Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

mercredi 23 août 2017 à 22h01min

Docteur en science politique, enseignant-chercheur à l’université Ouaga 2, Abdoul Karim Saidou est un fin analyste de la scène politique burkinabè. Réagissant aux conséquences politiques de la mort de Salif Diallo, il estime que le président Roch Kaboré a une chance historique de marquer l’histoire du Burkina à travers la marge de manoeuvre qu’il a désormais pour engager les réformes nécessaires.

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 Abdoul Karim Saidou :

Que retenez-vous de l’homme politique Salif Diallo

Permettez-moi d’abord de présenter mes sincères condoléances à la famille du défunt, à sa famille politique et au peuple burkinabè. Je ne connais pas personnellement le défunt, donc je parlerai de ce que j’ai entendu, lu et observé en tant que chercheur. Cela dit, de ce que je connais, je pense que ce qu’on doit retenir, c’est qu’il fut pendant ces trente dernières années, un des hommes politiques les plus influents du Burkina. C’est surtout ses capacités de stratège politique que je retiens, d’acteur politique redouté et craint de ses adversaires. Il a été excellent en matière de mobilisation politique, il laisse l’image d’homme de terrain, quelqu’un qui sait se donner les moyens d’obtenir ce qu’il veut. Il a réussi à bâtir avec Blaise Compaoré une entreprise politique qui a duré presque trente ans. Il a aussi réussi, avec ses camarades et d’autres forces sociales et politiques, à faire tomber le régime Compaoré. Et ça c’est un exploit politique.

Par contre, sur le terrain de l’éthique politique, son héritage reste très controversé. C’était quelqu’un qui s’est approprié la leçon de Machiavel selon laquelle on ne peut pas transposer dans l’arène politique les règles de l’éthique privée, l’idée que la politique est un champ régi par des règles qui lui propres, et qui sont irréductibles à celles que l’on retrouve par exemple en famille. Je pense qu’il faisait une distinction très nette entre le champ privé et le champ politique.

Donc, autant il a été excellent stratège politique, autant son parcours en matière de bonne gouvernance et d’éthique, reste controversé, eu égard à son rôle dans la construction du système Compaoré. Je pense que le leadership qu’il a incarné peut encore servir de source d’inspiration pour les partis politiques qui aspirent à conquérir et gérer le pouvoir, mais je me demande s’il ne s’agit pas d’un type de leadership dépassé. Je le dis parce que j’ai l’impression que les acteurs politiques ont tendance à se concentrer sur la conquête et la gestion du pouvoir, à rivaliser de stratégies pour cela, alors qu’il est question aujourd’hui d’avoir des leaders capables de transformer l’action publique, de transformer les politiques publiques telles que la santé, l’éducation, etc. Une chose est de prendre le pouvoir, une autre est de le gérer et de changer qualitativement la vie des populations.

Après trente ans de vie politique, quand je regarde la gestion actuelle du MPP, je n’ai pas l’impression qu’on ait affaire à des acteurs qui ont consacré trente ans à réfléchir sur les problèmes du pays, au regard des tâtonnements auxquels on assiste depuis 2016. On sait comment on détruit des partis adverses, comment on gagne les élections, comment on gère le pouvoir, mais pas comment on résout les problèmes de sécurité, de santé, d’agriculture, etc. Si le pouvoir devient une fin en soi, je crains qu’on ait une nouvelle insurrection dans les années à venir.

Je ne sais pas s’il a laissé des mémoires, mais je pense son témoignage écrit sur l’histoire politique du Burkina serait d’une grande utilité. Sa présence aurait aussi été très déterminante pour élucider les dossiers de crimes commis sous le régime Compaoré. Il aurait été d’une grande utilité dans la manifestation de la vérité, vu sa place aux côtés de Blaise Compaoré pendant presque trente ans.

Comment voyez-vous les conséquences de sa disparition au niveau de son parti le MPP ? Y aura-t-il une nécessaire redistribution des cartes ?

C’est clair qu’il y aura une recomposition des alliances internes dans le parti. Comme on le sait, les trois chefs du parti ont chacun ses « lieutenant »s et fidèles. Le parti est orphelin de Salifou Diallo, mais les protégés de Salifou Diallo le sont davantage, puisqu’ils doivent aujourd’hui se repositionner par rapport à la nouvelle situation. On pourrait s’attendre à une mise à l’écart des protégés de Salifou Diallo, mais je ne pense que cela soit probable pour deux raisons. D’abord que le parti est conscient qu’il doit maintenir sa cohésion pour faire face aux élections de 2020, et ensuite parce que le président Kaboré est un homme modéré qui saura rassembler les uns et les autres. Cela n’exclut pas que les partisans de Salifou Diallo perdent de l’influence dans le parti au profit des fidèles du président Kaboré et de Simon Compaoré. L’un des grands défis du parti ce n’est pas la question des alliances internes mais c’est comment rester le parti dominant au Burkina, comment rester une puissante machine électorale en l’absence du directeur de campagne qu’était Salifou Diallo. Cela parce que Salifou Diallo était unique en la matière, on peut lui succéder mais pas le remplacer. Le vide qu’il laisse ne peut pas être comblé tout de suite. Le MPP n’aurait pas pu gagner l’élection présidentielle au premier tour sans Salifou Diallo, je me demande même si le MPP allait voir le jour sans Salifou Diallo.

Quelles pourraient être les conséquences de sa disparition sur l’ensemble de la scène politique burkinabè ?

Je pense qu’avec la disparition de salifou Diallo, plus rien ne sera comme avant dans l’arène politique burkinabè. Je pense qu’on peut y voir les des conséquences à trois niveaux.

D’abord, au niveau de l’action du gouvernement, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête, si vous me permettez l’expression. Depuis l’avènement du MPP au pouvoir, Salifou Diallo jouait deux fonctions, une fonction institutionnelle et officielle de président du parlement et une fonction politique et informelle de vice-président. Avec sa disparition, on passe à un gouvernement à une tête incarné par le président Kaboré. Aujourd’hui, il sera plus facile d’isoler l’action du président Kaboré, car dans le bateau Burkina n’a qu’un seul commandant. Avec Salifou Diallo, on avait deux commandants, et les deux ne s’accordaient pas souvent sur la direction à prendre, d’où l’inertie qu’on a observé dans l’action de l’Etat que l’Institut Free Afrik avait relevé dans une étude.

Le second élément que je vois en termes de conséquences, c’est le possible changement de rapport de force entre la majorité et l’opposition. Salifou Diallo étant le président du MPP, et un poids lourd de la majorité présidentielle, sa disparition va laisser un vide qu’il sera difficile de combler dans le court terme. Je pense que sa disparition porte un coup très rude à la majorité et l’opposition politique pourrait en profiter pour monter en puissance. Ce ne sera très difficile de gagner au premier tour à la présidentielle en 2020 en l’absence de Salifou Diallo, et tout peut basculer au second tour. Je crains d’ailleurs que cet agenda relatif à la réélection du président Kaboré ne prenne le pas sur l’action du gouvernement sur le terrain du développement.

Le troisième élément, c’est la question de la réconciliation. Je pense que le décès de Salifou Diallo, qui est intervenu après l’attaque terroriste du 13 aout, peut décrisper la situation politique, en rapprochant les anciens dirigeants et des dirigeants actuels. Lors de la marche silencieuse du 19 aout, on a vu des acteurs politiques de tous les bords, ainsi que les acteurs de la société civile. Cette marche est hautement symbolique car elle traduit la volonté des acteurs nationaux à se donner la main pour faire face aux défis de la sécurité. On a vu aussi le message de condoléances de Blaise Compaoré, le témoignage de Juliette Bonkoungou et l’ensemble des messages de solidarité de la part des anciens camarades de Salifou Diallo. Cela peut, je pense, ouvrir une fenêtre d’opportunité pour relancer la réconciliation nationale, à condition que l’on fasse attention à ne pas oublier la vérité et la justice. Je précise qu’il y a eu récemment le colloque Africapacités organisé par Diakonia en juin 2017 sur la justice transitionnelle, qui a fait des recommandations importantes pour relancer le processus de réconciliation. Il y a par exemple la question du HCRUN qui a été posée et sur laquelle le président du Faso a été interpellé.

Pourrait-on s’attendre à un gouvernement d’union nationale incluant l’actuelle opposition dirigée par le président de l’UPC ?

Je sais que cette option est discutée en coulisses dans certains milieux. Mais la probabilité me semble faible car l’UPC a déjà eu à se positionner par rapport à cette éventualité au lendemain des élections générales de 2015. Je pense que l’idée de gouvernement d’union nationale, si elle se concrétisait, va engendrer des tensions, car il n’existe pas de mon point de vue de justification crédible pour un gouvernement de ce genre. Vous savez, lorsque la CODER a lancé l’idée de réconciliation, certains avaient vu en cela une action opportuniste pour chercher des postes et échapper à la justice. Si le président forme un gouvernement d’union nationale, cela pourrait accréditer cette hypothèse et empoisonner l’atmosphère politique. Il y a un élément fondamental qui ne doit pas être perdu de vue, c’est l’attachement des Burkinabè à la vérité et à la justice. Tant que cette soif de vérité et de justice n’est pas étanchée, aucune action ne peut prospérer en matière de réconciliation. Je m’appuie en cela sur le sondage Afrobaromètre du CGD et sur le dernier forum Africapacités organisé par Diakonia.

Le décès de Salifou Diallo peut être instrumentalisé par certains acteurs pour se repositionner dans l’arène politique. Les messages de compassion ne sont pas toujours neutres politiquement. Le gouvernement a été élu sur la base d’un programme et dans la démocratie électorale, c’est à lui de gouverner, et l’opposition s’oppose. Je pense que la fonction oppositionnelle est indispensable dans la construction démocratique. Il faut qu’il ait des gens en dehors du gouvernement pour tirer la sonnette d’alarme quand ça ne va pas. Le gouvernement d’union nationale neutralise cette fonction essentielle de la démocratie, en plus du fait qu’elle va engendrer une inflation de postes politiques et une prédation des ressources publiques. Je ne connais pas d’expérience concluante de gouvernement d’union nationale en Afrique de l’ouest.

Par contre, et là, permettez-moi de prendre une posture prescriptive, il me semble que le président du Faso peut relancer la réconciliation à travers trois réformes. Dans un premier temps, le président du Faso a l’opportunité de la réforme constitutionnelle qu’il a lui-même lancée en 2016. Cette réforme peut à mon avis être un moyen pour discuter des fondamentaux du vivre ensemble, surtout qu’elle se fait sur la base du consensus. La deuxième chose que je vois, c’est la réforme du HCRUN. Il faut à mon avis abroger la loi qui crée cette institution pour reprendre à zéro en veillant à inclure toutes les composantes de la nation et s’accorder sur une doctrine de la réconciliation nationale. Je rappelle au passage que pendant la transition, la Commission de la réconciliation et des réformes a rédigé un avant-projet de texte portant régime des partis politiques qui contient un chapitre sur le dialogue interpartis. L’opérationnalisation de ce mécanisme peut aussi être une bonne option pour renforcer la cohésion nationale. Un HCRUN recomposé et inclusif serait une alternance pour éviter un gouvernement d’union nationale totalement inopportun.

Enfin, je pense qu’il y a un important évènement que le gouvernement est en train de préparer, qui est le forum national sur la sécurité. Ce forum pourrait aussi être un lieu de débat sur le vivre ensemble. La méthodologie qui est utilisée pour la préparation de ce forum me laisse penser qu’il sera une opportunité pour repenser le système de sécurité nationale, et en même temps, consolider la cohésion nationale.

Pensez-vous que Roch Kaboré pourrait saisir toutes ces opportunités ?

Je pense que nous sommes à un tournant historique. Le président Kaboré doit prendre rapidement des décisions historiques sur le plan politique. A mon avis, il a une chance historique de marquer l’histoire du pays s’il réussit avant le terme de son mandat à engager des réformes profondes, notamment sur la réconciliation nationale, sur la réforme constitutionnelle et sur la réforme du système de sécurité. La question est de savoir s’il sera capable de saisir la fenêtre d’opportunité qui s’ouvre, avant qu’elle ne se referme. Il a aujourd’hui les mains libres pour décider, et c’est l’occasion ou jamais pour lui de montrer s’il est un homme d’Etat ou un politicien comme les autres.

Entretien réalisé par Cyriaque Paré
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 23 août à 23:41, par Ka
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Merci au Dr. Paré d’avoir su faire dire ce qu’en pense, et surtout ce qu’en réserve Karim Saidou, un enseignant et connaisseur de la politique d’Autriche des africains qui se croient des dieux et irremplaçables. Tout est dit : Pour commencer, si le tronc d’acier des affaires de l’état Burkinabé qui est Roch Marc Kaboré ne se concentre pas, et de départager à part égale le poison laissé par celui qui chauffait et refroidissant ses adversaires politiques, jusqu’à faire fuir celui qu’il a fabriqué appeler l’introverti Blaise Compaoré, une nouvelle insurrection est à prévoir. Le diviseur né pour régner sans partage dans les ruses et stratèges qui est Salif Diallo, savait qu’en quittant ce monde, il ne laissera pas un héritier, mais à celui qui pourra faire comme lui, et cela va plonger le pouvoir de deux têtes dans la gueule de loup. Ayant côtoyé dans notre jeunesse le baroudeur Salif Diallo, surtout à la création de l’ODP/MT jusqu’à celle du CDP, l’homme était toujours dans l’action politique avec stratèges, et battant dans tous les fronts. C’est pourquoi au sommet des couloirs du pouvoir Burkinabé, il gouvernait avec plus de ruses, et à chaque moment, faisait peur à ses adversaires. Ne sachant pas qu’est-ce que c’est la politique panaché de diplomatie, Salif Diallo faisait peur à tous ceux dont il a favorisé en avancement, jusqu’à oublier de fabriquer un vrai lieder pour sa relève. ‘’’Pour moi, c’est mieux ainsi, car l’alternance politique du pays que nous aimons tous avec sa jeunesse, n’a plus besoin de la continuité des politiques a la Salif Diallo, mais du nouveau avec des objectifs concrets qui vont pour le développement du pays, que des stratèges à faire des répressions et des peurs aux hommes de progrès.’’’ Pour répondre à quelques inquiétudes de l’enseignant Karim Saidou, ‘’’’ tout militant du PCRV comme Salif Diallo de notre époque, poussé à soutenir un parti politique comme l’ODP/MT jusqu’au CDP et devenir membre influant, reste un membre du PCRV avec des objectifs du PCRV qui sont de dévier toute idéologie, et régner sans partage. Une analyse pertinente, mais dans la clarté. Merci.

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    • Le 24 août à 07:24, par amors
      En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

      C’est en effet une analyse particulièrement pertinente. Espérons que de nouveaux responsables politiques vont émerger pour permettre la réalisation du point de vue exprimé par le professeur lorsqu’il dit : "Je pense que le leadership qu’il a incarné peut encore servir de source d’inspiration pour les partis politiques qui aspirent à conquérir et gérer le pouvoir, mais je me demande s’il ne s’agit pas d’un type de leadership dépassé. Je le dis parce que j’ai l’impression que les acteurs politiques ont tendance à se concentrer sur la conquête et la gestion du pouvoir, à rivaliser de stratégies pour cela, alors qu’il est question aujourd’hui d’avoir des leaders capables de transformer l’action publique, de transformer les politiques publiques telles que la santé, l’éducation, etc. Une chose est de prendre le pouvoir, une autre est de le gérer et de changer qualitativement la vie des populations."

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      • Le 24 août à 10:01, par Ka
        En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

        Merci de me lire : Je confirme ton auto critique fondée, car durant ces trente dernières années, le peuple Burkinabé surtout sa jeunesse est fatiguée des gouvernances dirigeantes à la baguette raide. Que j’appelle la politique d’autruche de nos dirigeants Africains. Aujourd’hui une opportunité en or s’offre au décideur du jour qui est Roch Kaboré de rentrer dans l’histoire, et de remettre les pendules à l’heure sans triche pour une jeunesse assoiffée d’une alternance politique saine. C’est pourquoi je complète tes arguments solides en disant que nous devons dès la minute même, avoir le courage de dire la vérité : ‘’’Même si le baobab tombé à contribuer à la construction du Burkina, c’était avec une équipe avec des objectifs qui allaient pour le peuple. Nous ne devons pas avoir la mémoire courte, car cet homme à favoriser des uns et délaissés d’autres : Privilégiés des régions, en oubliant d’autres.’’’ Un certain temps, abandonné par l’homme qu’il a fait, qui était Blaise Compaoré, il a voulu rendre son pays ingouvernable comme veut le faire l’homme qu’il a fait, et en fuite de nos jours. C’est le moment, surtout après cette disparition de celui qui chauffait et refroidissait la vie politique du Burkina, de réfléchira deux fois, et avoir le courage de rompre avec le système Salif Diallo pour s’autoriser a une gouvernance avec le peuple, pour le peuple, qui sera susceptible d’ouvrir une voie saine, pour la jeunesse qui est l’avenir du Burkina du 21e siècle, et qui a dit que rien ne sera plus comme avant. En conclusion cher internaute, Roch Kaboré doit impérativement avec cette analyse si constructive, penser à rentrer dans l’histoire en ayant pas la mémoire courte, car la continuité nous emmènera a attendre des conséquences qui ne seront pas à la hauteur de notre chère patrie, et ceux-ci à long terme, et qui retardera encore l’avancer de notre pays. Au moment où la famille Diallo souffre, je dis ici qu’il y un temps pour chaque chose, soyons humbles, pardonnons-nous les uns et les autres, et allons a la réconciliation nationale en passant par la justice.

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    • Le 25 août à 06:35, par PAK
      En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

      Merci Docteur SAIDOU pour cette analyse froide et clinique loin des émotions et des passions. M. Salif DIALLO a eu ses forces et ses faiblesses et a marqué l’histoire politique du Burkina Faso de sa manière et il est juste de lui rendre un hommage. Le Burkina Faso reste toujours, cependant ce pays, où depuis les indépendances, la situation des masses laborieuses n’a semblé guère évoluer. Notre classement régulier par les instances internationales compétentes parmi les derniers pays de la Planète l’atteste clairement. En ligne de mur des principales raisons, notre gouvernance politique, économique et sociale. Les burkinabè commençant par les dirigeants doivent se dire que relever les défis de la sécurité alimentaire, sanitaire, scolaire, humaine tout court constitue les critères clés sur lesquels les générations futures jugeront notre contribution au développement de notre cher pays.

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  • Le 24 août à 01:07, par Totengbiiga
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Analyse politique objective non partisane en fin connaisseur la scène politique Burkinabé et édifiante à tout point de vue. Vivement que les pistes de solution énoncée soient prises en compte pour une justice et paix sociale. Dieu soutien le Burkina.

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  • Le 24 août à 01:17, par Williams
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Totalement d’accord avec Mr Abdoul karim Saidou . Surtout sur la question du gouvernement d’union national. Je ne vois aucunement l’opportunité qui se présente pour former un gouvernement de ce genre. .il faut reconnaître que certains membres du CODER qui sont sortis zéro des élections veulent juste profiter du fait que l’on sort d’une insurrection pour avoir un poids sur le gouvernement actuellement en le menaçant d’une certaine façon pour pouvoir se relever. .mais je pense bien que le peuple burkinabé est bien avertis et sait bien qu’une deuxième insurrection va plongé le pays dans une instabilité sans fin sans compter que certains ennemis du Burkina peuvent profiter d’une telle situation pour nourrir leur haine sur le pays .donc attention aux discours !

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  • Le 24 août à 01:34, par soucieux pour mon pays
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Entretien digne d’intérêt pour tout le pays. Que Dieu protège le Burkina Faso, amen

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  • Le 24 août à 01:43, par Benere
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    C’est une analyse solide et pertinente que les acteurs politiques pourraient se servir d’objets de pensées pour la suite des événements au Burkina. Il faut reconnaître que la démocratie burkinabé était en danger jusqu’à une certaine date. Mais une prise en compte de ce qui nous arrive peut être une opportunité pour le pays.
    Pour dire moins que Dr SANGO(...), il faut que le Président en profite pour lancer une politique de développement qui s’appuiera plus sur les compétences que les manœuvres politiciennes. Faire appel aux fils travailleurs et compétents pour piloter les institutions stratégiques et être moins alléchant envers les entrepreneurs politiques de tout acabit. En agissant de la sorte, il gagnerait le soutien de la masse pour une dynamique certaine.

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  • Le 24 août à 03:03, par Adama
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Voilà au moins un expert qui fait une analyse intellectuelle et qui ne s’inscrit pas sur la même ligne que ces griots et compagnons politiques du défunt dont l’hypocrisie insulte la mémoire du peuple burkinabè.

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  • Le 24 août à 03:12, par Johnson
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Belle analyse. Il s agit de voir où nous sommes pendant ces 30 dernières années. .....
    Nous en sommes au point encore que nos hommes politiques, nos milliardaires partent se soigner en Europe et nos hôpitaux devenus des mouroirs. Voilà où nous en sommes

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  • Le 24 août à 05:37, par Gangobloh
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    L’après Salifou Diallo serait très intéressant à vivre vu tout ce qui s’est dit et se dit sur lui. Un adage dit qu’on ne sait l’importance de l’anus qu’une fois qu’on a un furoncle dessus. Salifou Diallo obstacle ou pas, le temps nous le dira et montrera les qualités et les faiblesses des uns et des autres.

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  • Le 24 août à 06:12, par Eric de KOURIA
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Chapeau à Mr Abdoul Karim SAIDOU pour la profondeur de ses analyses. Je les partage entièrement. Dans une de mes réactions, aux premières heures de l´annonce du décès du président de l´ Assemblée Nationale, j´avais écrit ceci :

    « La disparition de Salif DIALLO, douloureuse soit elle-pour sa famille et ses amis politiques, est aussi une chance inespérée au président Roch Marc Christian KABORÉ de reformer pacifiquement nos institutions, de faire le grand nettoyage autour de lui et de se consacrer sans « politique politicienne » aux problèmes de tous les Burkinabè. Gorba n´a jamais fait l´unanimité. Il a su nourrir de la controverse quand cela servait ses intérêts. Un pilier du trio vient de tomber. Les cartes doivent être redistribuées. Le système de gouvernance doit être revu et corrigé. Le président en est-il conscient !? Les hommes changent au contact du pouvoir. Ils sont des centaines sinon des milliers, ces politiques maintenant orphelins, parce qu´ils devaient leurs carrières à la seule volonté de Gorba. Et c´est dans la redistribution des cartes que le MPP risque d´imploser. Les inconditionnels de Gorba risquent maintenant de faire les frais de la colère latente mais visible du peuple, mais aussi de l´entourage de l´humaniste Rock. Lequel entourage perdait souvent patience face aux humeurs de Gorba ».

    Si les choses n´ont pas véritablement bougé depuis l´élection de Rock, c´est le fruit des luttes intestines, c´est le manque de coordination de l´action gouvernementale. C´est aussi le fait d´un gouvernement à deux, sinon á trois têtes où chacun veut garder son influence. Il faut le dire sans avoir peur ! Le président bien que « bien élu » par le peuple n´était pas totalement libre. Il devait partager ses prérogatives avec quelqu´un qui se disait incontournable et si indispensable qu´il se permettait de menacer tout le monde. Salif inspirait à tous les niveaux plutôt la crainte que le respect. Beaucoup au gouvernement lui doivent d´ailleurs leurs postes. Ce type de gouvernance doit prendre fin. Le président doit prendre en compte l´aspiration du peuple Burkinabè à avoir des institutions fortes et non des hommes forts, faiseurs de rois et de princes. Le messianisme et le machiavélisme politique doivent disparaitre de notre univers politique. Les séquelles des mauvaises décisions des années 87, 89 et 91 et les crimes commis sous le long règne de Blaise Compaoré nous suivent toujours encore aujourd´hui. La brutalité verbale et physique, l´arrogance, le clientélisme et le subjectivisme, l´achat des consciences, la politique politicienne doivent désormais être bannis. Le président a le choix. Ou il fait table rase sur le passé, et il aura tout un peuple derrière lui pour l´accomplissement de son agenda, ou il continue sur la même lancée, c´est à dire la méthode Salif Diallo, et là il finira comme Blaise Compaoré. Le Burkina de 2017 est bien différent de celui de 1987. Les mensonges et les contrevérités historiques doivent á jamais disparaitre. En somme le président a les mains libres pour se constituer une équipe á lui, une équipe débarrassée des considérations malsaines et de ces alliances d´intérêts égoïstes. Seul doit maintenant prévaloir le langage de la vérité. Pour exister le pouvoir a besoin d´un contrepouvoir fort, c´est à d´une opposition qui exerce pleinement son rôle et qui peut à tout moment interpeller le gouvernement. Mettre l´opposition en difficultés et la torpiller parce que l´on veut juste garder le pouvoir est une pratique révolue.
    La Patrie ou la Mort, Nous Vaincrons !

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  • Le 24 août à 07:00, par Che Guevara
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    La composition d’un gouvernement d’union nationale dans ces circonstances n’est pas justifiée.
    c’est plutôt l’occasion pour le MPP d’élargir sa base en fagocitant Les partis satellites dit de la mouvance présidentielle.Si Rock arrive à le faire alors il pourra desserrer l’étau et consolider son pouvoir.

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  • Le 24 août à 07:31, par Sidpawalmede
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Merci pour cette analyse politique objective et non partisane !

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  • Le 24 août à 07:33, par Okpayielo
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Bonjour mes chers amis Internautes et restons homes (humains en ces jours de deuils).

    Merci à Lefasonet pour son professionalisme constant et en matière d’education et conscientisation de notre people, meme si le public ici touché est limité à ceux ayant accès à Internet.

    Mon TRES GRAND MERCI au Pr Abdoul Karim Saidou pour son écrit ci-dessus dont la clarté, l’objectivité d’analyse et la simplicité d’expression (sans language ésotérique académique) sont si frappants que le citoyen lambda que je suis n’a aucun mal à comprendre quant au fond. J’adhère entièrement à son analyse.

    Pr Abdoul Karim Saidou, notre pays a surtout besoin d’hommes intellectuels honnêtes comme vous au lieu du ramassis de politiciens griots obnibulés par la seule conquête du pouvoir d’état que nous avons, toutes obédiences confondues.

    A l’évidence (je l’ai exprimé moultes fois dans divers écrits à Lefasonet) seule la mise à l’écart de Salifou Diallo (et Dieu en a decidé autrement de cette mise à l’écart et pas les hommes) et du cube Maggie national Halidou Ouédraogo peuvent permettre le plus rien ne sera comme avant voulu par notre jeunesse et tout le peuple de se réaliser.
    Fin de bicéphalisme à la tête de l’etat burkinabè et allons de l’avant !
    Cependant j’ai une preoccupation au vu de la situation du Burkina dans les milieux de la haute finance internationale : que deviendra le fameux PNDES avec une situation d’instabilité telle que la notre ? Tout ceci n’impacte-t-il pas les fameuses promesses de financement ? De par des sources bien informées 2018 serait déjà hors jeu et le Burkina Faso serait dans la zone des pays à risque pour les investisseurs.
    L’idée de fora nationaux sur les fondamentaux de développement est excellente. Pourquoi n’y avoir pas pensé plus tôt au lieu de rester dans cette incertitude avec pour conséquences directes la contestation des décisions présidentielles et gouvernementales à tous les niveaux sociaux ?

    La Patrie ou la mort, nous vaincrons !

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  • Le 24 août à 08:05, par Toēenga
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Le machiavel du Faso est parti. Il appartient à l’upc de savoir saisir la balle au bond. Je doute quand même que Rock ne puisse être manipulé par le blaiso mais bon c’est un simple doute
    Toēenga

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  • Le 24 août à 09:30, par yaa siida
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    je suis d’accord avec ce monsieur, sinon ni les terroristes encore moins un décès ne peuvent nous amener à un gouvernement d’union national. c’est vraie que le monsieur a été un grand mais nul n’est indispensable. par contre la porte de la majorité reste toujours ouverte surtout aux alliés insurgés. paix à son âme !

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  • Le 24 août à 10:33, par Sidpasata-Veritas
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Je suis parfaitement d’accord avec mr Abdoul Karim Saïdou. Et je voudrais insister sur l’idée que les burkinabè ont soif de la vérité et de la justifie pour avancer et non pas d’une réconciliation factice que Blaise Compaoré savait bidonner annuellement sous l’appellation ’journée national du pardon. La réconciliation dont on parle tant n’intéresse que les politiciens et leurs partis.
    Sans pour autant me réjouir de la mort d’un être humain, je me réjoui à l’idée que notre pays connaîtra enfin et progressivement une vraie alternance démocratique au fur et à mesure de la disparition de nos dinosaures politiques, du fait de leurs mort politique au physique ! La longévité en politique ne sera plus d’importance de l’homme politique : o’ regardera de plus en plus le rapport entre le résultat et le délai. Si Thomas Sankara a pu marquer durable les esprit au Burkina et dans le monde, il n’a été président de Faso que pendant 4 années bien remplies.

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  • Le 24 août à 10:34, par Sidpasata-Veritas
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Je suis parfaitement d’accord avec mr Abdoul Karim Saïdou. Et je voudrais insister sur l’idée que les burkinabè ont soif de la vérité et de la justifie pour avancer et non pas d’une réconciliation factice que Blaise Compaoré savait bidonner annuellement sous l’appellation ’journée national du pardon. La réconciliation dont on parle tant n’intéresse que les politiciens et leurs partis.
    Sans pour autant me réjouir de la mort d’un être humain, je me réjoui à l’idée que notre pays connaîtra enfin et progressivement une vraie alternance démocratique au fur et à mesure de la disparition de nos dinosaures politiques, du fait de leurs mort politique au physique ! La longévité en politique ne sera plus d’importance de l’homme politique : o’ regardera de plus en plus le rapport entre le résultat et le délai. Si Thomas Sankara a pu marquer durable les esprit au Burkina et dans le monde, il n’a été président de Faso que pendant 4 années bien remplies.

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  • Le 24 août à 11:10, par boudson
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    BJR. TOUTE SOMME BONNE ET PERTINENTE ANALYSE POLITIQUE. DR SALIFOU DIALLO EST PARTI MAIS IL A LAISSE DERRIÈRE LUI DES HOMMES FORMES ,CAPABLES DE DIRIGER LE NAVIRE MPP A BON PORT.IL A TRACE LA VOIE DU MPP AVANT DE PARTI. IL RESTE AU MPP A LA SUIVRE AVEC DISCERNEMENT EN ADÉQUATION AVEC LES AUTRES PARTIS DE LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE. SALIFOU EST DÉCÉDÉ ET LE PAYS NE VA PAS S ’ARRÊTER DE FONCTIONNER.D’ APRÈS THOMAS ISIDORE SANKARA ’’TUER SANKARA ET MILLES SANKARA NAITRONS’’.NUL N ’EST INDISPENSABLE DANS CE MONDE ICI BAS. A CHACUN DE JOUER SA PARTITION ET A S ÉCLIPSER POUR LAISSER LES AUTRES POURSUIVRE L’ ŒUVRE ENTAMÉE.QUE L’ ÂME DU DÉFUNT REPOSE EN PAIX. VIVE LE BURKINA FASO. TOUS UNIS ;NOUS VAINCRONS !

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  • Le 24 août à 11:36, par Gringo
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Très belle analyse !
    On le voit, au Faso ce ne sont pas les compétences qui manquent ; cependant, il semble que nos dirigeants une fois au pouvoir n’écoutent plus et n’entendent plus rien et c’est dommage.
    Il est aisé de constater que la plupart des conseillers du Président Roch viennent de son cercle d’amis et sont pour l’essentiel des "bras cassés" qui ne peuvent rien lui apporter.
    Un président de la république doit d’abord être bien entouré et des hommes capable d’être de bons conseils pour Roch il en existe à profusion au Burkina.
    Mais au Burkina c’est connu,les leaders politiques aiment s’entourer de "yes man" et c’est là tout le problème !

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  • Le 24 août à 11:42, par LeJuré
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    "Par contre, sur le terrain de l’éthique politique, son héritage reste très controversé". dixit Abdoul Karim Saidou

    Je pense que ceux qui déplorent "le PRETENDU vide" laissé par SEM Salifou Diallo devront aussi méditer sur ce propos de Abdoul Karim Saidou.

    Ils doivent particulièrement se poser la question à savoir de quel vide il s’agira ?
    et méditer également sur ce qu’aurait été le Burkina avec 2, 3, 4, 5 ou 10 attelages Blaise Compaoré-Salifou Diallo ?

    Pour ce qui me concerne nous devrons avoir du gène a reconnaitre que la disparition un "humain" (mortel) remette en cause l’avenir politique de tout un pays. Car, de 2 choses l’une :
    - Soit nous sommes tous des incapables ;
    - Soit nous avons volontairement laisser le terrain à ce dernier ou refuser de combattre avec les mêmes armes que lui tout simplement par éthique ou par réelle mesure des conséquences d’une bataille politique "aux armes lourdes" pour le Faso.

    De toute les façons, vide et opportunité vont de pair, l’essentiel est que ce vide soit autrement comblé.

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  • Le 24 août à 11:55, par Badra
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Chapeau bas à vous Dr Abdoul Karim Saïdou. Vos analyses sont de haut vol et très pertinentes. L’Afrique a besoin aujourd’hui de dirigeants visionnaires pour résoudre les questions urgentes et fondamentales d’éducation, de santé, de logement, d’infrastructures, d’agriculture intensive, etc.... et non de politiciens dont le seul but est d’être au pouvoir et de profiter des délices de ce pouvoir.

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  • Le 24 août à 12:16, par TIENFO
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Je souscris entièrement à cette belle analyse et sincère. Que les espions et autres mounafika des services publics et privés se trouvent un autre boulot. Surtout celui de rendre service au pays en contrepartie des salaires à eux versés. Le président RMCK saura mettre objectivement de l’ordre dans le navire à sa manière. Nous l’avons voté et nous devons le soutenir jusqu’à preuve de contraire. L’année 2020 est pour bientôt.

    Répondre à ce message

  • Le 24 août à 13:01, par Bob le justicier
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Et si la clé de solution était en réalité la source de nos problèmes ? croyez-vous que le Burkina Faso et l’Afrique s’en sortiraient. Nos élites ! oui nos élites ! elles sont promptes à faire de belles et pertinentes analyses. mais au finish c’est encore elles qui se taillent la meilleure part du gâteau au détriment de la majorité. même dans 30 voir 100 ans tant qu’on aura une élite lardée aux valeurs démocratiques occidentales, la majorité de burkinabé et d’africains croupira dans la misère.
    Afriacapacité, présimètre, afromètre, justice transitionnelle, renforcement de la démocratie "soif de la vérité et de la justifie pour avancer", ne sont que des subterfuges "financé à coût de milliard part les descendants d’esclavagistes. les vrais bénéficiaires de ses subterfuges sont sont nos élites qui s’en poche une bonne partie de ces financements. nos élites ne se contentent que de la satisfaction de leur égo.
    Très peu altruiste, attaché à leur intérêt, à leur carrière, à leur confort, à leurs investissement et j’en passe nos élites sont plus la source de nos problèmes.
    je remercie Sankara, Jerry Roawlings, Paul Kagamé qui sont allé contre l’intérêt de leurs élites au profit de leur population. A quand le réveil ? A quand la fin d’une élite embourgeoisée prête à sacrifier et ses principes idéologique pour être dans la vision de la masse qui veut manger à sa faim et avoir un travail décent ?

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  • Le 24 août à 15:20, par mAArt
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Une telle analyse ne peut qu’ apporter un plus à la clairvoyance de l’analyse politique objective et désintéressée de la situation politique actuelle du BF. Mes félicitations mon cher Docteur Abdoul Karim Saidou. L’espoir est permis. Etc’est sur ces intellectuels à l’image de ce ddocteur qu’ il conviendrait de fonder une partie de cet espoir. Ce que je lis de part et d’autre sur salif Diallo est quand meme irrealiste (objectivemnt parlant). J’en appelle aux intellectuels objectifs comme docteur saidou pour essayer de restituer les choses dans leur dimension véridique allant dans le sens réel de l’intérêt commun et objectif. Salif Diallo n’est pas celui que ses militants et ceux qui ont profité de ses prébendes tendent à faire croire. Nous y reviendrons. Néanmoins je présente mes condoléances à son épouse et à sa famille biologique.

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  • Le 24 août à 16:18, par SAPO
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Une très bonne analyse , claire sans parti pris qui traduit en gros ce que fut Salif Diallo.*
    La bonne gouvernance et la réconciliation nationale sont désormais entre les mains de Rock. Et comme ça été dit , il lui appartient de saisir cette occasion pour rentrer dans l’histoire.

    Répondre à ce message

  • Le 24 août à 16:36, par Substance Grise
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Les burkinabè ont plus que jamais besoin de se reconciller à tous les niveaux
    Cela passe par un arrêt sur notre histoire particulièrement depuis la mort de Thomas Sankara. Dommage vraiment pour la disparution de Salifu Diallo qui faisant partir de l’elite dirigente(parti au pouvoir ;opposant ;parti au pouvoir).
    Blaise Compaoré ;Salifu Diallo Me Benewendé Sankara ;Bado Laurent pour ne citer que ceux ci et tous les autres qui ont annimé la vie politique du Burkina sur les 30 ans passés devaient se retirer tous dans une chambre avec des sages pour se confesser entre eux les verités et ensuite sortir dire au peuple leur mea culpa en declarant chacun sa part de responsabilité .
    Alors le peuple sera prèt à pardonner quelque soit la decision de la justice qui est aussi responsable par certains de son personnel.
    Ensuite que ceux qui ont abusé les autres parce qu’un systeme permettait cela en fassent autant avec leurs victimes.
    Cela eviterait les jeunes generations á comettre les memes erreurs .
    Aussi vite on quitterait cette manière de faire la politique depuis 30 ans ;mieux ce serait pour nous tout comme vous l’avez dit plus.
    Et ceci est valable pour tous les pays africains surtout noires.
    Il faut se remettre vite au travail en conscientisant les peuples si nous voulons eviter des crises sociales dans les pays pour les prochains 20 ans à venir.
    L’erreur la plus grave que plus d’un commet C’est de penser que parce que j’ai accumulé la richesse quelque soit le moyen utilisé ;je suis à l’abrit avec mes enfants.
    Un jour viendra où ça va se retourner contre vous quand il y’a soulevement social parce que nous avons confiné la grande partie du peuple dans une misère .
    J’ose esperer que ceux qui sont toujours en vie vont presser les pats car le Burkina a tant besoin de faire le point de son histoire après les independances et repartir sur de nouvelles orientations. Ceci eviterait les reglements de compte interminables entre burkinabè.

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  • Le 24 août à 18:16, par Le vigilant du Sahel
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Bonsoir à tous. Que Salif Diallo soit vivant ou mort, le programme actuel du MPP ne saurait développer le Burkina Faso. C’est même une quadrature qui est posée à tous les pays d’Afrique noire d’obédience francophone. Nous ne sommes pas capable de distinguer le bien du superflu en matière de développement de nos Pays. Quand tout est prioritaire devient prioritaire dans un pays, cela signifie que le pays a cessé d’avancer. Avec 80% de producteurs ruraux, le gouvernement devrait se concentrer sur trois priorités pour booster le développement : 1) Résoudre durablement le problème d’accès à l’énergie sur l’ensemble du territoire national, quitte à engager un programme sous régional concerté avec les pays de l’UEMOA. 2) Assurer l’accès à l’eau pour la boisson et la production dans les 13 régions (on verra que les 80% de paysans s’affranchiront de l’assistanat) 3) Améliorer le réseau routier surtout en faveur des zones de production pour faciliter les échanges et l’écoulement des produits.
    Si ces trois priorités fondamentales sont réalisées, le Burkina Faso sera propulsé au rang des pays à revenus élevés et l’effet d’entrainement va impacter tous les secteurs de développement de notre Pays.En lieu et place d’une vision courageuse, nos programmes de développement font du saupoudrage et à l’arrivée, le bilan est mitigé ou inexistant. Cela dit, l’individualisme triomphant n’est plus à la mode dans ce monde. Le Burkina Faso sera ce que les 20 millions d’âmes voudront qu’il soit. Les indispensables reposent au cimetière, pour toujours.

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  • Le 24 août à 19:01, par Wurodini
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Analyse très profonde et juste. Espérons que le président s’en nspireras.

    Répondre à ce message

  • Le 24 août à 19:01, par Wurodini
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Analyse très profonde et juste. Espérons que le président s’en inspirera.

    Répondre à ce message

  • Le 25 août à 02:59, par intellectuels Africains
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    Je valide le point de vue de internaute justicier. Nos intellectuels sont la plupart du temps à la solde de l’autre qui en réalité travaille à nous maintenir dans la dépendance totale (politique, sociale, économique, intellectuelle, culturelle etc,). Soyons vigilants et faisons de la contre analyse sur l’analyse de nos intellectuels qui sont très compétents. Je me rappelle encore ces analyses toutes pertinentes les unes comme les autres mais toutes aussi contradictoires au sujet de la modification de l’article 37.
    Laissez le président et le MPP gérer le pouvoir qu’ils obtenu dans les urnes. Il est le président de tous les Burkinbe et ne doit se laisser téléguider par qui que ce soit.
    Vive le Burkina Faso !

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  • Le 25 août à 14:51, par Ka
    En réponse à : Abdoul Karim Saidou : "Avec la mort de Salif Diallo, on passe d’un gouvernement à deux têtes à un gouvernement à une tête"

    ‘’’A’’’ l’intervenant Willams No 3, bien vu : Je ne jamais partagé la quête de réconciliation nationale de la CODER sans passé par la justice : Pourtant l’insurrection ou nos enfants ont laissé leur vie, nous devons retenir quelques leçons. Et cette CODER dans ses actions avec des arguments cyniques faites par des personnes irresponsables, veulent a tout prix une autre insurrection au Burkina. Mais ces personnes doivent savoir que les enjeux sont devenus tels, et celles ou ceux qui ont lourdement investi pour l’alternance politique et économique avec la jeunesse au pays des hommes intègres, ne se laisseront pas faire.

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