Enseignement primaire et Santé : 296 nouvelles compétences sur le marché de l’emploi

lundi 22 août 2016 à 23h18min

Fin de formation pour des élèves-maîtres et des agents de santé. Les Ecoles privées de formation des enseignants du primaire Pengwendé (EPFEP) et de santé Sainte Julie (EPSSJ) de Tenkodogo ont organisé, le samedi 20 Aout 2016, la cérémonie de fin de formation de leurs élèves. Mgr Prosper Kontiebo, évêque du diocèse de Tenkodogo et Naba Guiguimpolé, roi de Tenkodogo, ont été respectivement le parrain et le président de la cérémonie dont les temps forts ont été les discours, la prestation de serment pour ceux de la santé et la remise symbolique de diplômes.

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Enseignement primaire et Santé : 296 nouvelles compétences sur le marché de l’emploi

Les Ecoles privées de formation des enseignants du primaire Pengwendé (EPFEP) et de santé Sainte Julie (EPSSJ) de Tenkodogo apportent du renfort aux différentes structures publiques et privées avec la sortie des élèves-instituteurs adjoints certifiés, des agents itinérants de Santé et d’hygiène communautaire, des infirmiers diplômés d’Etat (IDE), des Sages-femmes d’Etat et de garçons et filles de Salle. Au total 296 élèves ont effectué leur sortie de cette école.

Les élèves-maîtres ont réussi cette année la prouesse de réaliser le score de 100% au Certificat d’aptitude professionnelle. « Au niveau de l’EPFEP, 168 admis sur 168 candidats soit 100% d’admis », a indiqué le fondateur de l’établissement, Samuel Kéré. Le malheureux événement, le décès d’une des élèves pour qui une minute de silence a été observée n’a pas entamé le moral des élèves, qui ont voulu rendre hommage à leur parrain, Naba Guigimpolé en prenant « Guiguimpolé » comme nom de baptême de leur promotion.

Du courage pour l’enseignement

Face à ses filleuls, le représentant du parrain n’a pas manqué de rappeler les difficiles conditions dans lesquelles travaillent les enseignants burkinabè. « On ne vient pas dans l’enseignement pour s’enrichir. Par conséquent, il vous faut beaucoup de courage car vous travaillerez jusque tard dans la nuit et dans les localités d’accès souvent difficile et très éloignées des centres urbains. Il vous faut de l’intégrité, de la patience, une conscience accrue. En effet, l’enseignant n’a pas de salaire ni d’à côté », a dit le Daporé Naba aux élèves-maîtres.

De la conscience accrue dans le travail

Les agents de santé sont au nombre de 128 à effectuer leur sortie de l’Ecole privée Sainte Julie. Soit 96 agents itinérants de santé et d’hygiène communautaire, 14 infirmiers diplômés d’Etat, 7 sages-femmes et 11 garçons et filles de salle. Si les élèves-maîtres ont fait 100% au CAP, ce n’est pas le cas chez les agents de santé car huit d’entre eux attendent de valider leur année à la session de septembre. « Je n’ai aucun doute que vous saurez relever le défi », leur a dit le Fondateur.

Le parrain de cette promotion était Mgr Prosper Kontiebo, évêque du diocèse de Tenkodogo. C’est en vrai connaisseur du milieu de la santé, car Camillien d’origine, qu’il s’est adressé à ses filleuls. « Vous avez une belle vocation, celle de soulager, de soutenir, d’accompagner l’homme dans sa souffrance. Parmi tant d’offres de formation professionnelle, vous avez choisi d’être des agents de santé, c’est un métier difficile certes, mais noble. C’est un sacerdoce », a-t-il encouragé les élèves en fin de formation dans les différentes filières de la santé. Il les a en outre appelés à travailler avec dévouement et professionnalisme au profit des populations. « La santé est un domaine très sensible et très exigeant qui ne tolère pas les négligences ni les erreurs. Tenez-en compte et accomplissez votre mission (tâche) avec rigueur et professionnalisme. Mettez l’homme au centre de vos préoccupations, de vos efforts et sacrifices, de vos initiatives », a ajouté Mgr Kontiebo.

Oui pour sauver des vies

Au cours d’un cérémonial de prestation de serment, les agents de santé ont pris l’engagement « d’utiliser leurs connaissances pour soulager la souffrance humaine sans considération de l’appartenance raciale, nationale, des convictions politiques ou religieuses de tous ceux qui leur seront confiés ». Ces agents se sont aussi engagés à« récupérer, promouvoir la santé et à s’abstenir de tout acte, tout propos, tout conseil, susceptibles d’abréger la vie ou de provoquer la mort ».
Fondées par Samuel Kéré, l’EPFEP et l’EPSSJ ont ouvert leurs portes en octobre 2013. Une soixantaine d’enseignants dispensent les cours dans ces établissements. Ces écoles sont également implantées à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Dori avec des conditions souples d’accès.

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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