Sous-secteur de la santé privée au Burkina : un cadre fédérateur mis en place

dimanche 17 mars 2013 à 22h36min

Le sous-secteur de la santé privée dans notre pays compte de nos jours une vingtaine de structures associatives. Les responsables de ces associations se sont retrouvés ce 16 mars 2013 à Ouagadougou en Assemblée générale constitutive d’un cadre fédérateur, dénommée Fédération des associations de la Santé privée au Burkina (FASPB).

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Sous-secteur de la santé privée au Burkina : un cadre fédérateur mis en place

Depuis un certain temps, ce sous-secteur de la santé connaît des problèmes auxquels aucune des associations prise individuellement ne pouvait victorieusement faire face.

De plus, l’absence de cadre unique à même de parler au nom de l’ensemble des professionnels de ce sous-secteur est apparue comme un vide à combler. En effet, les partenaires dudit sous-secteur conditionnent de plus en plus leurs soutiens à la mise en place d’un cadre assez représentatif de l’ensemble des 420 établissements de soins de santé qui existent dans notre pays.

C’est du moins, l’option de la Banque mondiale qui désire les soutenir par le biais d’un cadre fédérateur. Et pour accompagner la volonté de mettre en place un tel cadre, l’institution onusienne a en effet, commis Me Salifou Dembélé pour apporter l’assistance juridique nécessaire. Et c’est Me Dembélé qui a ainsi dirigé les échanges relativement à l’examen et à l’adoption des textes fondamentaux devant régir la Fédération.

Avec cette adoption, suivie de la mise en place du bureau exécutif ce jour 16 mars 2013 de la Fédération des associations de santé privée au Burkina (FASPB), les associations du sous-secteur de la santé privée viennent de s’accorder pour parler désormais d’une seule voix.

La FASPB, pour plus de visibilité et de professionnalisme du sous-secteur de la santé privée humaine au Burkina

Le sous-secteur de la santé dispose désormais d’une structure qui sert d’interface entre les différentes associations elles-mêmes, entre elles et le ministère de la santé, et entre elles et les partenaires techniques et financiers (PTF) dont la Banque mondiale.

A tout le moins, pense le président de la FASPB Dr Jean-Baptiste Ouédraogo, cette faitière permettra aux professionnels de la santé privée d’avoir un peu plus de force, un peu plus de tonus, de dynamisme dans l’exercice de leur profession et dans la conduite de leurs relations avec leurs partenaires.

Mais, il y a lieu que la FASPB travaille prioritairement à réorganiser ledit sous-secteur de la santé. « Il faut que les uns et les autres se conforment aux textes qui régissent ce sous-secteur de la santé », a lancé le président de la FASPB. Et de poursuivre, « il y a encore 25 à 30% de structures sanitaires non légalement déclarées ; il faut qu’on commence à balayer devant notre porte ».

D’ores et déjà, Dr Jean-Baptiste Ouédraogo appelle ses confères au strict respect des règles professionnelles propres à leur secteur d’activité, notamment le serment, la déontologie, l’éthique professionnelle.

Fulbert Paré

Lefaso.net


Le Bureau exécutif de la FASPB se compose ainsi qu’il suit

1- Président : Dr Jean Baptiste OUEDRAOGO de l’Association des Promoteurs des Cliniques Privées du Burkina( APROCLIB)

2- Vice-Président : Dr Bindi OUOBA de l’Association Professionnelle des Pharmaciens du secteur privé(APROPHARM)

3- Secrétaire Général : Dr Diédon Alain Hien de l’Association des Promoteurs des Cliniques Privées du Burkina( APROCLIB)

4- Secrétaire Général Adjoint : Dr Nao Nédié de l’Association Professionnelle des Pharmaciens du secteur privé(APROPHARM)

5- Trésorier Général : Mme Micheline Ouattara des Etablissements Sanitaires Privés de Soins confessionnels protestants

6- Trésorier Général adjoint : Mme Myriam Zoungrana de l’Association Burkinabé des Sages-femmes

7- Secrétaire à l’Organisation et à l’information : Victor Zongo de l’Association des Promoteurs des Cabinets de Soins Infirmiers(APCSI)

8- Secrétaire adjoint à l’Organisation et à l’information : Mme Ilboudo/Diallo Edwige de l’Association des promoteurs des structures de formation privées des agents de santé

9- Secrétaire à la formation continue Dr Eric Somé de l’Association des établissements sanitaires privés de soins communautaires

10- Secrétaire adjoint à la formation continue : Dr André Kodio Loué de l’Association des chirurgiens-dentistes.

Il faut noter que deux de ces 10 membres du bureau exécutif étaient absents à cette Assemblée générale constitutive.

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Vos commentaires

  • Le 17 mars 2013 à 22:07, par Jamanatigui
    En réponse à : Sous-secteur de la santé privée au Burkina : un cadre fédérateur mis en place

    Travaillez à mettre de l’ordre dans le secteur et vous contribuerez au bien être de la population. Faites en sortes que vos membres refusent la presation des médecins mércenaires qui touchent leurs salaires dans le public et qui deseretent ce dernier au profit des cliniques.
    Combien de cliniques ont un personnel à plein temps ? Combien sont ils à ne compter que sur leurs ressources humaines sans compter sur nos toubib mercenaires ?
    Le sous secteur privé peut être d’un apport considérable à une et une seule condition : NE PAS CONTIBUER A DESORGANISER LE SECTEUR PUBLIC pour en tirer profit

    Répondre à ce message

  • Le 18 mars 2013 à 07:53, par LE CHAT !!!!!
    En réponse à : Sous-secteur de la santé privée au Burkina : un cadre fédérateur mis en place

    Le tout n’est pas de parler santé, il faut une vrai prise en charge et arrêtons les surfacturations. Il faut que les médecins pensent à se recycler.

    Répondre à ce message

    • Le 18 mars 2013 à 16:25, par bentally
      En réponse à : Sous-secteur de la santé privée au Burkina : un cadre fédérateur mis en place

      Vous parler souvent de ce que vous ne savez pas !
      Les médecins,infirmiers bossent tout le temps et je peux dire même que c est les conditions de travail et les équipements qui les font reculer.
      Certains partent bosser avec les technologies pointues et reviennent trouver des équipements archaïques au pays non pas parce que l’ on ne peut pas les avoir mais parce qu’il manque la volonté politique où qu’ une lenteur administrative freine des choses.

      Répondre à ce message

  • Le 18 mars 2013 à 16:16
    En réponse à : Sous-secteur de la santé privée au Burkina : un cadre fédérateur mis en place

    Sur ce forum , il y a des gens qui pensent qu ’il faut s’opposer à tout, critiquer sans comprendre, pensez que tous les autres sont mauvais...
    Chaque fois que l’on parle de la santé sur ce forum, aucune reconnaissance envers les agents de santé ; ils ne sont pas tous mauvais et ceux qui ont la main faciles à poster des messages injurieux ne peuvent pas me dire qu’ ils n’ont jamais rencontrer un agent de santé qui travaille bien. C’est très frustrant quand on sacrifie souvent sa famille même pour les autres et ce pour ne lire que des injures ingrates a tout moment.
    C’est où vous avez appris qu’il est interdit à un médecin travaillant dans le publique de valoriser ses temps libres dans le privé. Parlant de ceux qui exagèrent en la matière, vous convenez que dans n’importe quel domaine y a toujours des personnes de ce genre !
    Ayons souvent une attitude positiviste devant les initiatives qui ne revêtent pas de mauvaises intentions de prime abord.

    Répondre à ce message

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