Droit d’auteur en Afrique : Les sociétés de gestion collective discutent d’un plan stratégique

LEFASO.NET | Tiga Cheick SAWADOGO • mercredi 5 juillet 2017 à 00h21min

Les sociétés de gestion collective en Afrique sont à la recherche de meilleures stratégies pour mieux jouer leur rôle de documentation, perception, et de distribution des droits des créateurs. A travers le Comité africain de la Confédération internationale des sociétés d’auteur et de compositeurs, elles sont réunies en atelier de pré-validation d’un plan stratégique pour les trois années à venir. Les activités qui ont débuté ce 3 juillet 2017, se poursuivent jusqu’au 6 à Ouagadougou.

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Droit d’auteur en Afrique : Les sociétés de gestion collective discutent d’un plan stratégique

« Nous sommes minés par de nombreux problèmes au niveau des moyens et outils de travail ; au niveau des ressources humaines, de la technicité … », cette introduction-diagnostique de Irène Vieira, Directrice du bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA) en dit long sur la santé des sociétés de gestion collective en Afrique.

Elles sont donc à la recherche de meilleures stratégies pour jouer pleinement leurs rôles. La rencontre de Ouagadougou sera l’occasion d’identifier de manière systématique l’ensemble des défis auxquels les sociétés de gestion collective font face au quotidien. Elles qui ont la mission d’assurer une rémunération équitable des ayants droits des droits d’auteur dont les œuvres sont utilisées sur différents types de support.

L’atelier qui se tient dans la capitale du cinéma africain fait suite à celle du 20 au 23 juin à Hararé au Zimbabwe pour les pays anglophones membres également du comité africain de la Confédération internationale des Sociétés des Auteurs et des Compositeurs (CISAC). La présente réuni surtout les pays francophones.

Pour Samuel Sangwa, directeur régional Afrique de la CISAC, l’atelier de pré-validation est un cadre de réflexion et de formulation complète des activités, des initiatives et projets axés sur les résultats tangibles et mesurables que les membres du comité africain de la CISAC devront mettre en chantier et implémenter pour le développement des gestions collectives en Afrique.

« Les sociétés de gestion collective doivent être encore plus profondément au cœur des industries créatives en Afrique. Car elles sont à ce jour, l’un des outils à même de monétiser la créativité, impulser la création d’emploi innovants pour les jeunes, diversifier l’économie et attirer des investissements porteurs », a-t-il dit à la cérémonie d’ouverture.

C’est donc une rencontre de la plus haute importance pour les sociétés de gestion collective. De l’avis de Wahabou Bara, directeur général du Bureau burkinabè des droits d’auteur(BBDA), les travaux permettront de « poser un diagnostic franc », voir les forces et les faiblesses des sociétés, et finalement tracer les axes prioritaires d’intervention pour les trois prochaines années.

Ouagadougou en attendant Kigali

La documentation, la perception, la licence, la distribution, toutes ces activités qui sont au cœur du mandat des sociétés de gestion collective, seront passées en revue à Ouagadougou. Mieux encore, les participants parleront également de lobbying.

« Il est important que le droit d’auteur et sa capacité à contribuer au développement socio-économique de nos pays, soit reconnu par les populations, les décideurs politiques et les usagers… », a poursuivi le directeur régional Afrique de la CISAC.

Les organisateurs ont précisé que les sociétés de gestion collective qui sont membres de la CISAC bénéficient de l’accompagnement de cette instance internationale. Mais il sera abordé au cours des travaux, des stratégies de mobilisation de ressources au sein des Etats, des ensembles régionaux, des institutions internationales (Organisation internationale de la propriété intellectuelle), par exemple.

Le plan stratégique qui est l’objet de la rencontre propose des activités en réponse aux différents défis des sociétés de gestion. Il oriente également la manière de mobiliser les ressources. « Nous aurons un document de référence, un plan stratégique sur les trois années à venir qui nous permettra de faire du plaidoyer de la mobilisation des ressources et de l’évaluation des activités de soutien », a Samuel Sangwa.

« Après cette pré-évaluation, on se retrouvera à Kigali en fin juillet pour l’adopter définitivement », a pour sa part indiqué Irène Vieira la Directrice du bureau ivoirien du droit d’auteur ( BURIDA) et par ailleurs Présidente du comité africain de la CISAC.

En rappel, les sociétés de gestion collective qui s’occupent des droits des auteurs, producteurs, interprètes sont réunis au sein d’une confédération internationale. Elle est divisée en comités régionaux. Le comité Africain de la CISAC est dans un processus d’élaboration d’un plan stratégique de développement pour être plus efficace dans la perception des droits des auteurs et créateurs.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

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