Journée internationale de la femme : Pour une émergence de l’entrepreneuriat agricole au Burkina Faso

mercredi 2 mars 2016 à 00h10min

Le Burkina Faso célèbre le 8 mars à Ouagadougou la 159ème édition de la Journée internationale de la femme sous le thème « Entrepreneuriat agricole des femmes : obstacles, défis et perspectives ». Un thème pertinent dans un contexte où l’autonomisation économique des femmes en général et celles rurales en particulier, est l’une des préoccupations majeures des autorités de notre pays.

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Journée internationale de la femme : Pour une émergence de l’entrepreneuriat agricole au Burkina Faso

L’objectif général de la commémoration de cette journée est de contribuer à la promotion de l’autonomisation économique des femmes à travers le développement de l’entrepreneuriat agricole des femmes. Très attendue par les populations, cette journée est l’occasion pour les femmes et particulièrement celles exerçant dans l’agriculture, de s’affirmer, de faire un bilan de leur lutte pour leur autonomisation économique et de capitaliser les acquis.

Des chiffres qui en disent long

Selon le Recensement Général de l’Agriculture 2006-2007, au Burkina Faso les femmes occupent plus de 60% des activités de production. Elles excellent dans l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, la sylviculture, le petit commerce, la transformation des produits agrosylvopastoraux, des produits forestiers non ligneux et la production maraichère, etc. Dans l’agriculture pluviale, elles représentent 52% des actifs agricoles des ménages. Elles mènent une agriculture de subsistance et leurs productions contribuent surtout à l’autoconsommation et la survie de leurs ménages. Pour la production maraîchère, la proportion des femmes est de 45%. Quant à l’élevage, il est pratiqué par 47, 2% de femmes. Les activités commerciales des femmes sont le plus souvent réduites à de petits commerces peu rentables qui se pratiquent dans l’informel caractérisé par une faible organisation et un mode de fonctionnement traditionnel.

Malgré leur présence dans ces domaines d’activités, les femmes ne s’adonnent pas à la grande production qui les propulsera vers l’entreprenariat agricole. Les difficultés qu’elles rencontrent sont liées à leur accès aux facteurs de production (terre, crédit agricole, intrants, etc.), à la formation professionnelle et à l’appui technique, au manque d’esprit entrepreneurial, à l’insuffisance de femmes modèles entrepreneures agricoles et leur sous représentation dans les réseaux d’affaires.

En outre, il y’a la persistance des pesanteurs socioculturelles en défaveur de la femme, telles que l’analphabétisme, le manque d’esprit entrepreneurial des femmes, les difficultés d’écoulement des produits, l’inexistence de canaux d’informations adaptés. Ces barrières montrent qu’il est difficile pour une femme d’entreprendre sans aucun accompagnement.

D’autres actions concrètes à entreprendre

Pour pallier ces difficultés et contribuer à l’émergence d’un entreprenariat féminin dynamique, un certain nombre de mesures a été pris par le gouvernement avec l’appui de ses partenaires pour faciliter l’accès des femmes aux facteurs de production. Au titre de ces mesures, les plus récentes sont notamment, le Programme de Renforcement de la Mécanisation Agricole (PRMA), le Programme Spécial de Création d’Emplois pour les Jeunes et les Femmes (PSCE-J/F) , le Guichet Spécial pour la Promotion de l’Entrepreneuriat Féminin (GSPEF) et l’acquisition de technologies au profit des femmes notamment les groupements et autres organisations féminins.

Cependant, en plus de l’existant, plusieurs activités peuvent être organisées au profit des femmes entrepreneures. On peut citer entres autres : le renforcement des capacités des femmes à travers la mise en œuvre de Programmes d’alphabétisation, de formations sur les techniques de gestion, le développement de la culture d’entreprise, le développement de l’esprit d’entreprise, la sensibilisation et l’information des femmes sur des thèmes relatifs à l’importance et aux avantages de la formalisation (lisibilité de l’activité, accès aux marchés, accès aux crédits et l’amélioration du climat de confiance avec les partenaires que sont les fournisseurs, les banques, les assurances, les clients...), la conduite d’actions de changement des mentalités afin d’accélérer les actions d’accompagnement des femmes dans les activités génératrices de revenus et enfin, la mise en place d’un fonds d’appui à l’entreprenariat féminin. Mieux programmées et organisées, ces actions vont concourir à booster l’entreprenariat féminin.

Après quelques années de mise en œuvre de ces mesures, il est opportun pour le Ministère en charge de la Femme qui a pour mission de promouvoir le développement de l’entreprenariat chez les femmes et les jeunes filles dans tous les secteurs économiques, de rechercher des solutions idoines pour favoriser l’émergence de l’entreprenariat des femmes dans notre pays. D’où l’importance du thème retenu cette année sur le plan national pour la célébration de la journée internationale de la femme.

Outre panel portant sur le thème principal et les sous thèmes, il sera organisé sur le bilan de la mise en œuvre des recommandations de la journée internationale de la femme 2015. Cette célébration sera aussi ponctuée d’activités au niveau national et régional qui sont entre autres la visite guidée de madame la ministre dans les entreprises agricoles des femmes, l’organisation d’une exposition-vente, la célébration collective de mariages et la cérémonie officielle commémorative qui sera couronnée par la décoration de femmes et d’hommes qui ont contribué à la promotion de la femme burkinabé.

Le Faso danfani pour magnifier les tisseuses burkinabè

Pour encourager nos braves tisseuses à produire plus et à mieux écouler leurs produits, le Gouvernement invite les populations à porter le pagne traditionnel Faso danfani, et particulièrement celui qui sera confectionné pour l’événement. Cela va contribuer à valoriser la production et la transformation du coton par les tisseuses et susciter à consommer nos produits locaux.

Cette célébration est l’occasion de réfléchir sur les challenges qui s’imposent à l’amélioration des conditions de vie de la femme burkinabé. Le constat est encourageant car les femmes sont entrain de rompre avec leur statut d’assujetties, et l’on trouve aujourd’hui dans tous les secteurs d’activités des femmes chefs d’entreprises. Cependant, la route vers l’autonomisation de la femme burkinabé est encore longue et les femmes doivent mieux s’organiser pour trouver des pistes de solutions à leurs difficultés.

Le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille

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Vos commentaires

  • Le 2 mars 2016 à 07:42, par abdoul
    En réponse à : Journée internationale de la femme : Pour une émergence de l’entrepreneuriat agricole au Burkina Faso

    Félicitations à Mme la ministre. Plus de djanjoba et le se faire voir. On va s’occuper des vrais problèmes des femmes. Les djanjoba avec Chantal compaore. Des femmes transformées en bandes escrocs étaient à lap promotion de la femme pour piller les maigres ressourcesp pour desu folklore.vive Laure.

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  • Le 2 mars 2016 à 08:49, par Gnanou
    En réponse à : Journée internationale de la femme : Pour une émergence de l’entrepreneuriat agricole au Burkina Faso

    Profiter détourner sinon kel journee. Toujours archaïque

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  • Le 2 mars 2016 à 09:56, par Mme YARGA Monique
    En réponse à : Journée internationale de la femme : Pour une émergence de l’entrepreneuriat agricole au Burkina Faso

    L’entreprenariat est l’une des voies pour aider les femmes à mieux s’épanouir. Un épanouissement qui sera au profit des familles et de la société toute entière. J’apprécie les décorations notamment d’hommes et de femmes qui ont contribué à la promotion de la femme burkinabè. C’est ensemble, main dans la main, hommes et femmes que nous allons construire un Burkina Faso meilleur pour nous, pour nos enfants et pour les générations à venir. Ensemble, tout devient possible. Yes, we can.

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  • Le 2 mars 2016 à 10:30, par KONE
    En réponse à : Journée internationale de la femme : Pour une émergence de l’entrepreneuriat agricole au Burkina Faso

    L’agriculture est une activité économique ayant pour objet la transformation et la mise en valeur du milieu naturel afin d’obtenir les produits végétaux et animaux utiles à l’homme, en particulier ceux destinés à son alimentation.
    Grâce au changement du système alimentaire qui est passé de l’offre à la demande, et surtout à cause des menaces qui pèsent sur la sécurité alimentaire au plan mondial, le secteur de l’agriculture est de plus en plus convoité et offre une opportunité à saisir dans les régions prédisposées au développement du secteur primaire, comme le Burkina, pour mieux se positionner économiquement à travers le développement de l’entrepreneuriat agricole.
    Quels sont les potentialités, enjeux et perspectives de l’entrepreneuriat agricole au Burkina ?
    C’est autour de ce questionnement que nous allons échanger en abordant dans un premier temps la notion d’entreprise agricole, ensuite ses potentialités et enjeux et enfin les perspectives à travers les clés de réussite en entrepreneuriat agricole.
    I. Notion d’entreprise agricole
    1.1. Définition
    Une entreprise agricole est une entité économique gérée sur la base d’une planification stratégique et à l’intérieur de laquelle il est mis en place une organisation structurée entre les hommes, les matériels et les intrants agricoles pour produire des biens et services agricoles.
    L’entreprise agricole nourrit son homme.
    1.2. La typologie des entreprises agricoles au Burkina
    Il existe plusieurs types d’entreprises en agriculture.
    Le sous-secteur de la production végétale
    Un promoteur peut choisir de cultiver une plante, de récolter et de commercialiser : dans ce cas l’exploitation peut porter sur :
    - du bois d’oeuvre ou du bois de chauffe (teck, acacia, eucalyptus, etc.)
    - des fruits d’arbres (agrumes, mangues, ananas, anacarde, etc.)
    - des céréales (maïs, riz, mil, etc.)
    - des tubercules et racines (manioc, igname …)
    - des légumineuses
    - des produits de rente
    - du maraichage
    - des semences (exemple Agrisatch développe actuellement un projet de production de semence de maïs à haut rendement en partenariat avec un groupe américain installé en Indianapolis)
    - des jeunes plants
    - etc.
    Le sous-secteur de la production animale
    Un promoteur peut choisir l’élevage d’animaux :
    - Conventionnels (élevage classique : gros animaux), naissants ou d’engraissement (bovins, petits ruminants, porcins, etc.)
    - non conventionnels (élevage d’animaux de format réduit qu’on essaie de domestiquer) :, lapin, escargot, abeille…
    - la volaille
    - les oeufs
    - le lait
    Le sous-secteur de la production halieutique
    Un promoteur peut choisir d’élever des poissons :
    - la production d’alevins
    - l’aquaculture
    - la collecte des produits d’eau (poisson, crabe, crevette)
    La transformation des produits agricoles
    Un promoteur peut choisir de collecter les produits primaires, les transformer et vendre :
    - les noix de palme en huile de palme
    - les noix d’anacarde en amende aromatisées ou torréfiées
    - les noix de karité en huile de karité
    - les fruits d’ananas en ananas séché ou en jus
    - le manioc en gari ou en cossette
    - le riz paddy en riz décortiqué
    - la viande en jambon
    - les fruits en confiture
    - l’égrenage de coton graine
    L’agro-tourisme
    L’agriculture développée autour des sites touristiques crée :
    - un environnement plus viable
    - une alimentation naturelle des touristes
    - des débouchés des produits agricoles
    Les activités non agricoles
    Ce sont : les transports, les constructions, l’artisanat, le commerce, les finances, les services nécessaires à l’épanouissement et au développement de l’agriculture.
    II. Les potentialités et enjeux de l’entrepreneuriat agricole au Bénin
    2.1. Les potentialités
    Le développement de l’entreprise agricole fait appel à un certain nombre de facteurs que sont : les ressources humaines, les ressources naturelles, les intrants, le marché et la politique agricole de l’Etat.
    Les ressources humaines
    La population béninoise est très jeune, dynamique et vit en majorité dans les zones rurales. Il existe des femmes et des hommes disponibles pour faire fonctionner les exploitations agricoles (lutte contre l’exode rural).
    Le défi à ce niveau est la formation : notre système éducatif ne forme pas suffisamment de compétences adaptées aux besoins d’une politique agricole performante.
    Les ressources naturelles
    Le Bénin dispose de terre et d’espace propices à l’activité agricole. Il n’est exploité actuellement que moins 1/5 des ha soit 17% de la superficie agricole cultivable. De même des bas-fonds, périmètres aménagés et berges de fleuve (vallées) sont disponibles et peuvent être mis en valeur.
    Au plan hydrologique, le Bénin est doté d’un vaste réseau hydrographique comprenant 2.000 ha de fleuves, 1.900 ha de lacs et un système lagunaire de plus de 2.800 ha. Autant d’atouts dont une bonne exploitation peut permettre le développement d’activités agricoles sans être totalement dépendant des aléas climatiques.
    Le principal défi ici se situe au niveau de la sécurité foncière. Le travail du Millenium Challenge Account (MCA) en la matière est à saluer.
    Les intrants
    Les intrants nécessaires à la production agricole sont de plus en plus disponibles sur le marché. Mais il reste le défi de leur disponibilité en quantité, en qualité et à moindre coût à relever.
    Le marché
    Notre pays importe une bonne partie de son alimentation ; ce qui constitue un vivier important d’écoulement des produits agricoles.
    Donc le marché existe. De plus, la position géographique stratégique du pays lui permet d’approvisionner le marché du Nigeria et celui des pays de l’hinterland (exemple : le Niger connait des déficits récurrents en produits alimentaires).
    Le Burkina peut devenir l’usine saine du Nigeria. En haricot
    La politique agricole : devenir le grenier de la sous-région !
    Le Gouvernement a adopté un Plan Stratégique de Relance du
    Secteur Agricole (PSRSA) avec pour vision : « Faire du Burkina, une puissance agricole dynamique à l’horizon 2017, compétitive, attractive, respectueuse de l’environnement, créatrice de richesse répondant aux besoins de développement économique et social de la population ».
    Ceci constitue un atout car le chemin est tracé pour un réel accompagnement du développement de l’agriculture.
    Le défi à ce niveau est que les bonnes projections ne dorment pas dans les tiroirs.
    2.2. Les enjeux
    - Couverture des besoins alimentaires et nutritionnels de la population
    - Amélioration de la productivité et de la compétitivité du secteur agricole et rural (problème de rendement à élever)
    - L’accroissement de la richesse nationale (augmentation du
    Produit Intérieur Brut)
    - La création d’emplois pour les jeunes
    - La réduction de l’exode rural.
    III. Les perspectives : les clés de réussite en entrepreneuriat agricole
    Nous devons être des militants économiques dans la bataille du développement agricole chez nous !
    Les perspectives de l’entrepreneuriat agricole sont très heureuses pour un pays comme le nôtre. La réussite d’une entreprise agricole répond aux mêmes principes que l’entrepreneuriat dans tout autre secteur d’activité. Elle repose sur trois facteurs qui composent le tryptique suivant : l’Homme – le Projet – l’Environnement
    •L’Homme : porteur de projet
    - Doit être formé pour l’entrepreneuriat agricole ;
    - Se préparer ;
    - Doit être engagé : avoir l’esprit de gagneur
    •Le projet : l’entreprise agricole
    - Doit respecter les différentes étapes de planification d’un projet : idée – étude de faisabilité – conception – élaboration du business plan ;
    - Tenir compte des filières identifiés
    - Définir les besoins : ressources humaines – organisation –financement ;
    L’Homme
    L’Environnement
    Développement du
    Le Projet
    - Le projet engage l’avenir donc doit se projeter à travers les différentes projections nationales
    - Il doit s’inscrire dans une dynamique qui apprécie son potentiel de développement et les projections de croissance doivent en tenir compte ;
    - Ne pas sous-estimer les différentes étapes : prendre le temps de concevoir, la réalisation n’en sera qu’aisée.
    En un mot, le projet doit être bien monté et bien défendu tant dans sa réalisation que dans sa phase d’exploitation.
    •L’environnement
    - Le contexte doit être rendu coûte que coûte favorable au développement de l’entrepreneuriat agricole ;
    - Accès facile à la formation et au mécanisme de financement (création d’une banque agricole) ;
    - Accompagnements divers (incitations et subventions) ;
    - La mise en place d’une législation appropriée et favorable.
    Conclusion
    L’agriculture du Bénin étant le moteur de l’économie de notre pays, son niveau actuellement offre de véritables opportunités de développement pour faire du Bénin le grenier de la sous-région.
    L’entrepreneuriat agricole est donc un boulevard d’opportunités pour les promoteurs surtout les jeunes. Aussi l’amélioration et l’accès des jeunes aux métiers de l’agriculture et aux autres facteurs de production demeurent-ils une préoccupation essentielle, car il faudra travailler à préparer les hommes et l’environnement à cette cause.
    Le défi est commun et nous devons apporter notre appui aux secteurs productifs pour favoriser le développement des infrastructures agricoles qui nous permettront d’accroitre nos richesses et créer davantage d’emplois.
    ANNEXES
    A. Les Objectifs du Plan Stratégie de relance du Secteur
    Agricole
    1. Contribuer à la croissance et à la sécurité alimentaire, à travers une production efficace et une gestion durable des exploitations. Le résultat attendu est de réduire de 33% à 15% la proportion de la population béninoise souffrant de la faim et de malnutrition à l’horizon 2015, en conformité avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
    2. Assurer la compétitivité et l’accès des productions et produits aux marchés, grâce à la promotion des filières agricoles. Il s’agira en termes de résultat d’augmenter de 50% d’ici à 2017 le volume des exportations de produits agricoles.
    B. Les axes stratégiques
    i. Renforcement de la disponibilité et de l’accessibilité aux semences de qualité
    ii. Renforcement de l’accessibilité aux intrants
    iii. Mécanisation des activités agricoles adaptées et accessible
    iv. Mise en place de financements adaptés et accessibles
    v. Amélioration de l’accès aux connaissances professionnelles et aux innovations technologiques
    vi. Développement et opérationnalisation des aménagements agricoles
    vii. Sécurisation et gestion de l’accès aux fonciers
    viii. Facilitation de l’accès aux marchés
    ix. Professionnalisation des exploitations de type familiale et, promotion des grandes exploitations et de l’entrepreneuriat agricoles.

    Répondre à ce message

  • Le 2 mars 2016 à 11:31, par le Zongale
    En réponse à : Journée internationale de la femme : Pour une émergence de l’entrepreneuriat agricole au Burkina Faso

    En tout cas, ce n’est pas en s’achétant à tout coût un pagne de 8 mars soit-il ou en remplissant des maquis et se gavant d’alcool qu’on réussira cette autonomisation.

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  • Le 2 mars 2016 à 15:45, par KONE
    En réponse à : Journée internationale de la femme : Pour une émergence de l’entrepreneuriat agricole au Burkina Faso

    Promouvoir et renforcer la culture entrepreneuriale au Burkina passe nécessairement par la formation et des mesures incitatives à la création d’entreprise à l’accompagnement et l’encadrement des nouveaux entrepreneurs et les possibilités de financements des PME/pmi ET DES TPE. l’Entrepreneuriat reste un puissant facteurs de création d’emplois et de richesse dans tous les pays dans un contexte socio économique où les etats ne peuvent plus absorber tous les demandeurs d’emplois .et une concurrence assez hostiles et exacerbée du a une mondialisation sans cesse croissante et une complexité des marchés

    Axes 1 Promouvoir et renforcer la culture entrepreneuriale
    « Les recherches effectuées donnent à penser qu’il existe une corrélation positive entre l’esprit d’entreprise et la croissance économique. […]
    Toutefois, l’intérêt de la formation en entrepreneuriat ne se limite pas à un accroissement du nombre de nouvelles entreprises, au lancement de projets innovants et à la création d’emplois.
    L’entrepreneuriat est une compétence clé pour tous : elle aide les jeunes à être créatifs et à acquérir un surcroît d’assurance dans toutes les activités qu’ils entreprennent et les incite à agir de manière socialement responsable. »
    Culture entrepreneuriale et développement économique
    Au cours des 20 dernières années, le gouvernement a proposé de nombreuses stratégies de développement économique.
    Pourtant, relativement peu d’efforts ont été consentis à l’émergence d’une culture entrepreneuriale forte –
    Or, il existe une relation étroite entre le degré d’activité entrepreneuriale et le taux de croissance économique d’un territoire. Par conséquent, un tissu entrepreneurial peu développé constitue un obstacle au développement socioéconomique.
    Une telle carence nuit à la capacité de contrer les effets négatifs d’une forte concurrence.
    Les entreprises créent l’emploi et la richesse d’un pays. Une société doit se donner un bon bassin d’entrepreneurs pour assurer son développement économique et être en mesure d’offrir un avenir intéressant à ses jeunes.
    La croissance du nombre d’entrepreneurs ne tient pas du hasard. Il faut agir sur le préalable : la culture entrepreneuriale.

    Cette culture suppose des valeurs intégrées et enracinées dans les habitudes des gens,
    De plus en plus de gouvernements dans plusieurs pays, se donnent des politiques distinctes touchant l’entrepreneuriat et les entreprises existantes. Les recherches de l’OCDE ou encore les travaux de la Communauté européenne et de la Small Business Administration des États-Unis témoignent d’un fort courant en faveur d’un accroissement de la participation de l’école dans le dossier de l’entrepreneuriat et d’un engagement progressif des pays à favoriser une forte culture entrepreneuriale.
    Tous comprennent de plus en plus que dans un environnement changeant, il faut acquérir des réflexes d’adaptation particuliers pour survivre et se développer

    Portrait de la culture entrepreneuriale
    « La culture est un concept complexe. C’est un ensemble de connaissances, de valeurs, de croyances et de références que partagent les personnes d’une même société et qui influencent les comportements. […]
    Par ailleurs, la culture est parfaitement évolutive lorsqu’on se donne les moyens d’agir là-dessus... il ne s’agit pas d’un changement radical mais plutôt incrémental puisqu’il s’agit de toucher les valeurs enracinées et intégrées au sein d’une population depuis plusieurs générations. »
    Comme elle est proposée ici, la culture entrepreneuriale se décline en trois éléments :
    1) Des connaissances partagées par des membres d’une même société qui veulent relever des défis.
    2) Des attitudes et des valeurs (créativité, sens de la responsabilité, autonomie, confiance en soi, solidarité, leadership, tolérance à l’échec, etc.).
    3) Des compétences de savoir faire, de savoir être et de savoir agir.
    Dans la réalisation d’un projet de société mûre qui se responsabilise et s’assume, la culture entrepreneuriale se manifeste dans une multitude de domaines.
    • Le développement du plein potentiel humain, incluant le potentiel entrepreneurial.
    • Une école plus active soutenant davantage la créativité et plus ouverte à l’innovation.
    • Une amélioration de l’intégration sociale des immigrants.
    • Une meilleure cohérence sociale et territoriale.
    • Un accroissement de l’engagement des réseaux proches des nouveaux entrepreneurs pour apporter du financement et le soutien de départ, diminuant ainsi les pressions sur les services institutionnels.
    • Une flexibilité sociale accrue, permettant d’absorber plus facilement de nouveaux défis venant de la mondialisation, des changements climatiques, etc.
    • Un environnement d’affaires plus favorable aux entrepreneurs et aux innovateurs.
    • Une plus grande implication des employés au sein de leur entreprise.
    • La création des entreprises et des emplois nécessaires au milieu (entreprises individuelles, collectives, privées, publiques ou sociales).

    Axe 2 Susciter et développer les pratiques d’essaimage

    « L’essaimage, sans assurer le succès absolu de chaque projet, est sans doute une des meilleures façons d’améliorer les chances de succès et de réduire les coûts sociaux reliés à la création d’entreprise. […] Il s’agit certainement d’un des moyens parmi les plus efficaces et les moins coûteux à se donner pour mettre en place une société entrepreneuriale23. »

    Axes 3 Favoriser la création d’entreprises technologiques innovantes
    « La nouvelle économie se fonde sur un constat : savoir, innovation et savoir-faire sont aujourd’hui les clés de la productivité et donc de la prospérité.
    Dans la nouvelle économie mondiale du savoir, les pays gagnants sont ceux qui ont fait de l’innovation un pilier de leur productivité et de leur croissance économique.
    Le rôle de moteur économique de l’entrepreneuriat au Burkina est lié à la capacité de fonder son développement sur l’innovation et la créativité. »
    Propositions pour valoriser la ressource économique et sociale de l’entrepreneuriat féminin
    1. Objet et justification du projet
    Il s’agit de développer un projet d’ensemble destiné à accroître la participation des femmes au développement économique et social de notre pays par la création et le développement d’entreprises.
    Les propositions formulées ont été conçues dans une perspective d’actions globales sur une durée de l’ordre de 5 ans. Elles tendent à mieux valoriser et développer dans notre pays la « ressource » économique et sociale que constitue l’entrepreneuriat féminin.
    2. La problématique de l’entrepreneuriat féminin
    , des travaux ont révélé que l’obstacle principal rencontré par les femmes dans leur démarche entrepreneuriale réside dans le fait qu’elles ne sont pas reconnues en tant qu’entrepreneures. , elles n’ont pas accès aux terre , au capital
    Ce déficit de reconnaissance a des causes liées à l’histoire et à la culture de notre pays.
    3. Mise en perspective du projet
    La démarche est conçue dans l’optique d’une présentation du « champ du souhaitable » sur une période qui devrait couvrir au moins cinq années.
    Étape 1 : Connaissance quantitative et qualitative de l’entrepreneuriat féminin
    Les données disponibles dans notre pays sur l’entrepreneuriat féminin sont très insuffisantes. La mise en place d’un dispositif de connaissance sera déterminante pour contribuer au 1er stade de « reconnaissance » de l’entrepreneuriat féminin.
    Étape 2 : Reconnaissance sociale de l’entrepreneuriat féminin
    Cela passe par l’engagement du monde politique et des médias afin de crédibiliser cette cause et de contribuer à une prise de conscience de l’engagement du pays.
    Étape 3 : Actions en direction des réseaux d’accompagnement
    Diverses actions de sensibilisation et d’évaluation devraient être développées ainsi qu’une estimation des moyens nécessaires.
    Étape 4 : Actions en direction des réseaux bancaires et de financement
    Les banques ignorent la spécificité du financement de l’entrepreneuriat féminin. Dans d’autres pays on observe des écarts sur l’accès au financement et sur les taux pratiqués. Les enseignements de l’étape 1 devraient être largement diffusés auprès des réseaux bancaires.
    Étape 5 : Actions en direction du modèle féminin de management et des valeurs qui le sous-tendent
    Au Burkina, la recherche associant l’entrepreneuriat et le genre est très déficiente, alors que ces conclusions permettraient d’enrichir les actions de formation en direction des créatrices et entrepreneures. La Maison de l’entreprise jouera un rôle incitatif dans ce domaine, en particulier en fournissant des bibliographies en langues diverses .
    Étape 6 : Actions en faveur de l’utilisation des TIC par les entrepreneures.
    On observe un taux significatif de création et de développement d’entreprises à domicile. La compatibilité vie familiale /vie professionnelle peut en être facilitée par le développement de l’utilisation des TIC. Des informations centrées sur cette thématique devraient être diffusées par la Maison de l’entreprise.
    4. Propositions d’actions et programmation
    Les diverses actions qui viennent d’être résumées feront l’objet d’un étalement dans le temps au cours de la période de 5 ans retenue.

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