Projet de Code électoral : « Pourquoi s’acharner à vouloir détruire ce qui marche ? », s’interroge Dr Ablassé Ouédraogo

samedi 10 juin 2017 à 08h00min

L’avant-projet de loi portant Code électoral est une pullule amère à passer au sein de l’opinion, surtout pour les partis politiques et certaines organisations de la société civile. C’est le cas avec le président de Le Faso autrement, Dr Ablassé Ouédraogo, qui s’est prononcé sur ce sujet d’actualité via sa page Facebook officielle.

Projet de Code électoral : « Pourquoi s’acharner à vouloir détruire ce qui marche ? », s’interroge Dr Ablassé Ouédraogo

« L’avant-projet de loi portant code électoral que le gouvernement a proposé le 30 mai 2017 aux partis politiques ne peut pas prospérer, parce qu’il comporte les incongruités déjà dévoilées par la CODER et d’autres formations politiques et mouvements sociaux et fait surtout référence à une Constitution qui n’existe pas.

Et comme le code électoral ne peut pas précéder la Constitution, la démarche du gouvernement est tout simplement ubuesque. Pire, cette intention du pouvoir MPP remet en cause les acquis chèrement engrangés par notre peuple dans sa quête de démocratie.

Les gouvernants veulent s’acharner sur l’une des rares choses qui marchent relativement bien dans notre pays, au lieu de s’occuper des vrais problèmes des Burkinabè qui sont d’ordre socio-économiques et sécuritaire.

Cette façon de gouverner expose dangereusement le Burkina Faso au double plan national et international, en ce sens qu’elle n’est pas de nature, d’une part à favoriser un climat socio-politique de sérénité et, d’autre part jette un discrédit sur l’image du pays à un moment où il a pourtant besoin de plus d’intelligence pour sa relance économique tant attendue par l’ensemble du peuple burkinabè.

Cette initiative, si besoin en était, confirme que le pouvoir MPP à l’apogée de son art de « gouvernance à vue », bâti sur des ballons d’essai, ne peut pas être la réponse aux préoccupations des Burkinabè. Et tout comme la récente proposition de loi scélérate contre le droit de grèves, cet avant-projet de loi portant code électoral fera « Pouff », à moins que le destin du régime actuel ne fasse de la présente démarche, son article 37 de la Constitution.

En ce mois pieux de jeûne, mois de solidarité et de partage, que Dieu bénisse le Burkina Faso ! »

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Messages

  • Ablassé cette fois ci en tout cas, tu as parlé comme un mossi du plateau central !!!
    Comment un ministre peut laisser publié un document ou brouillon de travail ? je crois que y a anguille sous roche sinon ce projet serait pas dans la presse.
    Mais pour faire amende honorable, on parle de tout et de rien.Si chaque ministère devait jeter ces documents de travail dans la presse et demander qu’on apporte de suggestions, il faut simplement renoncer au salaire et autres car le peuple vous paye pour le faire .
    C’est écœurant certains propos , mieux vaut de fois se taire quand on a pas de justificatif valable

  • Ablasserie des ablasseries, tout est ablasserie. Le simple fait de voir seulement ce visage me donne la poisse. J’étais de passage.

  • Dans ces derniers temps, je ne jamais cautionné les sorties d’Ablassé Ouédraogo le mangeur du Kolas avec sa CODER : Mais cette fois ci, je partage son point de vue : ‘’’’Car on ne change pas ce qui marche à merveille depuis que la jeunesse Burkinabé a dit que rien ne sera plus comme avant. Détruire la CENI c’est d’instauré a la place un pouvoir parlementaire destiné de donner la force aux décideurs du jours qui veulent s’éterniser au pouvoir sans aucune élection crédible. John Maxwell, le grand spécialiste et conférencier du leadership dans son célèbre ouvrage bestseller intitulé ’’’les 21 lois du leadership, suivez-les et les autres vous suivront’’’ et moi je demande au peuple de ne pas suivre ces décideurs du moment qui se prennent pour des leaderships malins, et on ne demande pas d’être intelligent pour comprendre qu’ils veulent duper le peuple avec ce changement du code électoral à venir. Je déplore l’éternel recommencement comme au temps de l’ancien régime des décideurs du jour, pourtant le 31 Octobre 2014 le peuple Burkinabé avec sa jeunesse étaient très claire avec son soulèvement populaire, en disant aux gouvernants qui suivront, ‘’’d’avoir le courage politique de rompre rapidement avec ce qui a fait son temps sans des bons résultats, pour s’autoriser l’exploration d’autres voies susceptibles franches et sans triche, pour faire avancer le pays que nous aimons tous.’’’ Bravo Ablassé.

    • Existe-il un lien pour accéder à ce document de travail ? Peut-être non, puis qu’il s’agit pour le moment d’un document de travail mis à la disposition des partis politiques seulement. Quand les politiques auront fini leur part de travail à travers les différentes tractations en cours et apporté leurs amendements, nous autres, citoyens ordinaires, pourrons avoir accès au document dans son entièreté et aviser. Pour l’instant, allons doucement quand on est pressé.

    • M.S : Il faut battre le fer quand il est chaud. Le mal au Burkina depuis son indépendance, c’est l’égoïsme de ses dirigeants qui prennent le peuple et leurs compatriotes comme des moutons ou leurs maîtresses. Si nous attendons pour agir comme tu le demande gentiment, la vase sera débordée comme ce fut le cas du tripatouillage de l’article 37 en 2014. Celui ou ceux qui ont formulé ce dossier, ont mûri leur stratégie depuis longtemps, comme en 2004 Salif Diallo demandait carrément un régime parlementaire au Burkina que nous connaissons ce que ça veut dire dans une dictature. La CENI a prouvé aux dernières élections présidentielles et législatives sa capacité de prendre ses responsabilités, en mettant en compte les recommandations de la jeunesse qui dit de rompre avec le passé. Alors nous sommes en bonne voie sur une bonne gouvernance avec notre CENI qui est en mesure de bien contrôlé toutes nos élections. Nous ne voulons pas ceux qui veulent la malédiction du Burkina, en voulant concentrer le pouvoir sur un système parlementaire comme ce fut les cas en Roumanie, et d’autres pays qui ont causé des soulèvements populaires suivis des morts sans nombre. En changeant le code électoral, nos décideurs veulent froissé l’alternance politique en faveur de la jeunesse, et continuer à manipuler le peuple pour voler toute élections dans l’impunité. C’est pourquoi nous devons enterrer dès maintenant ce projet pour laisser un libre chemin à l’alternance politique voulu par la jeunesse, l’avenir de notre pays. Depuis le 31 Octobre 2014, le peuple demande à nos gouvernants de gouverner pour le peuple, avec le peuple, et non égoïstement pour un individu : Toutes décisions doivent être fait par le consentement du peuple souverain : Et ce tripatouillage du code électorale n’est pas avec le consentement du peuple.

  • Je me dit qu’il y a des problèmes plus cruciaux de nos jours que nos Dirigeants devaient se pencher que de nous divertir avec ces initiatives. Vous saurez que quand le Gouvernement est troublé dans son sommeil par les grondes sociales, il a toujours eu des moyens de divertissement afin de gagner du temps. Sinon, je suis sur qu’il n’y aura rien et que le Gouvernement n’est pas fou pour oser a ce jeu la mes compatriotes. Restons stoïque et que Dieu bénisse le Faso.

  • Tiens, le voilà parti encore Ablasse. Sacré Ablasse !! Ah bon, le CODER est une formation politique. Certes, ce n’est pas apolitique mais je ne pensais pas qu’elle soit une formation politique au point d’avoir ce statut-là. Alors, ce sont les ténors d’un partie politique qui s’est déplacé en CI pour rencontrer Blaise et non pas une association qui se veut chercheur de consensus national pour la réconciliation.

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