Alimentation du bétail : Visite de terrain d’une mission du PUAAB auprès de bénéficiaires de broyeurs

dimanche 6 décembre 2015 à 01h09min

Une mission conjointe du gouvernement burkinabè, de la Banque mondiale et du Japon d’appui du Projet d’urgence à l’alimentation du bétail au Burkina-Faso (PUAAB) a effectué, vendredi 4 décembre 2015, une visite de terrain dans le Sanmatenga puis dans l’Oubritenga afin d’apprécier l’impact des acquis du projet chez quelques producteurs bénéficiaires. Du village de Sian en passant par la ville de Kaya jusqu’à celle de Ziniaré, un forage et des broyeurs multifonctionnels ont été visités.

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Alimentation du bétail : Visite de terrain d’une mission du PUAAB auprès de bénéficiaires de broyeurs

Financé à hauteur de 1 382 250 000 F CFA par le Fond fiduciaire japonnais de développement social (JSDF), le projet d’urgence d’appui à l’alimentation du bétail au Burkina (PUAAB) est l’une des principales réponses du gouvernement burkinabè et de ses partenaires tels que la Banque mondiale à la récurrence de la crise alimentaire qui touche le bétail. Mis en œuvre depuis 2013, il vise donc à améliorer l’accès à l’aliment du bétail, à l’eau et aux déparasitants dans les zones à risques. Techniquement, les capacités des producteurs ont été renforcées à travers des dons de broyeurs multifonctionnels mais aussi des ouvrages d’eau réhabilités. Et à moins d’un mois de la date butoir du PUAAB (prévu pour prendre fin le 31 décembre 2015, NDLR), les acteurs impliqués dans sa mise en œuvre ont sillonné quelques localités à la rencontre de quelques bénéficiaires.


Le broyeur, une révolution à Kaya et à…

Avec une capacité de transformation de 5 tonnes d’aliments bétail par jour, le broyeur multifonctionnel a bien été adopté par les éleveurs. A Kaya, Mahamadou Ouédraogo est un emboucheur modèle pour le PUAAB qui a lui a offert gracieusement un broyeur sans qu’il ne débourse un centime. Membre d’un groupement dénommé « Waog-Taaba » qui signifie en langue moaga « Respectons-nous », il a vanté les mérites de la machine qui semble avoir révolutionné la vie des producteurs-éleveurs, puisque ayant favorisé le développement de la culture fourragère. Grace au broyeur, il gagne des revenus assez substantiels grâce aux prestations qu’il offre aux autres producteurs qui aimeraient bien l’acquérir. Sur chaque botte de tiges broyées, le bénéficiaire verse la modique somme de 50 F. Pour l’instant, cet argent est utilisé pour l’entretien du broyeur en attendant son fonctionnement optimal au mois de janvier 2016.

… Ziniaré

A Ziniaré, le broyeur a été également apprécié à sa juste valeur par l’aviculteur Millogo Bourama et l’infirmier Dima Fidèle, éleveur de petits ruminants. Contrairement au bénéficiaire de Kaya, ils ont acquis le broyeur au prix de 350 000 F CFA grâce à une subvention (le pris réel de la machine étant de 2 400 000 F CFA, NDLR). Même si tous deux reconnaissent que l’utilité du broyeur n’est plus à démontrer et qu’ils ne rencontrent pas difficultés quant à son utilisation, l’aviculteur a toutefois relevé la faible puissance du moteur qui l’oblige à rationaliser la quantité de tiges à mettre dans le broyeur, de peur que celui-ci ne s’arrête de fonctionner.


Vers une auto-prise en charge

A Sian, localité située à une vingtaine de kilomètres de la ville de Kaya, la mission a également visité un forage réhabilité dans le cadre du PUAAB et échangé avec le comité chargé de sa gestion. Des discussions, l’on retiendra que le forage a été réalisé en 1981 par Plan Burkina et est tombé en panne en 2006. Sa réhabilitation n’est intervenue que neuf ans plus tard, c’est-à-dire en Août 2015 grâce au Projet d’urgence d’appui à l’alimentation du bétail au Burkina Faso.

C’est donc une véritable bouffée d’oxygène qui a été apportée aux habitants ainsi qu’aux animaux de la localité. Le comité de gestion qui a été mis en place il y a peine trois semaine, comprend 6 personnes et est dirigé par Sawadogo Emmanuel. Ses membres devraient bénéficier d’une formation dans les prochains jours afin de mieux s’atteler à la tache.

En guise de conseil, la mission a invité le comité à travailler de sorte à s’auto-prendre en charge afin de parer à toute éventualité qui interviendrait. Ce qui permettrait également de pérenniser les acquis du projet. Même si ce dernier arrive à échéance, sa coordonnatrice Nathalie Kaboré espère qu’il pourra être reconduit.

En rappel, la mission conjointe à Kaya et à Ziniaré n’était pas la seule sur le terrain ce vendredi 4 décembre. D’autres équipes ont sillonné le Kadiogo et le Ganzourgou.

Herman Frédéric BASSOLE
Lefaso.net

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