Emmanuel Kaboré, acteur de l’insurrection : « Si Blaise réussissait son referendum, moi je quittais le pays »

jeudi 29 octobre 2015 à 23h02min

Emmanuel Kaboré est l’un des artisans de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. Il fait partie de ceux qui ont senti venir le coup de l’histoire. En mission en France, il a dû précipiter son retour au bercail pour être des événements historiques. De ce qu’il a fait, entendu et vu les 30 et 31 octobre 2014, il en parle, sans langue de bois. Entretien exclusif.

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Emmanuel Kaboré, acteur de l’insurrection : « Si Blaise réussissait son referendum, moi je quittais le pays »

Lefaso.net : Vous faites partie des acteurs de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. Un an après, qu’est-ce qui vous vient à l’esprit quand l’on évoque ces événements ?

Emmanuel Kaboré : Plusieurs sentiments. Premièrement, avec le recul, on se dit qu’on a été vraiment très courageux. On n’a pas eu peur alors que de grands risques de mort planaient sur nos têtes. Et on a effectivement vu des balles siffler devant nous et on a ce sentiment d’avoir frôlé la mort. Deuxièmement, il faut encore espérer et nous restons toujours dans cette espérance parce que le combat n’est pas encore terminé. Nous devrons continuer de nous battre pour libérer notre peuple d’un néocolonialisme comme Thomas Sankara aimait à le dire. Parce que malgré le caractère populaire de la victoire, on se rend compte qu’il y a des acquis que peut-être des gens malintentionnés pourraient récupérer à d’autres fins.

Lefaso.net : L’insurrection populaire d’octobre a été le fait de plusieurs catégories d’acteurs. A quel titre y avez-vous personnellement pris part ?

Emmanuel Kaboré : Moi, je n’ai pas participé à l’insurrection en tant que partisan d’un parti politique ou d’une organisation de la société civile. J’y ai participé en tant que jeune. On ne peut pas attribuer cette insurrection à un parti politique ou à une organisation de la société civile, mais plutôt à un mouvement populaire des jeunes du Burkina Faso.

Lefaso.net : Qu’est-ce qui vous a motivé à participer à cette insurrection populaire ?

Emmanuel Kaboré : L’ensemble des Burkinabè dont je fais partie avait sérieusement marre du système de Blaise Compaoré. Je ne dis pas forcément de Blaise Compaoré lui-même mais de son système parce tout était monopolisé. Nous en tant que jeune on se battait mais il fallait forcément être de leur bord pour émerger. C’étaient les membres du système les faiseurs d’hommes. Il fallait que ce soit eux qui disent par exemple qu’un tel doit devenir journaliste riche ou pauvre. C’étaient eux qui décidaient de l’avenir des gens. Ils étaient comme les dieux du Burkina. Nos efforts ne pouvaient nous amener nulle part, quelles que soient nos intelligences. La récompense devrait forcément venir de leur système. Nous pensons que c’était une injustice sérieuse, qu’il fallait changer ce système et nous libérer d’un colon.

Lefaso.net : Vous étiez encore en France à quelques jours de l’insurrection. Dans quelles circonstances vous vous êtes retrouvé au cœur de l’événement ?

Emmanuel Kaboré : Comme vous le savez, les événements au Burkina Faso n’ont pas commencé le 30 octobre. Bien avant cela, il y avait des choses qui se tramaient. Moi, j’étais en ce moment en mission avec une délégation d’opérateurs burkinabè à Angoulem en France. Je devais prendre mon vol le 30 octobre et vu que le projet de loi devrait avoir lieu ce jour, j’ai dit à un collègue qui était avec moi ceci : « je change mon billet, je paie même si c’est 1 000 euros pour rentrer, parce qu’il faut que chacun de nous puisse participer au changement historique de notre peuple parce qu’il ne faut pas rester seulement à l’extérieur pour crier et laisser les autres aller au front ». Et c’est comme cela que j’ai changé mon billet. Le collègue en question Boukary est toujours là et peut témoigner. Il était là et me disait « tu es fou, il n’y aura rien ». Je lui ai dit : je vais rentrer, tu rentres avec moi et tu verras ce que nous allons faire. C’est donc avec joie et action de grâce que je m’exprime aujourd’hui devant vous pour dire que Dieu a entendu nos prières. Je suis fier d’avoir participé à cette insurrection de près comme de loin.

Lefaso.net : Quand êtes-vous précisément rentré au pays ?

Emmanuel Kaboré : Moi, je suis rentré le 28 octobre dans la soirée pour mobiliser les jeunes dans mon quartier de Tanghin en vue d’empêcher le vote du projet de loi à l’Assemblée nationale. Je rappelle qu’il y avait eu un appel qui nous invitait à sortir pour empêcher le vote du projet de loi sur le referendum. C’est ainsi que très tôt le matin du 30 octobre, je me suis rendu avec mon beau à l’Assemblée pour participer à ce que le vote n’ait pas lieu.

Lefaso.net : Dites-nous ce qui s’est passé à l’Assemblée le 30 octobre 2014 ?

Emmanuel Kaboré : Je suis rentré à l’intérieur du Parlement après l’incendie. Je ne vais pas m’ériger en héros dire que c’est nous qui avions fait ceci ou cela, mais nous étions au niveau de l’Assemblée, l’oreille scotchée à la radio, écoutant en même temps la radio Oméga relatant les faits. Cela nous donnait un certain tonus et nous poussait à aller de l’avant dans le front constitué devant le Parlement. Et dès qu’on a pris l’Assemblée nationale, on s’est dit qu’on a terrassé le lion, qu’on a gagné. Pour nous, la prise de l’Assemblée nationale était assez suffisante. Après cela, nous avons demandé à nos camarades si on pouvait se diriger vers la radio nationale. Ce n’était pas pour brûler, malheureusement c’est ce qui s’est passé. Nous sommes donc allés là-bas parce qu’on pensait qu’un des leaders qui étaient avec nous allait proclamer au monde entier que la jeunesse burkinabè avait pris son destin en main. Pour nous, au-delà de la destruction des biens, la prise de l’assemblée nationale est un symbole de victoire sur le mal que constituait le système de Blaise Compaoré.

Lefaso.net : Quels sont les leaders qui étaient avec vous ?

Emmanuel Kaboré : Plusieurs leaders ont pris part à l’insurrection. Personnellement, je me rappelle avoir vu Zéphirin Diabré, Roch Marc Christian Kaboré, Me Benewendé Sankara, bref il y avait plein de leaders politiques de l’ancienne opposition qui étaient à nos côtés. Je me rappelle que nous sommes même montés sur le véhicule de Zéphirin Diabré puisqu’il était président du CFOP (ndlr : Chef de file de l’opposition politique). Nous avions demandé à Blaise Compaoré de dégager parce qu’il n’avait pas encore démissionné. Nous avions dit aussi qu’il fallait le mettre en quarantaine puisqu’en ce moment la maladie à virus Ebola faisait encore des ravages en Afrique de l’Ouest. Et nous avons également proposé en son temps qu’on prenne l’ancienne présidence qui est devenue la primature comme la présidence du Burkina réel parce qu’on n’était pas forcément pour ceux qui voulaient aller faire un bain de sang à Kosyam. Nous avions une certaine peur, on était sûr que le camp de Blaise était tombé mais on pensait qu’il fallait rester prudent parce qu’on n’était pas sûr que des gens après leur défaite, n’allaient pas être nuisibles.

Lefaso.net : Et quid de l’épisode de Azalai Hôtel où il y a eu également des destructions de biens ?

Emmanuel Kaboré : Effectivement, il y a eu des pillages à Azalai Hôtel. Mais, en tant que responsable, on ne pouvait souscrire à cela. On essayait donc de dissuader les gens de ne pas brûler, ni piller mais comme vous le savez, il est difficile de maîtriser un mouvement de foule déchaînée. Azalai Hôtel était un point stratégique. La nuit on nous a rassurés que l’hôtel ne logeait pas de député mais nous nous étions persuadés du contraire parce que nous avions de bonnes informations. La suite, on la connaît. Il y a eu les pillages, des gens sont sortis des lieux avec des bouteilles d’alcool et autres. C’était assez spectaculaire. Nous avions assisté en spectateurs mais en même temps nous encouragions les gens à ne pas surtout baisser la garde de sorte à ne pas être surpris par d’éventuelles représailles des forces de sécurité.

Lefaso.net : ça, c’était le 30 octobre. Que s’est-il passé le 31 octobre 2014 ?

Emmanuel Kaboré : Le 31 octobre, nous étions à la place de la Révolution et puis devant le Chef d’Etat-Major pour demander à l’armée de nous soutenir parce qu’après l’annonce du départ de Blaise Compaoré, on a senti un vide. Nous étions persuadés du fait que si ce vide perdurait, il allait créer un problème à notre peuple. C’est pendant ce vide que vous avez certainement constaté les pillages et les destructions de certains biens. Nous nous sommes donc retrouvés à l’Etat-Major pour demander à l’armée républicaine de prendre son courage à deux mains car le peuple était derrière l’armée et l’armée aussi devrait être avec le peuple.

Lefaso.net : Pourquoi l’armée et pas une autre entité ?

Emmanuel Kaboré : Nous avons demandé à l’armée de prendre ses responsabilités parce que c’était la seule institution organisée et qui pouvait jouer un rôle primordial à ce niveau. L’église catholique est aussi une entité organisée mais elle n’a pas vocation à gérer des choses de ce genre. Nous avons de ce fait trouvé en l’armée l’organisation qui pouvait vraiment gérer la situation. Nous avons demandé à l’armée de nous proposer quelqu’un de digne de confiance parce que nous ne voulions plus les mêmes têtes des dignitaires de Blaise. Et c’est là que le Lieutenant- colonel Zida est arrivé. Nous l’avons acclamé et l’avons aidé à monter sur le char. Honnêtement, nous ne savions pas qui il était, nous ne savions pas qu’il était du régiment de sécurité présidentielle. C’est en cela qu’il faut reconnaître que c’est un homme qui a beaucoup de chance. Honnêtement, je ne suis pas contre ceux qui disent que c’est une providence qu’il soit là où il est. Moi, je n’avais jamais entendu parler de ce monsieur et nous l’avons soutenu et même poussé dès les premières heures parce qu’on cherchait un jeune capitaine mais malheureusement en ce moment presque tous ceux qu’on connaissait étaient en mission et quand il est arrivé on a trouvé que c’était le messie, on ne savait pas qui il était. Il a vraiment eu de la chance. Si les gens se rendaient compte sur le champ qu’il venait de l’ex-RSP, il faut dire que ça n’allait pas être agréable. Mais, Dieu merci, les choses se sont bien passées. On essayait même de taquiner les militaires sur place pour voir si c’était des Burkinabè et Dieu a été avec nous. C’est donc là que le colonel Zida est sorti, on l’a accompagné à la place de la Révolution.

Lefaso.net : A vous entendre, la solution à cette situation d’incertitude ne pouvait qu’être militaire….

Emmanuel Kaboré : A partir du moment où l’ancien CFOP refusait de prendre ses responsabilités, il ne restait plus que cette solution. Disons-le, nous avons tout fait pour qu’un président sorte du rang de l’ex-CFOP mais on s’est rendu compte qu’il fallait prospecter ailleurs. Et on a vu que l’armée était la seule institution organisée, à même de garantir la sécurité et de rétablir l’ordre public en son temps.

Lefaso.net : Vous l’avez dit tantôt, vous avez pris de gros risques en prenant part à l’insurrection. Qu’auriez fait si la loi sur le referendum avait finalement été votée par les députés ?

Emmanuel Kaboré : Si Blaise Compaoré réussissait à faire passer son referendum, moi je quittais le Burkina Faso, je ne vivrais plus dans le pays. Mes partenaires en Europe le savaient. Je suis même allé jusqu’à faire mes papiers de résidence en France parce que si Blaise Compaoré restait au pouvoir avec l’équipe qui était là, moi j’étais sûr que je n’avais plus d’avenir dans ce pays. Je pense aussi que les autres jeunes conscients n’avaient plus d’avenir avec Blaise Compaoré.

Entretien réalisé par Grégoire B. Bazié
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 30 octobre 2015 à 07:28, par jj
    En réponse à : Emmanuel Kaboré, acteur de l’insurrection : « Si Blaise réussissait son referendum, moi je quittais le pays »

    Félicitation mon frère ! Avec du recul, je me rends compte que tous les Burkinabè conscients avaient la même vision des choses (ça passe ou ça casse). Rassurez-vous vous n’étiez pas le seul à s’être préparé à quitter ce pays si ce maudit référendum passait. Je suis fier de tous mes frères Burkinabè et je rends grâce à Dieu pour m’avoir permis de voir ce jour. Dieu soit loué à jamais !

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  • Le 30 octobre 2015 à 08:00, par nougtara boukari
    En réponse à : Emmanuel Kaboré, acteur de l’insurrection : « Si Blaise réussissait son referendum, moi je quittais le pays »

    bjr
    effectivement, les propos d’Emmanuel sont justes et il ya beaucoup de choses qu’il vous a pas dit sur son engagement de voir les choses changer . il me parlait de la chute de Blaise et pour lui tant que ce régime est là, nous n’aurons aucun avenir radieux.
    il faut louer le courage d’Emmanuel car il a beaucoup risqué sa vie durant ces éventements qui ont renversé blaise compaoré.

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  • Le 30 octobre 2015 à 08:05, par SKITER
    En réponse à : Emmanuel Kaboré, acteur de l’insurrection : « Si Blaise réussissait son referendum, moi je quittais le pays »

    comme point de vue, c’est bien.Mais je ne suis pas totalement sûre que l’ex cfop ne voulait pas prendre ses responsablités.vs oubliez que le RSP avait tout planifié.Sinon comment comprendre que Nabéré n’a pas pu gardé le pouvoir ?Les gens doivent être honnêtes en disant que personne n’avait envisagé un tel scénario.Peut-être le RSP.Tout le monde voulait simplement la non modification, ensuite l’occasion se profilant, on demande le départ du président.Mon opinion personnelle est que entre civils, les gens ne se font pas de cadeaux.Sinon pourquoi ne pas faire monter maître Sankara par exemple ?Il est clair que vs avez joué au faiseur de roi, un inconnu qui vous paraissait et beaucoup ont misé sur lui et on "gagné et tout gagné".C’est beau.

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  • Le 30 octobre 2015 à 08:34, par Elmagnifico
    En réponse à : Emmanuel Kaboré, acteur de l’insurrection : « Si Blaise réussissait son referendum, moi je quittais le pays »

    Merci Mr Emmanuel KABORE ! J’ai enfin le comment du pourquoi Zida est devenu leader 1er de la Transition puis ensuite 1er Ministre ! A lire cet article on se sent dans sa peau et on vous jette des fleurs. C’est le lieu de saluer aussi la bravoure du Premier Ministre Zida. Il n’est pas un intrus encore un espion ! Il s’est rangé du côté du peuple et l’onction divine a fait le reste. Vachement, en ce jour mémorable du 30 Octobre, nous demeurons en communion avec la mère patrie pour prier l’Eternel afin qu’Il accorde le repos à nos martyrs et qu’Il tende sa main protectrice sur le Burkina Faso.

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  • Le 30 octobre 2015 à 08:54, par Athos
    En réponse à : Emmanuel Kaboré, acteur de l’insurrection : « Si Blaise réussissait son referendum, moi je quittais le pays »

    Mon frère, il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages !
    Maintenant que le système est tombe, on le renie...Trop simple et facile !
    Tu as soupé avec les Compaore, c’est Claire et nous le savons tous !
    On ne peut prospérer et glaner de tels marcher de l’état ...sans avoir une longue cuillère !
    La bienséance aurait voulu que tu te montrasses plus discret...
    A bon entendeur ...salute !

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  • Le 30 octobre 2015 à 09:05, par Bédjou
    En réponse à : Emmanuel Kaboré, acteur de l’insurrection : « Si Blaise réussissait son referendum, moi je quittais le pays »

    Très beau témoignage et félicitation pour votre courage et combativité. La victoire appartient toujours à ceux qui mènent des combats justes. Nous préférons mourir débout que vivre couchés. Naan laraa, an sarah comme savait si bien nous le rappeler constamment le sage Joseph Ki ZERBO, lui qui a mené le combat de conscientisation du peuple jusqu’à la mort.

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  • Le 30 octobre 2015 à 13:46, par charles
    En réponse à : Emmanuel Kaboré, acteur de l’insurrection : « Si Blaise réussissait son referendum, moi je quittais le pays »

    Commence à préparer tes affaires pour quitter le pays, car BLAISE COMPAORE SERA REELU EN 2020.

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  • Le 30 octobre 2015 à 13:56, par Jonassan
    En réponse à : Emmanuel Kaboré, acteur de l’insurrection : « Si Blaise réussissait son referendum, moi je quittais le pays »

    Si le faso.net ne s’extirpe pas de ce traquenard de faiseur de héros il va se tirer une balle dans le pied. Vous pouvez compter les héros et les bravoures qui nous ont permis de faire ce saut ? Combien de gens ont eu le carrière brisé et sont rentrés au village, sans parler de ceux qu’on a fait ? Les vrais héros, les vrais acteurs ce sont ces gens-là. Ceux qui se sont exilés et qui ne voulaient pas rentrer ont certes payer mais pas plusque ceux qui ont accepté rester et mourir de misère ou d’une balle assassine.
    Pourquoi ne pas arrêter de chanter la litanie de cette série der héros et de grands participants à l’insurrection et suivre la proposition de M’Ba Michel et de bien d’autres qui consiste à ne reconnaitre dans cette kyrielle de succès de la lutte que la seule bienséance de la Providence ?

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  • Le 30 octobre 2015 à 14:56, par ZOUNDI EMMANUEL
    En réponse à : Emmanuel Kaboré, acteur de l’insurrection : « Si Blaise réussissait son referendum, moi je quittais le pays »

    Je salue le courage et votre détermination. Je vous assure que j’ai toujours eu horreur du système machiavélique de gouvernance de Blaise Compaoré ; En 2008, j’ai participer au forum des jeunes à Bobo. Après l’entretien jeunes avec Blaise Compaoré, s’en est suivi les prises de photos. Moi personnellement, j’ai refusé de prendre photo avec une personne que je juge sanguinaire, parce qu’il a osé éliminer Thomas SANKARA son vrai ami qui était le bâtisseur de notre pays. Encore plus je loue ton courage et rasure que chacun s’est surpassé pour participer à bouter loin Blaise COMPAORE de notre pays le Burkina Faso. l’insurrection, elle était nécessaire pour le développent du pays.

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  • Le 30 octobre 2015 à 17:40, par biriki
    En réponse à : Emmanuel Kaboré, acteur de l’insurrection : « Si Blaise réussissait son referendum, moi je quittais le pays »

    "C’étaient eux qui décidaient de l’avenir des gens. Ils étaient comme les dieux du Burkina. Nos efforts ne pouvaient nous amener nulle part, quelles que soient nos intelligences. La récompense devrait forcément venir de leur système. Nous pensons que c’était une injustice sérieuse, qu’il fallait changer ce système et nous libérer d’un colon". Cette phrase résume bien les choses. En effet, le système de Blaise a érigé la médiocrité en mode de gouvernance. Pour ma part, malgré ma grosse moyenne et remplissant toutes les conditions pour une bourses de 3e cycle, elle me fut refusée pendant que des camarades l’ont eue avec une moyenne était nettement inférieure à la mienne. On m’a infligé une souffrance psychologique terrible tout simplement parce que je suis un enfant de pauvre. Pourtant eux-même sont tous des enfants de pauvre qui ont bénéficié de bourses pour étudier à l’époque des dirigeants humains comme les Lamizana. Cette injustice-là, je l’a vis au quotidien et je laisse mon sort entre les mains de Dieu et espère que les futurs dirigeants seront plus humains envers nos petits frères. S’ils viennent répéter la même chose, nous sortirons et nous les renverseront.

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  • Le 1er novembre 2015 à 10:07, par yelmingaan blaan saa hien
    En réponse à : Emmanuel Kaboré, acteur de l’insurrection : « Si Blaise réussissait son referendum, moi je quittais le pays »

    une bonne fraction de CEUX QUI ONT ENGAGé la lutte contre blaise savait que c était une lutte de longue haleine et les lutteurs sincères savaient que meme si le referendum passait c était une bataille de perdue certes mais que le front devait se déplacer vers les perturbations des élections ;vous vous abandonneriez vos compatriotes parce que vous avez des partenaires européens_(diabré aussi en a d ailleurs plus que vous).
    vous vous quitteriez le pays en abandonnant vos compatriotes a leur" triste sort":quel genre de lutteur etes vous ?de plus l evocation d un certain boukary comme temoin le cas echeant me semble etre un argument faible et peu convainquant et m emmeme a me demander quel les peuvent etre les motivations d une telle sortie a part le pedantisme ?

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