Mesures sociales gouvernementales à Ouaga : Grande affluence à la boutique témoin n°1 de l’arrondissement 3

jeudi 10 octobre 2013 à 23h56min

Les mesures sociales gouvernementales du 11 septembre sont en cours de mise en œuvre. Au nombre de celles-ci figure la question des boutiques témoins qui a retenu le plus l’attention du citoyen lambda burkinabé. Nous avons fait un tour à la boutique témoin n°1 de l’arrondissement 3 de Ouagadougou pour constater son fonctionnement.

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Mesures sociales gouvernementales à Ouaga : Grande affluence à la boutique témoin n°1 de l’arrondissement 3

A notre arrivée, l’affluence battait son plein. En effet, c’est une mare d’engins et une foule en file indienne d’une quarantaine de femmes, hommes et enfants qui nous ont accueillis ce mercredi 9 octobre 2013 à 10 h à la boutique témoin n°1 de l’arrondissement 3 de Ouagadougou. A tour de rôle, les gens se présentaient aux deux gérants de la boutique. Muni d’une pièce d’identité nationale et de leurs billets de banque, les gens s’enregistraient l’un après l’autre avant de se faire servir.

A l’intérieur de la boutique, on ne voyait que des sacs de 50 kg de maïs et de 25 kg de riz. Après service, chacun se débrouillait de part et d’autre dans la cour de la boutique pour transporter ses vivres achetés à prix social. Tous les moyens étaient bons : vélos, motos. Rares étaient les véhicules sur place. Nous n’avons vu qu’un seul véhicule transporter quelques deux sacs de riz.

Ambiance bon enfant

La longueur du rang est restée pratiquement constante jusqu’aux environs de de 12 h 15. Car, autant certains partaient, autant d’autres arrivaient. D’ailleurs, certains repartaient pour revenir vers 12 h 30 avec l’espoir de trouver un rang moins long. En dehors de la fatigue qui se lisait sur certains visages, l’ambiance de façon générale était bon enfant. Tout cela se déroulait sous l’œil de deux agents de police qui intervenaient de temps en temps, très calmement, pour apaiser les esprits lorsque des remous liés au non-respect de l’ordre d’arrivée se manifestaient.

Satisfaction des clients servis

Parmi les personnes déjà servies, certains n’ont pas caché leur satisfaction. Comme Yacouba Drabo, beaucoup ont apprécié l’idée des boutiques témoins, et prient que les autorités fassent l’effort de les pérenniser. Mieux, les clients des boutiques témoins ne tarissent pas d’éloges sur qualité des produits qui y sont vendus. C’est par exemple le cas de M. Drabo. « On ne peut pas trouver ce riz dans les boutiques. Il est bon et moins cher. 7 500 F le sac de riz de 25 kg. Faut pas qu’ils vont arrêter », a-t-il indiqué. Il ajoute : « La mise en place du sénat ne me fait ni chaud ni froid, mais s’ils arrêtent ça, nous on descend dans la rue ». « C’est le bon maïs, le maïs rouge », renchéra son voisin. Néanmoins, les clients souhaitent l’élargissement de la variété des produits disponibles dans les boutiques témoins.

300-400 sacs vendus par jour

A 13 h 30, heure à laquelle le service a été stoppé, les gérants intérimaires nous ont donné quelques détails. A les en croire, ils ouvrent à 8 h et ferme à 14 h. Les produits en vente dans la boutique sont le maïs dont le sac de 50 kg est vendu au prix social de 6 000 f cfa et le riz dont le sac de 25 kg est vendu au prix social de 7 500 f cfa.

Selon leurs explications, l’enregistrement des références des pièces d’identité vise à éviter que les commerçants viennent acheter les vivres et les revendre sur le marché. En principe, chaque client a droit au maximum à 2 sacs de maïs et à un sac de riz par mois. L’opération va s’étendre sur 3 mois.
Par jour, la boutique écoule entre 300 et 400 sacs, tous produits confondus.

Mais ne marche pas comme sur des roulettes car désormais, c’est l’huile que les populations réclament. Autres difficultés, les interventions intempestives de certains conseillers municipaux qui veulent faire prévaloir leurs titres pour ne pas faire le rang.

Malgré tout, il n’y a pas encore eu de rupture de stocks, soulignent les gérants. Et à un certain seuil de diminution des vivres, un ravitaillement est vite fait. A la fin de la journée que nous avons passé à cette boutique témoin, il ne restait plus que moins de 10 sacs de riz et presque autant pour le maïs. Signe de la forte demande des populations pour ce service.

Ibrahima Traoré (Stagiaire)

Lefaso.net

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