Littérature : Le Pr Adama Saba présente deux nouveaux ouvrages

LEFASO.NET | Par Aïssata Laure G. Sidibé • dimanche 20 mai 2018 à 17h30min

Les livres « Cours de chimie organique » et « Mémoires : histoire d’une vie socio-professionnelle au Burkina Faso » écrits par le Pr Adama Saba, ancien directeur du laboratoire de chimie bio-organique, aujourd’hui à la retraite, ont été dédicacés le 19 mai 2018 à Ouagadougou. Était présent à cette cérémonie, un parterre de proches collaborateurs, d’étudiants et de parents.

Littérature : Le Pr Adama Saba présente deux nouveaux ouvrages

2002-2017. C’est le temps que le Pr Adama Saba a mis pour écrire les deux ouvrages. Le premier, « Cours de chimie organique » a été publié par les Presses universitaires de Ouagadougou. Présentée samedi dernier dans les locaux du Centre national des archives, cette publication de 414 pages est une première au Burkina Faso. « J’ai décrit ce qu’il faut entendre par chimio-organique et comment la travailler. Pour que cela soit original, j’ai mis un certain nombre de mes résultats et j’ai décrits en détail tous les processus de transformation de ces molécules », confie-t-il.

Un tel ouvrage vise deux objectifs, à l’en croire. « C’est d’abord pour vulgariser ce que sait que la chimio-organique parce qu’il y a beaucoup d’étudiants qui font des séries scientifiques, notamment les séries C et D, qui arrivent à l’université et qui paradoxalement ne savent pas ce que sait. On a l’impression qu’au secondaire, il y a un problème. L’ouvrage permet aussi à l’étudiant et à l’enseignant de comprendre comment fonctionne les procédures de fabrication de ces molécules pour pouvoir bien assimiler et prendre en charge par la suite les méthodes de synthèses mode », a-t-il expliqué.

Au-delà des étudiants du premier et second cycle et les enseignants du secondaire, le corps professoral du supérieur peut également trouver dans le « chef-d’œuvre », une source d’inspiration pour ses cours. Pour se l’approprier, il doit débrousser la somme de 8000 F CFA. A noter que l’ouvrage est vendu à 5000 F CFA aux étudiants et enseignants du secondaire.

Le second livre de 471 pages est intitulé « Mémoires : histoire d’une vie socio-professionnelle au Burkina Faso » et publié aux Editions Ceprodif en 2017. Il est vendu à 9 500 F CFA. Cet ouvrage n’est pas seulement une autobiographie, mais aussi une réflexion sur la déchéance et la chute du niveau de l’enseignement au Burkina Faso. « Je suis depuis 1955 dans le système scolaire. J’ai été écolier, élève, étudiant et enseignant. Donc ma vie n’a pas quitté l’école. J’ai observé les choses qui se sont passées depuis 1955 jusqu’à aujourd’hui. Et je crois que les autorités portent une responsabilité énorme dans cette histoire. Qu’on le veuille ou non, c’est un problème politique parce que c’est eux qui ont fermé les colombos, les internats, coupé les bourses aux étudiants et réprimé les enseignants, puis amené des CDR, qui sont des idiots et qui ne savent rien faire », a déclaré le scientifique à la retraite, qui soutient que cette situation a contribué à dégrader l’école.

Poursuivant, il s’en est ouvertement pris à la France ainsi qu’à la Banque mondiale. « Avec les conseils des faux amis comme la France, on a appliqué le continuum. Je ne comprends pas pourquoi notre pays prend malin plaisir à appliquer tout ce qui est bête. Aussi, il y a les idioties de la Banque mondiale qui a coupé la bourse aux étudiants ». Maintenant, on nous dit que l’Etat ne peut pas tout faire. Il faut ouvrir l’école aux privées. On a ouvert. Le résultat est là. Il faut que l’Etat prenne un peu de bon sens pour réfléchir (…) », a-t-il ajouté.

Du reste, il faut souligner que la production des livres ne s’est pas faite sans difficultés. « L’initiative d’écrire est un problème. Ensuite quand on prend l’initiative d’écrire, il faut trouver des sources d’information. Quand on trouve la source d’information, il faut trouver les moyens pour faire l’édition », note l’auteur. Relativement la biographie, il a tout pris en charge tout seul (1 600 000 F CFA), puisque n’ayant pas de soutien. « Je l’ai fait par tempérament parce que j’étais déjà à la retraite », précise-t-il.

Les ouvrages sont disponibles à la Librairie universitaire de Ouagadougou, à DIACFA et au siège du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples.
En rappel, Pr Saba Adama a été membre dirigeant du Syndicat des travailleurs de l’éducation et de la recherche.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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