Assainissement dans les Balé et le Koulpélogo : Les acteurs du projet SaniBakou étaient à l’heure du bilan

LEFASO.NET | Maxime Jean-Eudes BAMBARA (stagiaire) • jeudi 13 juillet 2017 à 00h26min

A cinq mois de la fin du projet « Assainissement durable dans 14 communes rurales des provinces des Balé et du Koulpélogo » dénommé ‘’SaniBakou’’, les acteurs de sa mise en œuvre ont dressé le bilan le mardi 11 juillet 2017 à Tenkodogo. C’était à l’occasion de la 3e session du comité national de suivi de ce programme.

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Assainissement dans les Balé et le Koulpélogo : Les acteurs du projet SaniBakou étaient à l’heure du bilan

Mis en œuvre par WaterAid en partenariat avec Varena Asso, Dakupa dans quatorze communes rurales des Balé et du Koulpélogo, le projet SaniBakou vise à augmenter durablement et équitablement l’accès à l’assainissement des populations vivant en milieu rural. Il s’agit des communes de Pompoï, Bana, Yaho, Bagassi, Pâ, Ouri, Siby dans la province des Balé et et des communes de Dourtenga, Lalgaye, Comi-Yanga, Yondé, Sangha, Soudougui et Yargatenga dans la province du Koulpélogo.

A moins de six mois de la fin de la mise en œuvre de ce programme, le comité technique du suivi du projet reste confiant quant àl’atteinte des résultats escomptés que sont entre autres l’amélioration du taux d’accèsàl’assainissementdans les communes précitées à travers la réalisation de 13000 latrines familiales et la réhabilitation de 10000 latrines familiales, le renforcement des capacités de 1425 opérateurs locaux des services d’assainissement et la mise à disposition aux quatorze communes d’une approche éprouvée de promotion de l’hygiène et l’assainissement conforme aux orientations de la décentralisation.

Résultats des trois années de mise en œuvre du projet

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Dr Halidou Koanda, représentant pays de WaterAid

« Des résultats intéressants ont été enregistrés jusque-là », s’est réjoui Dr Halidou Koanda,directeur pays de WaterAid Burkina. Au nombre des acquisengrangés, il a cité la mise à disposition d’un agent communal d’assainissement dans chacune des communes concernées par le projet, la mobilisation dans les différentes communes des associations locales de jeunes et de femmesqui a permis d’impliquer les populationsdans la mise en œuvre du projet, la réalisation et la réhabilitation de plus de 17000 latrines familiales au profit des populations. Il a également noté l’organisation des Sanithons par les maires afin demobiliser des fonds auprès des ressortissants des communes et discuter des questions d’assainissement.

Les difficultés rencontrées

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Antoine Doamba, Haut commissaire du Koupelogo

Selon le Haut-commissaire de la province du Koulpélogo, ces acquis ne doivent pas faire perdre de vue les défis qui restent à relever. Des défis qui se résument à la mobilisation de la contribution financière des co-demandeurs que sont les communes et les ONG partenaires mais aussi à l’organisation de cadres de dialogue communal entre les conseils municipaux et les citoyens.A cela s’ajoute la régulation du recrutement de trois techniciens communaux pour qu’ils bénéficient pleinement du statut d’agent de collectivité territorial et la construction et l’achèvement d’environ 2700 latrines au profit des ménages.

Impact du projet sur le changement des comportements

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Armand Abgas, député Maire de Dourtenga

« Ce projet a un intérêt particulier dans la santé de nos populations. Quand on constate que la santé est liée à l’assainissement et que ce projet contribue à réduire certaines maladies dans nos communes, je crois que celaa un impact très important pour nos populations », areconnu Armand Abgas, maire de Dourtenga. Selon ses mots, il n’y a pratiquement pas eu de difficultés dans sa commune car les populations en avaient besoin. « L’adhésion est totale et je crois qu’on aura du mal même à satisfaire toutes les doléances »a-t-il renchéri.

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Idrissa Kaboré, 1er adjoint au maire de Sibi

A Siby par contre, la difficulté majeure reste le changement des mentalités.« C’est vrai que beaucoup ont adhéré au projet mais certains restent toujours réfractaires et se plaisent à déféquer à l’aire libre. Or beaucoup de maladies liées au manque d’hygiène telles que le choléra et la diarrhéesont des maladies que nous ne connaissons presque pas par le simple fait qu’il y a rare de concessions qui n’ont pas de latrine », a confié Idrissa Kaboré, 1er adjoint au maire de Siby ».

En rappel, le projet « SaniBakou » a démarré le 1er avril 2014. Et le coût de son financement est estimé à plus de 2 milliards de F CFA.

Maxime Jean-Eudes BAMBARA (Stagiaire)
Lefaso.net

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