Limitation du nombre d’enfants à trois : Des Ouagalais divisés

LEFASO.NET | Tambi Serge Pacôme Zongo (Stagiaire) • vendredi 18 août 2017 à 23h26min

Les parlementaires de la Communauté Economiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et ceux de la Mauritanie ainsi que du Tchad ont, suite à une rencontre régionale sur le financement adéquat de la santé, du dividende démographique et des politiques de population les 20,21 et 22 juillet 2017 à Ouagadougou, fait une recommandation sur la limitation du nombre d’enfants à trois par femme. Et ce, d’ici 2030. Nous avons tendu notre micro à certains habitants de la capitale burkinabè afin de recueillir leur opinion sur cette recommandation des parlementaires. Lisez donc !

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Limitation du nombre d’enfants à trois : Des Ouagalais divisés

Bancé, maintenancier

A mon humble avis, la proposition de limiter les naissances à trois pour chaque femme, n’est pas la bienvenue. Il faudrait plutôt que les gouvernants mettent une politique en place pour gérer ce taux de population et celle à venir plutôt que de vouloir contraindre les populations à une telle limitation. Combien sommes - nous au pays ? Ce serait intéressant de construire des usines et d’y embaucher les gens, de déjà chercher à caser cette main d’œuvre pour la plupart qualifiée. Moi - même qui vous parle, je suis un maintenancier qui par manque d’emploi s’adonne à la maçonnerie. J’invite plutôt les dirigeants à se pencher sur ces questions.

Ilboudo joseph, chauffeur

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Ilboudo joseph, chauffeur

Ce n’est pas normal ! Pourquoi vouloir limiter le nombre des enfants à trois pour chaque femme ? Non non, je ne suis pas d’accord.

Ouédraogo Mahamadi, chauffeur

Je ne suis pas d’accord avec cette idée. Quand nous allons mettre les trois enfants au monde comme ils l’ont proposé , est-ce l’Etat qui va s’en occuper ou ce sera nous ? Si c’est l’Etat, pas de problème, mais si la charge des enfants que nous comptons avoir doit nous revenir, dans ce cas, nous en ferons plus que trois.

Simporé Fatimata, secrétaire d’auto-école

Je pense que c’est une très bonne chose. Ce n’est vraiment pas un obstacle au développement car cela peut aider en ce qui concerne l’emploi, l’autosuffisance. De nos jours, l’emploi se fait rare ce qui conduit nos bras valides à se tourner vers l’extérieur, d’où l’immigration qui ne cesse de connaître un essor sans précédent. Et nous pouvons aussi constater que lors de ces périples vers l’extérieur, beaucoup y perdent la vie. Cela n’est pas digne pour nos pays africains. Je crois qu’il est mieux de penser à diminuer le nombre. On ne nous demande pas de cesser les naissances, mais de plutôt les diminuer.

J’invite par ailleurs les parlementaires à revoir le nombre fixé à trois. Pourquoi ne pas aller à quatre ou cinq enfants. Je pense qu’il faut également tenir compte de nos parents paysans qui comptent faire de ces enfants une main d’œuvre. Que Dieu nous aide surtout.

Ouédraogo Boubacar, membre de la communauté musulmane au secteur 16 (Tampouy)

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Ouedraogo mahamadi

Limiter le nombre d’enfants à trois est bien, mais c’est un peu compliqué. Cela même va à l’encontre de ce que nous dit notre religion : l’islam. Car il est autorisé de prendre autant de femmes qu’on veut et de faire autant d’enfants qu’on peut. Après tout, les enfants c’est Dieu qui donne. Pourquoi vouloir donc cela ? Et puis, il y a des familles ici à Ouagadougou qui n’ont qu’un seul enfant, mais qui peinent à l’entretenir. Alors que dans le même temps, il y en a qui en ont plusieurs, et qui cependant arrivent parfaitement à les nourrir. Je pense qu’on devrait laisser chacun faire selon la mesure de son possible. Dieu nous bénisse ! »

Tambi Serge Pacôme Zongo (Stagiaire)
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 19 août à 03:39, par Moi MEME
    En réponse à : Limitation du nombre d’enfants à trois : Des Ouagalais divisés

    Continuons a faire beaucoup d’enfants et a nous enfoncer. On va continuer a mendier et etre les derniers de la planete

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  • Le 19 août à 04:11, par warba
    En réponse à : Limitation du nombre d’enfants à trois : Des Ouagalais divisés

    Il faut une politique de sensibilisation sur la question mais aussi des mesures d’accompagnement limitees aux 3 enfants par femme.Par exemple le 4eme enfant d’une meme femme ne pourra pas beneficier des avantages tels sante gratuite,etablissement public,ne peut pas etre fonctionnaire de l’etat ni beneficier de bourse de l’etat ou de parcelles lors des lotissements.il faut dissuader les peres a faire un 4eme enfant a la meme femme.Par contre vous pouvez avoir plusieurs femmes selon vos moyens et avoir plus de 6 enfants.La mesure doit etre inscrite dans la constitution afin de reduire et maitriser la population.Ainsi papa et maman(2 personnes) sont remplaces a leur mort par 3 enfants sur une periode de 40 a 60 ans reduisant ainsi le taux de croissance a moins de 1% au lieu de 2,7% actuel.

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  • Le 19 août à 06:54, par citoyen libre
    En réponse à : Limitation du nombre d’enfants à trois : Des Ouagalais divisés

    Bjr moi je pense que c’est une bonne solution là on pourra mieux scolarisé nos enfant voila que les concours même devient niveau bac

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  • Le 19 août à 07:34, par Omar
    En réponse à : Limitation du nombre d’enfants à trois : Des Ouagalais divisés

    Honte à toi, Boubacar Ouedraogo. En même temps que tu dis que la limitation des enfants à trois est bien, Tu dis que ça contredit ta religion. Pourquoi donc dis-tu que c’est bon ? C’est bien et c’est contre ta religion ? Dis-moi, ce qui est bien peut-il contredire l’Islam ?

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  • Le 19 août à 08:54, par Abdallah
    En réponse à : Limitation du nombre d’enfants à trois : Des Ouagalais divisés

    Il faut tout simplement que les africains sachent que le ’’demain" du monde est africain.Et cela ira de soi, vu que nous n’en sommes pas encore à un stade ou l’avenir de nos peuples est hypotéqué par des stratégies ou comportements qui mènent inéluctablement à la disparition ou au statut de "dominé".En effet il n’y a pas d’avenir radieux pour un peuple enclin à développer des comportements de non reproduction ou de non procréation à son sein (sexless, homosex, celibat, avortement...). Si seulement les noirs s’étaient mis à dormir à la suite de la très forte et inhumaine ponction de sa population pendant aux moins 400 ans....Mais qu’est ce qui fait le plus peur aujourd’hui ? l’epuisement des ressources ? Ce n’est peut-être même pas le terrorisme.Mais le retour de l’Afrique sur la scène mondial.Car, comme le dit un adage :"notre nombre est notre force ! Y’a qu’à interroger les Etats les plus puissants du monde.Afrique réveille toi ! enfin, et si chacun n’était pas libre de faire autant d’enfants qu’il veut.Et si aussi on parlait et on faissait plus de justice.

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  • Le 19 août à 09:51, par Hamane
    En réponse à : Limitation du nombre d’enfants à trois : Des Ouagalais divisés

    Les parlementaires de la Communauté Economiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et ceux de la Mauritanie ainsi que du Tchad auraient dû proposer de limiter le total cumulé des détournements d’argent à 3.000.000 f cfa pour tout voleur de la république. Autrement dit, durant toute sa vie, aucun homme politique, parlementaire, aucun acteur social de notre espace ne devrait voler plus de 3.000.000 f cfa. l’application d’une telle mesure est suffisante pour booster le hyper développement de notre espace. En conclusion, ce n’est pas parce que les Africains/Africaines ont beaucoup de naissance qu’ils sont pauvres, mais c’est parce que une minorité d’entre eux volent beaucoup d’argent qu’elle stocke en Europe ou ailleurs. les détournement de nos parlementaires nous causent plus d’ennuis que les naissance. Certes, toute nouvelle naissance est une bouche supplémentaire à nourrir mais c’est aussi 2 bras et 2 pieds supplémentaire pour la production.

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  • Le 19 août à 10:51, par Toto
    En réponse à : Limitation du nombre d’enfants à trois : Des Ouagalais divisés

    Ok. Que ceux qui disent de favoriser les naissances au hasard là prennent leur responsabilité devant l’éducation de leurs enfants et qu’ils n’emmerdent plus les gens en demandant à chaque fois de l’aide ou en déversant leurs progénitures dans les rues pour emmerder le monde. On dit à chacun d’ajuster le nombre d’enfants à ses moyens et les gens refusent. Si c’est au village, y a pas de problème parce que là-bas, y a la terre pour tous et nos parents ont besoin de bras pour cultiver les champs. Donc celui qui n’est pas paresseux s’en sort très bien avec beaucoup d’enfants. Mais en ville, ce n’est pas tolérable ! Si tu n’as pas les moyens et tu fais plein d’enfants pour dire que c’est Dieu qui s’occupe des enfants, tu vas emmerder tout simplement l’Etat et les gens. Dieu est le Dieu de tout le monde mais il n’est pas le dieu du désordre parce qu’il est Lui-même l’Ordre. Que ceux qui nous disent qu’il faut faire beaucoup d’enfants nous donnent le pourcentage des familles pauvres en ville qui s’en sortent avec beaucoup d’enfants. Tchrrr.

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  • Le 19 août à 11:37, par Jonassan
    En réponse à : Limitation du nombre d’enfants à trois : Des Ouagalais divisés

    Il faut faire attention dans nos interventions. Il ne faut pas faire dire à la religion Islam, ce qu’il n’a pas dit. La religion musulmane a dit de faire autant d’enfants qu’on le veut parce qu’elle dit qu’on peut prendre autant de femmes que l’on veut ? Est-ce que la religion musulmane recommande de prendre "Autant que l’on veut", donc un musulman peut marier toutes les burkinabé s’il veut ? La religion chrétienne aussi parce qu’elle dit pas de préservatif, pas d’avortement ? A chaque relation un enfant peut apparaître donc le christianisme dit aussi "Autant que l’on veut" ?
    Je suis plutôt pour l’approche du cheick de Maidiguri qui, bien avant les parlementaires de la CEDEAO dit réclamer une loi pour que ses co-religionnaires du nord du Nigéria REDUISENT le nombre d’enfants à engendrer ET de femmes à épouser.

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  • Le 19 août à 15:34, par Sidpasata-Veritas
    En réponse à : Limitation du nombre d’enfants à trois : Des Ouagalais divisés

    Au Gabon, ils sont très peu nombreux, avec un pays immensément riche. Est-ce que c’est un pays développé ? Dans les années 70 la Haute Volta comptait un peu plis de 3 millions d’habitants, mais est-ce que le pays était développé ? Le Japon est un pays surpeuplé, mais est-ce un pays sous-développé ?
    Je pense que les hommes politiques africains devraient mener le combat du développement par d’autres moyens que par une volonté de maîtriser mécaniquement la croissance démographique. On ne pourra jamais empêcher l’infidélité conjugale par les lois de l’État, même dans la dictature la plis totalitaire. Alors, comment contrôler le nombre d’enfants par femmes ? Combattons d’abord l’ignorance, la corruption et l’injustice. C’est beaucoup plus facile que de décider de combien d’enfant les femmes ont le droit de faire, alors que beaucoup de femmes dans nos pays n’existent pas dans les registres d’État civil, n’en parlons pas pour leurs enfants. Nos dirigeants sont effarants dés lors qu’il s’agît de faire de beaux discours pour masquer leurs responsabilités.

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  • Le 19 août à 16:38, par Tikeida Massimi
    En réponse à : Limitation du nombre d’enfants à trois : Des Ouagalais divisés

    Mauvais titrage. A lire les intervenants, il n’ y a pas de Ouagalais divises ici. C’ est clairement dit que l’ etat ne s’ occupe pas de sa population. Alors ou est son affaire si Goama fait 10 ou 25 renfants ?

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  • Le 20 août à 17:37, par Hayi
    En réponse à : Limitation du nombre d’enfants à trois : Des Ouagalais divisés

    Je salue cette décision tres courageuse de nos élus qui met le doigt sur le problème fondamental de notre développement. Mais je constate en même temps avec inquiétude que les opinions publiques ne la comprennent pas du tout. Il reste beaucoup de travail à faire pour que chacun sache qu’il est le premier responsable de sa progéniture, que nos États peinent de plus en plus à faire face aux charges multiformes d’une population jeune, peu formée et peu compétitive sur les champs du développement. On n’a pas besoin d’être un savant pour comprendre qu’il est plus facile pour un couple aux revenus très modestes d’élever et d’éduquer convenablement trois enfants que cinq, six ou davantgae. Nos jeunes, filles come garçons doivent se réveiller et assumer leurs responsabilités.

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