‘’Il faut un partage équitable, si les riches veulent vivre en paix ’’, Harouna Gouem, président de la Coalition des acteurs économiques pour un commerce équitable

mardi 4 juillet 2017 à 00h44min

Chambre de commerce, Patronat, incivisme fiscal, relance économique. Ce sont entre autres points abordés dans cet entretien avecce jeune opérateur économique, Harouna Gouem. Président de la Coalition des acteurs économiques pour un commerce équitable, son organisation s’est beaucoup illustrée dans les périodes qui ont précédé le renouvellement des instances de la Chambre de commerce du Burkina en prêchant entre autres « pour des élections consulaires transparentes, l’équité dans le processus et une équipe de combat à la tête de l’institution ». Huit mois après l’arrivée de la nouvelle équipe à la tête de la Chambre de commerce (premier organe dirigeant de l’ère post-insurrection), El Hadj Harouna Gouem est sans langue de bois sur la vie de l’institution et sur bien d’autres questions liées à la vie du pays. Entretien !

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‘’Il faut un partage équitable, si les riches veulent vivre en paix ’’, Harouna Gouem, président de la Coalition des acteurs économiques pour un commerce équitable

Lefaso.net : Votre organisation a été une des actrices qui ont prôné une « relance rapide » de la Chambre de commerce afin de donner un coup d’accélérateur à l’économie nationale. Comment jugez-vous la marche de l’institution, huit mois après l’entrée en fonction de la nouvelle équipe ?

Harouna Gouem : Nous avons vraiment lutté pour qu’il y ait un bureau élu au niveau de la Chambre de commerce. Mais, bientôt huit mois que ce bureau est mis en place, je dirais que nous sommes déçus des promesses qui ne sont pas tenues. Le président a, le jour de son installation, fait plusieurs promesses. Il a promis par exemple qu’en trois mois, la Chambre de commerce allait être gérée autrement ; qu’il allait mettre en place un règlement intérieur, un comité d’audit, doter la Chambre de commerce d’une charte de bonne éthique, etc. A ce jour, seul le règlement intérieur du bureau national a été mis en place. On peut aussi citer la formation sur les marchés publics. Dans les régions, rien. Même pas de plan d’action. Nous sommes bientôt à huit mois (après la mise en place du nouvel organe dirigeant, ndlr) alors qu’il l’avait promis dans les trois mois qui suivent. A ce niveau, c’est une déception. Dans les régions, c’est l’inaction totale. Parmi les promesses, il y avait la construction en 2017, d’un marché de véhicules et de fruits et légumes, mais à ce jour, même le lieu pour la construction de ces infrastructures n’est pas encore désigné, n’en parlons pas le plan architectural. Vraiment, on est déçu ; parce que la Chambre de commerce qu’on attendait pour booster l’économie n’est pas celle-là.

Lefaso.net : Depuis sa mise en place, avez-vous, en tant qu’organisation de professionnels, eu des rencontres avec les premiers responsables pour parler de l’institution ?

Harouna Gouem : Nous n’avons pas eu de rencontres, comme il (président de la Chambre de commerce, ndlr) avait dit qu’il allait travailler à rassembler tous les acteurs économiques, que c’est ensemble qu’on réussit, on pensait qu’il allait inviter les gens, recueillir leurs propositions pour qu’on puisse avancer. Mais, jusque-là, rien du tout. Il avait aussi dit qu’il allait beaucoup communiquer sur les actions, mais là également, rien. Ce qui revient à dire qu’il n’y a pas d’actions (puisqu’il a dit qu’il va communiquer sur les actions). Il avait promis la mise en place d’un Fonds de deux à cinq milliards pour booster les entreprises, là aussi, rien. Il en est de même pour le Fonds d’investissement. Il avait aussi dit qu’il allait proposer au gouvernement d’autres modèles de fiscalité qui pourraient arranger les acteurs économiques. En réalité, ils (les membres de l’organe dirigeant, ndlr) travaillent très peu et les échos qui nous parviennent sont qu’il semblerait que l’administration de la Chambre de commerce, c’est-à-dire les agents, les empêcheraient de travailler. Mais, comme ce n’est pas officiellement dit, nous attendons de voir. S’ils n’arrivent pas à gérer ça à l’interne, qu’ils le mettent sur la place publique, on va les aider à gérer la situation (parce que les agents de la Chambre de commerce ne peuvent pas les empêcher de travailler…).

Lefaso.net : Empêcher de travailler, ça veut dire quoi ; qu’il y a des sabotages, blocages … ?

Harouna Gouem : On ne comprend pas, des membres du bureau se plaignent que ça ne va pas. Ils peuvent trouver cela comme argument, mais je pense que si c’est le cas, c’est leur efficacité même qui est remise en cause. Mais, ça ne m’étonne pas … Dans un pays, pour que les choses marchent, il faut des gens de vision, qui s’élèvent au-dessus de certaines considérations, qui ont la culture de l’humilité, le souci de l’équité sociale, qui fédèrent les gens.Mais, si vous avez des gens, des capitalistes purs, qui viennent et qui s’emparent de tout, ça ne va pas. Quand ça ne va pas, quand les gens n’ont plus les moyens pour faire face au coût de la vie, ils sont obligés de dire que ça ne va pas. Vous voyez aujourd’hui,ça revendiquent partout. Donc, il faut un partage équitable, si ceux qui en ont veulent vivre en paix.

Lefaso.net : La question des revendications, qu’est-ce que cela implique ; est-ce dire que c’est parce qu’économiquement les choses ne roulent pas comme l’on souhaite… ? Pensez-vous que la Chambre de commerce peut jouer un rôle dans la relance … ?

Harouna Gouem : Vous savez, en réalité, la Chambre de commerce avait le pouvoir de faire entrer de l’argent pour prêter aux opérateurs économiques, aux entreprises. Mais, il faut d’abord que la Chambre de commerce, elle-même, soit crédible. Vous savez qu’il y a un vice-président qui a été arrêté pour fraudes fiscales, usage de faux, etc., ça ternit l’image de la Chambre de commerce. Et la deuxième erreur que les acteurs économiques ont fait est que des membres se sont levés encore, ont appelé à sortir marcher contre l’arrestation de cet opérateur économique. Quel bailleur de Fonds va financer des gens qui refusent de payer des impôts ? C’est dire que c’est le minimum ! Même s’il y a des fautes, ne persistez pas dans l’erreur en marchant contre les actes de justice. L’image de la chambre de commerce est ternie, les milliards promis, rien ne vient ; c’est le statu quo. Même s’il est vrai que l’arrestation ternissait l’image de la Chambre, la marche contre cet acte de justice ternit encore davantage cette image. Des acteurs économiques qui refusent de payer des impôts ! C’est mal vu.

Lefaso.net : Vous avez prôné une Chambre de commerce efficace, à même de relancer rapidement l’économie nationale (au regard des situations que le pays a traversées). Quelle doit être la conduite à tenir par tous les acteurs économiques, maintenant que le bureau est en place ?

Harouna Gouem : Même avec l’élection du bureau, les autres candidats ne devraient pas baisser les bras. Malheureusement, même ceux qui étaient candidats à la présidence de le Chambre n’assistent même plus aux réunions des membres consulaires de la Chambre de commerce. Pourtant, des gens leur ont fait confiance ; ils devaient être-là pour soit aider ceux qui sont élus à travailler ou les recadrer dans les actions quand ça ne va pas. Mais, quand des leaders qui étaient candidats se retirent et laissent ceux qui ont placé leur confiance en eux face à l’équipe qui dirige uniquement, ça ne peut pas aller. Ils devaient donc rester, participer aux réunions, faire des propositions pour que l’économie puisse décoller. En réalité, la Chambre de commerce pouvait bien faire bouger les choses…, mais hélas !

Lefaso.net : Que faut-il faire donc pour que tout aille bien à la Chambre de commerce ?

Harouna Gouem : Il faut l’apport de tous. Puisqu’il (le président) a un programme ; sur la base de cela, les gens peuvent discuter pour voir ce qui est faisable et trouver des solutions. Il y a des gens qui ont des propositions, allant dans le sens de la fiscalité par exemple, de sorte que la Chambre puisse proposer quelque chose de concret au gouvernement sur ce point. Mais ils ne font rien (les membres dirigeants, ndlr), alors qu’il faut travailler à ce que tous les acteurs puissent apporter leurs avis et propositions. Il faut créer le cadre, les conditions, faire une ouverture pour rencontrer les syndicats, les organisations, etc.

Lefaso.net : C’est à eux donc de prendre l’initiative pour cette ouverture … ?

Harouna Gouem : Forcément à eux de prendre l’initiative, donner l’impulsion.

Lefaso.net : Quelle analyse faites-vous de la situation de l’économie burkinabè, en rapport avec votre secteur d’activités ?

Harouna Gouem : Les acteurs économiques burkinabè, la majorité,s’arrangent pour payer moins les impôts. Quand on se retrouve dans une telle situation, je pense qu’on ne doit pas empêcher la justice de faire son travail, de n’arrêter personne. En réalité, les gens veulent travailler, mais ils n’ont rien pour se lancer. Quand vous voyez le gouvernement qui se lève avec cinq milliards 500 millions pour injecter dans l’économie, c’est beaucoup, mais les gens (y compris moi-même) diront que ce n’est pas arrivé. Seize milliards 500 millions en trois ans… L’idéal aurait voulu qu’on investisse toute la somme cette année, et qu’on laisse l’argent dans l’économie pour le faire rouler au moins dix ans. Cela allait produire de grands résultats. Mais, quand on dit cinq milliards 500 millions chaque année, avec les conditions que nous connaissons…, c’est bon, mais ça ne fait pas grand-chose.

Lefaso.net : Il y a de nombreux grincements de dents autour de ce programme spécial. Mais, on peut reconnaître quand même qu’il est le bienvenu !

Harouna Gouem : Je pense que c’est bien, même si les conditions ne sont pas aussi faciles pour la grande partie des Burkinabè. A mon avis, le problème se situe au niveau du montant qui n’est pas élevé (pour une mesure qui concerne tout le pays, je trouve que le montant est très insignifiant). Quand vous faites un calcul de fond, on trouve que ça ne va pas faire grand-chose. Des prêts allant de 100 mille à 1000 000 FCFA pour la jeunesse non diplômée, de 1000 000 à 1 500 000 FCFA pour les diplômés post-Bac, je pense que c’est insignifiant. A moins que ce soit quelqu’un qui ait déjà fait une formation ou qui est déjà installé et qui veut renforcer ses activités. Sinon, c’est difficile avec ces montants de se lancer (même si ça dépend du domaine d’activité). Encore, le montant prévu pourra financer combien de personnes (même si les conditions n’étaient pas difficiles). Si l’Etat avait opérationnalisé le Fonds de garantie, on pouvait espérermieux…

Lefaso.net : Quel est votre niveau d’implication, en tant que Coalition, pour le succès de l’initiative ?

Harouna Gouem : Les gens viennent envers nous pour des informations et nous les leur donnons. En effet, nous avons recueilli des informations auprès des différents Fonds (FASI, FAIJ…) que nous leur donnons et s’ils veulent même remplir les fiches, nous leur venons en aide. Les gens se plaignent en tout cas des conditions, mais personnellement, je ne me plains pas de conditions, c’est plutôt le montant. En réalité, tout est technique, quand les gens s’asseyent souvent dans les bureaux et ils élaborent, ça ne correspond pas souvent aux réalités du terrain ; donc arriver sur le terrain, ça coince.

Lefaso.net : On imagine que toutes ces conditions visent pour le gouvernement à s’assurer du remboursement. Mais, la réalité est que dans ces cas de figures, les gens ont tendance à se concentrer sur le comment rembourser que de miser leurs énergies sur la prospérité de leur initiative. N’y-a-t-il pas d’autres façons de se rassurer du paiement et éviter les conditions et pressions qui peuvent conduire à l’échec ?

Harouna Gouem : En réalité, je ne vois pas d’autres solutions qui pourraient rassurer du remboursement, si ce n’est passé par des groupements professionnels, les organisations. Là, les gens vont payer ; parce que les responsables de ces organisations ne vont accepter que quelqu’un qui ne paie pas ses dettes soit dans leur groupe. Encore, quand un membre du groupe, à qui ils faisaient confiance, n’arrive pas à rembourser, ce sont eux-mêmesqui vont se charger de rembourser parce que dans le groupe, des gens auront prospéré et ils vont rembourser à la place de celui qui n’est pas solvable. Je pense que cette option peut aider.

Lefaso.net : A ce jour, quel est le principal défi de votre Coalition ?

Harouna Gouem : Nous, nous avons voulu rester dans le silence, laisser le bureau faire au moins un an, voir sa capacité à travailler et s’il y a des insuffisances, qu’on les relève et qu’on apporte ce qu’on peut apporter. Il faut lui accorder le bénéfice de la bonne foi. Donc, il faut qu’on attende une année avant de décider de la conduite à tenir. Mais en attendant, s’il y a des incohérences, on les soulève pour attirer leur attention.

Lefaso.net : On sait que votre Coalition est représentée sur le territoire, est-ce que les activités se poursuivent au niveau local ?

Harouna Gouem : Effectivement, nous ne pouvons pas passer un mois sans que le bureau ne se réunisse, pour porter son appréciation sur certaines situations. S’il faut trancher une position, nous le ferons, mais s’il faut rester silencieux, nous le ferons aussi pour laisser travailler. Nous poursuivons également la mise en place de nos structures locales et accueillons les nouvelles adhésions. Nous poursuivons le travail, mais ce n’est plus dans la même lancée que lors de la pré-campagne pour le renouvellement de la Chambre de commerce.

Lefaso.net : On sait que l’actualité, c’est aussi la recrudescence des actes d’incivisme, et quand on parle d’incivisme, on peut non seulement le considérer de façon globale dans la société, mais de façon spécifique par le commerçant qui ne paie pas par exemple ses impôts. Quel rôle peut jouer votre organisation dans le combat pour un retour aux valeurs … ?

Harouna Gouem : Effectivement, sur l’incivisme économique (je dirais), il faut une responsabilité du gouvernement ; puisque, quelqu’un qui est laissé à lui-même, trouve que c’est lui qui a cherché son argent, il s’est débrouillé tout seul, donc il n’y a pas de raison qu’il prenne son argent comme ça pour aller donner. Mais, si l’Etat crée les conditions, accompagne, vous verrez que les gens paieront les impôts. Encore, même ceux qui paient les impôts, quand ils ont un problème, ils sont laissés à eux-mêmes. Des gens ont vu leur hangar, leur magasin brûlés, mais il n’a pas eu l’idée par exemple de dire aux victimes qui ont payé les impôts, qu’on va les aider.On a des gens qui ont perdu leurs commerces, mais le gouvernement n’a pas réagi. Or, si le gouvernement accordait un regard à cet aspect, vous verrez que les gens vont payer volontiersles impôts. Si le gouvernement crée les conditions, les gens payer leurs impôts ; parce que c’est comme s’ils faisaient une garantie en payant leurs impôts.

Lefasso.net : …cela rend difficile votre travail de sensibilisation sur le terrain, certainement !

Oui, ça rend difficile. Regardez dans certains marchés de la capitale, quand il pleut, c’est même difficile d’y accéder. C’est qu’il n’y a pas une véritable implication de l’Etat pour permettre aux acteurs de comprendre qu’ils comptent dans la chaîne, ils sont délaissés et quand c’est comme cela, c’est difficile qu’ils paient leurs impôts. Par exemple, est-ce que ceux qui postulent par exemple aux marchés de l’Etat peuvent se soustraire des impôts ? Non, parce qu’il y a une certaine lisibilité. Celui-là est différent du commerçant qui au quartier, qui vend sa boutique, qui ne sait même pas quelle est sa recette journalière, quand vous voulez que celui-là paie ses impôts correctement, il faut de l’accompagnement, de l’incitation à s’acquitter de ses obligations. La publicité ne suffit pas, il faut que les gens voient les intérêts qu’ils ont à payer leurs impôts. Encore, lorsqu’ils paient leurs impôts et ils font face à l’actualité des détournements, c’est encore décourageant. On ne peut pas payer pour que d’autres détournent ! Ce n’est pas possible. Ce sont des choses qu’il faut combattre.

Quant à l’incivisme général, il faut dire que les gens ont un esprit corporatiste très avancé au Burkina ; tu vois des militaires qui font une descente dans un quartier pour bastonner les gens, parce qu’un de leur camarade a eu maille à partir avec un civil, etc. On ne peut pas vivre avec ça. C’est pourquoi quand les gens sortaient pour soutenir l’opérateur économique qui a été arrêté, j’étais contre, parce qui si on veut vivre de cette manière, on ne va pas s’en sortir (puisque quand un d’entre vous a un problème seulement, vous faites bloc ; ce sera compliqué. Qui est seul ? Personne n’est seul). Je pense quand le problème est professionnel par exemple, on peut trouver des méthodes pour soutenir la personne qui a les difficultés. Mais, si on veut affronter l’Etat, ce sera compliqué. On peut revendiquer de façon responsable. Dieu merci que c’est corporatiste, imaginez si c’était ethniciste ou régionaliste, ça allait être encore plus grave.

Donc, il faut qu’on essaie de voir notre démarche. Là où on attend la Chambre de commerce et le Patronat, on les entend très peu officiellement. Le Patronat est-là par exemple pour défendre l’employeur. Mais quand les gens grèves, ça paralyse l’économie, ils ne disent rien (on dirait ça ne les concerne pas). Pourtant, c’est-là où ils sont aussi attendus, parce que ça met les patrons en difficultés. Quand l’administration ne travaille pas, il faut faire des propositions pour approcher le gouvernement pour des solutions. Mais si vous ne dites rien, le gouvernement sait que même si les agents font un mois de grève, pour finir ils vont travailler, donc il ne se presse pas. Donc, c’est l’économie qui en pâti.

Lefaso.net : Et si l’on vous demandait un message pour l’ensemble des Burkinabè ?

Harouna Gouem : Au monde économique d’abord, je dirais que chacun reste responsable, en s’acquittant de ses obligations (impôts, être en règles vis-à-vis de ses employés) ; parce qu’en réalité, si on peut dire que le gouvernement fait un effort pour payer un peu bien ses employés, ce n’est pas le casavec le secteur privé où 90% des employés sont très mal payés par leur employeur. Or, cela ne fait pas rouler l’économie. Le gouvernement emploie seulement environ 150 mille personnes, le reste, ce sont les privés qui l’emploie. Mais, quand vous (les privés, ndlr) ne payez pas bien les employés, vous faites des milliards sur leur dos, comment ça va faire rouler l’économie ?

Si le potentiel de votre chiffre d’affaires entre dans les mains de vos employés, ça allait revenir sur le terrain ; ce qui permet de faire rouler l’économie. Mais, si vous cumulez ça, vous bloquez l’argent dans les comptes, je crois que c’est dégelasse. Ce sont des sujets sur lesquels, la Chambre de commerce doit intervenir ; il faut que les employés du secteur privé s’en sortent bien avec leur salaire. Quand vous voyez un enseignant du privé qui n’a même pas 50 000 FCFA et vous vous taisez sur ça ! Non, ça ne va pas, cela tue l’économie. Si l’argent n’est pas partagé, ça ne fait pas rouler l’économie. Je dirais donc qu’il faut que chacun soit plus responsable, aille au-delà de l’égoïsme, descendre sur le terrain de l’altruisme pour faire bouger l’économie, mieux partager et que les gens s’en sortent mieux.

Je félicite le gouvernement pour ses engagements, qu’il continue et fasse mieux que ça. Il y avait des Fonds qui étaient-là, mais en réalité ils étaient vides, il a fallu ces initiatives pour relancer les choses. S’il peut faire plus, je pense que ce sera bien pour l’économie burkinabè.

Lire aussi : Chambre de commerce et d’industrie du Burkina : Mahamadi Savadogo « Kadhafi », le nouveau khalife des opérateurs économiques

Entretien réalisé par O. L.O
Lefaso.net

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