Ouvrages en chantier du CNRST : Le ministre de la recherche scientifique s’imprègne de l’état d’avancement

jeudi 27 août 2015 à 01h13min

Le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation, Jean Noel Poda, a visité quatre bâtiments en chantier du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) ce 26 août 2015. C’est aux pas de course qu’il s’est rendu successivement sur les sites de la Délégation générale du CNRST, de l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) et de l’Institut des sciences des sociétés (INSS). Partout, les infrastructures connaissent des retards. Et, les difficultés semblent bien réelles.

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Ouvrages en chantier du CNRST : Le ministre de la recherche scientifique s’imprègne de l’état d’avancement

Au Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST), l’infrastructure en construction doit servir de direction générale. Il s’agit d’un bâtiment R+3 comportant 66 bureaux, une salle de réunion, une salle archives comptables, un local archives, une cafétéria-cuisine. Pour un coût global de 632 181 159F CFA réparti entre trois entreprises. Avec l’appui de la coopération chinoise, un système de production d’énergie par panneaux photovoltaïques fonctionnels a été installé sur le toit du bâtiment. La chantier a démarré en 2012 et devrait se terminer dans sept mois. Mais, trois ans après, il n’est pas encore achevé. Principale raison : l’étalement du financement sur plusieurs exercices budgétaires ainsi que la faiblesse technique et financière des entreprises.
Mais, Hamidou Eliou, conducteur des travaux à S. Entreprise explique ce retard autrement. « Le début des travaux date de début 2012. Dans un premier temps, nous sommes tombés sur un site qui était un ancien cimetière. Il a fallu suspendre les travaux, appeler les gens de l’Université (archéologues) qui sont venus faire un travail qui a pris trois à quatre mois. En plus, on a fait des implantations où il fallait revoir parce qu’on ne savait pas que le site abritait un cimetière. Donc, ça nous a pris un an sans rien faire ». Son entreprise s’occupant des gros-œuvres, il soutient que le niveau de réalisation affiche presque complet. Mais, il y a les œuvres secondaires (peinture, l’électricité…) qui sont à un niveau moins avancé. Qu’à cela ne tienne, « nous avons soumis une lettre par rapport à la pré-réception (réception technique) et on attend le retour. Dans la première semaine de septembre, tout doit pouvoir s’éclaircir. Nous sommes à 99,99% de réalisation pour les gros œuvres », précise-t-il.

Bientôt 34 bureaux pour les chercheurs de l’IRSS

Après la délégation générale du CNRST, le cap est mis sur l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS). Là, deux bâtiments sont en construction : l’un abritant des bureaux des chercheurs et l’autre abritant un laboratoire de référence. Le premier comprend 34 bureaux, une salle de réunion, une salle informatique, une salle de restauration, une cafétéria. Ce, pour un coût global de 347 831 401F CFA. Là aussi, le chantier a connu d’énormes difficultés dans son exécution. Avec quasiment les mêmes raisons.
Le 1er marché d’entreprise de gros œuvres attribué en 2006 a été résilié et les nouvelles autres entreprises ont accumulé des retards, avec à la clé une mise en régie pour certaines. Mais, actuellement tout est quasiment fin prêt. Et, la livraison devrait intervenir dans un mois.
Concernant le laboratoire, les travaux ont commencé il y a deux ans. Mais, actuellement, des difficultés existent. Il s’agit d’un problème d’avenant. « Jusque-là, ce qui a fait que le chantier n’est pas achevé, c’est le problème d’avenant. Lorsqu’on a été attributaire, on a fait une nouvelle étude de sol qui a donné une contrainte inférieure à celle qui avait été considérée pour les calculs de départ. Donc, ça a donné des travaux supplémentaires », explique Thomas Yoni, directeur technique de l’entreprise SDB. Mais, « Si on intègre les avenants, on tourne autour de 98% de réalisation. Si le problème de l’avenant est dénoué, en deux mois maximum, nous pouvons livrer l’ouvrage », assure-t-il.

INSS : Un bâtiment qui attend depuis 2006

A l’Institut des sciences des sociétés (INSS), dernière étape de la visite, il s’agit d’une extension du bâtiment existant. Le bâtiment R+2 comptera 45 bureaux, une salle de conférence, un magasin et archives, une cafétéria et des toilettes. Pour un coût global de 411 104 365F CFA. Le chantier a démarré depuis 2006. Et connait actuellement d’énormes difficultés dans son exécution.
« Au niveau du CNRST, je ne suis pas satisfait parce qu’il y a un des composants notamment l’électricité qui n’est pas sur le chantier et qui bloque le système. Au niveau du bâtiment de l’IRSS, il y a un avenant qu’il nous faut parce que c’est un financement japonais de façon globale et on espère trouver une solution pour cela. Le second bâtiment est presque fini et là c’est une satisfaction même si ça a beaucoup trainé, ça permettra au laboratoire d’être fonctionnel surtout s’il y a des productions des médicaments. Et ici (ndlr ; INSS), il y a des difficultés parce que le bâtiment date de 2006 et l’évaluation n’a pas pris en compte le coût actuel ; donc il faut encore une rallonge budgétaire et dans les conditions actuelles, il faut préparer un dossier assez solide ». C’est ainsi que le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation, Jean Noel Poda, dresse le bilan de cette tournée. Il n’a pas manqué de distribuer les bons et les mauvais points à chaque étape de sa visite.
« On a proposé des solutions avec les acteurs à chaque niveau. Le DG/CNRST a une part à faire, le cabinet a une part, l’entreprise a une part et les acteurs chargés du contrôle comme le laboratoire du bâtiment ont leur part d’activités et de responsabilité. On s’est permis d’interpeler les uns et les autres pour que chacun fasse sa part de chemin », a-t-il lancé. Sera-t-il entendu ?

Moussa Diallo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 27 août 2015 à 11:26, par N’DRI
    En réponse à : Ouvrages en chantier du CNRST : Le ministre de la recherche scientifique s’imprègne de l’état d’avancement

    Il faut sévir les mauvais entrepreneurs et les mauvais contrôleurs de chantres de l’Etat. Les chantiers sont très mal exécutés avec des travaux de finition pas possibles. On ne peut pas continuer à jeter de l’ argent comme cela par la fenêtre alors que le pays n’en a pas assez. Il faut traquer les mauvais entrepreneurs qui ne font que retarder le développement du pays. Le suivi des chantiers de l’Etat est très mauvais. Il faut la répression pour que les chantiers de l’Etat puissent normalement avancer. Les contrôleurs doivent être sanctionné pour mauvaise qualité des ouvrages.

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