Industrie burkinabè : le Premier ministre s’imprègne des problèmes de la Société de transformation des fruits et légumes de Loumbila

LEFASO.NET | Par Justine Bonkoungou (Stagiaire) • lundi 17 juillet 2017 à 01h08min

Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba a visité la société de transformation des fruits et légumes de Loumbila (STFL) en compagnie du ministre du commerce de l’industrie et de l’artisanat. C’était ce vendredi 14 juillet 2017. Une visite au cours de laquelle il a pu s’imprégner des problèmes que rencontre cette société dont les activités n’ont pas encore débuté, alors qu’elle traine un lourd passif depuis 2012.

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Industrie burkinabè : le Premier ministre s’imprègne des problèmes de la Société de transformation des fruits et légumes de Loumbila

La société de transformation des fruits et légumes de Loumbila dont les travaux ont débuté en janvier 2012 et devaient être achevés en décembre 2012 possède un capital de 800 millions. 500 millions sont détenus par l’Etat burkinabè et 300 millions par Crystal Trend Investment Limited, une entreprise privée burkinabè.
Mais cinq ans après le début des travaux, la construction n’est pas encore achevée et l’installation des équipements non plus. C’est donc des locaux inachevés dont le taux d’exécution est estimé à 24% et l’installation des équipements estimée à 70% que le Premier ministre et sa délégation ont visité.

Mais qu’est-ce qui bloque ?

Après la visite du site de la société, le Premier ministre et sa délégation ont eu des échanges avec les différentes parties prenantes que sont l’actionnaire privé, les producteurs, l’avocat, le commissaire aux comptes, etc.
Dans une présentation faite au Premier ministre par l’administrateur provisoire Issaka Sourwèma, il ressort que les deux premières directrices générales ont porté atteinte au patrimoine de la société. Les dossiers sont d’ailleurs aux mains de la justice et de l’ASCE-LC. A cela s’ajoute les problèmes de créances et de surdimensionnement de la société.

Cependant, selon l’administrateur provisoire, le plus important à ce jour, c’est de travailler à la relance de la société « Pour nous, la préoccupation n’est pas de revenir sur le passé, mais c’est de voir en fonction des missions qui ont été confiées à l’administration provisoire comment faire des propositions au gouvernement pour que l’usine puisse travailler. »

Un avis partagé par le Paul Kaba Thiéba qui dit avoir désormais en sa possession toutes les informations précises, en vue de trouver des solutions aux problèmes que rencontre la société et travailler ainsi à sa relance. Une relance qu’il juge nécessaire et vitale, car « La STFL est le type même d’entreprise qui rentre dans la vision du président Roch Marc Christian Kaboré. Le type d’entreprise qui rentre totalement en phase avec la vision qui sous-tend le plan national de développement économique et social. C’est le type d’entreprise qu’il faut promouvoir au Burkina Faso pour réaliser la transformation structurel de notre économie parce que notre pays est un pays essentiellement agricole. »

S’il ne donne pas de délais pour un démarrage éventuel des activités de la société, il se dit déterminé à relancer cette unité industrielle. Et ce, pour donner du travail aux jeunes et aux producteurs de la région et partant contribuer à l’économie du Burkina Faso.

Justine Bonkoungou (Stagiaire)
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 17 juillet à 08:07, par nikemsongo
    En réponse à : Industrie burkinabè : le Premier ministre s’imprègne des problèmes de la Société de transformation des fruits et légumes de Loumbila

    Bof. Encore et toujours des promesses. .. ce serpent de mer va engloutir le budget du Burkina à ce rythme. Une structure qui n’a pas encore fini de construire ses bâtiments et qui paye une centaine de personnel..., se dote d’un conseil d’administration, fait défiler les DG...., comment voulez-vous voir le bout du tunnel avec un tel scénario ?

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  • Le 17 juillet à 09:17, par wenlasida
    En réponse à : Industrie burkinabè : le Premier ministre s’imprègne des problèmes de la Société de transformation des fruits et légumes de Loumbila

    Le problème de cette société est que nous avons mis les chariots avant les bœufs. Cette société devait commencer par une cellule projet qui allait travailler à faire émerger la structure "société". Ici, on a crée la société directement, on a acquis du matériel, on a construit... sans vraiment une vraie vision de ce projet.
    Ce ne sont pas des milliards futurs qui vont faire vivre cette société mais une vraie vision et une démarche adéquate qui le feront. En réalité il faut corriger avant d’injecter de l’argent les tares congénitales de cette société.

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  • Le 17 juillet à 09:58, par bof !
    En réponse à : Industrie burkinabè : le Premier ministre s’imprègne des problèmes de la Société de transformation des fruits et légumes de Loumbila

    En étant poli, c’est du floutage de gueule. Prendre les burkinabè pour des idiots, c’est regrettable. Car, cette usine est le type même du futur éléphant blanc. Vous avez mis dans votre catalogue PNDES, au moins une dizaine de milliard pour une usine de transformation de tomates. Ils existent des petites unités de transformation de tomates. C’est ce type d’unités qu’il faut multiplier et non une usine surdimensionnée (sic !). Bref, à quand vous allez virer tous ces fonctionnaires incompétents qui ont gravité autour de ce très bel exemple de gabégie... Un peu plus loin sur la route de Ziniaré, une usine de transformation de sorgho en alcool après avoir été une unité de granit.... Un autre beau éléphant blanc...

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  • Le 17 juillet à 10:01, par l’intègre
    En réponse à : Industrie burkinabè : le Premier ministre s’imprègne des problèmes de la Société de transformation des fruits et légumes de Loumbila

    En dehors de la tomate, disponible à gogo 1 à 2 mois par an, que comptez-vous transformer d’autres pour rentabiliser cet investissement ? déjà éléphant blanc ! futur éléphant blanc demain !

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  • Le 17 juillet à 15:40, par Substance Grise
    En réponse à : Industrie burkinabè : le Premier ministre s’imprègne des problèmes de la Société de transformation des fruits et légumes de Loumbila

    C’est eux memes les actionnaires avec des pretre noms.
    Comment ca peut aller
    Un simple representant d’une structure para-etatique qui devrait disparaitre car contribuant a rencherir le cout de la vie au Burkina disait ceci : on ne peut pas professionnaliser la chaine de la logistique au Burkina parce que des gendarmes ; des policiers ; des agents des eaux et forets ont achete des camions et font du transports. Aussi certaines lois prises par le Ministere des transports sont faites pour les proteger.
    Alors imaginez vous comment le vraix secteur prive peut faire avancer le pays.
    C’est plutot ces faux hommes d’affaires prete noms representant les fonctionnaires et les politiques qui monopolisent tout.
    Le Burkina de demain n’est pas leur souci. C’est plutot ramasser l’argent du pays aller mettre dans des comptes a l’exterieur et faire partir leurs enfants a l’exterieur.
    Aucun patriotisme de leur part

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  • Le 17 juillet à 17:06, par Substance Grise
    En réponse à : Industrie burkinabè : le Premier ministre s’imprègne des problèmes de la Société de transformation des fruits et légumes de Loumbila

    Ca ne peut pas marcher quand les hommes politiques et les fonctionnaires sont les hommes d’affaires caches derriere des prete noms qui se proclamment hommes d’affaires et bonjour la corruption et l’injustice.
    Finalement ceux qui sont dans le secteur prive par passion et veulent participer a la vraie creation d’emplois pour developper le Burkina sont bloques depuis des decennies et ca continue de nos jours.
    A titre d’exemple :un simple representant d’une structure para etatique qui contribue d’ailleurs a rendre la vie chere aux consommateurs burkinabe disait ceci : on ne peut pas professionnaliser la chaine de la logistique au Burkina parce qu’on a des gendarmes ;policiers ; agents forrestiers ;ministres qui ont achete des camions pour faire le transport. Alors des decrets et des lois sont prises pour les proteger avec un systeme de monopole. Ou ont ils eu des milliards pour acheter des camions et creer des SA et SARL ?
    Immaginez vous au 21 ieme avec une administration pareille.
    Le reveil sera tres douleureux pour les peuples africains oprimes par leurs propres freres sous le couvert d’une fausse democratie.

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  • Le 17 juillet à 17:29, par Badégnan
    En réponse à : Industrie burkinabè : le Premier ministre s’imprègne des problèmes de la Société de transformation des fruits et légumes de Loumbila

    Ce vieux projet n’est même pas viable. Comment aller prendre les fruits à l’ouest pour les transformer au Plateau Central ? Ils savent très bien que xa ne marche pas c’est pour xa ; xa traîne toujours. Depuis le début, on a attiré leur attention au ministère des Finances. En 2011, quand une des nombreuses anciennes DG est venue dans notre service pour défendre ce dossier, j’ai pas eu envie de croiser son regard, tellement ce projet m’énervais. Un projet qu’on monte dans l’amateurisme, sans étude de faisabilité ni de marché sans même être capable d’évaluer le coût du projet (de 8 Milliard, on se retrouve à 14 milliards). Donc pour ce projet, on s’est noyé jusqu’au cou, et même si on le réalisait, ; la rentabilité va poser problème. Pour moi ; je pense que ce projet a été monté de toutes pièces pour concurrencer DAFANI. ET il y a bien suspicion avec l’affaire François et cette usine.....

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  • Le 17 juillet à 20:06, par Amadoum
    En réponse à : Industrie burkinabè : le Premier ministre s’imprègne des problèmes de la Société de transformation des fruits et légumes de Loumbila

    Qui dit fruits et legumes sait que "leur pere et leure mere", c’est Bobo Dioulasso et toute tentative de monter une usine de transformation de fruits et legumes dans toute autre localite au Burkina Faso serait moins competitive Le bons sens dicte que la proximite des matieres premeires soit un facteur determinant dans le choix de la localalite de toute usine de transformation. Si nous pensons qu’arreter ce projet maintenant est cher, mettons le en marche et fermons le d’ici 2 a 4 ans. Je vois le dileme. Apres avoir force, concu, et monte un projet qui a avale presque 1 milliard de F CFA en jeu, comment arreter ?

    Cependant evitons de jeter "le bon argent apres le mauvais" !

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