Grève de 48 heures : Les enseignants et les agents de santé ont ravi la vedette à Banfora.

jeudi 19 février 2015 à 06h55min

Les 17 et 18 février 2015, conformément au mot d’ordre des centrales syndicales et des syndicats autonomes du Burkina Faso regroupés au sein de l’Union d’Action Syndicale (UAS), les travailleurs de Banfora ont observé un arrêt de travail. Le constat que l’on a fait de cette grève de 48 heures, c’est qu’elle a été largement suivie par les travailleurs.

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Grève de  48 heures : Les enseignants et les agents de santé ont ravi la vedette à Banfora.

Durant ces deux jours de grève, les travailleurs se rendaient au piquet au siège de la Confédération Générale des Travailleurs du Burkina (CGTB), où ils écoutaient des communications, notamment celles du journaliste Norbert ZONGO. Les écoles sont restées fermés, certains services ont fonctionné au strict minimum ou presque pas, car les agents présents n’ayant pas la tête au travail. Dans les formations sanitaires, aucun agent n’était là pour s’occuper des malades.

La revendication des travailleurs porte sur :

- la baisse des prix des hydrocarbures d’au moins 150f et la disponibilité du gaz butane sur toute l’étendue du territoire ;

- la révision de la loi 013/98/AN du 28 avril 1998 portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents de la fonction publique, de la grille salariale des agents publics de l’Etat et de la loi 028-2008/AN du 13 mai 2008 portant code du travail selon une échéance et un calendrier qui seront arrêtés de commun accord avec les syndicats ;

- la relecture consensuelle de l’arrêté conjoint N°2013-195/MEF/MFPTSS du 30 mai 2013 portant procédures de traitement et modalités de liquidation de la retenue salariale pour fait de grève ;

- l’engagement de poursuites judiciaires contre les auteurs/commanditaires de crimes de sang et de crimes économiques avant et pendant l’insurrection ;

- le respect de la liberté syndicale notamment la reprise des travailleurs licenciés des sociétés minières telles que la SBM, des brasseries, etc.

- une juste solution au problème des travailleurs ayant perdu leurs emplois suite à la destruction de leurs entreprises lors de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 ;

- la mise en œuvre des engagements pris par le gouvernement relatifs d’une part au check off et son élargissement au privé et au parapublic, d’autre part à l’organisation des élections professionnelles ;

- la suppression de l’UITS sur les primes et indemnités servies aux travailleurs du privé et des établissements publics et parapublics de l’Etat.

Les travailleurs menacent d’engager d’autres actions si des réponses satisfaisantes n’étaient pas données à leurs préoccupations.

Golleau Isidore TRAORE
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 19 février 2015 à 10:59, par O.Cy
    En réponse à : Grève de 48 heures : Les enseignants et les agents de santé ont ravi la vedette à Banfora.

    Aux villages des aveugles les borgnes sont rois d’après la citation. Dans ce Burkina, les privilégiés sont les agents de l’état. Il y a même qui vont se comporter négativement et à la fin du mois leurs salaires sont garantis. Il nous faut des états généraux aussi de la fonction publique. Là on précise : tu a CEP, BEPC, BAC ect voilà ton salaire. Il y a du chantage dans ce comportement de grève. On prend des malades et des élèves en otage pour des réclamations ou on profite d’une situation comme le prix de l’essence ici comme prétexte. Pour le prix de l’essence ça touche toute la population et non seulement les travailleurs du public. Je suis un petit employé du privé depuis 2000 et je connais un peu la vie dans les entreprises surtout individuelles sans conseil d’administration.OCy

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  • Le 20 février 2015 à 07:37, par el diablo
    En réponse à : Grève de 48 heures : Les enseignants et les agents de santé ont ravi la vedette à Banfora.

    O.CY qd on n’a rien a dire on se tait. On t’oblige pas a réagir

    Répondre à ce message

  • Le 20 février 2015 à 12:16, par Nongba
    En réponse à : Grève de 48 heures : Les enseignants et les agents de santé ont ravi la vedette à Banfora.

    Eux au moins ils ont des motos pour chercher carburant, des salaires pour parler d’iuts, des emplois "gatés par l’insurrection". Ils peuvent aller parler gros français et avoir à manger quand-même. Attend l’homme va aller cultiver son jardin oooh !!!!!!!! ou bien faire son parking au maquis. D’ailleurs comme ils ne vont pas travailler, le maquis sera plein donc la recette sera excellente.

    Est ce que l’arrêt de travail (de la production) est une formule adéquate de revendication syndicale des fonctionnaires dans nos pays ? C’est pas vous ! C’est le colon qui vous a gâté.

    Est ce que les syndicats de fonctionnaires mesurent les couts de leurs arrêts de travail pour le pays ?

    Est ce que les syndicats de fonctionnaires savent réellement qui est leur vrai employeur ? et qui est le bénéficiaire final des services qu’ils rendent ?

    Mes amis si vous arrêtez d’enseigner ce sont vos enfants qui en pâtiront, si vous arrêtez de soigner ce sont vos femmes qui mourront sur les tables d’accouchement, vos frères accidentés qui ne bénéficieront pas de premiers soins, vos enfants qui mourront ou seront handicapés à vie par une fièvre palustre , si vous arrêtez de travailler ce sont des projets de développement chers et urgent au pays qui connaitront des retards de conception ou de mise en œuvre.....Qui aurait perdu ? Zida, Kafando, ou Loada ?

    Bref ! mais très sincèrement il faut que nous revoyons nos formules de revendication syndicales. L’arrêt de travail devra intervenir pour des situations de survie, si non, nous faisons au contraire plus de mal à notre pays. Des concertations sincères entre un gouvernement légitime et sincère et des syndicats sincères devront permettre de gérer le minimum et continué d’avancer. Si le gouvernement n’est pas à la hauteur, on les dégomme et on avance mais ne prenons pas les habitudes de petite bourgeoisie aux intérêts purement égoïstes.

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