Centre de formation professionnelle Valba : 250 jeunes bientôt formés aux métiers de cuisinier, de pâtissier et de réceptionnistes

lundi 26 janvier 2015 à 23h30min

Valoriser le secteur de la restauration, du tourisme et de l’hôtellerie est un combat que mène le Centre de formation professionnelle Valba depuis 2006, année de son ouverture. Il vient, une fois de plus, de le confirmer à travers le lancement de la formation de 250 jeunes. C’était ce lundi 26 janvier 2015 à Ouagadougou, en présence du ministre de la Culture et du tourisme, Jean-Claude Dioma.

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Centre de formation professionnelle Valba : 250 jeunes bientôt formés aux métiers de cuisinier, de pâtissier et de réceptionnistes

Le chômage ne sera plus qu’un vieux souvenir pour ces 250 jeunes en voie d’être formés en cuisine, restauration et pâtisserie par le centre de formation professionnelle Valba (CFP-Valba). A moindre coût pour eux, le projet à en croire le fondateur du centre, Boniface Sombié, s’inscrit dans le cadre d’un appel à projet de formation de 9000 jeunes lancé en mai 2014 par le Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA). Le centre Valba et la Fédération des organisations patronales de l’hôtellerie et du tourisme qui évoluent dans le domaine du tourisme et de l’hôtellerie, des filières porteuses économiquement, auront donc postulé à cet appel avec un grand espoir. Retenus parmi nombre de projets soumis, cette opportunité, soutient le fondateur, « au-delà des emplois qu’il va générer apparait comme une bouffée d’oxygène aux entreprises touristiques et hôtelières du Burkina ». Ce sont au total 75 cuisiniers, 75 pâtissiers, et 100 réceptionnistes d’hôtel, tous âgés entre 18 et 35 ans, qui seront formés sur une période de 24 mois.

« La formation des cuisiniers et pâtissiers se déroulera en trois sessions de 8 mois chacun, avec 25 apprenants », dit-il. « Celle des réceptionnistes, poursuit-il s’effectuera en 4 sessions de 6 mois avec 25 participants ». La formation est certes financée par des partenaires techniques et financiers, mais l’apprenant devrait toutefois s’acquitter de 12,5%, soit 46 000 FCFA pour la cuisine et par session, 44 100FCFA par session pour les pâtissiers, et enfin 354000FCFA par session pour les réceptionnistes. « La formation, faut-il le rappeler, coûte très cher, à raison de près de 300 000FCFA. Elle a été revue à la baisse pour permettre aux apprenants d’en profiter », explique le fondateur du Centre qui estime par ailleurs qu’il s’agit là d’une bonne opportunité pour les jeunes en quête d’emploi.

Pendant 24 mois, les bénéficiaires auront, foi de Boniface Sombié, les aptitudes professionnelles pour travailler dans des structures de la place et, pourquoi pas, créer leurs propres entreprises. Un nouveau projet avec de nouveaux défis pour lesquels le Centre Valba n’entend pas faillir. C’est pourquoi, soutient le fondateur : « nous mesurons l’intensité de la tâche qui nous incombe ainsi que des attentes du FAFPA et ses partenaires de ce projet. Nous prenons l’engagement de tout mettre en œuvre pour offrir à ces jeunes une formation de qualité ».

Développer l’esprit d’auto emploi

L’initiative a été saluée par le ministre de la Culture et du tourisme Jean-Claude Dioma lors de la cérémonie de lancement. Fruit d’un partenariat entre acteurs du privé, le projet mérite, dit-il, un grand soutien des autorités du Burkina. A entendre le ministre, la formation vient à point nommé car elle permettra de mettre de nouvelles compétences à la disposition des entreprises touristiques et hôtelières du Burkina ; et du même coup de renforcer la qualité de leurs prestations de services et de leur compétitivité, celles à même de rehausser l’image de la destination du Burkina Faso.
Témoignant ainsi toute sa gratitude pour l’effort consenti pour l’emploi des jeunes, le ministre a invité les apprenants à donner le meilleur d’eux-mêmes. « Sachez, leur a-t-il dit, que l’enseignement technique et la formation professionnelle ne constituent pas un refuge des laissés-pour-compte de l’enseignement général ». Doivent-ils, pour ce faire, prendre conscience de ce projet qui reste une belle opportunité pour eux, et ne pas toujours attendre tout de l’Etat en termes d’emploi. C’est dans cette optique que le ministre a invité les jeunes à développer l’esprit d’auto emploi en comptant bien entendu sur leur propre compétence.

Ouvert en 2006, le CFP Valba offre des formations qualifiantes de courte durée et des formations diplômantes. Il dispose de nos jours d’une capacité de 110 places. Le centre a à son actif plus de 500 compétences mises sur le marché de l’emploi.

Bassératou KINDO
LeFaso.net

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