Orphelinat de Tintilou : Les policières ont apporté des vivres aux pensionnaires

jeudi 30 juillet 2015 à 23h58min

Guidée par l’instinct maternel de ses membres, l’association du personnel féminin de la police était, jeudi 30 juillet 2015, à l’orphelinat « Le Refuge » de Tintilou. Venus les bras chargés, les hôtes d’un jour ont apporté des vivres et des vêtements aux tout-petits. Cette visite, la première du genre, s’inscrit dans le cadre des activités marquant le 25e anniversaire de la promotion 1990 de la police nationale dite « matricule 31 ».

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Orphelinat de Tintilou : Les policières ont apporté des vivres aux pensionnaires

« Il suffit parfois d’un geste, d’un mot pour changer le cours des choses. Il suffit parfois d’un sourire, d’une main tendue pour cueillir ce que la vie propose. Il suffit parfois de peu à condition que l’on ose », telle est la conviction de l’orphelinat-pouponnière de Tintilou. Ce 30 juillet, la structure a reçu une visite inhabituelle. Celle d’une délégation de l’association du personnel féminin de la police, conduite par Mme le commissaire Natacha Zoungrana, secrétaire à l’organisation. Reçues par Constantin Bila Ouédraogo, président de l’association « les enfants d’abord »,les femmes ont tenu à manifester leur solidarité à ce « refuge » peu connu des Burkinabè et, qui pourtant, mène un noble combat.

De la solidarité

« Cette visite touche à la corde sensible de mon cœur », confie Bila Ouédraogo. Ce don des vivres vient une fois de plus montrer qu’à la police il n’y a pas que la sécurité des biens et des personnes, la répression et les arrestations. Il y a aussi une place pour la solidarité, pour l’amour, bref, pour l’humanisme. Du riz, du maïs, du lait, du savon, des nounous et des vêtements, telle est la nature du geste à l’endroit des 16 pensionnaires.
Une visite guidée des locaux de l’orphelinat, faite par Souleymane Ouédraogo, responsable de l’action sociale dans la commune de Komki-Ipala, a permis aux donateurs de s’imprégner des conditions d’accueil des bébés et des tout-petits. De l’aire de jeu jusqu’à l’infirmerie en passant par les dortoirs, la cuisine, les salles d’observation et de consultation et la pharmacie, aucune omission n’a été faite. L’orphelinat « Le Refuge », c’est aussi un point d’honneur sur l’éducation. Après avoir passé cinq années dans une classe sous paillote, les élèves rejoindront, sans doute à la rentrée prochaine, des bâtiments rutilants, toujours en construction.

Mode de fonctionnement

Qui dit orphelinat, dit très souvent bénévolat. L’orphelinat de Tintilou a de la chance de recevoir en moyenne 40 bénévoles par an, venant de pays tels que la France, la Suisse ou encore des Etats-Unis. Certes leur séjour est généralement de courte durée, mais ils apportent une aide inestimable aux pensionnaires de la structure. En plus des dons des bonnes volontés, il existe le système de parrainage qui permet à une personne d’apporter une contribution financière de 80 Euros (environ 52 500 F CFA) par an pour la prise en charge de son filleul. « Cet apport, souligne Bila Ouédraogo, ne représente qu’1/6 des besoins de chaque enfant ».

L’adoption

« Quand des gens ont consenti des efforts pour que vous réussissiez, vous ne devez pas croiser les bras », se justifie le président de l’association « Les enfants d’abord ». Il a ouvert cet orphelinat le 1er mars 2007. A l’entendre, ce sacrifice pour les enfants sonne comme une dette à l’endroit des habitants qui l’ont adopté à Tintilou. Après un récit de son parcours parsemé d’embûches, il s’est prêté aux questions des policières qui gravitaient autour de l’adoption. « C’est une procédure complexe », fait remarquer le responsable de l’action sociale de Komki-Ipala. Au cours des échanges, il est ressorti que le ministère de l’action sociale est très exigeant et vigilant sur la question. Les structures gardent un contact saisonnier avec les familles des enfants. Les deux premiers pensionnaires du « Refuge » ont été adoptés par des parents italiens. Et deux autres, Louis et Esther, sont dans l’attente d’une adoption internationale.
Après avoir planté un manguier dans l’enceinte de la future école, la délégation a pris congé de l’orphelinat, tout en promettant de revenir.
En attendant, il est prévu une conférence publique sur l’historique de la police nationale et un cross populaire respectivement le 31 juillet et le 1er Août.

Herman Frédéric BASSOLE
Lefaso.net

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