Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

Une tribune du citoyen Issa Fidèle Coulibaly • lundi 11 septembre 2017 à 00h32min

Les pronostics d’un remaniement ministériel avant la rentrée gouvernementale de septembre 2017, ont été certes déjoués par le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Cependant, la nécessité s’impose toujours de former un gouvernement d’action et de résultat, pour rattraper le retard dans la concrétisation de plusieurs projets du programme quinquennal (2015-2020) du Chef de l’Etat.

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Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

Pour réussir cette mission à mi-parcours du mandat présidentiel, il s’avère impérieux de confier les fonctions ministérielles à des personnes dynamiques, patriotes, sans discrimination d’appartenance politique, qui savent allier célérité et efficience, en raison des expériences probantes dont elles sont créditées dans la gestion des affaires publiques.

Si certains projets du programme quinquennal du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, telle la gratuité des soins pour enfants de moins de 5 ans, ont connu des mesures d’application avec des acquis et insuffisances, d’autres par contre, tardent trop à voir le jour. Parmi ces projets en souffrance, figure la très emblématique politique d’habitat, à travers le programme de 40.000 logements sociaux à construire en 5 ans (2015-2020), sur l’ensemble du territoire national au profit des populations, qui sont dans une attente fébrile de logements et de reprise des lotissements suspendus depuis novembre 2014.A quasiment environ 2 ans de la fin du mandat présidentiel, le programme de 40.000 logements reste toujours au stade de projet théorique, dans un climat de cafouillage au niveau du ministère de l’habitat , qui s’est mis en conflit avec les promoteurs immobiliers , qui n’attendent que des autorisations pour réaliser lesdits logements. Indéniablement, le succès ou l’échec des 40.000 logements constituera l’un des facteurs sociaux déterminants dans l’évaluation du programme présidentiel.

Ensuite, la promotion de l’emploi demeure un serpent de mer pour le gouvernement, avec près d’un million de jeunes chômeurs qui se bousculent chaque année au portillon des concours d’entrée dans la fonction publique, pour moins de 25.000 places (concours directs et recrutements sur mesures nouvelles).La politique de formation professionnelle et de financement de l’entreprenariat des jeunes manque de traçabilité qui permet de quantifier et d’attester des cas de réussite à l’insertion professionnelle durable. A ce niveau, il y a beaucoup plus un effet d’annonce politique que d’actions de développement durable. Une situation qu’il convient de corriger, pour éviter que le désœuvrement exponentiel des jeunes ne se transforme en une bombe sociale dans le futur.

De même, des efforts d’investissements sont consentis par le gouvernement dans la réalisation d’infrastructures scolaires, universitaires et sanitaires. Ces réalisations demeurent en deçà des prévisions ciblées dans le programme présidentiel, qui est partie intégrante du Programme National de Développement Economique et Social(PNDES) à l’horizon 2020. Si des mesures fortes ne sont pas impulsées, le combat contre les écoles sous paillotes ne sera pas gagné en 2020.Il en sera de même pour les ambitions de modernisation de l’agriculture par la mécanisation (charrues, tracteurs).

La qualité des compétences au service du gouvernement n’est pas l’apanage des Burkinabè de la diaspora

Au lendemain des indépendances en 1960, le Burkina Faso a été l’un des pays africains qui ne regorgeaient pas de ressources humaines hautement qualifiées dans les administrations internationales. De nos jours, le pays compte de valeureux compatriotes dans de hautes sphères internationales. Cependant, une tendance au complexe d’infériorité s’est développée à l’encontre des compétences des cadres résidant à l’intérieur du Burkina, au profit de celles de l’extérieur.

Ainsi, plusieurs premiers ministres ont été rappelés de l’étranger. Il s’agit des chefs de gouvernements suivants : Issouf Ouédraogo, Kadré Désiré Ouédraogo, Paul Kaba THIEBA qui sont tous de profils économistes ,qualifiés de technocrates.

Roch Marc Christian Kaboré et Ernest Paramanga Yonli sont les seuls premiers ministres civils de la 4è république du Burkina, qui ont été désignés à la tête du gouvernement pendant qu’ils travaillaient au Burkina. La faille générale des premiers ministres choisis de l’extérieur repose sur le fait qu’ils sont souvent en déphasage avec les réalités du pays et n’ont pas une carrure politique forte pour occuper efficacement le poste de chef de gouvernement, qui est avant tout un poste éminemment politique. L’expérience a prouvé que ce sont ces deux premiers ministres locaux qui ont été les plus percutants dans leur tâche.

Les compétences véritables existent au Burkina Faso pour le choix des chefs de gouvernement. Il ne s’agit pas de faire un mauvais procès au Premier ministre actuel Paul Kaba THIEBA, qui éprouve des difficultés réelles pour incarner la personnalité qui sied pour la fonction. Il a des difficultés de communication en plus. L’argument selon lequel le défunt président de l’Assemblée nationale Salif Diallo faisait obstacle à son affirmation, n’est pas une raison suffisante pour masquer la faiblesse de sa personnalité, qui impacte les difficultés du gouvernement à assurer l’autorité de l’Etat et à produire des résultats adéquats aux préoccupations multiformes et pressantes des populations du Burkina Faso. Il faut savoir en tirer les conséquences, tout en le remerciant pour sa volonté de bien faire, contrariée par le réalisme du terrain qu’il n’arrive pas à maîtriser.

Il importe que dans la formation du prochain gouvernement, le Président du Faso prenne soin d’examiner les critères de compétences des membres du gouvernement. Faire un bon dosage entre anciens et jeunes, en fonction des expériences avérées des ministres à responsabiliser. Prendre le temps de faire des enquêtes de moralité, pour ne pas nommer des ministres impliqués dans des scandales financiers et des comportements contraires aux bonnes mœurs. S’il n’est pas nécessaire que les profils des ministres soient ceux en fonction de la spécificité de leurs ministères, il importe par contre de faire en sorte que tous les secrétaires généraux soient des spécialistes des secteurs ministériels. En effet, les secrétaires généraux sont et doivent demeurer les substances grises des départements ministériels. Il faudrait lutter contre la tendance systématique des ministres à chasser tous les secrétaires généraux, DAAF, personnes en charge des marchés publics dès qu’ils n’ont pas nommés. Si ces cadres ne sont pas impliqués dans des gabegies, on ne doit pas les changer à tout moment comme des chemises, car, un tel agissement masque mal des velléités de corruption, de népotisme et de politisation de l’administration publique. L’administration publique est une continuité de l’Etat et non la chasse-gardée d’une bande de copains et de coquins. Pour la crédibilité de son régime, le Président Kaboré devra combattre ces mauvaises pratiques, afin de rétablir une gouvernance vertueuse, axée sur la culture du résultat et de la redevabilité.

L’Assemblée nationale a souvent critiqué des incohérences dans des actions du gouvernement. Par conséquent, si le gouvernement ne se dote pas de ministres compétents pour bien penser et élaborer des projets de lois, le parlement ne manquera pas de rejeter en bloc et avec fracas certains dossiers, surtout que la majorité n’a plus une personnalité emblématique au Parlement , comme le défunt président, pour pouvoir mener des débats contradictoires forts, face à une opposition très volubile et expérimentée en la matière. Il faut éviter le spectre d’un gouvernement et d’une majorité présidentielle faibles, face à une opposition qui monte en puissance. Il en résultera un débat démocratique déséquilibré, qui pourrait être source d’instabilité que personne ne souhaite. Oui au jeu démocratique à plein régime et à l’alternance par les urnes.

Le Président Kaboré est à la hauteur de relever ce défi, pourvu qu’il soit vigilant pour ne pas être l’otage de courtisans opportunistes et régionalistes, mal inspirés et incompétents notoires.

Par un citoyen
Issa Fidèle Coulibaly

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Vos commentaires

  • Le 9 septembre à 20:59, par Bon sens
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Je pense que si le président est intelligent, cet apport est à prendre en compte. Faire du suivi-évaluation ou du controle regulier une réalité. Malheureusement certains ne penseront qu’à leur ventre, leur pouvoir et battre en breche cette analyse constructive.

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  • Le 9 septembre à 22:00, par Alain
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Article bien pensé et bien écrit. Il ne manquera pas des individus pour y voir le diable.

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  • Le 10 septembre à 01:33, par Kèlètigui
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    N’importe quoi !!!
    Il y’a tellement de "donneurs de leçon" dans ce Pays que certains pensent que gouverner c’est aussi simple que "vider et remplir l’ampoule rectale" !
    Si on a rien à dire, la sagesse recommande qu’on se taise !!

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    • Le 11 septembre à 08:51, par lagitateur
      En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

      Eh bien Kèlètigui, souffrez, mais ce que dit ce monsieur est plein de sens. C’est la lecture du baromètre national. Certains même disent que le régime de Blaise Compaoré avait des ministre intelligents et travailleurs. Mais ici on ne voit rien venir après près de deux ans de gouvernance. Si nous critiquons, c’est parce que nous souhaitons la réussite de RMCK. Même sans être partisan, on le souhaite pour notre pays. Dans aucun secteur de la vie nationale, on n’entend personne dire sa satisfaction. Tout le monde n’est pas contre le régime quand même ! Reconnaissons que ça ne va pas et que ce Premier Ministre ne maîtrise rien.

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  • Le 10 septembre à 05:07, par wenda ye la faanda
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Rock et Paramanga n’étaient pas les seuls premiers ministres civils qui ne sont pas venus de la diaspora, monsieur Tertus ZONGO fut aussi le premier ministre de la 4ème république, après son poste d’Ambassadeur du BF aux ETATS UNIS. Votre comptabilité sur les PM
    a manqué d’effectivité

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  • Le 10 septembre à 08:03, par adma
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Ecrit bien pense .Ministres ;Sg ; intègres et compétents quelques soit leur bord politique.Je voudrais ajoute qu il faut également des directeurs des DAAF ,des DRH,des chefs de services compétents qui connaissent les textes et la déontologie de la fonction publique et surtout les appliquent.les notations des agents selon les objectifs bien définis doivent être de mises.
    Quelque quoi le niveau de responsabilité le travail doit se faire en toute transparence selon les objectifs fixes et les textes en vigueur.Le suivi évaluation des activités DOIT ETRE FAITE
    les résultats attendus fidèlement porte a la connaissance des travailleurs.
    Eviter la création des groupes politico- bureaucratiquo- administratif qui pillent les ressoursses ses ( missions formations matériel de travail postes cumules )et mettent les travailleurs honnêtes a l écart tout en les calomniant.

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  • Le 10 septembre à 08:04, par 2 1
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    mdr !!!!
    insurrection yako !!!!
    depuis là, chacun est expert de tout à la place des personnes qui décident
    Donc il faut prendre d’autres personnes et recommencer les dossiers pendants...et donc perdre encore pus de temps

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  • Le 10 septembre à 08:25, par Le Roi
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    « Le Président Kaboré est à la hauteur de relever ce défi, pourvu qu’il soit vigilant pour ne pas être l’otage de courtisans opportunistes et régionalistes, mal inspirés et incompétents notoires.

    Par un citoyen ». Cette dernière phrase résume à elle seule toute la pertinence de l’article.

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  • Le 10 septembre à 08:28, par changeons
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Belle analyse. Chaque ministre nommé chasse systématiquement les DAAF, les SG et certains DG nommés par son prédécesseurs. Une aberration qui frise le la corruption et le népotisme. l’actuel ministre en charge de la jeunesse et de la formation professionnelle décroche la palme dans ce domaine : il a tout changé à son arrivée : Dg du CFPO (pourtant militant incontournable du MPP dans la province natale du Blaiso), SG et DAAF. Qu’Est-ce qu’on leur reproche ? Ou bien c’est juste amener des gens avec qui on peut "voler" haut ? Roch s’il veut réussir son mandat devrait faire attention à ces genres de camaraderies dangereuses.

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  • Le 10 septembre à 08:47, par Dieu sauve le BF
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Très bien dit.Bel article.Dans l’enseignement, il y a pire que les écoles sous-pallotte.Le recul des indicateurs est plus grave et très profond. Le MENA est très mal structurée posant ainsi un problème de coordination et d’animation jamais connu dans ce département. Il n’y a rien à faire, ce ministère sera très déterminant dans le bilan du président KABORE. Visiblement, le ministre COULIBALY semble être de bonne foi. Mais il a conçu un organigramme qui ne permet pas le fonctionnement et lui même semble avoir quelques difficultés. Ce qui est certain, pour ce qui concerne la coordination de ce ministère, le recul est de 5 à 10 ans minimum.Le malaise est très profond. Il faut que les gens aident le président Kaboré par des conseils et des propositions sincères et pertinentes. Un autre faux pas du Burkina nous serait fatal. Que Dieu nous évite cela.Dieu sauve le Burkina.

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    • Le 11 septembre à 08:17, par Kôrô Yamyélé
      En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

      - Mon ami Dieu sauve le BF, la bonne foi ne suffit pas pour faire des résultats. De ce que moi j’entend de gauche à droite, le ministre veut surtout que tout parte de lui et vienne à lui. Il est rigoriste et non rigoureux. De l’organigramme dont tu dis qu’il a conçu, est-ce qu’il a écouté les techniciens pendant cette conception ? Que je sache non ! Il conçoit et impose. C’est ce que moi j’entend dehors ici, et c’est celà son problème.

      Par Kôrô Yamyélé

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      • Le 11 septembre à 15:17, par @@GOG
        En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

        Très cher KORO je partage ton point de vue .J’ajouterai que le MENA est venu divisé pour mieux régner et c’est le seul succès que je vois à travers ses gesticulations .Presque 18 syndicats à son actif pour que tout parte de lui et revienne à lui .De cette posture il tire personnellement et certainement des avantages ; mais est-ce cela l’objectif de sa nomination ? Comme l’a si bien dit un internaute, le malaise est profond :l’éducation ,l’enseignement et les techniciens sont souffrants de sa "vision"

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  • Le 10 septembre à 09:25, par nousbo
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Très belle analyse sur la situation nationale du pays.Le président du Faso doit prendre en compte ces propositions pour relance le pays ;mettre les hommes à la place qu’il faut.Mettre des hommes compétents la tete des institutions fortes

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  • Le 10 septembre à 09:52, par Kabako
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Le ministre Smaila Ouédraogo fait partie des membres du gouvernement burkinabè à effectuer un pèlerinage à la Mecque en 2017.Il est sans doute aller demander pardon à Dieu pour tout le mal qu’il a fait aux populations du Burkina dans sa guéguerre pour le contrôle de la CAMEG, qui a eu pour conséquences, des ruptures de médicaments et des pertes en vies humaines, faute de médicaments dans des centres de santé. Généralement, on dit que toute personne qui commet des péchés graves et se rend à la Mecque, si elle ne fait pas acte d’une repentance sincère, elle retombe pire dans ses péchés. Smaila qui s’est singularisé comme quelqu’un de réfractaire au changement positif de mentalité et de comportement, pourra t-il devenir un agneau ? Attendons de voir. Il avait trop abusé du soutien de Salif Diallo pour agir en dépit du bon sens à tel point que cela avait fini par énerver son défunt mentor. Visiblement, le Président Kaboré est en train d’examiner la situation de ses actuels et futurs collaborateurs, pour se démarquer de ceux dont les actions ne contribuent à un véritable développement national. Si éventuellement Smaila qui fait partie des mauvais élèves quittait le gouvernement, il pourrait siéger à l’Assemblée nationale en sa qualité d’élu du Yatenga. Cependant, une disposition de l’Assemblée nationale n’autorise pas qu’un député titulaire vienne éjecter son suppléant au delà de la moitié du mandat quinquennal.

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    • Le 10 septembre à 14:12, par Le banlieusard
      En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

      Monsieur Kabako, depuis quand un gouvernement post insurrectionnel émanation d’un mouvement révolutionnaire a pris en compte les avis d’un réactionnaire ennemi des insurgés d’octobre 2014 ? Vous êtes en train de rêver debout. Votre vœu ne se réalisera jamais soyez en sûr parce que c’est connu Smaïla est celui là qui a suivi et qui suit à la lettre la volonté des insurgés dans ces différents ministères où il a été appelé et en accord avec les insurgés de ces ministères. Soufrez que votre vœu ne sera pas pris en compte par le président RMCK qui n’oublie pas ses origines à savoir l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

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  • Le 10 septembre à 10:26, par Issa Fidèle Coulibaly
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Tertius Zongo a également été un premier ministre percutant qui a lutté contre l’usage abusif des véhicules de l’Etat et pour la réduction du train de vie de l’Etat.Il avait une forte personnalité respectable. Économiste-technocrate,il arrivait à imprimer sa personnalité sur la scène politique nationale C’étai un fervent défenseur du concept de la méritocratie dans la gestion des affaires publiques.C’est lui également qui a introduit la culture de la gestion axée sur les résultats à travers le système d’appels à candidatures pour le choix des directeurs généraux des Etablissements Publics de l’Etat(EPE) et Sociétés d’Etat(S.E) ,dans l’optique d’ aménuiser la politisation de l’administration publique.Juste un oubli de son nom dans la mention de l’article.

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  • Le 10 septembre à 11:00, par Cequejenpense
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Les RSS ne voulaient pas d’un 4 eme homme dans leur lutte silencieuse de domination entre eux. Et aucun president ne souhaite avoir un Premier ministre qui lui fait ombrage ou qui puisse devenir un rival une fois remercie. On le voit un peu partout (pas seulement en Afrique) ou des ex premiers ministres se positionnent. La particularite en Afrique est que nos presidents se soucient moins des resultats engrages que de leur maintien ou pouvoir. Du coup, la recette est : plusieurs premiers ministres qui se succedent et font chacun de petits resultats. Au finish ca donne un ensemble de petits resultats que le President presentera "fierement" comme bilan. On ne veux pas de celui qui ferait un grand et bon resultat qu’il pourrait s’approprier contre le President.

    Ensuite, j’ai comme l’impression que les nouveaux partisans du remaniement ne sont que des proche de Roch et Simon qui veulent recuperer quelques places et pouvoir sur le terrain acquis par Salif. Il veulent diminuer la part du gateau de Salif Diallo. Sinon, les vrais reclament ce remaniement depuis 6 mois apres la nomination du 1er gouvernement de Kaba dont ils reclament meme le depart. Mais ils agissent en republicain et laissent le temps leur donner raison.

    Je pense que Roch est tres modere, respectueux et fidele aux hommes (je doute qu’il aurait quitter Blaise sans la pression de Salif), j’en sais moins quant a sa fidelite a la patrie (il etait quand meme le President de l’Assemblee Nationale quand les precedentes revisions de la constitution ont ete votees par les deputes). Je doute qu’il veuille ouvrir un conflit au sein de son parti encore moins fruster son ami dans sa tombe. Dieu Seul sait le pacte qui les lie.
    De ce fait, ce remaniement n’aura pas lieu avant la fin de l’annee voire avant l’anniversaire du deces de Salif. Un petit reamenagement n’est pas exclu.

    Enfin, Roch doit des a present savoir qu’il ne pourra pas gagner les elections de 2020. C’est le moment de preparer son successeur. Le mieux serait qu’il nomme deja cette personne comme 1er ministre afin qu’il ait la maitrise des dossiers pour nous eviter le tatonnement que lui meme nous a servi a son election. Il lui faut un homme de resultat, imposant et communiquant. Il aura compris que les Burkinabe ne veulent plus d’un president silencieux comme Blaise, ni trop bavard et mal causeur comme Simon.
    Dans le cas contraire nous celebrerons la victoire de l’UPC 2020.

    Je disais avant les elections de 2015 que seul l’UPC pouvait rassembler les fils et filles de ce pays. Zephirin s’est battu de facon republicain et sans coup bas contre le regime Compaore et son projet funeste. Mais il a aussi ouvert les bras aux initiateurs de ce projet ayant demissionnes a temps. Et jusqu’aux dernier jour il etait ouvert au dialogue. Nous devons etre une nation de dialogue. Ce n’est pas parce que quelqu’un a tors qu’il se resigne forcement dans la sanction de son tors ; sanction infligee par ceux qui ont aussi une responsabilite dans ce tors. Ainsi naissent les conflits.

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  • Le 10 septembre à 11:10, par Un fils de Solenzo
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Je trouve l’écrit un peu superficiel. Aussi c’est vous seulement qui pensez que les meilleurs 1er Ministre sont ceux que vous avez cités. Sinon pour moi le meilleur aura été Tertius Zongo. Et je pense que Tertius a été meilleur aux autres suite à son séjour aux USA où il a acquis certaines vertues de la vie publique ( les ministres marchent ou prennent le bus pour aller au bureau, les dépenses de l’Etat doivent être controlées, les grands sont soumis à la même rigueur des lois que les petits - cas édifiant de DSK patron du très puissant FMI, etc...). Dans notre pays on met toujours l’homme avant le système. Nous voulons que le Président de l’Assemblee soit plus puissant que l’Institution Assemblée Nationale, les gens sont payés pour un boulot et ne le font pas bien, on n’arrive pas à dissocier vie privée et professionnelle, etc...
    Je l’ai déjà dit dans un de mes posts dans un passé récent ; il faut que notre pays ait un plan Marshall Burkinabe qui sera basé sur nos priorités et valable pour les 50 prochaines années. Je souhaite que ces priorités soient fixées par les deux parties le pouvoir et l’opposition. En ce moment quelque soit le Président qui arrivera il serait tenu de travailler pour atteindre cet objectif de nos priorités. Je ne suis pas naïf pour ne pas comprendre que les priorités peuvent changer selon... Mais en réalité pour un pays comme le notre nos priorités ne devraient pas changer pour au moins les prochains 50 années à venir.

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  • Le 10 septembre à 11:31, par will
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Analyse pertinente qui pourrait booster la gouvernance du Président Rock KABORE si effectivement les paramètres de conscience de servir et avec dévouement pour le bien de tous sont intégrés sans régionaliste ni copinage.Le Président a un défi à relever pour attraper le retard de la mise en œuvre de son programme à travers le PNDES.Une équipe de combat gouvernementale doit être impérativement mise en place et éviter au mieux le changement des hommes qui doivent jouer au mieux l’aspect technique.

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  • Le 10 septembre à 11:54, par Le vigilant du Sahel
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    L’appel lancé au Président KABORE est porteur d’espoir. Si nous voulons des résultats, il n’y a pas trente six mille voies à suivre. En Afrique noire francophone, les dirigeants ont du mal à séparer les 2 aspects : domaine politique et domaine technique. La politique gouverne, donne les grandes orientations et veille à l’atteinte des résultats. Les techniciens (toutes compétences confondues) mettent leur savoir au service du Pays selon les règles de l’art de chaque domaine d’activités. La culture de résultat voudrait qu’on évite de créer les conditions de non-fonctionnement de l’Administration. On devrait appliquer des normes en matière de nomination dans les structures administratives. Tout le monde reconnaît que la nomination d’un ministre ou assimilé relève de la discrétion du Président et du Premier Ministre. Par contre les Secrétaires Généraux devraient être effectivement choisis parmi les cadres les plus anciens dans le grade le plus élevé au niveau des départements ministériels. Est-il normal que dans un département comme celui des Affaires Etrangères ou de l’Economie et des Finances, qu’un militaire ou un médecin soit promu SG ? A l’évidence, dans ce cas de figure, tous les cadres compétents de tels ministères ne se sacrifieront plus au travail étant donné qu’en face c’est le vide. Pire, ce parachutage rend certains responsables arrogants à telle enseigne que le travail quotidien des agents se résume à leur présence physique au bureau. En, fait les dérives ayant contribué à cette situation datent de l’avènement du CNR où le savoir et la compétence étaient banalisés au profit des slogans révolutionnaires. Par la suite, le long règne de Blaise COMPAORE, depuis la Rectification au CDP en passant par l’ODPMT (presque 30 ans) n’a pas arrangé les choses. Le pouvoir qui était visiblement fatigué a fini par consacrer le laisser-aller comme méthode de gouvernement. Les pays développés ont très bien compris. Dans ces pays, les régimes politiques passent mais le socle technique et scientifique est toujours stable Ce n’est rien d’autre que "d’ajouter de la terre à la terre" comme disent nos ancêtres. Le Président KABORE a la lourde tâche de replacer les choses dans leur contexte dès maintenant pour un développement harmonieux de notre Pays, le Burkina Faso.

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  • Le 10 septembre à 11:56, par Citoyen Lambda
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Je ne vois vraiment pas pour quelle raison ,l’internaute Keletigui Internaute 3 pique un urticaire pour la contribution d’un citoyen à une réflexion . Pourquoi ,certains burkinabé sont si intolérants . Proposez vous aussi si vous en avez les capacités intellectuelles quelque dans le sens de l’amélioration de l’action gouvernementale qui soit mieux . C’est tout .Ceci étant, le Premier Ministre Tertius ZONGO a été bel et bien appelé de son poste d’ambassadeur du BF aux USA pour venir être Premier ministre . On peut retenir de lui qu’au début de son action ,il a eu une volonté ferme de changement des choses en imposant une certaine rigueur dans la gestion des biens publics .Ex : le contrôle des véhicules fond rouge pendant les weekends .

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  • Le 10 septembre à 12:37, par Cheikh
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Merci à toi Coulibaly, pour cette belle théorie, mais l’on ne saurait s’ériger en calife à la place du calife. Le président sait comment s’organiser, autrement dit, au moment venu on lui dira d’aller te consulter. En attendant, je souhaiterais quant à moi que dans l’immédiat, on résolve d’abord le problème des jeunes enseignants nouvellement recrutés, et qui se plaignaient de n’être pas payés. Car ces derniers représentent les vitrines d’une série de projets annoncés, qui nécessitent la confiance de la population pour le reste. Ensuite que les dossiers de prêts engagés au profit des jeunes et des femmes qui s’impatientent soient rapidement dénoués, car chaque jour qui passe constitue un manque à gagner, pour ces gens qui n’ont d’autre espoir que çà. Dans tous les cas, personne ne se fie à présent aux promesses mille fois ressassées, chacun veut sentir du concret. En fin qu’on règle une fois pour toutes les problèmes liés au système LMD, afin que que nos enfants qui ont déjà deux ou trois ans d’acquis, soient quand même dotés très rapidement soit du DEUG, soit des diplômes qui conviennent à leurs rangs respectifs. On ne saurait fermer les yeux sur ces difficultés qui couvent, pour se préoccuper des nouveaux arrivants, car ce serait endosser à tort de nouvelles fringues sur des haillons !

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  • Le 10 septembre à 13:34, par Pierre
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Le Président Roch Marc Christian rendra un grand service à la nation s’il entreprend des mesures fortes pour rétablir l’autorité de l’Etat. En effet, depuis la transition en 2015, une banalisation de la fonction ministérielle a été actée. Des jeunes et certains adultes ont été parachutés ministres sans avoir assumé au préalable des fonctions de direction dans l’administration publique. On ne vient pas dans un gouvernement pour apprendre à diriger. On y va plutôt pour implémenter des actions de conception et de décision, parce qu’on en a déjà les atouts et l’expérience. Les ministres qui n’ont pas assumé au préalable des fonctions de direction, de chefs de service, éprouvent souvent des difficultés pour la gestion rationnelle des ressources humaines et matérielles de leurs départements. Ils ont tendance à vouloir s’imposer par chantages, transforment les ministères en des lieux d’affaires pour promotionnaires et amis au détriment des normes règlementaires qui régissent l’administration publique. Ainsi, ils créent des crises permanentes dans leurs ministères et font du pilotage à vue sans résultat satisfaisant. Par conséquent, il faut rétablir l’autorité de l’Etat, qui passe aussi par les nominations de ministres et chefs de services en fonction de leurs compétences, talents et expériences professionnelles et qui pourront diriger efficacement par leurs personnalités respectables. Les autorités gouvernementales, institutionnelles et locales dans un Etat, doivent être des sources d’inspiration pour les administrés, en raison de leur probité et de leur ardeur au travail. Monsieur le Président, veillez sur ces valeurs pour mieux réussir votre gouvernance.

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  • Le 10 septembre à 15:07, par ggongoni
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Le président RMCK semble t-il n’aime pas agir sous pression . Mais en bonne démocratie peut-on ignorer ou mépriser le poids de l’opinion nationale dans l’appréciation de l’action gouvernementale . Il faut reconnaître que l’écrit de Mr KOULIBALY n’est pas le premier du genre à poser ce problème , même si les termes et les styles d’écritures sont différents .Rappelons nous de l’article du Journal "Le Reporter " sur la faillite de l’Etat burkinabè aux lendemains des actes terroristes du 13 aout au café AZIZ ISTANBUL .D’autres voix et non des moindres ont aussi évoqué la nécessité de revoir l’équipe gouvernementale dans le sens d’une plus grande efficacité ; Ce n’est un secret pour personne, que l’opinion dans sa large majorité n’est pas du tout satisfait de l’action de cette équipe gouvernementale .Un bon président en démocratie ,c’est celui qui écoute aussi son peuple et fait attention à son état d’esprit à un moment donné pour apporter des changements qui puissent le rassurer et lui montrer qu’on fait attention à ce qu’il dit . Ce n’est pas pour rien qu’en EUROPE, USA, bref dans les vraies démocraties ,les présidents font très attention aux sondages d’opinion sur leurs actions . Bien vrai qu’ici ,il n’ y a pas de vrai sondage d’opinion . Mais même le peu que certaines structures comme le CGD ou le" présimètre" ont effectué, montre clairement ,qu’il y a bel et bien une insatisfaction des populations vis à vis de l’action gouvernementale ,notamment à l’endroit du PM et de certains ministres . Ceux qui conseillent donc au président du Faso de mépriser ce genre de contribution en cette période difficile à plus d’un titre, ne lui veulent pas du bien .Certes, il ne faut pas remanier un gouvernement pour faire plaisir ,mais il y a des contexte dans lesquels se murer dans une politique d’autruche pour ne pas le faire peut être à l’inverse lourde de conséquences ;Donc , Président RMCK ,Ok pour ne pas agir systématiquement sous pression ,à contrario banaliser ou mépriser cette contribution du citoyen Koulibaly en cette période serait une erreur.

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  • Le 10 septembre à 16:28, par IBRAHIM
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Je persiste et signe. La valeur n’attend pas certes le nombre des années, mais cette valeur est fonction de la capacité à assumer des responsabilités, à concevoir, à diriger. Quand les gens crient que Macron est parvenu au pouvoir jeune, cela n’est pas un motif pour ouvrir un boulevard à la responsabilisation d’incompétents dans les affaires publiques, seulement sur la base du critère de jeunesse. Le président Macron a assumé des fonctions de responsabilités bancaires et de conseiller à la présidence auprès du président Hollande. Donc, il n’a pas surgi au sommet de l’Etat, comme un lièvre qui sort directement de la brousse en courant, suite à une partie de chasse au gibier. Au Burkina, des jeunes d’environ 35 et 40 ans ont assumé des fonctions de conseillers dans des institutions par le passé comme actuellement. Un conseiller, est un décideur indirect quand ses conseils sont pris en compte. C’est donc un atout pour la carrière de personnalités en charge des affaires publiques.

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  • Le 10 septembre à 16:37, par Gangobloh
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Peut être qu’il faut un remaniement ministériel mais encore faudrait il que les techniciens soient écoutés par les dirigeants ou les ministres aient les coudées franches ??? Il devrait y avoir des projets à court , moyen et long terme et cela permettrait un financement beaucoup plus léger.

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  • Le 10 septembre à 18:28, par Dibi
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Profils souhaitables : la liste que proposera la bancocratie globaliste et néocoloniale BM, FMI, BCE via la BCEAO et la CEDEAO.
    Le même profil que R. C. Kaboré lui-même, le 1er Ministre et le nouveau PAN.
    Le même profil que tous ces bancocrates au pouvoir dans la sous-région en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Bénin, au Mali, au Niger... Tous adorateurs du Franc des colonies françaises d’Afrique (Fcfa ou Franc des criminels franco-francophones d’Afrique). Rien que des anti-indépendantistes monétaires. Rien que des néo-colons nègres d’Afrique dite française.
    On a honte de devoir accepter cette insulte qui continue de marquer notre histoire ; et c’est dire que la rupture politique et économique au plan intellectuelle n’est pas pour demain.
    Jeunesse du Burkina-Faso et d’Afrique de l’Ouest et du Centre, si nous continuons à dormir, nous ne sommes pas prêts de sortir de la longue nuit qui nous cloitre dans nos cases de Nègres dociles !
    Na an lara an sara !

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    • Le 11 septembre à 09:53, par patardé
      En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

      dans notre histoire des premiers ministres , de 92 à 2017 il y a eu 6/7 premiers ministres issus des finances sous la coupe réglée d’un commandos tirailleur que l’on voulais président à vie. ceci confirme que c’est l’option économique qui fait les régimes, les autres sont adhérents , protecteurs ou usurpateurs.

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  • Le 10 septembre à 18:40, par africaneries
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Le président de l’Assemblée nationale Salifou Diallo décédé le19 aout a eu tous les hommages et honneurs dus à son rang et à son poids politique. Même le chroniqueur de l’hebdomadaire Jeune Afrique Jean Baptiste Placa lui a rendu un très vibrant HOMMAGE pendant tout ce weekend sur RFI . Selon son commentaire ,même des chefs d’Etat africains les plus connus n’ont jamais reçu à leur mort autant d’hommages sur le continent africain. Qu’on l’aime ou pas la mort de SALIF Diallo lui a procuré un statut et une stature de grand homme africain panafricaniste . Cela étant ,disons nous aussi la vérité .SALIF DIALLOa bien sûr beaucoup influencé négativement ou positivement c’est selon le jugement de chacun, la vie nationale burkinabè pendant près de 30ANSet particulièrement pendant les deux premières années du pouvoir MPP. Il a sans doute dicté la marche globale de l’Etat de par son influence dans le choix des membres du gouvernement et d’autres hauts fonctionnaires de l’Etat (SG,DG etc.) A présent qu’il est décédé, faut-il qu’il continue à dicter indirectement la marche de l’Etat Burkinabè ? En effet ,on entend des gens dire ou écrire sur le forum ,qu’il faut d’abord attendre au moins un an après le décès de SALIF avant de procéder à des changements . D’autres disent ,que si on change certains ministres ou DG proches de SALIF DIALLO ,c’est comme si on se livrait à une chasse aux sorcières et patati patata . Donc à suivre les adeptes de cette logique, même si le BURKINA FASO connaît en ce moment de sérieux problèmes de sécurité ,de morosité économique ,de climat social délétère ,d’énervement généralisé comme en témoigne l’assassinat gratuit de ce sergent sur un coup ’énervement ,d’incivisme généralisé, et bien d’autres préoccupations des populations ,il faut encore bonnement le bon vouloir de SALIF de sa tombe (indirectement bien sûr) pour redresser ce qui ne va pas dans le pays ? Ces personnes savent-elles que la vie d’une nation peut basculer dans l’abime en quelques jours ,si les bonnes décisions ne sont pas prises par qui de droit en temps opportun ? Dans tous les pays du monde ,lorsqu’un poids lourd de la scène politique vient à disparaître ,il y a forcément des incidences et des répercutions sur le fonctionnement de certaines institutions dont le gouvernement en général . Alors arrêtons nos africaneries et pensons à l’avenir et même à l’existence menacée de notre pays pour prendre les bonnes décisions à temps . Car à force de trop tergiverser parce qu’on se soucie beaucoup plus d’africaneries ,demain il sera trop tard .Les anglais disent Time is money . Le président SALIF Diallo a bien mérité tous les hommages qui lui ont été faits ; Tout le monde sait également qu’il a été à l’origine de la nomination d’un grand nombre de ministres dans le gouvernement actuel ;Parmi eux il y en a de bons et de moins bons ,voire de carrément mauvais ; S’il y a remaniement ministériel ,les bons seront reconduits et les moins bons ou mauvais devront être changés dans l’intérêt supérieur du BURKINA FASO . Point barre et que ceux qui ont peur du changement arrêtent de se servir de SALIF pour espérer être toujours ministres.

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  • Le 10 septembre à 18:54, par Mninda
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Bof, on devient ministre au BURKINA FASO comme on gagne un gros lot à la loterie nationales ans aucun lien avec compétence ,expérience.

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  • Le 10 septembre à 19:24, par Le bissa
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Eh monsieur Coulibaly ,et mon gourounsi de POUNI Luc Adophe TIAO ? vous l’avez oublié .Lui aussi est venu de son ambassade de Paris je crois.

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  • Le 10 septembre à 21:10, par TANGA
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Nous sommes tous des ingénieurs pour ce pays mais il sera préférable de laisser les tenors faire.
    Tous savons que la gouvernance par les trois bonzes était difficile si non une craberie. Alors maintenant il y en a deux et demi (Rock, Simon et Sakandé le demi). Rock devra mettre Sakandé de son côté plus facilement et naturellement ; il tiendra alors la barre plus durement que le Simon. De ce fait, il pourra aller le diesel ira plus vite. Peut être que le Simon sera désarçonné par la force de la barre. On ne peut pas gouverner un pays à plusieurs .

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  • Le 10 septembre à 21:37, par Barbaradianda@fasonet.bf
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Analyse pertinente. Malheureusement, nos dirigeants actuels semblent privilégier leur amour propre plutôt que de voir la réalité en face : la gouvernance du pays est en panne. Le pays est pris en otage par un groupe d’amis qui peinent à faire démarrer le développement.

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  • Le 11 septembre à 02:26, par Fasobiga
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Monsieur le president, depuis les USA j’aimerais vous feliciter de vos acomplissements et vous demander de batiser le stade du 4 Aout Stade Thomas Sankara . Les nouvelles generations s’en souviendront demain et vous seront reconnaissant. J’ai regarde’ le match Burkina vs Senegal, j’ai vu la population en rouge jaune vert tous chanter l’hymme Nationale, j’ai vu le patriotisme du cote’ de tout le monde encadreurs, supporteurs et joueurs ensuite jai vu l’image de Sankara. Toute L’afrique et le reste du monde est fiere de Thomas Sankara. je vous demande de promouvoir plus l’image de l’homme qui a fait de nous les etres que nous sommes aujouird’hui.
    La Patrie ou la Mort nous Vaincrons. Vive Le Faso.

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  • Le 11 septembre à 07:39, par HUM !
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Excellence monsieur le Président du Faso, vous rappelez-vous le slogan (héi !) que vous et autres alliés de l’opposition scandaient en 2014 pour avertir le président Compaoré de ne pas modifier la constitution ? Certainement que vous avez cela en mémoire. Je voudrais attirer votre attention sur un climat latent d’indignation et de résignation que des populations en général et des députés de la majorité en particulier, éprouvent pour le choix du député Sakandé comme président du Parlement. On lui reproche son manque d’expérience longue dans la gestion des affaires politiques. N’ayant pas la carrure de Salif qui était craint ou respecté, cela entraînait une quelconque cohésion au sein des décisions de la majorité. Les langues se déliant au sein de la majorité sans crainte ou résignation, cela pourrait avoir des conséquences sur l’adoption des lois si des dissensions graves venaient à voir le jour au sein de la majorité. Si monsieur Sakandé ne parvient pas à s’assumer pleinement avec un tact de rassembleur sans clivages claniques, l’opposition donnera du fil à retordre à la majorité visiblement fragilisée.

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  • Le 11 septembre à 08:00, par Kôrô Yamyélé
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    ’’Prendre le temps de faire des enquêtes de moralité, pour ne pas nommer des ministres impliqués dans des scandales financiers et des comportements contraires aux bonnes mœurs’’.

    - Merci pour cette proposition. Il faut aussi chercher à connaitre si la personne, dans ses postes antérieurs, avait fait des résultats ou pas. Parce qu’il ne s’agit pas de nommer un ami ou un paranet qui n’a pas bien travaillé dans son poste précédent. Il ne pourra jamais s’affirmer dans un poste de ministre.

    Par Kôrô Yamyélé

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    • Le 11 septembre à 12:48, par warzat
      En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

      C’est ça le problème, il y a des cadres qui ont échoué à tous les postes, ils vont de chef de projet en chef de projet, de direction en direction, mais ils n’ont aucun résultat visible sur le terrain. Ils sont toujours nommés, cela instaure le doute dans les désirs réels de ce gouvernement ;ou bien il ne se renseigne pas suffisamment sur les compétences et la moralité de ces cancres.

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  • Le 11 septembre à 08:59, par ZAPI
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Salut à tous,

    On est tous coupable de la situation désastreuse qu’on vit actuellement au Faso par nos petites analyses et notre manque de clairvoyance. Pour moi le présent quinquennat est déjà foutu ce qui me préoccupe c’est l’avenir. Parce que qu’est ce qui est entrain de se préparer "détourner l’argent du PNDES pour financer la campagne de 2020.
    Ils vont encore mobiliser plus de 40 V8 comme à l’ouverture de la campagne passée du MPP à Bobo et ils auront plus de moyens que les autres candidats et ils vont passer.

    Et nous serons dans un perpétuel recommencement avec nos yeux pour pleurer. Comment un président peut s’entourer de conseillers spéciaux aussi médiocres et un Directeur de Cabinet qui a été auditionné par la Gendarmerie pour sa mauvaise gestion à la Mairie de Koudougou et vouloir réussir son quinquennat ? Il faut le Président Roch lui commence par donner le bon exemple en s’entourant de personnes à même de lui donner de bons conseils
    Que Dieu nous vienne en au Burkina Faso qui nulle doute les compétences pour réussir

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  • Le 11 septembre à 09:25, par patardé
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    pour les nominations :
    1)l’enquête de moralités
    2) les compétences et l’efficacité
    3) l’engagement politique. car on a vu des compétences renier leur nationalité pour ne pas servir leur savoir et savoir faire à la révolution. le statut de l’opposition burkinabè abonde dans le même, ainsi, il est interdit à tout militant d’entrer dans un gouvernement ou d’occuper un poste politique si ce n’est qu’en cas d’union nationale ou protocolaire.
    4) le politique est un agencement du pouvoir, de la volonté, des savoirs et savoir-faire et des avoirs pour un plus valu social et/ou économique . les militants sont en principe de la même volonté(vision) du pouvoir qu’ils ont contribué à installé. en conséquence, ceux aux compétences avérées étant liés au contrat social du Président ont obligation de résultats . Leurs premiers conseillers sont les commission spécialisées de leur parti qui peuvent suggérer l’appel de non militants en cas de besoins. Dans ce cas il faut avoir un contrat es- qualité en bonne et due forme comme ce qui lie la fédération burkinabè du football à Paul DUARTE. Ce type de contrat dont les résultats sont exclusifs à l’initiateur(employeur), libère les non militants de la discipline de leur parti ou du statut de l’opposition pour l’occupation des fonctions politiques doivent être bien définies et connues de tous. actuellement les ventrilogues antidémocratiques œuvrent contre ancrage du processus démocratique pour des gouvernements d’union nationale pour masquer leur échec politique. dès la prestation de serment, du Président ROCH, Ablassé OUEDRAOGO apparait comme est le chef de file de telles manœuvres. De ce que nous savons de la littérature sur l’insécurité dans la zone sahélienne , le terrorisme religieux peut jouer au mercenariat politique.

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  • Le 11 septembre à 10:25, par Kôrô Yamyélé
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    - Mon ami citoyen Issa Fidèle Coulibaly, tu as raison sauf que Roch n’est pas entièrement maître de la situation. Il y a un acteur déterminant qui a quitté la politique mais dans l’ombre il dirige une grande partie des affaires. Par exemple, si trois personnes sont préssenties pour un poste de D.G. et si les trois sont gourounsi, peul et mossi, cet acteur déterminant, téléphone au décideur pour dire : ’’Fo ka moaga la ?’’ et le choix est déjà orienté. C’est pourquoi je pourfend (comme Tonton Soumane Touré) les mossis du Centre et leurs forces rétrogrades et obscurantistes.

    Par Kôrô Yamyélé

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    • Le 11 septembre à 12:50, par CLAIREVOYANT
      En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

      kôrô yamyélé, si tu es intellectuel, il faut arrêter ça. Les rouandais, le centrafricains et j’en oublie, ont commencé ces choses ethniques petit à petit comme tu le fais et voilà là où ça les a amenés. De grâce, épargne le BF de l’ethnicisme pour le bonheur des africains et pour le malheur du colon.
      Tout ceux qui parlent d’ethnies, de région sont loin des affaires, donc ils avancent des choses erronées ou bien ils aiment généraliser ce qui est particulier. Laissez les grands qui sont d’autres ethnies ou régions se plaindre d’abord au lieu d’être royaliste que le roi. S’ils n’ont pas pu se plaindre, c’’est qu’ils sont bien traités, ou n’ont pas le niveau par rapport aux autres, ou bien encore ils jouent à la sournoiserie.
      A bon entendeur,...!

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    • Le 11 septembre à 13:12, par patardé
      En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

      avez lu l’histoire recensement réécrite par les chercheurs burkinabè ? dans le nouveau récit historique, outre le rôle des chefs mossi dans le reconstitution de la Haute Volta, la stratégie du colonisateur est bien décrite : noyau central constitué du plateau mossi autour duquel se greffent des demies couronnes d’autre nationalités. comprenez qu’il vaut mieux maitriser ce noyau que les périphéries qui ne peuvent s’insurger sans une complicité d’une partie des mossi. ce fut le cas avec LAMIZANA qu’on dit avoir été élu à cause des yadsé en 1978 malgré l’appel au mossi de feu JO OUEDER. c’est un pan de notre histoire à tenir compte par les stratèges en politique si ce n’est déjà fait depuis le décès de Salif DIALLO par le positionnement géographique du nouveau PAN.

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  • Le 11 septembre à 10:54, par Ali
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Notre pays a besoin d’une autre révolution pour mettre les pagailleurs et les grandes gueules au pas.

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  • Le 11 septembre à 11:32, par Kobyagda
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Bonjour,
    En un mot l’État a privatisé le monde de l’habitat, du moment qu’il suspend les lotissements et il autorise les sociétés immobilières à convenir avec les autochtones (proprio de terrains). En ce qui concerne les 40000 logements sociaux peu nombre de burkinabè répond aux critères et il y a la réticence. Mr, le Prési, c’est à revoir cette politique en habitat. Ombre Blanche

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  • Le 11 septembre à 11:49, par ZAPI
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Je persiste et signe, le Burkina a les compétences qu’il faut pour réussir à l’interne comme à l’extérieur du pays. Il n’ y a qu’à ouvrir les yeux regarder ce qui se passe autour de nous. Tous les Burkinabés (sans distinction de religion, d’ethnie, etc.) qui ont eu la chance d’occuper des postes de responsabilité dans les organisations internationales et sous régionales sont unanimement reconnus compétents. Cela veut dire qu’il y’a de la substance grise pour développer notre pays. Tout est question de vision et de volonté politique que doit incarner un président de la République (comme le Rouandais Paul KAGAME). Le choix des hommes de combat et la bonne Gouvernance doivent être impulsés par le Président Roch. Et lui doit être entouré par des hommes qui vont au Charbon comme Salif DIALLO.
    Si on considère le Ministère de l’Agriculture tous les grands Projets sont entrain de s’éteindre à petit feu et aucun grand projet à l’horizon pour une population à plus de 86% agricole.
    Comment on va s’en sortir avec un tel Ministre ?
    Que Dieu vienne en aide au Burkina Faso

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  • Le 11 septembre à 13:12, par Ka
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Rares sont des analyses de nos citoyens pleines des directives à suivre comme celle-là, pour donner des outils nécessaires a nos décideurs de faire avancer une alternance politique dont il indéniable que les partisans de l’ancien régime veulent que le pays reste dans une sorte de cocotte-minute bouillante, et le voir avec plaisir sombré. Mais ici, je tire mon chapeau au citoyen Fidèle Coulibaly pour ces recommandations et la démarche qu’il décrit ici pour l’avenir d’une alternance politique avec des décideurs dont les conditions morales d’intégrité ne souffrent d’aucune défaillance. Nous devons cautionner cette analyse pertinente mais pleine des recommandations positives, pour un pays il faut bien dire, ‘’’sans la fermeté de ses décideurs du jour’’’ sombre chaque jour qui passe. En lisant beaucoup d’internautes de bonne foi, à commencer par mon ami Kôrô Yamyélé qui persiste et signe pour la continuité du système mossi qui consiste à dire, ‘’’on n’est parfait, puissant et meilleur, et c’est nous qui décidons pour les autres :’’’ je confirme ses propos car il dit tout haut ce que d’autres disent tout bas. Et pour ma petite contribution à cette analyse, je dis en tant qu’un mossi de pure sang, avec des balafres de dits ‘’’des cicatrices raciale du centre,’’’ quand on regarde le nombre de la population Burkinabé de l’intérieur a l’extérieur, on n’est minoritaire comme les baoulés de la Cote d’Ivoire dont Houphouët croyait supérieur aux autres ethnies de son pays. Tous ceux-ci sont résolus avec une jeunesse sans distinction d’ethnies du 21e siècle, et qui a dit ‘’’que rien ne sera plus avant.’’’ Ma Conclusion avec cette analyse d’un citoyen avisé comme Fidéle Coulibaly : C’est de dire aux internautes de mauvaise foi, que c’est ainsi que devraient intervenir nos intellectuels, au lieu de verser dans les polémiques stérile leur rancœur de ne plus en profiter un peuple mouton comme au temps du régime de l’ère Compaoré. Fidèle Coulibaly avec cette analyse de la trempe des jeunes journalistes comme Oumar Ouédraogo de Lefaso.net, est digne d’un véritable intellectuel non alimentaire de notre société : Car la vérité qu’il a relatée ne tue pas, mais réveille les consciences endormis. J’espère que le président Roch Kaboré et son équipe vont lire très attentivement cette analyse avec ses recommandations, ainsi que les interventions des internautes de bonne foi, parmi elles ou eux, mon ami et promo Kôrô Yamyélé. Ma recommandation au président du Faso après avoir lu cette analyse et les critiques et autos critiques fondées des internautes de bonne foi, ’’’’’est d’avoir le courage politique de rompre franchement avec ce qui a fait son temps sans des bons résultats, pour s’autoriser l’exploration d’autres voies comme les recommandations de cette analyse et ses commentaires, susceptibles d’ouvrir une union véritable du peuple Burkinabé, pour un véritable chemin de développement du pays que nous aimons tous.’’’’ Ka farouche partisan de l’alternance politique du Burkina avec sa jeunesse.

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  • Le 11 septembre à 13:31, par KoukaDenis
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    AU PRESIDENT ROCH KABORE.
    Mr le Président,
    Incommode serait peut être la rediffusion de ce message, mais rappellera à certains qui croient avoir le vent en poupe depuis le décès de l’illustre Salif DIALLO pour souffler sur tous les acteurs de la vie national au péril de la stabilité des structures verticales (internes ) que horizontales ( coalition) qui encadrent la conduite de nos autorités.
    Ainsi voici le message en rediffusion.
    Mr le Président
    Les meilleurs dirigeants du monde sont de l’intégrale de trois éducations :
    • Celle des parents des parents données dans les familles. C’est celle traditionnelle où vos père mère ont été les acteurs clés. Premiers éducateurs, vos parents vous ont accompagné spirituel, psychologique et social en tenant compte de la personnalité individuelle. Ce rôle des parents est connu par le code personne de la famille burkinabé sous le vocable de l’autorité parentale.
    • Celle de l’école institutionnelle. Là, vous avez reçu le savoir- être, le savoir faire et savoir faire faire. Votre VC rendu public ne laisse personne indifférente. Que quiconque s’y réfère pour se convaincre.
    • Celle de la rue. L’école de l’expérience, de la réalité concrète de la société, qui aguerrit.. C’est l’école de l’affront de la réalité concrète de la société. Elle est donc à l’épreuve des deux autres sinon complémentaire. De celle-ci, vous êtes passé du « charognard institutionnel (premier responsable de Parti) et constitutionnel (règle de succession en cas de vacance du pouvoir) qu’on disait attendre de l’article 37 à l’épervier qui a foncé sur sa proie qu’il n’a pas ratée. « WEEND merci » pour cette victoire. Mr le Président, vous venez de faire la preuve que l’éducation des parents ne saurait être complète sans la confrontation avec celles de la rue et de l’école institutionnelle, et les deux autres ne sauraient non plus se suffire à elles seules. En effet n’est-il pas dit que rien ne vaut la rue pour faire comprendre à l’enfant ce que c’est la machine sociale ? Vos parents l’ont bien compris et vous ont accompagné et encouragé. Avec leur bénédiction, vous êtes aujourd’hui leur fierté .Nous avons vu un visage de votre vieux père rayonnant de bonheur à la télé de bonheur le jour de votre investiture. Que Ceux qui ont douté de l’importance de cette école ou l’ont occultée, apprennent à leur dépens.
    Mr le Président, vous voila donc avec le destin du peuple à vous confié pour cinq ans. Alors souvenez vous de ce que MARTIN GRAY disait : « RIEN de plus Important pour l’homme que de guider une autre vie ».
    Mr le Président, on ne vous demande pas d’être un savant, mais vous devez être vous-même enseigné, renseigné et averti et nous n’en doutons point.
    Mr le Président, vous qui avez été enseigné par les parents, souvenez vous de ce que disaient les anciens : « on éduque ou dirige par le bâton et la carotte, le bâton le symbole de l’autorité et la carotte le symbole de la flexibilité de l’affection. Ils ont aussi défini l’autorité comme une forme de pouvoir définie et confortée par des normes sociales, qui s’exerce avec le consentement des personnes qui y sont sujettes. Pour eux, le mot autorité revêt deux sens :
    • le premier qui concerne le pouvoir de prendre une décision, la domination sur une tierce personne,
    • le deuxième sens implique le pouvoir de faire obéir, respecter ou d’imposer la confiance.
    Cependant l’autorité n’est ni la coercition qui implique le recours à la violence ou à la menace, ni la persuasion qui implique des efforts pour convaincre la personne sur qui s’exerce ce pouvoir mais l’assujettissement de celle ci à reconnaitre la légitimité du pouvoir de cette autorité. Donc l’autorité est plus légitime que légale.
    Renseigné des aspirations du peuple vous avez écrit un programme en conséquence qui a eu l’onction du peuple.
    Vous avez été de la rue et l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 d’une part et la Resistance au à la tentative du coup de force des 16 et 17 septembre 2015 d’autre part font de vous un homme averti.

    Mr le Président, l’homme a autres familles que celle biologique. Sur le plan politique, vous venez du Mouvement du Peuple pour le Progrès qui relève de la Grande Famille de la Sociale Démocratie. En tant que militant de ce parti, je suis fier avec les autres camarades d’avoir identifié un dirigeant à la hauteur de la confiance du peuple. Le 20 décembre lors d’un meeting, une chanson mooré magnifiant votre victoire à Saye dans le ZONDOMA disait ceci : « ad pa lomba yélié, ya kouna ya ta pag yam ». Autrement dit votre victoire n’est pas seulement l’affaire de vos soutiens mais aussi celle de votre offre sociale. Aussi les militants ont-ils adhéré à votre programme qui prend en compte leurs aspirations exprimées lors des tournées de la précampagne du MPP et ont fait sa promotion. Ils soutiennent l’idée de la mise en œuvre de votre programme par le MPP en accompagnement des membres de la grande famille de la sociale démocratie et apparentés pour construire la maison commune qu’est le BURKINA FASO, et ce à la hauteur des attentes de tous sans exception.
    Mr le Président, votre discours d’investiture et l’alliance « Bulkilin » annoncée comme majorité parlementaire ont sonné et bien sonné dans les oreilles des militants et sympathisants parce que rassurant la stabilité. Tous ceux, imbus de la solidarité de Gauche qui savent interpréter les aspirations démocratiques du peuple d’une part et de la culture alternative idéologique d’autre part y sont favorables.
    Mr le Président, ne faites pas comme l’autre qui, pour la conservation du pouvoir, tournait en Z, tant à gauche, puis à droite et vis versa. Que DIEU vous accompagne dans votre noble mission.
    Bonne année 2016 , Mr le Président.

    Ouagadougou le 30 novembre 2015
    OUEDRAOGO KOUKA DENIS.
    Secrétaire Politique de la Section ZONDOMA.
    Tel : 76695375
    Email : kdeniso@yahoo.com

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  • Le 11 septembre à 14:44, par hankuoè
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    félicitation à vous pour la très bonne inspiration. J’ajouterai même pour le volet employabilité ce gouvernement a raté la confiance de certains jeunes qui se sont vu servi la déception. quel sérieux y a t-il quand on lance un projet de création d’emplois et trois mois plus tard sans même l’avoir dépouillé, on en ajoute d’autres, alors que ces opérations occasionnent d’énormes dépenses pour les pauvres jeunes ? Faij en décembre 2016, PISJ en mars, Burkina Start up....? Repenser votre méthode

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  • Le 11 septembre à 17:02, par Emmanuel
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Le gouvernement a décidé courant le 1er trimestre 2017 de mesures pour la valorisation des performances de l’administration publique. Et le ministre de la fonction publique s’est engagé à créer un diplôme d’excellence à l’Ecole Nationale d’Administration et de magistrature(ENAM).Toutes ces initiatives sont à saluer car elles visent. la promotion des capacités de travail dans l’administration publique et par ricochet le mérite et les compétences des agents publics. Pour que ces valeurs soient impulsées dans l’administration publique, il faudrait des bases, un référentiel qui permet d’évaluer les performances. Le système d’appels à candidatures qui fixent un contrat d’objectif sur 3 ans renouvelable une fois, constitue véritablement un critère objectif de bonne gouvernance de nos jours .Car, les Conseils d’Administration(C.A) évaluent annuellement le degré de réalisation des objectifs assignés aux directeurs généraux des Etablissements Publics de l’Etat(EPE) et des Sociétés d’Etat(S.E).Sur cette base, ils peuvent décider de renouveler ou de résilier le contrat d’un DG au bout de 3 ans. En cas même de faute grave, un DG peut être légalement révoqué avant la fin de son contrat par des motifs qui ne souffrent d’aucune polémique si les faits sont avérés et si les C.A les ont examinés objectivement sans intrigues de règlements de comptes qui donnent aussi droit au DG d’ester en justice s’il estime avoir été arbitrairement sanctionné. Tout en félicitant le Président du Faso, le Premier ministre et le ministre de la Fonction publique pour la recherche de performances de l’administration publique, il serait bon qu’ils prennent en compte l’option qualitative du système d’appels à candidatures pour éviter les pilotages à vue dans la gestion des affaires publiques.

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  • Le 11 septembre à 17:49, par y
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    le président a nommé ceux qu’il trouve compétents, maintenant si quelqu’un trouve mieux, il peut se faire élire et placer les hommes qu’il veut. et puis la majorité reste toujours ouverte surtout aux compétents, point barre !

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  • Le 26 septembre à 23:57, par Jean Gabriel Yaméogo
    En réponse à : Profils souhaitables pour le prochain gouvernement au Burkina Faso

    Merci pour ce bel article ! Je valide ! L’attelage gouvernemental est très important pour impulser une dynamique du développement. PKT est très compétent, patriote et travailleur. Ce qui lui manque à ce poste, c’est la carrure politique et la méconnaissance du terrain qui est très glissant.

    De fait, le poste de PM dans un tel gouvernement doit revenir à un homme du sérail bien ancré dans les arcanes socio-politico-économiques du pays. Il doit peser par sa personnalité et inspirer de l’autorité.

    PKT aurait été un excellent ministre des finances. De plus, dans la conscience populaire, il est un PM par défaut car nommé après moult tergiversations et retournements de situations.

    Il faut quand même le féliciter d’avoir eu l’audace de plonger, tête baissée, dans cette mare aux caïmans et autres requins féroces. Je souhaite qu’il en sorte indemne et bénéficier, en guise de récompense et de compensation, à un poste huppé d’ambassade pour panser ses plaies et penser à son avenir personnel et à celui du Faso qu’il aime tant.

    "Bonne sanse" nous tous, comme dirait, moi Goama du JJ !

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