La création d’emplois décents et durables pour les jeunes : Une priorité du gouvernement de la transition.

CHRONIQUE DU GOUVERNEMENT • mardi 28 avril 2015 à 22h22min

Au Burkina Faso comme dans tous les autres pays du monde, la problématique de l’emploi est et demeure une préoccupation des gouvernants. Les résultats du recensement général de la population et de l’habitation de 2006, indiquaient que le niveau de chômage des jeunes était de 3,2% et la tranche d’âge de 15 à 29 était la plus touchée. C’est pour apporter une réponse adéquate à cette problématique, que le Conseil des Ministres du 16 mars 2015, a adopté le Programme socioéconomique d’urgence de la Transition (PSUT).

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La création d’emplois décents et durables pour les jeunes : Une priorité du gouvernement de la transition.

Un des volets de ce programme à savoir « le soutien aux initiatives économiques des jeunes » devrait être mise en œuvre par le Ministère de la Jeunesse, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi.

Le volet « soutien aux initiatives économiques des jeunes » du Programme socioéconomique d’urgence de la Transition (PSUT) sera mis en œuvre par le Ministère de la Jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi à travers un projet dénommé « Projet d’Appui à l’Auto-emploi des Jeunes (PAAJ) ». Il a pour objectif global de contribuer à améliorer l’insertion socioprofessionnelle et économique de toutes les catégories de jeunes à travers l’auto-emploi.

De façon spécifique ce projet vise à :
-  accroître les ressources financières des Fonds de financements sous la tutelle du Ministère en charges des questions de jeunesse et d’emploi (FASI, FAPE, FAIJ) ;
-  accorder des financements à 3000 projets de jeunes à fort potentiel de création d’emploi ;
-  former plus de 3000 jeunes promoteurs en gestion de micro-entreprise ;
-  insérer 1000 jeunes formés aux métiers non agricole à travers l’octroi de kits d’installation et de fonds de roulement ;
-  assurer l’insertion socio-économique de plus de 1000 jeunes ruraux formés aux métiers agricoles à travers la création de groupement / entreprises, l’octroi d’équipement et de fonds de roulement ;
-  insérer 100 jeunes dans la pisciculture ;
-  assurer la viabilité des entreprises créées à travers l’appui-conseils et le suivi des projets financés

A terme, ce projet devrait permettre la création de plus de 15.000 emplois. Sur les 25 milliards de FCFA que va coûter la mise en œuvre du Programme socioéconomique d’urgence de la Transition, 10 milliards devraient être consacrés à la création d’emplois au profit des jeunes sur toute l’étendue du territoire national.

L’accès aux financements, notamment au système classique de financement (banques et institutions de micro-finance) demeure le principal obstacle à l’auto-emploi des jeunes. Le Programme Socioéconomique d’Urgence de la Transition dans sa conception vise à remédier un tant soit peu cette difficulté. Aussi à travers les différents volets du projet, cette ambition est clairement affichée.

Le volet Appui à l’auto-emploi des jeunes diplômés / qualifiés et non diplômés a pour l’objectif d’accroître les capacités financières et de fonctionnement des trois Fonds de financement du Ministère de la Jeunesse, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi par une subvention exceptionnelle. Il s’agira concrètement d’identifier les projets à fort potentiel de création d’emplois suite à un appel à projet et les meilleurs projets seront retenus et financés selon des conditions allégées et le rehaussement des montants de crédits octroyés par le FAIJ et le FASI.

Le volet Appui à l’installation des jeunes formés aux métiers non agricoles sera mis en œuvre en tenant compte de l’expérience réussie de l’appui à l’installation des jeunes formés aux métiers dans le cadre des mesures sociales de 2014 ; il s’agira d’identifier des jeunes, de les former en gestion de micro-entreprise et de les accompagner dans leur insertion à travers l’octroi de kits d’installation et de fonds de roulement.

Le volet Appui à l’insertion dans le circuit de production des jeunes formés aux métiers agricoles permettra d’accompagner les jeunes évoluant dans le secteur agricole. En optant d’accompagner cette catégorie de jeunes, le gouvernement entend promouvoir l’emploi agricole et les compétences en techniques de production agricoles dispensées aux jeunes ruraux en leur octroyant des équipements agricoles et des fonds de roulement à l’issue de leur formation en gestion de micro-entreprise. Les projets collectifs seront encouragés.

Le volet appui des jeunes dans la pisciculture vise à d’encourager les jeunes à s’auto employer dans le domaine de la pisciculture qui est un secteur vierge au Burkina Faso à travers des formations de courte durée sur la culture du poisson à domicile et l’octroi de bac hors sol pour cette fin. Les premiers poissons sont attendus sur le marché six mois après le début de la culture.

La transparence dans le choix des bénéficiaires

Les modalités d’emploi des ressources du Programme socioéconomique d’urgence de la Transition reposeront sur les règles de fonctionnement des structures de gestion des Fonds existants avec cependant un allègement des conditions d’accès. Pour donner la chance à chaque postulant au programme, les autorités ont envisagé des dispositions qui garantissent la plus grande transparence dans la sélection des bénéficiaires. Ainsi, des mouvements et associations représentatives des jeunes, des organisations de la société civile intervenant dans la lutte contre la corruption et des cadres du ministère de tutelle seront impliqués dans les différents comités de sélection et de prêts des Fonds de financement. Au Ministère en charge des questions de jeunesse et d’emploi, les petits plats seront mis dans les grands pour la réussite de cette opération.

L’objectif global du Programme Socioéconomique d’Urgence de la Transition est de créer au moins 10.000 unités économiques qui devraient générer au moins 30.000 emplois sur l’ensemble du territoire national. Les autorités de la Transition en initiant un tel programme, démontrent que le cri de cœur de la jeunesse burkinabè, sortie les 30 et 31 octobre 2014 pour exiger que ses aspirations et préoccupations soient davantage prises en compte, a été entendu.

Ministère de la Jeunesse, de la formation professionnelle et de l’Emploi

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