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Rupture de médicaments : Le ministère de la santé rassure

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Nicole OUEDRAOGO • lundi 5 février 2018 à 23h13min
Rupture de médicaments : Le ministère de la santé  rassure

Le Burkina Faso serait-il confronté à une rupture de médicaments ou de spécialités de certains produits dans les officines pharmaceutiques ? Le ministère de la santé, à travers la direction chargée de la continuité des activités règlementaires pharmaceutiques, clame qu’il n’est pas question d’une rupture, ni d’une absence totale de spécialités de médicaments sur le marché. Face à la presse ce lundi 5 février 2018, le département veut éclairer l’opinion publique sur le système d’approvisionnement des médicaments au Burkina Faso.

‘’ Depuis novembre, je suis à la recherche du vaccin contre la rage. J’ai parcouru une trentaine de pharmacies. J’ai vu des clients qui ont fondu en larmes en pharmacie parce que le produit n’est pas disponible ‘’ a témoigné une journaliste. Du côté de l’ordre national des pharmaciens du Burkina, on affirme que le vaccin antirabique est disponible dans les structures sanitaires, en l’occurrence les services d’hygiène.
’’ Cette année, au plan national et même international, le laboratoire qui avait l’habitude de fabriquer ce vaccin en spécialité pour les différents pays, a connu des difficultés dans la production. (…) Vers le quatrième trimestre, un autre fabricant qualifié a été retenu et cela a permis de rendre le produit disponible depuis novembre’’ a indiqué Dr Joachim Koudougou, Secrétaire général de l’ordre national des pharmaciens du Burkina.

De 2016 à 2017, à en croire la direction chargée de la continuité des activités règlementaires pharmaceutiques, le Burkina Faso a enregistré une augmentation du volume des importations autorisées. Selon les données des 4ème trimestres des deux dernières années, le volume des médicaments importés est passé de 576 millions d’unités à 789 millions d’unités pour la CAMEG ; de 11 millions de boites à 20 millions de boites pour les grossistes privés.

Natacha Toé Djiguimdé

Peut –on parler de rupture de produits pharmaceutiques au Burkina ? En tout cas, les Burkinabè évoquent le sujet depuis un certain temps et le ministère de la santé, suite à un reportage diffusé sur la télévision nationale le 1er février 2017, veut rassurer la population. ‘’ Nous n’avons pas d’informations sur les médicaments concernés. Nous n’avons pas eu de retour sur des questions de ruptures spécifiques de médicaments à l’heure actuelle. Nous disons qu’il n’y a une rupture totale de spécialités’’ a noté Dr Natacha Toé / Djiguimdé, directrice chargée de la continuité des activités règlementaires pharmaceutiques. Puis d’ajouter : « Selon la définition règlementaire pharmaceutique d’une rupture : il s’agit d’une absence totale d’une molécule dont le pays ne dispose pas de médicament similaire’’. Dans la même veine, Nédié Nao, le président du conseil régional de l’ordre national des pharmaciens du Centre soutient : « A partir du moment où il y a d’autres molécules similaires et qu’il est permis au pharmacien d’officine de substituer les molécules, on peut ne pas parler de rupture. Cependant, certaines spécialités restent indisponibles dans nos rayons jusqu’à ce que les laboratoires décident de reprendre la production ».

‘’Nous sommes soumis aux aléas de la commande extérieure’’

Nédié Nao, Président du conseil régional de l’ordre national des pharmaciens du Centre

Selon docteur Natacha Toé, le Burkina Faso importe la quasi-totalité de ses médicaments et autres produits de santé. C’est ainsi que la disponibilité constance des médicaments dépend fortement de la production extérieure et des procédures d’approvisionnement en produits de santé mises en place. « Nous sommes soumis aux aléas de la commande extérieure, de l’offre extérieure et de la disponibilité sur le marché’ a-t-elle dit. Et de poursuivre : « Il y a un certain nombre de médicaments qui peuvent avoir des tensions au niveau international, c’est-à-dire, que les commandes sont faites par les grossistes pharmaceutiques dès l’offre et s’il n’ y a pas de produit chez le fabricant ou au niveau du distributeur au plan international, cela peut expliquer qu’on peut avoir des ruptures momentanées, mais nous nous assurons toujours qu’il y a plusieurs produits qui ont la même composition’’.

Quant au circuit d’approvisionnement, notons que plusieurs acteurs interviennent dès la fabrication du produit. A ce sujet, les grossistes pharmaceutiques, seules structures autorisées à commander les médicaments, assurent les conditions d’importation et de distribution. La mission de contrôle qualité des médicaments revient au laboratoire national de santé publique. Ensuite, interviennent les officines pharmaceutiques, chargées d’organiser la distribution auprès de la clientèle. Notons également qu’entre le souhait exprimé par le grossiste d’acquérir des médicaments et leur sortie en douane, les importateurs doivent respecter certaines exigences telles que : la soumission de la facture sur la plateforme en ligne SYLVIE, la procédure de dédouanement, la mise en stock effective des médicaments avant la distribution.

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 6 février à 09:12, par tapseureula En réponse à : Rupture de médicaments : Le ministère de la santé rassure

    trop de phraséologie inutile. Je lance le défi à quiconque de me trouver du modécate 25 mg en pharmacie actuellement ou le Fluphénazine décanoas dans les dépôts pharmaceutiques ?. Rupture totale depuis plus de 6 mois. Soyez réalistes et ne défendez pas l’indéfendable. il y a bel et bien rupture. Pourquoi les prescripteurs n’étaient pas invités à cette conférence de presse ?

    Répondre à ce message

  • Le 6 février à 20:22, par Cheikh En réponse à : Rupture de médicaments : Le ministère de la santé rassure

    Vraiment je n’ai rien contre vous chers médecins, mais je me vois obligé de soutenir tapseureula ici. Comme quoi c’est effectivement de la phraséologie hors-sujet ! Puisqu’on vous parle de rupture de médicaments. Donc à défaut des pharmacies, il faut tout simplement désigner nommément les centres, où on pourrait avoir tous ces genres de produits qui manquent ! Au lieu de cela, vous ne faites que vous appesantir sur les conditions d’importation des médicaments. C’est à dire justement, des arguments qui inquiètent encore plus, lorsque vous procédez de la sorte. Pourquoi ne pas indiquer les lieux appropriés d’approvisionnement pour les autres produits, tel que vous le faites pour le vaccin antirabique, en orientant vers les services d’hygiène ? A ce titre, on a même vu des éléments passer à la Télé. Quand-même, soyons au moins dans l’objet !

    Répondre à ce message

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