Symposium international sur Dialogue des religions et des cultures : Les termes de référence en validation

LEFASO.NET | Par Aïssata Laure G. Sidibé • jeudi 8 décembre 2016 à 22h50min

Il se tient depuis le 7 décembre 2016 et ce pour trois jours, au Centre des archives nationales à Ouagadougou, un atelier de validation sur le dialogue des religions et des cultures. Cette activité s’inscrit dans le cadre du symposium international de Ouagadougou prévu pour se tenir du 21 au 23 février 2017.

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Symposium international sur Dialogue des religions et des cultures : Les termes de référence en validation

Issus de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Filippe Savadogo et Dr Lazare Ki-Zerbo ont décidé de conjuguer leurs efforts autour d’une plateforme. La première activité a été la mise en place d’un cadre de réflexion sur le dialogue des religions et des cultures. A cette occasion, un comité d’orientation et un conseil scientifique ont été mis en place pour préparer l’organisation d’un symposium international sur le dialogue interreligieux et interculturel. Prévu pour se tenir du 21 au 23 février 2017 à Ouagadougou, cette manifestation devrait contribuer à l’enracinement de l’initiative africaine d’éducation au développement et à la paix par le dialogue interreligieux et interculturel, lancé par le Pr. Albert Tevoedjeré le 29 mai 2015 à Cotonou. En prélude donc à cette importante rencontre, un atelier de validation de 72 heures est organisé. La rencontre réunit des hommes de diverses confessions religieuses, acteurs du monde universitaire, membres du gouvernement et institutions nationales, représentants des partenaires, entre autres.

Il s’agira pour les participants de faire le point sur la mise en œuvre des engagements internationaux, susciter un consensus entre les parties prenantes nationales quant à l’analyse de la situation spécifique du Burkina Faso. Aussi, ils vont approfondir la compréhension du rôle des leaders religieux dans la gouvernance démocratique au Burkina Faso. Il est question de même pour les participants d’examiner les politiques culturelles du Burkina Faso et le rôle des outils dont l’Etat s’est doté. C’est le cas notamment du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou(FESPACO), du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) et de la Semaine nationale de la culture (SNC) entre autres.

« Ces moments forts permettent aux Burkinabè, aux africains, aux gens du monde de venir à Ouagadougou, de cultiver la paix, l’entente, l’amitié entre les peuples », a expliqué Filippe Sawadogo, président du comité d’initiative du symposium sur le dialogue interculturel et interreligieux. Du coup, il considère le Burkina Faso comme un exemple de vie interreligieuse. Pour preuve, soutient-il, « (…) à chaque moment de grande crise au Burkina Faso, l’association faitière présidée par le Moogho Naaba avec les confessions religieuses ont toujours apporté leur concours ». Cet exemple est à poursuivre et à consolider, selon lui.

L’OIF apporte un appui technique et financier à cet atelier de validation. Et à la spécialiste du programme dialogue des cultures et promotion de la diversité linguistique, Fadia Nassif de préciser : « Je suis venue pour participer aux travaux afin de clarifier, préciser les termes de référence du symposium sur le dialogue des religions et des cultures ». En effet, en dépit des efforts consentis par les chefs d’Etat et les organisations internationales, l’intolérance et les violences sont toujours d’actualité. C’est pourquoi, tout en invitant les participants à des échanges fructueux, Mme Nassif a tenu à souligner qu’ils doivent faire preuve de créativité, d’imagination, d’audace, s’ils veulent que les rencontres, conférences, symposium ou autres fora sur le dialogue de culture « inverse les cours que le monde semble prendre ».

La Secrétaire générale de la commission nationale pour la francophonie a joint sa voix à celle de Mme Nassif pour saluer l’initiative de cet atelier. « Cela nous permettra de mieux comprendre et cerner tous les contours de cette problématique relative aux dialogue des religions et des cultures, ce qui est d’actualité, mais aussi de faire le suivi afin de meubler un tant soit peu nos rapports annuels que nous transmettons à la hiérarchie », a-t-elle assuré.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 9 décembre 2016 à 02:21, par FRANCOFAUXPHOLE
    En réponse à : Symposium international sur Dialogue des religions et des cultures : Les termes de référence en validation

    OIF devra par la suite éduquer le France, qui donne le pire exemple depuis plus de 20 ans sur la diversité religieuse et culturelle. Les actes des animateurs de la scène publique en France sont en parfaits déphasages avec l’idéal prôné dans le discours de la francophonie. A moins que ce ne soit une hypocrisie assumée. Dans ce cas nous admettrons définitivement cette francophonie qui a une très belle façade et un intérieur hideux. Respects à tous ceux qui œuvrent sans violence aucune pour un monde de diversité harmonieuse dans la paix.

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  • Le 9 décembre 2016 à 09:24, par Nansamda
    En réponse à : Symposium international sur Dialogue des religions et des cultures : Les termes de référence en validation

    Attention !!!!!!
    Gardons notre savoir vivre ensemble à nous en secret. Sinon, demain ces gens là qui semblent bien apprécier reviendront vouloir nous orienter. Nous dirent ce qu’ils faut. Édicter des lois, et voilà le Burkina Faso dans le chaos.
    Faisons ATTENTION !!!!!! Partout où ils ont fourrés le nez, c’est la désolation.
    Mes frères, gardons notre savoir vivre en secret.

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  • Le 9 décembre 2016 à 09:28, par Nansamda
    En réponse à : Symposium international sur Dialogue des religions et des cultures : Les termes de référence en validation

    Si les blancs veulent, qu’ils invitent les africains pour qu’ils aillent en Europe leur montrer le savoir vivre.

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    • Le 10 décembre 2016 à 02:26, par Mechtilde Guirma
      En réponse à : Symposium international sur Dialogue des religions et des cultures : Les termes de référence en validation

      Je suis parfaitement d’accord avec les deux premiers internautes. En effet à chaque fois que l’occident parle de nos valeurs avec des expressions laudatives, mon esprit s’envole M’péélingayikda mé comme piqué au vif. Il y a toujours un plan secret de destruction des cultures africaines, car les acteurs de ces genres de rencontre savent exploiter les réaction dans le Forum pour mieux aiguiser leurs armes et peaufiner leurs arguments. Par exemple cette phrase « Je suis venue pour participer aux travaux afin de clarifier, préciser les termes de référence du symposium sur le dialogue des religions et des cultures . En effet, en dépit des efforts consentis par les chefs d’Etat et les organisations internationales, l’intolérance et les violences sont toujours d’actualité ».

      Un langage, plein de confusion, subtilement élaboré pour égarer le citoyen lambda, qui ne voit là que l’argent et les bienfaits. En effet en matière de : « dialogue des religions et des cultures, et en dépit des efforts consentis par les chefs d’États et les organisations internationales… ». De quelle intolérance et de quelles violences s’agit-il en fait ?

      De Boko Haram, de l’EI, de l’AZAWAD ou bien « l’intolérance » de toutes les religions (même de Boko Haram et l’EI y compris) au sujet de l’homosexualité et de la philosophie embrouillée appelée : LGBT ? Ou mieux encore ce qu’on appelle « Coutumes rétrogrades et néfastes » au Burkina-Faso qui incluent (?) la violence faite aux femmes et aux enfants comme l’excision et même sous-entendu aussi la circoncision ? En tout cas pour ce qui concerne l’homosexualité, le président Macky Sall n’a pas mâché ses mots. Il a donné de la voix qui se devait et attendue par tous les peuples africains à la rencontre de la Francophonie à Madagascar. C’est le Gandao-Siinga (une bravoure qui pour les Occidentaux pourrait friser la témérité voire paraître pour de l’impertinence) de l’Afrique. Et demain si notre Gandaogo-Siinga n’est pas là qui d’autre encore aura ce courage ?

      C’est aux burkinabé de se lever contre cette tactique d’utiliser : les cordes sensibles des gens du pays dit « des Hommes intègres », d’utiliser subtilement par ironie sa pauvreté de pays exsangue du fait de tant d’années de dictature et, par dessus le marché, d’utiliser aussi le chantage sournois des aides internationales pour tout déconstruire en Afrique de l’Ouest avec des complicités locales. C’est aux Burkinabé de faire comprendre que ces tactiques ne sont plus à l’ordre du jour dans ce Burkina-Faso ou le peuple aspire à un changement réel. C’est aux Burkinabé de faire comprendre que ces fameux « respects des engagements internationaux » constituent le « fil d’Ariane » des cultures africaines. Et que cette intolérance des pays occidentaux ne fait qu’exacerber les luttes extrémistes, les complique par cette confusion sciemment entretenue : car, en Afrique, extrémistes ou pas, Djihadistes ou non, n’ont-ils pas les mêmes valeurs comme soulignées plus haut ? L’Occident a-t-il seulement tiré leçon de sa jeunesse qui fait défection pour rejoindre les extrémistes ? Il faut que les discussions se fassent comme on dit souvent : « cartes sur table ». Et puis, en fait n’y’ aurait-t-il vraiment pas de possibilité pour les africains de dialoguer avec l’EI ? D’ailleurs de mémoire d’hommes, aucun extrémiste même de l’envergure de l’EI n’a jamais pu faire main-basse sur le Burkina. Et du coup des royautés limitrophes et jusqu’au delà ont connu une tranquillité si relative qu’elle soit.

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  • Le 31 décembre 2016 à 16:11, par Jeunedame seret
    En réponse à : Symposium international sur Dialogue des religions et des cultures : Les termes de référence en validation

    Avec des yeux perdus derrière des lunettes vous êtes un dangereux virus au dialogue de nos cultures et religions. Vous n’avez rien à nous enseigner ; nous sommes nés avec l’esprit de dialogue. On ne veut aucune éducation de OIF ou francofolie ; "Et à la spécialiste du programme dialogue des cultures et promotion de la diversité linguistique, Fadia Nassif de préciser : « Je suis venue pour participer aux travaux afin de clarifier, préciser les termes de référence du symposium sur le dialogue des religions et des cultures ». !!!! mme NOCIF spécialiste des guerres et des instabilités politiques. On veut plus.

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