Conférence internationale contre la malnutrition infantile : Faire bouger les lignes dans ce combat

mardi 14 mai 2013 à 15h11min

Paris, la capitale française, accueille depuis hier mardi 14 mai la conférence internationale contre la malnutrition infantile. La cérémonie a été ouverte par la présidente de l’UNICEF France, Michèle Barzach.

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Conférence internationale contre la malnutrition infantile : Faire bouger les lignes dans ce combat

A un mois du sommet du G8 et du sommet Nutrition for Growth à Londres et la continuité du plaidoyer de l’UNICEF, la conférence de Paris entend sensibiliser les principaux acteurs à l’urgente nécessité de prendre ce fléau à bras le corps. En particulier en Afrique subsaharienne, qui reste l’un des principaux foyers de malnutrition infantile. Cette conférence de haut niveau est résolument tournée vers la recherche de solutions durables. Elle entend accompagner la prise de conscience en cours et montrer les voies à suivre. Elle soulignera l’exigence d’un engagement politique fort, en faveur du passage à l’échelle de stratégies intégrées ayant démontré leurs efficacités. Dans ce contexte de contrainte budgétaire, l’évaluation du coût des interventions, de leur impact et de leur retour sur investissement fera l’objet d’une attention renforcée dans les débats.

Réunissant des personnes de niveau supérieur venues de 55 pays dont 36 d’Afrique, la conférence s’articule, a dit la présidente de l’UNICEF France, autour de 3 grands axes que sont : la nécessaire intégration de la malnutrition dans les politiques publiques ; la promotion des interventions, directes et indirects, pour combattre efficacement la malnutrition et la mobilisation des ressources. Michèle Barzach, présidente de l’UNICEF France, a laissé entendre qu’il « faut faire bouger les lignes dans ce combat » car la malnutrition n’est pas une fatalité. Elle a souhaité que ce fléau soit placé au cœur des politiques. Elle a terminé son propos en souhaitant que cette conférence soit une étape importante dans la lutte contre la malnutrition infantile. A sa suite, Antony Lake, Directeur général de l’UNICEF a, à travers une vidéo, souhaité que la conférence se déroule bien et il en est confiant car dira-t-il, « s’il y a encore de grands défis à relever, il y a aussi des résultats encourageants ». Jean-Baptiste Mettei, Directeur général de la Mondialisation, du Développement et des Partenaires pour le ministère français des Affaires étrangères et Antonio Montero, ancien président du Cap-vert et émissaire pour la nutrition en Afrique de l’Ouest, ont fait un véritable plaidoyer afin qu’il y ait suffisamment de moyens pour la lutte contre la malnutrition infantile véritable frein au développement dans le monde en général et en Afrique subsaharienne en particulier.

Le Burkina fait entendre sa voix

Suite à ces interventions marquant l’ouverture de la conférence, c’est le thème de la « compréhension du fardeau de la sous-nutrition en Afrique subsaharienne » qui a introduit la conférence proprement dite. Une introduction faite par Werner Schultink et Félicité Tchibindat.

Le Burkina Faso est représenté à cette conférence de haut niveau par son ministre de la Santé, Léné Sebgo qui est accompagné par le Directeur général de la Santé et de la Famille, docteur Djiguemdé, du directeur de la nutrition, Ilboudo et du docteur Traoré, représentant le président de l’Assemblée nationale, parrain national de la lutte contre la malnutrition au Burkina Faso.

Le ministre burkinabè a fait une communication sur le thème « Résoudre le défi du financement : Identifier les interventions prioritaires et analyser leurs coûts, mobiliser les ressources nécessaires, suivre et évaluer les dépenses engagées et leur efficacité. Dans sa communication, Léné Sebgo a dressé le tableau de la lutte contre la malnutrition dans notre pays et ses perspectives. On retiendra de cette présentation la création d’une direction de la nutrition (2002), la mise en place progressive des éléments « Tree ones », la mobilisation des partenaires techniques et financiers en nutrition ; le plan stratégique de nutrition 2010-2015. Cette volonté des responsables burkinabè est cependant freinée par les nombreuses contraintes de sorte qu’aujourd’hui pour faire face au fléau, notre pays a besoin d’un soutien financier de plus de 35 millions de dollars pour la période 2013-2015. D’où cet appel de Léné Sebgo : « nous attendons vos différentes contributions pour atteindre nos objectifs ».

Ibrahima BAYILI

L’Express du Faso

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