 27 mai à 16:59, par KA LI FA En réponse à : Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

      Mon frère, il y a un peu de vérité dans ce que vous dite "LE MAL DE CE PAYS S’EST DE DIRE CHAQUE FOIS QUE LES AUTRES N’ONT RIEN FAIT DE BON, C’EST DE TOUT DETRUIRE POUR RECONSTRUIRE A ZERO ET SANS AVOIR LA GARANTIE D’Y ARRIVER, COMMENT ON PEUT PROGRESSER DANS CES CONDITIONS ? LE MAITRE MOT : la jalousie, la haine"

      En général au sein des gouvernements, surtout lorsqu’il y a des remaniements, les nouveaux arrivants ne veulent pas continuer sur ce que leurs précédesseurs ont entamé. Et même avec le Blaiso ce qui est bien, c’est le plan de SANKARA

      Le MPP peut revenir au pouvoir, car il n’est pas trop tard pour bien faire. E t ce que la chine va injecter comme moyens financiers et matériel, Il faut que le MPP ouvre l’oeil et le bon, pour que les investissements correspondent aux besoins réel du pays.

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  • Le 27 mai à 12:01, par lagitateur En réponse à : Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

    Du courage mes frères. Déjà ce n’est pas facile si loin de notre pays et maintenant avec la rupture, ce n’est pas du tout évident. J’espère que nos autorités vont faire fâce au problème.
    Que Dieu vous aide.

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  • Le 27 mai à 13:00, par warbita En réponse à : Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

    Mon frère le problème est plus complexe que ça car la Chine populaire à fait un chantage pour forcer le burkina à rompre avec Taïwan conditions obligatoire avant de financer les grands projets de la cedeao (route,rail),de l’UA et tout dernièrement du G5(argent,équipement militaire, avions de combat. ...Chaque fois le burkina est critiqué par les autres pays africains pour ce blocage et face au refus de Trump de financer nos projets on n’avait plus le choix que de rompre pour permettre à la Chine d’apporter des milliards aux mendiants frénétiques.Par contre c’est la manière brutale dans la rupture qui est détestable et irresponsable. Deja,Taïwan ne veut plus livrer le matériel militaire qui était déjà en mer (tenues,rangers,pistolet,kepi......) mais surtout les trois hélicoptères qui étaient en mer vont retourner et ne seront plus livrés. Également les arrangements commerciaux en cours ont été bloqué et nos étudiants boursiers seront expulsés manu militari sur Pékin apres annulation de leurs visa ou leurs études et avenir sont incertains.Il fallait aller en douceur avec diplomatie pour préserver nos intérêts ,ceux de nos commerçants et étudiants. Maintenant que nous avons créé la brouille avec Taïwan, Pékin n’est plus ténu de respecter leurs promesses parce qu’on sera comme une galette grillée en recto et au verso.C’est vraiment lamentable.

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    • Le 28 mai à 01:17, par caca En réponse à : Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

      A lire tout ça,tu reste coller comme un lézard dans un mur. Vraiment la diplomatie burkinabé est berne, je me demande avec un certain Djibrill Bassolé à la discussion. Bon c’est ça aussi la Révolution populaire sans aucun plan B. Est-ce que pour construire nos rails on a besoin de la Chine populaire ? Je voyais toujours un œil mauvais tous les autres pays africains vis à vis du régime Compaoré. Ses relations avec Taïwan, les médiations, les conférences interplanétaires à Ouagadougou. Le Burkina qui devenait le centre du monde parmi les dinosaures de l’Afrique. Il avait ses qualités et ses points faibles. Mais voir aujourd’hui, le pays de Thomas Sankara sans aucune boussole c’est regrettable. Nous avons déjà trahi la Chine populaire, et aujourd’hui, nous retournons là-bas sous pression des autres pays. Ce pays va bien se moquer de nous. Puisque aucun pays riche ne veut financer les projets du Burkina insurgé. Pauvre Burkina ! Personne ne viendra nous sauver de la pauvreté et du sous développement.

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  • Le 27 mai à 19:56, par Alred Nikiema En réponse à : Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

    Restons vigilants et attendons
    Ce que le gouvernement fera sur les negociations ,peut etre q les dispositions prises sont meilleures

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  • Le 28 mai à 07:31, par Alexio En réponse à : Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

    Un pays pauvre comme le notre devrait s accommoder comme la Suisse d etre ami avec tout les pays qui veulent son amitie, sa Collaboration pour booster son developpement. L adage africain. " Un ennemie est un amie manque. Le potensiel y est. Seule une table ronde pour relever et definir les defis et criteres de mesentantes ensemble. Etc.

    POurquoi un pays qui s est sacrifier aton developpement pendant des annees est plutselig sur le banc des accuses sans preuves de culpabilite ? C est de l ingratitude qui depasse le commun des mortels.

    La chine de de Pekin ne va jamais transfere de teknologie dans notre pays. Elle est devenue le nom imperialiste sous couvert. Sa strategie est de dominer le monde sans broncher sur failles sur les droits de l homme. Elle n est pas promotrice de la democratie, mais l autoritarisme dans la gestion de ses affaires internationales que nationales. Comment un petit pays comme le notre se lance-il dans cette folle aventure douteuse ?

    La Chine ne pourra pas satisfaire les besoins prioritaires de tous les pays africains en meme temps. En Afrique Centrale, elle est accusee de fraude deloyale contre les produits locaux dans la conncurrence du marche.

    Elle a tendance a dicter ses instructions de gestions udemocratiquement, avec la benediction des dirigeants aveugles par les realisations insfrastructurelles en Chine.

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  • Le 28 mai à 08:09, par C’est choquant ! En réponse à : Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

    .
    Il aurait été si simple de ne pas rompre avant fin juin, pour que les étudiants reçoivent la bourse du dernier mois d’études de l’année universitaire et soient en mesure de finir leur cursus.
    Visiblement, ces considérations sont des peccadilles pour nos gouvernants, et les étudiants vont se retrouver dans les problèmes, mais bon, qu’est-ce que le sort de deux cent étudiants face aux enjeux économiques (par ailleurs très contestables) envisagés.
    Nos ressortissants seront malheureusement ce qu’on appelle en terme de guerre des dégâts collatéraux.

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  • Le 28 mai à 09:03, par Jacques En réponse à : Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

    Ou est Zephirin Diabre qui s est empressé de pondre une déclaration félicitant cette rupture de relations diplomatiques avec ce Taïwan, qui a pourtant fait du bien au Burkina pendant 24 ans ?

    Tu dis quoi pour réparer les dégâts que les Roch causent aux étudiants’ burkinabé a Taïwan ? Tu veux gouverner le Burkina, et tu ne sais pas prévoir les choses ? Les Anticiper ? Ces étudiants, vous les sacrifiez, pr un hôpital a Bobo, un chemin de fer ou des équipements pour l armée ?

    Non, mais sans blague, Zeph, t es pas a la hautueur de tes ambitions, car il y a foule d invetisseurs prives qui sont prets a financer de tels equipements contre quelques garanties souveraines. Pas besoin de rompre avec Taïwan pour ça et sacrifier des pauvres étudiants pour ça.

    Cette rupture est typique des états bananiers, ou les enveloppes, les chèques sous la table, la politique du ventre motivent les decisions et priment sur les grands principes. Pourquoi les USA et d autres grands pays ont ils des relations avec Taïwan ? Et aussi avec la Chine ? En d autres termes, la Chine populaire n a pas a dicter au Burkina avec qui elle doit avoir des relations diplomatiques. Même par le chèque !

    Cette décision est minable. De même que ceux qui l ont prise et/ou la cautionnent.

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  • Le 28 mai à 09:19, par Alert Burkina En réponse à : Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

    Moi ce qui m’inquiète beaucoup c’est le fait que la livraison en cours du matériel et de l’équipement militaire ait été compromise par cette décision prise quelque peu à la hâte.La question que l’on doit se poser c’est celle de savoir si l’équipement et le financement du G5 Sahel sera l’équipement et le financement de nos FDS qui sont censées intervenir partout à l’intérieur du Burkina.il faut privilégier des solutions à long terme plutôt que de s’inscrire dans une logique vicieuse de mesures de crise.

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  • Le 28 mai à 10:33, par Kaboss En réponse à : Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

    Voici les pays amis de TAIWAN. En 2005 Ils etaient 45 dont 13 africains ; aujourd’hui ils sont 18 dont un africains le SWAZILAND,les restent sont aussi microscopique sur la chaine international. Ce sont : BELIZE- REP DOMINICAINE- SALVADOR- GUATEMALA- HAÎTI- HONDURAS- KIRIBALA- MARSHALLE- NAURU- NICARAGUA- PALAOS- SAINT CHRIRTOPHE ET NIEVER - SAINT LUCIE - SAINT VINCENT ET LES GENADINES - ILS SALOMON - TUVALU et la mission apostolique de VATICAN soyons serieux

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  • Le 28 mai à 11:22, par sotho En réponse à : Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

    Courage ! Ce ne sera pas vraiment évident mais j’espère que vous vous en tirerez avec peu de tracas.
    Au fait faso.net, la pub machines agricoles et Tawaïn reste ou doit être changée ??? (Rires) ! Bonne suite

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  • Le 28 mai à 11:45, par lecitoyen En réponse à : Mahamady Sangla, président de l’Association des Burkinabè de Taïwan : « Nous n’avons pas totalement été surpris par cette rupture »

    En tout état de cause, ils vont valoir mieux que les étudiants qui étaient à Cuba quand Kouassi Blaise a décidé de trucider son frère d’arme pour le pouvoir.

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