Industries de Bobo-Dioulasso : Les usines meurent sous le poids de la fraude

LEFASO.NET | Par Romuald Dofini • jeudi 3 août 2017 à 00h18min

Le lundi 31 juillet 2017, Paul Kaba Thiéba lors d’un court séjour dans la ville de Bobo-Dioulasso, a visité trois unités industrielles à savoir la société de transformation des noix d’acajous (ANATRANS), la société africaine de pneumatiques (SAP Olympic) et la société WINNER. Cette visite lui a permis de toucher du bout du doigt les nombreuses difficultés qui minent ces usines.

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Industries de Bobo-Dioulasso : Les usines meurent sous le poids de la fraude

De ces trois unités industrielles, la société de transformation des noix d’acajous (ANATRANS) est la première à avoir accueilli la forte délégation avec à sa tête le chef du gouvernement Paul Kaba Thiéba. Cette visite initiée par le PM, avait pour objectif d’une part, d’aller féliciter et encourager tous ces braves travailleurs qui contribuent à accroitre l’économie nationale, et d’autre part s’enquérir des maux qui minent ces unités de transformation dans la ville de Sya.

De la zone de décorticage, de depelliculage, en passant par la zone de classification à celle d’emballage, la délégation a pu réaliser le travail à la chaine qui se fait dans cette unité industrielle. Et le Premier ministre en est sorti impressionné. « J’ai été impressionné par ce que j’ai vu car s’est exactement ce que nous voulons faire dans le cadre de la mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), à savoir la transformation de nos produits agricoles », a-t-il laissé entendre.

Avant d’exprimer ses sentiments de satisfaction de cette visite et la volonté de son gouvernement à accompagner cette unité industrielle de transformation d’anacarde pour l’exportation.

« Non seulement les produits exportés rapportent des recettes d’exportation à l’Etat, mais également dans cette usine, j’ai été impressionné de voir toutes ces femmes qui travaillent ici.
Grâce aux salaires qu’elles gagnent, elles pourront ainsi soutenir leurs familles et cela va permettre de lutter contre la pauvreté. Et c’est une initiative que nous devrons soutenir ».

Aussi, il a tenu à féliciter le responsable de cette usine et tous les travailleurs qui y sont. Cependant, il a affiché la volonté de son gouvernement de prendre toutes les mesures qu’il faut pour soutenir la filière anacarde.

Par ailleurs, des échanges avec les responsables de la société ANATRANS, il ressort que le Burkina Faso produit environ 70 milles tonnes d’anacarde par an alors que le potentiel est là pour produire des valeurs considérables. D’où la nécessité de rechercher des mesures idoines pour augmenter le rendement et tirer donc plus profit de cette filière.

Après cette société, cap est mis sur celle de la SAP et WINNER qui rencontrent aujourd’hui d’énormes difficultés surtout du fait de la fraude. Ainsi, le PM est allé échanger avec les acteurs de ces sociétés pour trouver des issues de sortie de crise.
En effet, selon le DG de la société africaine de pneumatiques, Niaoné Hayouba, cette société a été créée en 1972 et a effectivement démarré ses activités de production en février 1974. Basée dans un pays enclavé, la Sap Olympic, comme la plupart des sociétés industrielles burkinabè a connu et continue de connaître d’énormes difficultés d’ordre existentiel. Au rang de ces difficultés on peut citer entre autres la pratique de la concurrence déloyale sur ses marchés.

A en croire le DG, les marchés de la Sap sont envahis par des produits concurrents d’origine essentiellement asiatique, souvent de mauvaise qualité, mais toujours vendus à des prix imbattables grâce à des pratiques frauduleuses de toutes sortes. Et cet état de fait a pour conséquence la réduction de jour en jour des parts de marché de la Sap avec à la clé, des fréquentes périodes de méventes de ses produits comme c’est le cas actuellement où la société dispose de près d’un milliard quatre cent millions (1 400 000 000) de francs CFA de produits finis en magasin. « Cela oblige notre entreprise à fonctionner principalement en une seule équipe avec un effectif de deux cent quatre vingts (280) travailleurs au lieu des trois équipes possibles pour au moins cinq cents (500) travailleurs », a-t-il déploré.

Même constat au niveau de Winner Industrie, selon sa DG madame Traoré/Ouédraogo Fati. Contrairement à la Sap, les « machines » dans cette société ne tournent plus et les travailleurs se retrouvent dans le chômage technique et sans salaire depuis plus d’une année déjà. Une situation que déplore le PM.
« C’est vraiment difficile de venir trouver cette usine fermée et de voir plus de 120 pères de famille sans travail, c’est une situation difficile et cela nous donne des pincements au cœur ».

Prenant la parole au nom du personnel, le délégué Ouédraogo Ibrahim a laissé entendre que Winner industrie traverse une crise consécutive à une gestion opaque et familiale dont elle fait l’objet depuis la prise de fonction de la DG en 2001. Il a aussi fait savoir que la société n’a ni matières premières, ni produits finis. « Tous les comptes de trésorerie sont vides, aucune créance à recouvrer, avec en sus un passif énorme dont près de 800 millions à l’Etat et des dettes fournisseurs de près de 600 millions », s’est indigné ce dernier.

Dans une telle situation, la prise d’un certain nombre d’actions s’avère indispensable. Il s’agit aussi bien d’actions en interne que d’appuis externes. Ainsi, à la lumière des constats effectués par le Premier ministre en visitant ces unités industrielles dans la région, il est à noter que le problème est « un problème transversal » auquel le gouvernement doit s’attaquer.

« En tant que pays enclavé, si la fraude venait donc à envahir notre marché, nos unités industrielles seront asphyxiées. Cela va contraindre donc le Burkina Faso à être un pays désindustrialisé et nous condamnera à être les consommateurs des produits des autres pays.Ce qui n’est pas acceptable », a dit Paul Kaba Thiéba.

Toutefois, il a affirmé que le pays a l’ambition de mettre en place une économie solide articulée sur ce que nous avons comme richesse nationale notamment l’élevage, l’agriculture mais également les industries de transformation agro-alimentaire. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

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Vos commentaires

  • Le 2 août à 14:56, par JB
    En réponse à : Industries de Bobo-Dioulasso : Les usines meurent sous le poids de la fraude

    Tant de bavardage et de recherche d’endormissement des populations. quand est-ce que le travail commence. nous voulons des actes. pas de verbiage.

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  • Le 2 août à 15:34, par S. DIALLO
    En réponse à : Industries de Bobo-Dioulasso : Les usines meurent sous le poids de la fraude

    A l’heure du solaire la société winner n’est elle pas condamnée à mourir de sa belle mort ? Elle n’a pas su évoluer avec son temps. Elle devrait plutôt chercher à fabriquer des batteries et piles rechargeables par le solaire au lieu de se focaliser sur les piles classiques qui n’ont plus d’avenir. Le monde change les technologies changent et il faut faire avec.

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    • Le 3 août à 09:09, par Eric
      En réponse à : Industries de Bobo-Dioulasso : Les usines meurent sous le poids de la fraude

      Tout à fait d’accord avec toi S. DIALLO.
      Toute société doit chercher à évoluer, à innover, à se moderniser, à être compétitif sur le plan national comme international. Winner à fait le beau temps y’a 10- 15 ans de cela. Le solaire n’était pas d’actualité en ce moment. Pour le moment, Winner doit chercher par mille moyens d’être non pas un distributeur mais un fabriquant de produits à base d’énergie solaire.

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  • Le 2 août à 15:42, par Fils du pays
    En réponse à : Industries de Bobo-Dioulasso : Les usines meurent sous le poids de la fraude

    Merci pour cet article qui décrit les vrais problèmes du Burkina.
    Notre pays doit prendre des mésures qui bouleversent tout.

    1) En finir avec la production du coton destiné à l´exportation. Produisons uniquement pour nos tisserands et nos usines de transformations pour la consommation locale. Ce produit de rente qu´est le coton dégrade le sol. Dans le prix de vente, ce dommage doit y être pris en compte.

    2) Consommons la bouillie de nos céreales le matin. Le pain blanc ne doit plus faire partie de nos aliments de base. Si le niebé, le mil, le mais et le riz local sont nos aliments de base, nous deviendrons riches, au lieu d´exporter le coton mal payé et ensuite utiliser les maigres sous pour importer encore plus cher ce dont nous avons besoin.

    3) Nos ingénieurs mécaniques de toutes les sections de l´industrie ne doivent plus être formés pour la maintenance des machines importées. Ils ont de la cervelle, alors commençons à concevoir nos propres machines comme les chinois et les coréens.
    En ma connaissance, les nouveaux avions d´Air Burkina sont de constrution brasilienne.

    4) Nous devons apprendre la vraie histoire des sciences dans nos universités. Avant l´apparition des grecs sur la scène, les africains avaient déjà des univesités. Les Thales et Pythagoras ont été apprendre en Egypte. Après la colonisation on reimporte ce savoir des dans nos universités en attribuant la paternité de certaines découvertes aux blancs.
    Et voilà nous avons volontairement ou non accepté croir que seul le blanc est fort. Voilà l´erreur fondamentale.

    Levons nos têtes et refusons les mensonges pour nous émanciper mentalement et ensuite économiquement.

    Merci

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    • Le 3 août à 08:40, par Hussein
      En réponse à : Industries de Bobo-Dioulasso : Les usines meurent sous le poids de la fraude

      Fils du pays,
      je suis d’accord avec vous à chaque mot près ! Le problème des ingénieurs "mécanique" est un problème d’un système perfide de formation d’ingénieurs adapté pour l’Afrique qui est incomplet. Si je compare le programme construction mécanique du LTO où j’ai fait mon Bac F1 dans les années 90 avec celui d’un lycée professionnel en Allemagne ou en Autriche, je constate qu’une partie essentielle (Thermodynamique, Mécanique des fluides, Transfert thermique, Dynamique des machines, Technique de mésure et de régulation, etc) même sous une forme élementaire n’est pas enseignée au LTO. Or sans cette partie essentielle on ne peut construire ni une machine ni un système technique consistent qui fonctionne. Je conclus qu’on prive expressément aux africains chez eux l’acces à l’essentiel du savoir technique. Dans les autres domaines ca ne doit pas être autre. Il faut changer complètement ce système scolaire (bien que comparé à celui de beaucoup d’autres pays africains le système burkinabè me semble encore plus complet) mal copié d’un système francais « lui-même mauvé », si on a vraiment le désir d’évoluer avec moins de dépendance. Le mieux serait d’aspirer à un programme scolaire commun au-delà des frontières sous-régionales. Je pense que s’il manque les moyens, il faut se les faire pour se libérer et avancer !

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      • Le 3 août à 13:05, par Fils du pays
        En réponse à : Industries de Bobo-Dioulasso : Les usines meurent sous le poids de la fraude

        Cher Hussein,
        merci pour votre contribution !
        Je soupçonne que vous avez vécu dans un pays non francophone, ou que vous vous êtes intéressé à des pays comme l´Allemagne ou l´Autriche. Effectivement l´expérience montre que nos élèves dans les écoles techniques n´ont pas accès à certaines parties de l´enseignement technique comme vous l´avez cité. Néanmoins, nous devons reconnaitre que les Africains ne veulent pas toujours oser. Il y a aussi le "learning bei doing" que surtout nous les francophones n´appliquons pas. Il y a des gens qui ont fait des découvertes scientifiques sans avoir au préalable une connaissance théorique du fonctionnement de la chose. Certains en Allemagne par exemple n´ont que le niveau 3eme, ce qui ne les empêche pas d´être des constructeurs de machines. Un autre exemple connu est l´homme le plus riche du monde, Bill Gates, qui a intérrompu ses études pour programmer les logiciels que bien de gens utilisent aujourd´hui. Nous devons reconnaitre aussi l´apport des artisans, qui sont quelque fois doués dans leur domaines, mais qui à peine maîtrisent souvent le français. J´ai visité le centre austro de Ouaga en 2013. Ce que j´ai vu là-bas m´a fait pleurer. Le centre austro est remis en gestion à l´Etat depuis in certain temps. On avait placé si je ne me trompe pas, un historien comme Proviseur (je ne condamne pas le monsieur), mais je constate simplement qu´on lui a donné un poste qui n´était pas de son domaine. Qu´est-ce que l´huile d´un moteur dit à un historien ? Pas grand chose. Et il y a beaucoup de cas comme ça dans notre pays. On ne met pas les hommes qu´il faut aux places qu´il faut.

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  • Le 2 août à 15:48, par besnisone
    En réponse à : Industries de Bobo-Dioulasso : Les usines meurent sous le poids de la fraude

    maintenant que le Pm à visité les unités industrielles en difficultés, que est ce qu’il faut faire pour sauver ces usines en matière de liquidation de leurs produits.

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  • Le 2 août à 16:02, par Sidbewindin Somandes
    En réponse à : Industries de Bobo-Dioulasso : Les usines meurent sous le poids de la fraude

    Oui ! A un moment donne, il faudra que l’on passe aux actes. Quand est-ce qu’on commence le travail ? On parle trop !!

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  • Le 2 août à 16:28, par LE CITOYEN
    En réponse à : Industries de Bobo-Dioulasso : Les usines meurent sous le poids de la fraude

    Il faut arrêter de faire la politique de l’autruche et tenir un langage de vérité et réaliste au gens :
    1- La société ANATRANS pour être viable à long terme devra maitriser toute la chaine de production à commencer par la culture de l’anacarde. A titre d’exemple, les producteurs d’huile de palme sur plan internationale produisent eux même la matière première dans leurs plantations en Asie, d’où une maitrise de tous les facteurs de productions et des coûts imbattables ;
    2- La SAP OLYMPIC devra disparaitre avec la SIFA qui était son premier client. Voilà une industrie qui veut continuer à produire des pneus de vélos de de mobylettes alors que les véhicules sont entrain de dépasser les deux roues en nombre au Burkina. Quand on refuse de s’adapter à l’évolution du monde on est obliger de disparaitre de gré ou de force ; 3- Winner industrie veut continuer produire des piles alors que toutes nos campagnes sont inondées de lampes torches solaires rechargeables. Elle devra se réorienter vers la production de plaques photovoltaïques, de lampes solaires et de batteries de condensation pour installation solaire et de batterie de téléphone portable.Elle pourrait s’associer avec la SAB (société des accumulateurs du Burkina) qui a déjà une expérience dans la production de batteries pour véhicules pour devenir un groupe viable ;
    C’est un tel langage que le gouvernement devra tenir à nos industriels et les accompagner dans leur mutations industrielles au lieu d’encouragements hypocrites. Bon enfin comme le "noir" ne veut pas qu’on lui dise la vérité, je les comprend aussi, chacun dit ce que les gens veulent entendre pour protéger son poste et le développement du pays aussi peut attendre les prochains siècles ou le Bon DIEU.

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  • Le 2 août à 16:35, par Disons-nous La Vérité
    En réponse à : Industries de Bobo-Dioulasso : Les usines meurent sous le poids de la fraude

    Oui,monsieur le PM c’est bon de vous indigner mais que faites-vous pour lutter contre la fraude sur tous les plans ?Un pays ne peut pas se construire sur les importations.Les grandes puissances ont commencé par s’industrialiser d’abord.Nous ne pourrons jamais combattre le chômage si nous ne commençons pas par s’industrialiser,par réveiller nos unités industrielles fermées et en attente de fermeture.Des actions fortes de votre part devront être prises pour sauver notre tissu économique.Il faut véritablement lutter contre la fraude pour sauver nos unités industrielles.Ce ne sont pas les discours mielleux devant les braves travailleurs de ces unités et des promoteurs qui vont changer les choses.La fermeté doit être de mise,sinon la ville de BOBO va mourir de sa belle mort.Il faut taxer à un taux les produits importés et qui sont produits ici dans notre pays.Votre ministre du commerce et d’industrie doit doit prendre des mesures coercitives contre les fraudeurs.
    Tous les problèmes de la fraude dépendent du gouvernement et vous laisser mourir les unités industrielles,vous allez répondre demain.Le développement économique d’un pays passe forcement par son industrialisation.C e n’est pas l’import/export qui va vous développer,encore résoudre le problème du chômage des jeunes.

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  • Le 3 août à 08:42, par Hussein
    En réponse à : Industries de Bobo-Dioulasso : Les usines meurent sous le poids de la fraude

    Fils du pays,
    je suis d’accord avec vous à chaque mot près ! Le problème des ingénieurs "mécanique" est un problème d’un système perfide de formation d’ingénieurs adapté pour l’Afrique qui est incomplet. Si je compare le programme construction mécanique du LTO où j’ai fait mon Bac F1 dans les années 90 avec celui d’un lycée professionnel en Allemagne ou en Autriche, je constate qu’une partie essentielle (Thermodynamique, Mécanique des fluides, Transfert thermique, Dynamique des machines, Technique de mésure et de régulation, etc) même sous une forme élementaire n’est pas enseignée au LTO. Or sans cette partie essentielle on ne peut construire ni une machine ni un système technique consistent qui fonctionne. Je conclus qu’on prive expressément aux africains chez eux l’acces à l’essentiel du savoir technique. Dans les autres domaines ca ne doit pas être autre. Il faut changer complètement ce système scolaire (bien que comparé à celui de beaucoup d’autres pays africains le système burkinabè me semble encore plus complet) mal copié d’un système francais « lui-même mauvé », si on a vraiment le désir d’évoluer avec moins de dépendance. Le mieux serait d’aspirer à un programme scolaire commun au-delà des frontières sous-régionales. Je pense que s’il manque les moyens, il faut se les faire pour se libérer et avancer !

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