Production et commercialisation du soja et du maïs : 15 000 exploitants de la Sissili du Nahouri accompagnés par un projet

mercredi 25 mars 2015 à 18h02min

Augmenter les revenus de plus de 15 000 petits exploitants agricoles de maïs et du soja dans les provinces de la Sissili et du Nahouri. C’est l’objectif d’un projet qui a été lancé ce 24 mars à Ouagadougou. Le « Projet d’intensification de la production et de la commercialisation du Soja et du maïs dans les provinces du Nahouri et de la Sissili », a été formulé par le Réseau pour la promotion des méthodes actives de recherche et de planification participative avec l’appui financier de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique.

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Production et commercialisation du soja et du maïs : 15 000 exploitants de la Sissili du Nahouri accompagnés par un projet

Le maïs et le soja. Ce sont les producteurs de ces denrées qui bénéficieront de l’appui du projet dans 5 communes de la province du Nahouri et 7 communes dans la Sissili. Produits à fort potentiel de valeur ajoutée, et dotés d’une importante valeur nutritionnelle et commerciale, le maïs et le soja ont une productivité faible.
La faute, le manque de connaissance des petits producteurs des bonnes pratiques agricoles, la baisse de la fertilité du sol, le taux élevé des pertes post-récoltes, la difficulté de l’accès aux finances et aux crédits…la liste des goulots d’étranglements est longue et le Projet d’intensification de la production et de la commercialisation du Soja et du maïs dans les deux provinces veut y remédier.

Il entend augmenter leur productivité et leur commercialisation à travers le renforcement des capacités des agriculteurs et des autres acteurs de la chaine de valeur. Ce sont 15 000 petits exploitants agricoles qui bénéficieront directement du projet d’un coût de plus de 380 millions de F CFA sur une durée de trois ans.
C’est le directeur général de la promotion de l’économie rurale qui a officiellement lancé le projet. Denis Ouédraogo a émis le vœu qu’à travers le projet, le défi de l’accroissement de la production du soja et du maïs soit relevé dans les deux régions et par ricochet dans les autres régions du Burkina. Il a par ailleurs traduit sa reconnaissance à l’Alliance pour une révolution verte en Afrique(AGRA), au Réseau pour la promotion des méthodes actives de recherche et de planification participatives (MARP) et aux partenaires de mise en œuvre du projet, avant d’inviter les bénéficiaires à s’impliquer pleinement dans toutes les activités du projet.
50% pour le soja et 60% pour le maïs, c’est le défi de l’accroissement de la production à relever. Pour ce faire, il faudra adopter de bonnes pratiques agronomiques, améliorer la fertilité des sols, utiliser des semences améliorées, réduire les pertes post-récoltes, accéder à des financements adaptés aux exigences du milieu rural.

De l’avis du président du Réseau-MARP, Mathieu Ouédraogo, le projet est une opportunité pour développer les deux denrées et « booster la production du maïs dont la demande est de plus en plus forte aussi bien en milieu rural que dans les centres urbains ».

Un nouveau modèle d’intervention

40% des bénéficiaires seront des femmes dont les activités de production, de transformation et de commercialisation connaitront un accompagnement. Un aspect salué par le directeur général de la promotion de l’économie rurale pour qui, les femmes « sont de grandes actrices de développement agricole, particulièrement, de développement rural au Burkina ».
Le représentant de AGRA, a lui aussi invité les parties prenantes à s’engager et à consentir les efforts pour relever le défis et si les résultats sont satisfaisants, cela pourra servir de référence pour d’autres interventions. « Le succès de la mise en œuvre de ce projet serait une victoire pour le Burkina qui est devenu un pays prioritaire pour l’AGRA et qui bénéficiera d’importants investissements », a souligné Zacharie Zida.

La stratégie de mise en œuvre du projet

Le projet d’intensification de la production et de la commercialisation du Soja et du maïs dans les provinces du Nahouri et de la Sissili propose une stratégie globale qui résout les principales contraintes entravant la production accrue du maïs et du soja. La stratégie est basée entre autres sur :
-  Le renforcement des capacités des organisations paysannes et des opérateurs privés,
-  La promotion de la gestion intégrée de la fertilité des sols,
-  La facilitation de l’accès des agriculteurs aux intrants,
-  La mise en place et le renforcement du partenariat entre les différents acteurs du projet,
-  Le développement d’une approche de la chaine de valeur par la mise en place d’une plate-forme entre les différents acteurs,
-  La facilitation de l’accès au crédit pour les organisations paysannes et les petites et moyennes entreprises.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

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