Patrice Zoyenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

vendredi 22 mars 2013 à 18h26min

Suite à la visite « mouvementée » du Premier Ministre Luc Adolphe Tiao à l’Université de Ouagadougou le 18 mars, nous avons souhaité rencontrer le responsable du mouvement syndical étudiant ANEB, Patrice Zoyenga afin qu’il puisse exposer les problèmes et les revendications des étudiants. Peu enclin au discours politicien M. Zoyenga est aussi revenu sur les lancers de pierre et la relation entre étudiants et journalistes. Interview « vérité ».

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Patrice Zoyenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

Qu’est-ce que l’ANEB ?

L’ANEB, c’est l’Association Nationale des Etudiants Burkinabè, une organisation à caractère syndical qui a pour rôle la défense des intérêts matériels et moraux des étudiants dans nos universités. Née en même temps que l’Université de Ouagadougou, l’ANEB est une section de l’UGEB (Union Générale des Etudiants Burkinabè) – créée le 27 juillet 1960 - qui a deux sections à l’étranger : l’AEBEF (Association des Etudiants Burkinabè en France) et la section de Dakar. L’ANEB a plusieurs sections au Burkina dont celle de Ouagadougou où le présent comité exécutif a été élu en novembre 2012.

Quelles sont vos revendications ?

Nos revendications portent sur plusieurs aspects que nous avons synthétisés sous la forme d’une « plateforme revendicative ». Il y a d’abord les questions académiques et pédagogiques, puis les questions sociales. Sur le plan académique et pédagogique, nous demandons d’abord des infrastructures, c’est-à-dire la construction d’amphithéâtres, de salles de cours, de TD, des centres de ressources informatiques, des laboratoires, des bibliothèques ainsi que tout le matériel nécessaire. Il y a de gros manques au niveau des salles. Comme l’université de Ouaga 2, commencée en 2007, n’est toujours pas terminée, certains étudiants reçoivent leurs cours au SIAO. Le problème c’est que lorsque le SIAO veut organiser des activités, on est obligé de mettre les étudiants dehors…

Et à l’université de Ouagadougou, quels sont les problèmes liés au manque d’infrastructures ?

A l’université de Ouagadougou, on a des promotions de plus de 2000 étudiants alors que le plus grand amphithéâtre ne peut en contenir que 1500. Certaines promotions doivent parfois se partager un amphithéâtre, cela entraîne la suppression de certains cours. En 2008, les autorités nous ont promis des laboratoires et, depuis tout ce temps, ils ne sont toujours pas construits. Certains bâtiments devraient être finis depuis des années.

Il y a aussi la question des évaluations et de leur déroulement. Prenez par exemple la promotion Sciences et Technologie en première année. Ils viennent d’avoir leurs résultats : sur 1880 élèves, il y a eu 35 admis, c’est inadmissible. Ces promotions ont fini de composer depuis novembre et c’est seulement en mars qu’on leur donne leurs résultats. Il y a aussi une grosse insuffisance au niveau du nombre d’enseignants ; certains doivent gérer quatre unités d’enseignement en même temps.

Que pensez-vous du « blanchiment technique » proposé par le Premier ministre ?

C’est une question importante. Pour nous, le « blanchiment technique » n’est pas la solution puisqu’il ne s’attaque pas directement aux causes des problèmes. Les autorités fonctionnent toujours comme ça : en 2008, lorsque les étudiants de SVT ont manifesté pour obtenir des laboratoires, elles ont préféré réprimer les étudiants plutôt que de trouver des solutions. On a même fermé l’université du 26 juin jusqu’au 31 juillet, ce qui nous a fait perdre plus d’un mois de cours.

En 2009, ce sont nos enseignants qui ont manifesté. Encore une fois, le gouvernement a préféré traîner les pieds pendant trois mois avant de proposer une solution. En 2011, ils ont fermé l’université une nouvelle fois pendant plus de trois semaines. En tout, on a perdu 6 mois à cause de leur manière de gérer les problèmes. C’est ce qui a conduit à ce chevauchement des années dans lequel nous sommes.

Les autorités sont donc bien conscientes de tous ces problèmes ?

On a synthétisé ces problèmes au sein d’une plateforme revendicative qu’on a déposée auprès des autorités universitaires et ministérielles. Même le Président du Faso a aujourd’hui connaissance de ce dossier. Lorsqu’il a reçu notre organisation en 2011, il a promis de nous rappeler pour proposer ses solutions mais, jusqu’à présent, nous n’avons reçu aucun coup de fil. Donc oui, nos autorités connaissent depuis déjà longtemps les problèmes de l’université.

Aviez-vous lancé un appel à manifester lors de la visite de Premier Ministre ?

Oui, on a lancé un appel aux étudiants pour qu’ils viennent protester et dénoncer cette manière de faire. Comme nous l’avons dit, le premier ministre ne venait rien faire d’autre qu’une parade à l’université. C’était juste une campagne médiatique dans le but de légitimer ce qui va venir par la suite. Vous avez certainement vu le programme officiel : il comptait recevoir 9 associations étudiantes de 17h30 à 18h15 ; 45 mn pour neuf associations c’est vraiment très peu.

Ce qu’on a constaté, c’est que tout le temps de la visite officielle allait être consacré à la visite de chantiers censés être terminés depuis bien longtemps.

Au moment où le Premier Ministre a voulu prendre la parole devant les étudiants de l’Université, le courant s’est coupé. Etait-ce le fait des étudiants ?

Selon vous, les étudiants ont-ils les moyens de couper l’électricité ? Celui qui s’amuse à faire ça est directement électrocuté. Les étudiants n’ont pas envie de prendre ce genre de risques. Les coupures de courant sont très fréquentes à l’université ; les réalités du terrain ont simplement rattrapé le premier ministre. On ne peut pas échapper à la réalité.

Vous déplorez les lancers de pierre ?

Notre organisation a appelé à manifester pour dénoncer la visite du Premier Ministre pas pour jeter des pierres. Néanmoins, il faut remettre ça dans un contexte bien particulier. Aujourd’hui, il y a des étudiants qui ont passé deux ans voire plus à refaire la même année, il y a des étudiants qui, depuis août 2011, n’ont reçu aucune allocation financière, il y a des étudiants qui ne savent pas quoi manger, il y a des étudiants qui ne savent pas où loger, bref, il y a des étudiants dont l’avenir est déjà bafoué…

La situation est telle qu’il y a une indignation générale au niveau de l’université. Tout cela est à mettre sur le dos de nos autorités qui n’ont rien fait pour que la situation s’améliore.

Certains journalistes ont été un peu malmenés pendant la visite du Premier Ministre. Ya-t-il un problème entre les étudiants et la presse ?

Il n’y a pas de problème particulier entre les étudiants et les journalistes. S’il y a eu incompréhension, il suffit de s’expliquer convenablement. La presse doit simplement faire son travail d’information.

Comptez-vous lancer d’autres appels à manifester ?

Ce sont les étudiants, ensemble, qui décideront en fonction de ce que les autorités proposent ou ne proposent pas. Pour l’instant, les problèmes que nous avons répertoriés leur ont été exposés. On attend maintenant leur réaction et, en fonction de celle-ci, on organisera une assemblée générale pour décider.

Etes-vous optimistes ?

Nous osons croire qu’ils feront des propositions concrètes sinon les étudiants n’auront pas d’autre choix que de s’organiser.

Dans la violence ?

Les étudiants ne sont pas violents. Ils vivent et étudient dans des conditions qui sont à la limite du supportable, c’est tout.

Interview réalisée par Pierre Mareczko, stagiaire
Lefaso.net


Lire aussi :
- Université de Ouagadougou : Une visite sous haute tension pour le Premier ministre Tiao
- Déclaration de l’ANEB : Non à la parade du Premier Ministre Luc Adolphe TIAO Sur nos campus !

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Vos commentaires

  • Le 22 mars 2013 à 18:33, par Yssif
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    Bien dit petit frère. je suis fier de savoir qu’à l’ANEB la relève est toujours assurée. Nous n’avons pas souffert pour rien. L’ANEB a toujours eu des responsables qui savent anticiper. De tout temps (en tout cas depuis les années 90) ce pays n’a jamais eu de responsables ayant à coeur la réussite des élèves et étudiants. C’est pourquoi aucun effort n’est fait pour un minimum de conditions de vie en milieu scolaire et universitaire. Mais le problème est plus grave de nos jours car, en plus d’être peu intéressés à la réussite de nos enfants et jeunes frères, ces dirigeants (à l’image de LAT, véritable corbeau), sont de moins en moins compétents.
    Yako mon cher Burkina

    Yssif (un étudiant de la génération Dabo)

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  • Le 22 mars 2013 à 18:34
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    Oh c’est un étudiant comme ça ? De surcroit président de l’aneb ? On comprend pourquoi les choses sont comme ça. Il a une mine pitoyable. Mais ce n’est pas la violence ou l’hostilité systématique qui va changer les choses. Déjà que la vie n’est pas facile il ne faut pas en rajouter. Si les étudiants ne sont pas violents on comprend que ce sont des "mercenaires ou des badaud" qui ont créer les troubles lors de la visite du PM ? Mon oeil ! Quittez dans ça pendant qu’il est temps. ça ne vous coûte rien d’être polis. Au contraire. Surtout arrêtez de donner une mauvaise image du pays à l’extérieur. Après les maliens qui ont tabassé leur président c’est vous qui suivez dans la sauvagerie !

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  • Le 22 mars 2013 à 18:34
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    A l’instant T ou T+..., qu’est-ce que l’ANEB propose à la place du blanchiment technique de l’année face à la situation actuelle et réelle (des promotions 2010-2011 ; 2011-2012 et 2012-2013 qui n’ont pas encore fini voire commencé les cours) ?

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  • Le 22 mars 2013 à 18:35, par jkou
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    tres bien dit : non à la parade du 1er ministre. on en a marre de nos autorités.

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  • Le 22 mars 2013 à 18:41
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    Bien dit president ! tout est bien clair, le combat est legitime. mais comprennez aussi que les journalistes font face a un premier ministre journaliste ! ainsi va la faso.

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  • Le 22 mars 2013 à 18:55, par un passant
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    Belle interview— mais, concretement, qu’est qu’on peut faire pour ceux qui sont en retard d’une ou de 2 annees academiques ?

    Pour les effects (surtout en premiere et 2eme annees) : peut-on creer des sections independantes ? S’il y a 1800 etudiants et qu’on cree 10 sections autonomes, on aura des classes de 180 etudiants. Les sections seront independantes (a ne pas confondres avec les groupes de TD et de TP) les unes des autres (aucun besoin de composer les memes devoirs, etc). C’est comme ce que ca se passe dans les universites ou je suis passe au USA. Les etudiants du 3eme cycle peuvent etre faits responsables de sections. Donc on n’a pas forcement besoin d’un amphi de 2000 places. Personnellement, je trouve que ce n’est pas pratique d’enseigner en meme temps a plus de 300 400 etudiants.

    Taux de reussite : si sur 1800 etudiants, 35 sont admis, je pense que le probleme se trouve avec les enseignants aussi. Je suis enseigant, et si plus de 50% des etudiants echouent a ma classe, je vais devoir m’expliquer sans parler de 2% de taux de succes. Une solution serait que les etudiants evaluent directement les enseignants a la fin de chaque semestre, comme ca se fait au Canada ou aux Etats Unis.. ces evaluations peuvent etre utilisees par les enseigants pour ameliorer leurs methodes d’enseignement et devraient aussi en principe etre prises en compte dans leur promotion.... a pres tout, le contribuable paye les enseignants pour (en partie) delivrer un service aux etudiants, ce serait normal que ceux qui beneficient du service puissent en dire ce qu’ils en pensent.

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  • Le 22 mars 2013 à 19:32, par Marck
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    Les étudiants ne sont pas violents, mais les gens de l’ANEB et l’UNEF sont très violents et antidémocratiques. je les ai vu geté de la nourriture au resto universitaire, se frappés avec des machettes. Chasser leur camarade dans les Anphi avec baton et pierres.

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  • Le 22 mars 2013 à 19:40, par Yot
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    Il ya 1000 problèmes à l’UO.
    Si seulement l’ANEB prend la peine de proposer une solution, il en restera 999.
    Toujours et toujours des révendications, pas jamais une seule proposition CONCRETE, PRATIQUE ET REALISTE !
    Qu’es ce que l’ANEB propose en lieu et place du blanchiment technique : rien !
    Les étudiants ne sont pas des bébés pourris : ils doivent aussi contribuer à donner des pistes de solution

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  • Le 22 mars 2013 à 20:12, par Boomnèrè
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    Tout ce qui a été dit sont les paroles dun responsable voilà pourquoi il a été responsabilisé par rapport au traitement reservé au PM, je dirai que c,a temoigne a quel ils sont vomis par les étudiants et je pense qu’il n’ont pa inter^et a trainé les pied car la reaction dans la suite serait fonction de ce quils vont reserver au traitement de nos revendication

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  • Le 22 mars 2013 à 20:44, par Aa
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    J’interviens rarement sur la toile. Les mots me manquent pour apprécier cette interview. Je suis fier de la maturité des étudiants. La relève est là, assurée et c’est du solide. Les réponses sont brèves, précises et cohérentes. Bravo. Vous n’avez rien à envier aux étudiants canadiens sur le plan de la lutte syndicale. Le printemps erable a montré l’amateurisme de la plupart des organisations.

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  • Le 22 mars 2013 à 21:05, par Kotigui
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    On ne résoud pas des problèmes dans la violence. Si vous continuez de vous comportez de cette manière impolie, nous qui paynos vos études allons nous chercher. Même si nos autorités ne sont rien, en attendant elles sont devant les choses. Donc mieux vaut revendiquer pacifiquement avec elles.

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  • Le 22 mars 2013 à 21:22
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    En tout cas, si la lutte doit améliorer les conditions de vie et d’études des Etudiants, tant mieux. Cependant on constate que la plupart des Dirigeants de l’ANEB et de l’UNEF sont des pions du parti au pouvoir qui les utilise pour souffler le chaud et le froid sur le campus au gré de leurs intérêts. Lorsqu’ils finissent leurs études, ce sont les premiers à aller à la soupe dans les postes politiques de l’administration. Les maxime Koné, Tankoano MATHIAS, Kobiané Nicolas, Diallo Soahibo etc... sont des exemples parmi tant d’autres. On ne peut pas comprendre que, hier vous criiez sur le campus contre un pouvoir qui sacrifie sa jeunesse et aujourd’hui c’est encore vous qui êtes avec ces derniers. Donc Etudiants Etudiantes, soyons lucides dans nos actions et revendiquons uniquement ce qui nous revient de droit dans le cadre de nos universités.

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  • Le 22 mars 2013 à 21:39, par Hamza
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    D’accord qu’il ya des problemes a l’UO mais cela ne peut expliquer ou pardonner la violence qu’il ya eu a l’UO a l’occasion de la viste de la 2iem personnalite de la nation qui est venue a la rencontre de l’avenir de la nation. j’ai une autre analyse de la situation . ne jamais refuser de collaborer et surtout d’ecouter surtout quand vous voulez vous faire entendre. La violence n’a jamais abouti a une solution. Le cas de l a Palestine et dIsrael en illustre. L’Autorite est venue pour vous rencontrer. Ecouter et collaborer d’abord et surtout ecouter et ensuite faites vous entendre. Je le dis parce que c’est l’avenir de notre chere et tres chere patrie. Et au cun pays je dis bien aucun pays ne peut peut pretendre aucun development j’insiste aucun developpement sans ressources humaines. La premiere resource d’un pays ce sont les ressources humaines. Les ressources humaines sont la premiere force d’un pays et je persiste et signe que mes petits frères de l’UO doivent avoir cela comme objectif majeur. Il est toujours possible de faitre les choses autrement. La haine existe toujours en l’absence de toute intelligence et Dieu seul sait combien regorge notre tres chere patrie d’’hommes intelligents surtoiut dans notre antre l’UO.

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    • Le 24 mars 2013 à 08:36, par laverite
      En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

      plus que les mots, les actes aussi peuvent vehiculer des messages. la violence aussi est un message. le PM sait desormais clairement ce que les etudiants pensent rellement de leurs conditions de vie et d etudes.En moins de 45 minutes le message etait bien transmis.

      on ne peut pas demander a un etudiant qui a faim, qui loge dans un taudis de 04 toles, qui ne voit aucune perspective d avenir de s en sortir, d applaudir quand un premier ministre passe. soyons serieux.

      j ai ete etudiant, mes conditions n etaient pas comme ca.

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  • Le 22 mars 2013 à 22:27
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    Ce que l’ANEB peut proposer sont les solutions qui figurent dans sa plateforme revendicative et qui permettent de resoudre les problèmes posés définitivement.
    Supposons que nous adoptons les solutions du PM ; dans 3 ou 5 ans maxi on reviendra à la case départ. Ou est le coté solution de ces problèmes. Ceux qui défendent le gouvernement ayez un peu honte de dire ces bétises . Comment pouvez vous défendre un régime qui dit officiellement qu’il se désengage de l’éducation ? et applique effectivement cette mesure .Notons que l’état a le devoir de garantir l’éducation à tout citoyen. Aucun pays dans ce monde ne s’est et ne peut se developper sans une bonne éducation pourtant abandonnée au BF. Rappelons nous que ces même autorités ont bénéficiés des avantages inombrables que ce pays leur a offert à leur temps. Ce qui les a permis de devenir ce qu’il sont actuellement. De grace si vous n’allez pas améliorer ce que vous avez trouvé conserver au moins la même fluidité au lieu de la dégradée.. A bas les ennemis du peuple, à bas l’impérialisme et ses valets locaux. Vivie l’ANEB, vive l’UGEB que DIEU aide l’Afrique.

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  • Le 22 mars 2013 à 22:55, par Étudiant des années 1980
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    Sur la presentation ce monsieur doit apprendre à se soigner extérieurement il ressemble à un de ces bandits de grand chemin que les policiers ou gendarmes nous montrentcomme des trophées lors des conférence de presse. S’il ne change sur ce plan aucun chef d’entreprise ne l’embauchera même s’il est major de sa promotion : bien que l’habit ne fasse pas le moine, la.presentation extérieur importe aujourd’hui pour les entreprises.
    Àu niveau de la forme du discours j’ai été déçu du niveau du langage il donne l’impression d’avoir un niveau de 3ème des collèges et lycées . Quant au fond, il a passé le temps à esquiver les questions du journaliste ce qui dénote d’une fuite de responsabilité pour quelqu’un qui aspire au leadership du mouvement étudiant. Quelque part on sent que le niveau de maturité intellectuelle à beaucoup baissé ce qui pourrait expliquer cette dérive vers la violence que mouvement étudiant connait ces derniers temps. Quand on a pas le courage de déplorer les lancer de pierre c’est qu’on est pour la violence.

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  • Le 22 mars 2013 à 22:58, par Sidpasata - Veritas
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    ON PEUT REPROCHER TOUT CE QU’ON VEUT AUX ÉTUDIANTS ET A LEURS ORGANISATIONS. MAIS LA SITUATION ACTUELLE EST LE RÉSULTAT D’UNE TRÈS LONGUE DÉMISSION DES AUTORITÉS POLITIQUES...... ---------COMMENT SE FAIT-IL QUE FACE A DE TELLES URGENCES CONCERNANT LE CAPITAL HUMAIN DE LA NATION ENTIÈRE, URGENCES POUR LESQUELLES ON DIT NE PAS POUVOIR CONSACRER DES MOYENS FINANCIERS SUFFISANTS, ON PROPOSE EN MÊME TEMPS ET AVEC INSISTANCE, LA CRÉATION D’UN SÉNAT BUDGÉTIVORE ET PAS VRAIMENT UTILE !!! AIDEZ-MOI A COMPRENDRE, S’IL Y A ICI UNE LOGIQUE VRAIMENT RATIONNELLE DANS LE CLASSEMENT DES PRIORITÉS.

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  • Le 23 mars 2013 à 04:53, par Vagabond
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    et avec ca, on veut émerger !! Peut-on émrger sans les étudiants ?

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  • Le 23 mars 2013 à 07:28, par GO
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    MON FRÈRE, TU AS BIEN PARLER. IL FAUT QUE çà CHANGE. ON PEUT BIEN AMÉLIORER LES CHOSES ET NOS AUTORITÉS SAVENT BIEN QUE TOUT DÉVELOPPEMENT PART PAS L’ÉDUCATION. MAIS SI NOS AUTORITÉS VEULENT TERMINER LA CONSTRUCTION DE OUAGA 2000 AVANT DE VENIR VOIR LES PROBLÈMES DE L’UNIVERSITÉ, C’EST TRÈS GRAVE.
    SANS LUTTE, JE VOUS ASSURE QUE RIEN NE VA S’AMÉLIORER POUR VOUS. DONC COURAGE ET VIENDRA LA VICTOIRE.

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  • Le 23 mars 2013 à 07:58, par Yako étudiant du BF
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    À lire les interventions qui j’imagine proviennent pour la plupart des étudiants je suis sidéré par le manque de courtoisie et le niveau bas du langage : il n’y a que des insultes et des refrains qui sont fredonnés comme des perroquets. Le niveau intellectuel de nos étudiants d’aujourd’hui a trop baissé.

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    • Le 23 mars 2013 à 18:01
      En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

      sI ON T’ INSULTE, C’EST QUE TU ES INSULTABLE. On parle de la vie de jeunes gens et vous voulez apprendre a phraser pour ensuite aller dire a vos boss respectifs que c’est moi qui ai dit ca sur lefaso. net. Meme le PM qui a voulu se moquer de nous en venant meubler son week- end en a pris pour son grade. Evitez de faire des Desperados dans ce pays. Meme militaires, on a plus peur d’eux. Donc faut on a ca se respecter, koi.

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  • Le 23 mars 2013 à 09:14
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    Seul le citoyen ou la citoyenne burkinabé qui n’a jamais vécu directement ou indirectement les problèmes de l’UO trouve la réaction des étudiants disproportionnée. Mais mettez vous à leur place ou à la place de quelqu’un qui a son enfant, sœur ou frère, femme, tout juste un proche très cher dans ces conditions qui compromettent son avénir. Mieux, imaginez, un citoyen pauvre paysan au fin fond du Burkina dont l’enfant est à l’UO , et qui n’a aucun parent à Ouaga pour l’accueillir, savez ce que 3 ans de retard leur coûtent sur tous les plans. Les dommages engendrés par les mauvaises décisions de nos imbus de pouvoir, de dirigeants à la con qui ont d’ailleurs tous leur enfants à l’extérieur payés aux frais du contribuable. Il faut que la population des riches burbinabé prenne du recul, s’imagine à la place des 90% des pauvres du Burkina pour réaliser que nos dirigeants sont comptables de toute cette situation de misère qu’ils ont machiavéliquement orchestré pour garder leur peuple dans l’extrême nécessité pour mieux les dominer pour toujours et rester au pouvoir à vie. Ils sont donc, les dirigeants, impardonnables et la lutte devra être très musclée jusqu’à la résolution des problèmes qui concernent l’avenir de toute la nation

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  • Le 23 mars 2013 à 10:12
    En réponse à : Patrice Zoyenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    Courage ! ce que je sais seulement c’est que c’est vous enfant de pauvres paysans qui perdez !!!!!!
    on sent la famine meme sur le visage du chers président !!

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  • Le 23 mars 2013 à 10:17
    En réponse à : Patrice Zoyenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    c’est pas la peine quoi, ya pas plus violent que vous dans ce faso ! tchrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr

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  • Le 23 mars 2013 à 10:18
    En réponse à : Patrice Zoyenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    Mais en faite on vous flatte !!

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  • Le 23 mars 2013 à 11:03, par PSH
    En réponse à : Patrice Zoenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    Et si l’ANEB postait sur le site sa PFR ? ça pourrait aider à mieux comprendre certains problèmes actuels de l’université.

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  • Le 23 mars 2013 à 14:54, par lefatigué
    En réponse à : Patrice Zoyenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    Vers ou allons nous ?
    Des autorités qui passent leur temps à répondre aux plate formes qu’ils sont entrain de mener une réflexion sur telle et telle question.
    Avec un gouvernement qui ne change presque pas depuis environs 20ans , on devrait avoir bien refechi maintenant sur la situations de tous les syndicats et faire quelque chose ne serait ce que selon la parabole biblique du juge inique qui a fini par donner ce qu’on lui demandait pour avoir la paix

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  • Le 23 mars 2013 à 16:57, par djemadou
    En réponse à : Patrice Zoyenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    Il a fallut une action violente pour que l’opinion prenne conscience de ceux que vivent les étudiants. Une violence n’est qu’un fait visible dont les causes (chaleur, injustice, négligence, fausse promesse, désolation, faim, aigreur, etc) ont été crée par nos gouvernants de surcroit d’anciens étudiants.
    Au Burkina ce sont les retards sur les constructions des chantiers que les autorités cherchent chaque fois à justifié parce qu’ils ont consommé de 10 à 25% (corruption) des ressources avant même le début des travaux que les pauvres entrepreneurs n’ont plus de quoi achever le chantier, la qualité des constructions et le paiement des ouvriers sont affectés. Sinon vous auriez pu les sanctionner lorsque le cahier de charge ne sera pas respecté.

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  • Le 23 mars 2013 à 21:00, par gontran
    En réponse à : Patrice Zoyenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    il n’ya pas de probleme sur cette terre qu’on ne puisse pas resoudre. asseyons nous et discutons et que chacun mette de l’eau dans vin pour permettre une avancée vers une vraie sortie de bourbier qui n’a que trop duré. merci a tous.

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  • Le 24 mars 2013 à 00:48, par Tiga
    En réponse à : Patrice Zoyenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    drole d’étudiants pensez vs que ete la seule priorité pour l’état ? condition de vie ;condition vie ;posez la question qu’es que vs faite pour l’etat ?des futures dirigeants qui refuse un dialogue pour faire recours a la violence.vs alié aprendre quoi a la future génération ?j’ai honte a votre place

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  • Le 24 mars 2013 à 07:03, par Somlare
    En réponse à : Patrice Zoyenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    Voici une association qui semble Savoir ce qu’elle veut. Si le gouvernent savait aussi ce qu’il voulait il suffirait de mettre tout sur une même table, débaler le disponible et discuter franchement.

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    • Le 24 mars 2013 à 09:23, par bamsi
      En réponse à : Patrice Zoyenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

      Suis édifié par cette capacité d’analyse du Président ZOYENGA, preuve que malgré tous les maux qui minent nos universités, le BF a de quoi être fier de la qualité de l’enseignement dispensé à l’UO ( la seule université, l’unique , la vraie au Fas dont les étudiants se distinguent sur le milieu professionnel), bravo aux enseignants et courage aux fragins.
      Il est temps que nous acceptions de nous asseoir autour d’une même table, décideurs politique, scientifiques et étudiants, ensemble et non en rang dispersé pour élaborer une feuille de route. La proposition du blanchissement technique n’est pas une mauvaise chose en soi, faut il simplement qu’elle soit comprise et les étapes de sa mise en oeuvre définies ensemble. n’Oublions pas qu’on ne peut faire le bonheur d’une personne dans son dos.

      Que Dieu protège mon beau pays qui se construit doucement et avec nous tous, amen !!

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  • Le 24 mars 2013 à 16:35, par Alexio
    En réponse à : Patrice Zoyenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    Jeg suis tres d accord avec le representant des etudiants pour ses revendications basales pour la bonne fonction de la poursuite de leur etude. Cette situasjon ne date pas d aujourdhui. Cest devenu le peche des generations et des generations. Depuis le declanchement des greves avec des consonances politiques au Lycee Ouezzin Coulibaly a Bobo-Dioulasso avec Toure Soumane. La situation n a pas evoluer en culture vision pour pallier a cette greve negative qui a impact pour le developpement de notre Universite qui devrait etre un lieu saint du savoir, est devenu malheureusement un lieu politise et manipule par les acteurs politiques.Le burkina Faso doit repenser son universite en universite produktive comme aux Etats -unis d Amerique.

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  • Le 25 mars 2013 à 09:36, par Nina Simone
    En réponse à : Patrice Zoyenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    Mr de l’ANEB, puisse que votre plate forme revendicative dort dans les tiroirs depuis un certain temps, je vous suggère de publier une version PDF sur ce site par exemple. Comme ça, tout le monde sera au même niveau d’informations. Tout le monde sera au courant !! ça va peut être accéléré un début de solutions. Quand on discute de ça, certains disent, l’ANEB est comme si , comme ça, ils sont manipulé par des partis politiques, etc...Si vous publiez vos revendications, on verra bien si elles sont légitimes ou si elles sont sans objet.

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  • Le 25 mars 2013 à 14:17, par silence
    En réponse à : Patrice Zoyenga, Président de l’Aneb : « Les étudiants ne sont pas violents. »

    Bien dit mon frère, le blanchissement technique n’est pas la solution. Aussi la modification de l’article 37 n’est pas la solution. Chavèse a passé beaucoup d’année au pouvoir sans que ça pose un problème à son peuple. C’est pour dire que c’est le système qui est remis en cause. L’homme n’est rien devant un bon système.
    La 4ème république de 1990 à nos jours doit nécessairement revoir le système de gouvernance dicté par la BM, le FMI, G8, etc.
    A chaque nouveau gouvernement du même système on va s’imprégner des réalités du terrains. Quelle réalité de terrain ? Et pour faire quoi ?
    Mes félicitions à l’ANEB pour son combat juste face à un système anti-social.

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