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Electrification rurale : 30 mois pour électrifier 41 localités via le système solaire photovoltaïque

Accueil > Actualités > Société • • vendredi 18 mars 2016 à 00h22min
Electrification rurale : 30 mois pour électrifier 41 localités via le système solaire photovoltaïque

Le ministère de l’énergie, des mines et des carrières a procédé au lancement officiel du projet d’électrification rurale décentralisée par système solaire photovoltaïque (PERD/SPV), le 17 mars 2016, à Ouagadougou. C’est le Fonds de développement de l’électrification (FDE) qui est chargé de l’exécution de ce projet qui s’étale sur 30 mois. Sa mise en œuvre permettra d’électrifier 41 localités réparties dans six régions du Burkina. D’un coût de 6,7 milliards de francs CFA, le financement est assuré par la Banque islamique de développement (BID) à hauteur de 90% et l’Etat burkinabè, 10%.

Eradiquer l’extrême pauvreté, particulièrement dans les zones rurales par la réduction de la pauvreté énergétique. C’est l’objectif du projet d’électrification rurale décentralisée par système solaire photovoltaïque (PERD/SPV). Sa mise en œuvre permettra d’électrifier 41 localités réparties dans six régions du Burkina (Boucle du Mouhoun, Sahel, Sud-Ouest, Centre-Nord, Est et Centre-est). Il vise à élargir l’accès au service électrique à au moins 3400 ménages permettant ainsi à plus de 27000 personnes de bénéficier directement des avantages liés à la disponibilité de l’énergie électrique. Aussi, ce sont 130 écoles, 50 centres de santé, 90 centres communautaires qui seront électrifiés grâce au PERD/SPV.

Le lancement officiel du projet a eu lieu le 17 mars sous la présidence du ministre en charge de l’énergie, Alfa Oumar Dissa. Mais, en réalité, les activités ont déjà commencé depuis la signature de la convention en octobre 2015. « Nos équipes sont déjà sur le terrain pour la collecte des données de façon à dimensionner les ouvrages. Les équipes de consultants sur les aspects environnementaux et autres ont également déjà été recrutés », a précisé Yacouba Camara, le directeur général du Fonds de développement de l’électrification (FDE).

Le PERD/SPV comprend, entre autres, les composantes suivantes : la fourniture et l’installation de systèmes hybrides solaire/diesel ; la construction de réseaux électriques moyenne et basse tension ; les prestations de consultance pour la réalisation de la notice d’impact environnemental et social ; la supervision des travaux et le renforcement des capacités du personnel du FDE.

« La réussite de ce projet est importante pour la BID »

L’atelier de lancement se tient du 17 au 18 mars 2016 et réunit les autorités administratives et politiques, les ministères et services techniques concernés par le projet, les bailleurs de fonds, les consultants et les entrepreneurs. 48 heures durant, les participants vont se familiariser avec le PERD/SPV. Toute chose qui permettra à l’ensemble des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet d’être sur le même niveau d’information et d’appréhender leurs rôles et responsabilités respectifs. Aussi vont-ils se familiariser avec les procédures et règles de la BID, principalement en matière de passation des marchés et de décaissement. Ainsi, les participants pourront s’approprier efficacement le PERD/SPV.

Ce projet constitue la 2e intervention de la BID dans le domaine de l’énergie au Burkina, après le barrage de la Kompienga en 1984. « La réussite de ce projet est importante pour la banque car il est inscrit dans son programme d’énergie renouvelable la lutte contre la pauvreté, l’initiative d’un montant de 180 millions de dollars dont le lancement a eu lieu en juin 2014 à Dakar et dont le Burkina Faso est l’un des premiers bénéficiaires à travers ce projet », a souligné le représentant de la BID, Ibrahim Alassane Ouédraogo. C’est pourquoi, il a invité le FDE, agence chargée de l’exécution du projet, à user de toute son expérience et ses capacités pour une mise en œuvre diligente du projet car le besoin est pressent au niveau des populations.

Si la croyance au solaire était une religion…

Le projet PERD/SPV représente un premier jet pour pouvoir intensifier de façon massive l’utilisation de l’énergie solaire. Ce, afin de résoudre fondamentalement le problème de l’accès à l’énergie électrique. Mieux, aujourd’hui, le système d’exploitation mondiale en matière d’énergie électrique est en train de basculer vers le solaire. D’où l’importance de suivre la dynamique. « Si la croyance au solaire était une religion, nous serions des imams, des pasteurs et des prêtres pour prêcher la bonne nouvelle sur le solaire. Il faut aujourd’hui que nous lançons les bases pour une réforme en profondeur pour pouvoir avoir des systèmes structurés du point de vue technique, du point de vue de la formation, de sorte à ce que nous puissions transférer aux générations futures ce système d’exploitation dont la source est infinie. Le soleil, c’est dix milliards d’années et si nous maîtrisons la technologie, c’est dix milliards d’années de sécurité énergétique », a souligné le ministre de l’énergie, des mines et des carrières, Alfa Oumar Dissa.

Le premier jet lancé, le gouvernement burkinabè entend voir d’autres partenaires pour le financement de projets d’électrification d’autres localités du pays. Et, « c’est l’agrégation de l’ensemble de ces actions qui va nous permettre de pouvoir atteindre notre objectif qui est assez clair : tout ce qui peut fonctionner sur la base de l’énergie solaire et des autres énergies renouvelables va être muté vers ces formes d’énergie. Tout ce qui ne peut pas être supporté pour le moment par ces sources va être maintenu sur le réseau de production par la voie thermique. Voilà notre vision d’efficacité énergétique en utilisant le mixte énergétique », a expliqué Alfa Oumar Dissa.

Moussa Diallo
Lefaso.net

Messages

  • A nagrin et belle ville précisement au chateau d’eau je demande au ministre de penser a nous car depuis 2000 nous ne savons pas ce que électricité alors que des voix s’élèvent pour l’éclairage des des rues .

  • très belle initiative
    je suggère pour une meilleure marche du projet et la pérennité des installations, qu’au lieu d’installer des mini centrales et des mini réseaux par localité, d’installer uniquement des mini réseaux :
    1) ménages : un mini réseau par concession ou groupe de concession servant uniquement pour l’éclairage. les membres de ce groupe cotisent pour l’entretien des installations
    2) commerce : un mini réseau par village pour le commerce dans un lieu déterminé. les promoteurs construiront leurs kiosques, maisons. la commune se charge de la gestion et chacun paie une redevance mensuelle en fonction de ses équipements (moulin, charge de batterie, frigo, etc.)
    il ne faut surtout pas espérer que les menages paieront des factures vu l’espérance des coopératives passées.

  • EXCELLENT PROGRAMME SOCIAL. PLEIN SUCCES. QUE TOUS LES VILLAGES DU BURKINA EN SOIENT DOTES DICI LA FIN DU MANDAT DU PRESIDENT !

  • Mes chers Concitoyens,

    Est-ce que cette question du solaire est encore à poser au Burkina Faso qui a du soleil à revendre aux occidentaux.
    Démarrez vite vite le solaire car l’avenir de la planète est justement dans cette énergie naturelle que dans le nucléaire qui tue des femmes et des hommes.au Japon et partout. Le Citoyen Républicain.

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