Simon Compaoré rassure les transporteurs et chauffeurs routiers en règle : « ne cédez pas aux rackets, avisez nous »

La Direction de la Communication et de la Presse Ministérielle du MATDSI • mercredi 18 janvier 2017 à 00h25min

Le ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale de la Décentralisation et de la Sécurité Intérieure, Simon Compaoré et son collègue des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Souleymane Soulama, ont rencontré ce mardi 17 janvier 2017, une délégation des transporteurs et des chauffeurs routiers du Burkina. Les échanges ont porté sur les tracasseries routières.

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Simon Compaoré rassure les transporteurs et chauffeurs routiers en règle : « ne cédez pas aux rackets, avisez nous »

« Si nous sommes venus ici ce matin, c’est parce qu’il y a trop de rackets sur nos voies. Messieurs les ministres, nous sommes victimes de rackets sur tous les axes routiers… Si nous devons être contrôlés par exemple 11 fois sur l’axe OUAGA-PÔ, convenez avec moi, que ce n’est pas facile. Nos chauffeurs perdent trop de temps et beaucoup d’argent », a déclaré Guy Olivier Ouédraogo, secrétaire général de la Fédération syndicale burkinabè à laquelle est affiliées l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB).

En réponse, les deux ministres ont avoué être conscients des difficultés que les chauffeurs vivent sur le terrain. « Voilà pourquoi, la Police des polices a vu le jour pour faire baisser les rackets. Elle a été créée pour vous. Collaborez avec elle pour qu’on puisse mettre fin aux rackets », a soutenu le Ministre d’Etat. Cependant, prévient Simon Compaoré : « ce n’est pas à vous de nous dire quel genre de contrôle les forces de sécurité doivent faire... Si les gendarmes et les policiers font ces contrôles, ils savent pourquoi ils le font. Contentez-vous de présenter les documents afférents aux véhicules en règles ».

Toutefois, le ministre Simon Compaoré a tenu à rassurer les transporteurs et chauffeurs. « Si, les forces de sécurité vous demandent de payer de l’argent alors que vous êtes en règle vis-à-vis de vos documents, ne payez pas ! Restez sur votre position et avisez nous », a dit avec force le ministre.

Les représentants des transporteurs et des chauffeurs routiers présents à la rencontre disent avoir pris bonne note des recommandations des deux ministres. Ils se sont engagés à jouer pleinement leur partition, afin que ce secteur vital du développement puisse fonctionner correctement. Ils ont par ailleurs souhaité que les règles sur la libre circulation des personnes et des biens dans les pays membres de la CEDEAO et de l’UEMOA soient respectées.

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Vos commentaires

  • Le 18 janvier à 05:26, par Yiriba
    En réponse à : Simon Compaoré rassure les transporteurs et chauffeurs routiers en règle : « ne cédez pas aux rackets, avisez nous »

    Lorsqu’un ministre prend une bonne position par rapport à un problème, il faut le supporter. Le ministre Compaoré vient de passer un message important ici aux transporteurs, "Ne cédez pas aux rackets", ainsi que la consigne d’avoir des véhicules en règles, et la loi sera de leur côté. Si les rackets prolifèrent, c’est simplement parce que les 2 antagonistes (chauffeur et policier/gendarme) s’entendent pour faire la passe à l’État. L’un se comporte ou fait usage d’un véhicule non en règle (documents pas à jour, marchandises douteuses, surcharge, excès de vitesse, etc...) et l’autre à besoin d’argent pour ne rien voir. Donc, les transporteurs ont la solution des rackets entre leur main, sinon c’est l’État qui demeure le gros perdant dans les activités de rackets, pas les chauffeurs ou les policiers/gendarmes.

    • Le 18 janvier à 07:40, par OrchardDr
      En réponse à : Simon Compaoré rassure les transporteurs et chauffeurs routiers en règle : « ne cédez pas aux rackets, avisez nous »

      Cette affaire de rackets a repris de l’ampleur depuis la multiplication des contrôles a la suite des différentes attaques terroristes. Je suis un usager de la route Niamey-Ouaga-Niamey et je puis vous donner mon experience. Aux postes frontaliers de Gendarmerie et de Police (Seytenga ou Kantchari) systématiquement tous les non-burkinabé voient leur cartes d’identités retirés par les agents au pieds du Bus pour enregistrement. Une fois l’enregistrement termine les passagers sont appelés un a un pour le retrait de la carte au poste. Celui-ci se fait entre quatre murs ou presque toujours ceux identifiés comme illettrées sont obligés de payer une somme d’argent que la carte soit a jour ou pas. Cote Nigérien c’est le meme scenario pour les non-nigérien. En general au vu de la profession inscrite sur le document d’identification ils laissent passer ceux qui savent lire/écrire. Donc cette affaire de libre circulation de la CEDEAO/UEMOA c’est seulement pour les véhicules de tourisme. La chose la plus choquante ce sont ces nombreux véhicules sans feux arrières qui passent allègrement les multiples postes de contrôle de nuit en toute impunité au risque de mettre en danger la vie des autres usagers. J’en ai été témoin récemment sur la route de Bobo. Et les policiers et gendarmes qui laissent circuler ces véhicules sont aussi criminels que les conducteurs. La moindre des choses c’est de les immobiliser jusqu’au matin, mais non contre un 1000FCFA on va mettre en danger la vie d’autres innocentes personnes. Monsieurs SIMON dites nous combien de policiers/gendarmes ont été sanctionnés par la police des polices. Prouvez nous que cette police fonctionne vraiment.

  • Le 18 janvier à 07:40, par OrchardDr
    En réponse à : Simon Compaoré rassure les transporteurs et chauffeurs routiers en règle : « ne cédez pas aux rackets, avisez nous »

    Cette affaire de rackets a repris de l’ampleur depuis la multiplication des contrôles a la suite des différentes attaques terroristes. Je suis un usager de la route Niamey-Ouaga-Niamey et je puis vous donner mon experience. Aux postes frontaliers de Gendarmerie et de Police (Seytenga ou Kantchari) systématiquement tous les non-burkinabé voient leur cartes d’identités retirés par les agents au pieds du Bus pour enregistrement. Une fois l’enregistrement termine les passagers sont appelés un a un pour le retrait de la carte au poste. Celui-ci se fait entre quatre murs ou presque toujours ceux identifiés comme illettrées sont obligés de payer une somme d’argent que la carte soit a jour ou pas. Cote Nigérien c’est le meme scenario pour les non-nigérien. En general au vu de la profession inscrite sur le document d’identification ils laissent passer ceux qui savent lire/écrire. Donc cette affaire de libre circulation de la CEDEAO/UEMOA c’est seulement pour les véhicules de tourisme. La chose la plus choquante ce sont ces nombreux véhicules sans feux arrières qui passent allègrement les multiples postes de contrôle de nuit en toute impunité au risque de mettre en danger la vie des autres usagers. J’en ai été témoin récemment sur la route de Bobo. Et les policiers et gendarmes qui laissent circuler ces véhicules sont aussi criminels que les conducteurs. La moindre des choses c’est de les immobiliser jusqu’au matin, mais non contre un 1000FCFA on va mettre en danger la vie d’autres innocentes personnes. Monsieurs SIMON dites nous combien de policiers/gendarmes ont été sanctionnés par la police des polices. Prouvez nous que cette police fonctionne vraiment.

  • Le 18 janvier à 08:03, par Thién
    En réponse à : Simon Compaoré rassure les transporteurs et chauffeurs routiers en règle : « ne cédez pas aux rackets, avisez nous »

    "Ne cédez pas aux rackets !"
    Trop facile à dire qu’à faire ! Au lieu de réunir ses policiers et ses gendarmes pour leur dire la vérité sur les sanctions qu’ils pourraient encourir, le ministre a préféré "parler pour parler" !
    Dieu seul sait dans ce pays quelles sont les conditions ou l’état de nos véhicules en circulation. Si on prend les véhicules de transport, ils sont rares à ne pas présenter des défauts. Alors quel est le transporteur qui, parce qu’il est à jour sur ses documents, pourrait bomber la poitrine devant un gendarme ou un policier pour refuser leurs rackets et pouvoir sans sortir sans une infraction quelconque pour un défaut quelconque sur son véhicule ? Il ne faut pas provoquer le diable !
    Simon pourrait cependant proposer aux associations qui luttent contre la corruption, de s’associer à travers leur présence aux différents postes de contrôle des polciers ou des gendarmes, même s’il n’est pas garanti qu’eux aussi finissent par succomber à la tentation.
    En attendant monsieur le ministre, vous pourrez nous faire exactement le bilan de ces nombreux contrôles, surtout sur la route de Bobo, afin que l’on perçoive leur importance !
    Faites un tour sur ces routes et vous comprendrez qu’il y a plein de lacunes et de non sens. C’est au niveau des frontières qu’il faut mettre l’essentiel de nos forces de sécurité afin d’éviter que les bandits et terroristes, pénétrent sur le territoire. Si les frontières sont plus au moins sécurisées, il serait plus facile de maîtriser l’intérieur du pays !
    Alors, par ces temps qui courent , faites le bilan monsieur le ministre, de tous ces contrôles pour que l’on comprenne ! Combien de bandits sans CNIB a-t-on attrapés car on sait qu’ils sont les premiers à être à jour à ce niveau ? Combien de terroristes ?....

  • Le 18 janvier à 08:23, par KAB
    En réponse à : Simon Compaoré rassure les transporteurs et chauffeurs routiers en règle : « ne cédez pas aux rackets, avisez nous »

    Afin de lutter efficacement contre les rackets, je demande à nos autorités de mettre un numéro vert à la portée des usagers et transporteurs pour signaler les cas de rackets.
    Permettre l’identification rapide des policiers ou autres forces de l’ordre en infraction par le port d’un gilet identifiable par un numéro ou un code que l’usager va signaler lors de son appel.

  • Le 18 janvier à 08:35, par Kôrô Yamyélé
    En réponse à : Simon Compaoré rassure les transporteurs et chauffeurs routiers en règle : « ne cédez pas aux rackets, avisez nous »

    - Je salue mon très cher ami Simon COMPAORÉ. Avec lui, les lignes bougent et dans le bon sens. Félicitation à toi mon ami Simon.

    Par Kôrô Yamyélé

  • Le 18 janvier à 10:00, par NOPOKO
    En réponse à : Simon Compaoré rassure les transporteurs et chauffeurs routiers en règle : « ne cédez pas aux rackets, avisez nous »

    Monsieur le Ministre, vous faites bien de dire à nos chers transporteurs de ne pas céder aux rackets s’ils sont en règle, car c’est là le nœud du problème ; ceux qui se disent rackettés lors des contrôles sont ceux qui ne sont jamais en règle, et qui sont obligés de négocier avec la police ou la gendarmerie pour qu’on les laisse passer. Ils préfèrent ces arrangements plutôt que de se mettre en règle. Ils pensent gagner alors qu’ils sont perdants sur toute la ligne : ce qu’ils donnent aux policiers ou aux gendarmes reste sans trace (pas de quittance),et peut même, dans l’année, dépasser ce qu’il leur faut pour se mettre en règle.
    C’est leur comportement incivique qui nourrit le lit du racket.

  • Le 18 janvier à 12:54, par Zabréba
    En réponse à : Simon Compaoré rassure les transporteurs et chauffeurs routiers en règle : « ne cédez pas aux rackets, avisez nous »

    Les postes de contrôle installés sur les axes routiers dans le nouveau contexte sécuritaire du pays sont tous devenus des marchés. Sans être du domaine de la sécurité, il est clair que ces postes sont des zones à hauts risques qui peuvent être ciblées par des attaques. Une fusillade lors d’un contrôle peut également y éclater. Par ailleurs, ces vendeurs et vendeuses peuvent être des informateurs aussi..... Je suis fort étonné qu’un tel désordre se soit installé sans qu’il y ait une réaction de la hiérarchie ni même des éléments sur place.

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