Sommet sur le climat : Redynamiser la bataille contre le réchauffement climatique et son financement

mercredi 13 décembre 2017 à 16h41min

Plusieurs dizaines de dirigeants se sont réunis le mardi 12 décembre 2017 dans la capitale française pour le "One Planet Summit", dont le but est de donner un coup d’accélérateur au financement très insuffisant de la lutte contre le changement climatique, à l’occasion du deuxième anniversaire de l’Accord de Paris. Parmi ceux-ci, l’on a enregistré des chefs d’Etat, des responsables d’entreprises et des organisations internationales.

Sommet sur le climat : Redynamiser la bataille contre le réchauffement climatique et son financement

Deux ans après la signature de l’accord de Paris sur le climat, ce pacte historique qui vise à contenir la hausse moyenne de la température sous le seuil critique des 2 °C, Emmanuel Macron a pris l’initiative d’organiser cette réunion avec les Nations unies (ONU) et la Banque mondiale. L’objectif de ladite rencontre est d’« obtenir une liste d’actions et d’engagements financiers concrets internationaux publics et privés », avait déclaré M. Macron en novembre. Et au cours de ce « One Planet Summit », plusieurs mesures ont été annoncées par les acteurs économiques et financiers.

Ces mesures ont été résumées en un plan d’action de trois chapitres et de douze points, qui sont autant d’engagements fermes pris par des États, des institutions financières, des investisseurs privés, des entreprises, sans oublier quelques milliardaires philanthropes. Avec, en ligne de cible, un but commun : mobiliser les énergies et les ressources financières du public comme du privé pour accélérer la transition vers un modèle économique « bas carbone », avec l’objectif de maintenir la hausse des températures dans la limite de 2 °C.

Bien que le sommet ne soit pas une conférence des donateurs, des engagements financiers ont été pris par ses participants. A cet effet, les pays du Nord ont promis de porter à 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020 leurs financements pour le climat à ceux du Sud. Ces pays réclament des assurances sur cette promesse, en particulier pour pouvoir s’adapter aux impacts des dérèglements (digues, surélévation des habitats, systèmes d’alerte météo, etc.).

S’il y a des promesses de financement, la Banque mondiale a quant à elle fait savoir qu’elle ne financera plus les industries gazières et pétrolières après 2019. Tout en laissant une porte ouverte, en ces termes : « dans des circonstances exceptionnelles, nous pourrons envisager le financement de projets de gaz dans les pays les plus pauvres où ils seraient un bénéfice clair en termes d’accès à l’énergie pour les pauvres, et que les projets remplissent les engagements de ces pays dans l’Accord de Paris ».

Outre cela, il faut noter que parmi les personnalités présentes à ce sommet, il y avait l’ancien secrétaire d’Etat de Barack Obama, John Kerry. Et il n’a pas hésité à qualifier le retrait américain de « honte et de décision autodestructrice prise dans un but politique ». L’ancien secrétaire d’Etat de Barack Obama s’est par la suite engagé à respecter l’Accord de Paris malgré la sortie du gouvernement fédéral.

Yvette Zongo (Stagiaire)
Lefaso.net

Sources : - www.lemonde.fr
-  www.lacroix.com

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