Musique : Ka Cora partage l’ombre de sa mère

vendredi 26 janvier 2018 à 23h58min

C’est une nouvelle voix qui se fait entendre dans la sphère musicale burkinabè. L’artiste Ka Cora marque son entrée avec un album de sept titres intitulé « Anou Wooro » (L’ombre de ma mère, en langue Kassena), teinté des colorations Djongo. La native de la province du Nahouri était face à la presse ce 25 janvier 2018 pour la présentation de son opus.

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Musique : Ka Cora partage l’ombre de sa mère

Ka Cora, la nièce du très célèbre Bill Aka Kora est née dans la musique. Comme elle le précise, chez les Kassena, la fibre se transmet en héritage. Et la musique, elle la tient de sa mère. « Anou Wooro » (L’ombre de ma mère en langue Kassena), est donc un hommage à celle qui lui a donné la vie et qui lui a transmis la musique.
Pour affiner son art, la jeune fille prend des cours pour apprendre à jouer d’un instrument, le piano. Pour ce faire, elle s’inscrit à l’Institut national de formation artistique et culturelle (INAFAC). Elle se tourne également vers le ‘’Djongo club’’ de son oncle Bill Aka Kora pour mieux affiner la justesse de sa voix et maitriser son souffle.

Forte de ces expériences, elle entre en studio pour l’enregistrement de son premier album. Le résultat, c’est « Anou Wooro », composé de 7 titres chanté en Kassena, mooré, français et anglais. Dans un style tradi-moderne, l’opus est un plaidoyer pour l’enracinement dans les valeurs culturelles, la promotion de l’identité culturelle. Un appel vibrant à l’union et un hommage à Dieu.

Un voyage en rythme et en thématique

Tout commence par un hommage à Djata Ilebou, qui selon Ka Cora , l’a beaucoup inspirée. Un devoir de mémoire, dira-t-elle. Ensuite des titres dansants comme Galagala (mes origines), sensuel, Ambol sono (mon préféré) en featuring avec Dicko Fils, seront certainement bien appréciés par les mélomanes. Tout comme Avion qui fustige les propagateurs de mauvaises nouvelles et de ragots, Adjikoga qui dit merci à ses fans…

Pour le moment, celle qui dit vouloir continuer à faire voyager la musique Djongo à travers le monde, entend tout d’abord avoir une assise nationale, se faire connaitre au plan local, avant d’envisager la conquête du public international. Mais déjà, en plus des scènes nationales, Ka Cora s’envolera bientôt pour Dakar au Sénégal et au Cameroun, pour des scènes.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 27 janvier à 00:16, par Silowé
    En réponse à : Musique : Ka Cora partage l’ombre de sa mère

    Humm..., seules mes "tanties" comme KA CORA peuvent être à la fois belles et intelligentes à ce point. (C’est juste ma petite part de "chauvinisme aussi...) Que Dieu te guide ma tantie-chérie.

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  • Le 27 janvier à 01:38, par Amadoum
    En réponse à : Musique : Ka Cora partage l’ombre de sa mère

    Tres interessant !
    Je vous souhaite du courage et surtout beaucoup de succes !

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  • Le 27 janvier à 09:05, par Hamane
    En réponse à : Musique : Ka Cora partage l’ombre de sa mère

    Elle aurait dû danser comme son oncle Bill A Ka Kora avec moins d’images liées au sexe. Elle mélange hyper-tradition (tenues traditionnelles) et hyper-modernité (la nudité). Je me demande si dans la société Kassena, danser a été synonyme de secouer son sexe et/ou ses fesses. Si oui, Bill allais très bien le faire et mieux le faire. Aujourd’hui, c’est trop triste d’observer que les artistes et leurs danseurs focalisent la danse sur secouer son sexe et/ou ses fesses tout en se mettant presque nue. Et, au cours d’une danse, plus tu secoues ton sexe quantitativement et qualitativement, plus on conclut que tu sais danser. Quelle tristesse ! Lorsque ces gens auront 60 ans ou plus, quand leur petits-enfants vont leur demander : "mamy, papy, montre moi comment vous dansiez lorsque vous étiez jeunes ?" que vont-ils faire ? Je me demande comment ils feront leur démonstration de la danse de leur époque.

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  • Le 27 janvier à 15:13, par kaos weogo
    En réponse à : Musique : Ka Cora partage l’ombre de sa mère

    Le clip est beau. C’est la partie finale qui est copier coller avec les danses modernes actuelles en vogue des pays comme le Kenya, le Ghana, le Nigeria, Haiti.... où on simule trop l’acte sexuel pour vendre les clip. On peut lui pardonner car c’est les débuts.mais elle doit avoir foi en elle qu’elle peut réussir sans prostituer le style burkinabè avec ceux d’ailleurs à des fins commerciales. Garde ta dignité ma soeur et on va te respecter.

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