Lutte contre le paludisme au Burkina Faso : les acteurs du projet MIRA ont fait le bilan de la première année de leurs activités à Banfora.

LEFASO.NET | Romuald DOFINI • jeudi 15 juin 2017 à 23h57min

Présidé par madame le gouverneur de la région des Cascades, la ville de Banfora a abrité la deuxième rencontre du comité de gestion du projet wellcome trust MIRA le mercredi 14 juin 2017. Cette rencontre avait pour objectif, de faire le bilan des activités du projet et d’envisager de nouvelles perspectives pour le futur afin d’aider le gouvernement burkinabè dans la lutte contre le paludisme.

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
Lutte contre le paludisme au Burkina Faso : les acteurs du projet MIRA ont fait le bilan de la première année de leurs activités à Banfora.

Le paludisme est un problème de santé publique majeur avec environ 200 millions de cas chaque année. Près de 600 000 décès sont enregistrés chaque année dont 80% en Afrique subsaharienne, faisant ainsi du paludisme la première cause de mortalité des enfants de zéro à cinq ans. « A la fois cause et conséquence de la pauvreté, le paludisme est la maladie parasitaire la plus répandue au monde », a expliqué madame le gouverneur de la région des Cascades, Léontine Zagré.

A l’en croire, au Burkina Faso, les autorités sanitaires ont annoncé une réduction de 1,2% des décès en 2015. Cependant, la maladie demeure un sujet d’inquiétude et constitue la première cause de consultation, d’hospitalisation et de décès. Aussi, 9,8 millions de cas de paludisme dont 4 000 décès ont été enregistrés en 2016. Malgré les nombreux efforts consentis par le gouvernement burkinabè dans la lutte contre le paludisme notamment à travers la campagne de distribution gratuite de moustiquaires, le paludisme demeure la première cause de décès dans les structures de soins au Burkina.

C’est pour comprendre ce phénomène et de pouvoir lutter efficacement contre cette maladie que le projet Wellcome trust intitulé : Améliorer l’efficacité de la prévention du paludisme dans un pays d’Afrique à résistance aux insecticides, en abrégé et en anglais MIRA, est mis en œuvre par le Centre National de Recherche et de Formation sur le Paludisme (CNRFP) au Burkina Faso en collaboration avec des partenaires européens.

« Nous avons constaté que malgré les campagnes gratuites de distribution de moustiquaires faites à travers l’ensemble du pays, il semble y avoir un faible impact sur la mortalité infantile », affirme Valéa Innocent, administrateur délégué du CNRFP. Selon lui, le projet vise à comprendre le phénomène et à améliorer les stratégies de prévention du paludisme au Burkina Faso.

« Ce projet consiste à travers une étude à identifier les contributions relatives des vecteurs, le comportement des hommes et les facteurs liés aux systèmes de santé et à l’efficacité de la stratégie de prévention du paludisme pour une meilleure stratégie de lutte efficace contre le paludisme », a t-il poursuivi.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini
Lefaso.net

Portfolio

Imprimer l'article

Vos commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés