Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

vendredi 1er février 2013 à 00h58min

Le récit des faits montre qu’un drame se préparait à Zabré et ses environs. Des prémisses se faisaient de plus en plus précises. Dans certains milieux, on avait même franchi la ligne rouge, en décrétant la mort d’un homme. Un homme devrait mourir. Une vie, c’est déjà trop, mais on en a perdu plus. Dix jours chrono entre le 20 et le 30 décembre. Au 11ème jour, comme on devait s’y attendre, tout bascule.
La succession fatale des évènements depuis au moins le 20 décembre a fini par serrer l’étau autour de la personne de Sambo Bandé. Trois faits malheureux se sont produits les 20, 26 et 30 décembre 2012. Le dernier fait est celui qui a fait déborder le vase.

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Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

Tout commence le 20 décembre dans le village de Sangou. Le village se trouve à 2km environs de Zabré dont il relève. Un groupe de personnes s’est présenté ce jour là au domicile de Barry Souley. Selon le récit de ce dernier, les visiteurs au nombre de 16 sont arrivés sur huit motos. Ils étaient armés de fusils et recherchaient Souley en personne qu’ils accusent de vol de deux bœufs. Faute du père (Barry Souley), ils ont pris son fils de 13 ans qu’ils ont sommés de démarrer une moto qui était garée dans la cour et à les suivre. A quelques mètres de la maison, ils ont rencontré le père lui-même qui revenait d’une boutique. Ils ont abandonné l’enfant pour s’occuper de son père. Ils expliquent qu’ils ont perdu deux bœufs et que Souley est au courant.

Barry réfute les faits et une discussion s’engage entre lui et le groupe constitué uniquement de Bissa. Pendant que le ton montait, est apparu un conseiller municipal, Ganga Issaka, du village de Yorko (il serait actuellement détenu à Tenkodogo). Celui-ci aurait conseillé d’exécuter Souley. « Qu’attendez-vous pour le fusiller ? », aurait-il demandé aux autres. A cette question, Souley s’est échappé et un coup de feu serait parti, mais ne l’a pas atteint. Le père s’étant sauvé, le groupe a rattrapé l’enfant qui repartait à la maison sur la moto. C’est lui finalement qui a essuyé un tire et est tombé de la moto.

Un jeune du nom de Bêra, il serait le fils de Sambo Bandé, et il était dans la famille de Souley Barry comme berger, est venu au secours de l’enfant de son logeur. Selon des témoins, les deux ont été frappés, ligotés et transportés de Sangou à Yorko, distant de 5km. Sur médiation du commissaire de police de Zabré, les deux Peulhs ont été ramenés le même jour au commissariat de police de Zabré où ils ont été remis à leur famille. En petits groupes, des Bissa auraient poursuivi ce 20 décembre, des exactions contre d’autres familles peulhs. C’est ainsi qu’à Fulbé, quatre Bissa qui auraient tenté d’enlever un Peulh dans sa famille ont rencontré une résistance organisée. Yacouba Sarbré, un des quatre Bissa, a été pris, mais ses camarades ont réussi à s’enfuir. Les Peulhs ont maîtrisé Yacouba jusqu’à l’arrivée de la gendarmerie qui l’a emmené. Yacouba y passe seulement la nuit du 20 décembre. Le lendemain, la population exige sa libération au motif de le soigner.

La gendarmerie refuse, mais commet deux gendarmes pour l’amener à l’hôpital. C’était dans l’après-midi. Une fois Yacouba et les gendarmes sortis du centre de santé, une foule s’organise et attend sur le chemin. Ils ont été interceptés. La population refuse la réincarcération de Yacouba et les pandores ont dû se plier à la volonté de la foule. Yacouba est arraché aux gendarmes, mais ceux-ci ne renoncent pas. Depuis le 20 décembre, une plainte a été déposée à la gendarmerie contre l’intéressé. Les gendarmes vont user de moyens pacifiques avec l’implication des autorités coutumières. C’est ainsi que de manière pacifique, deux personnes dont Yacouba ont été remises à la gendarmerie quatre jours après, soit le 24 décembre. Aussitôt arrivés, ils ont été déférés à la maison d’arrêt de Tenkodogo.

Ils sont accusés d’enlèvement et séquestration. Le lendemain, un parent des interpellés est venu leur apporter à manger et a appris qu’ils ont été déférés. La population s’est soulevée une deuxième fois pour exiger leur retour à Zabré. De source militaire, les deux personnes en question sont toujours gardées à Tenkodogo. Autour de cette incarcération, la tension était toujours vive entre les communautés peulh et bissa, jusqu’au 25 décembre.

Une conciliation sans sincérité

Le 26 décembre, un nouvel incident vient en rajouter à la tension. Une altercation oppose un groupe de jeunes bissa à Bandé Sambo, l’ennemi de mire N°1 (lire « Sambo est-il le malheur de Zabré ? »). Le domicile de Sambo est situé au secteur 7 de Zabré, environ quatre kilomètres du centre de Zabré. Le 26 décembre, en se rendant au centre-ville sur sa moto avec une de ses épouses, il tombe sur des jeunes qui ont barré la route à son passage. Il s’en plaint aux jeunes et une dispute éclate. Selon une source, c’est Sambo qui a été le premier à donner un coup de tête à un des jeunes. D’autres jeunes sont donc venus se joindre aux premiers et ensemble, ils ont pris le dessus sur Sambo qui a été violenté et injurié. Immédiatement, il s’est rendu à la gendarmerie porter plainte contre nommément Bancé Moussa et Bancé Boro pour « injures et violences légères ».

Une convocation a été remise le même jour aux mis en cause. Selon une source, Sambo et ses proches sont restés à la gendarmerie jusqu’à 3h du matin, attendant que les deux intéressés viennent répondre, mais ce fut vain. Le lendemain, les deux parties se sont retrouvées chez le chef de Zabré pour une conciliation. Le chef réussit à ramener les deux parties à la raison. Sambo est lui-même retourné informer la gendarmerie du règlement amiable, mettant ainsi fin à la procédure au niveau de la gendarmerie. Mais, on pense que cette conciliation n’a pas été sincère. Les cœurs étaient toujours lourds de rancœur à en juger par cet autre incident qui s’est produit immédiatement après la conciliation. Devant le palais du chef, au moment de partir, un enfant peulh a traversé à moto un endroit qui est réservé aux sacrifices. Il a été pris à partie par des jeunes de la famille du chef.

L’enfant a été frappé et même blessé. Selon le chef de Zabré, naaba Kougri, rencontré le 12 janvier à son palais, l’incident a effectivement eu lieu, mais il dit que l’enfant ne savait pas que l’endroit était réservé à des rites et il est intervenu lui-même pour empêcher aux jeunes de le frapper. Tout simplement, ajoute le chef, l’enfant est tombé de sa moto quand les jeunes ont tiré la moto pour l’arrêter.

La dernière goutte de la vase

Le spectre d’un affrontement se précisait. Un incident faisait toujours place à un autre. Le 29 décembre, Jacques Barry, dans le village de Yorko, conduisait un troupeau de bœufs. Au passage des animaux à côté de la concession de Boussim Tobagouré, les bœufs ont brouté les eucalyptus plantés par Boussim. En représailles, il frappe l’enfant avec un gourdin et le blesse à la tête. Selon Oumarou Barry, le papa du berger, l’enfant a même été menacé avec un fusil. Le même jour, l’agression a été signalée à la police qui a délivré une convocation à Boussim. En l’absence du concerné, c’est une fille de la famille Boussim qui a reçu la convocation pour transmettre. Toute la journée, Boussim ne s’est pas présenté au district de police. Le commissaire, Emile Kafando, prend la décision de passer à une interpellation forcée. Au petit matin du 30 décembre, le commissaire envoie deux de ses agents pour aller arrêter le sieur Boussim.

L’heure à laquelle les policiers sont arrivés chez Boussim constitue un objet de polémique dans le conflit actuel. Du côté de Boussim et de ses soutiens, on avance que les deux policiers sont venus dans la famille à 4h du matin et certains parlent même de 3h du matin. Le commissaire de police affirme, lui, que ses éléments ont quitté leur base à 5h30 pour arriver chez Boussim à 6H. Tout semble indiquer qu’il faisait encore sombre lorsque les policiers ont fait irruption dans la famille Boussim.

Dernier jour de l’année, jour de drame

Le chef de Sangou, relatant les faits le 12 janvier lors d’une rencontre avec le Haut-commissaire du Boulgou, affirme qu’un des policiers est entré dans la cour par la porte tandis que l’autre est passé par le mur pour atterrir dans la concession. Leur intrusion a provoqué le chien qui s’est mis à aboyer et le locataire de la maison est sorti. C’est Boussim en personne qui s’est retrouvé face à face avec les deux agents en mission. Un policier aurait tiré un coup de fusil qui a paniqué la famille. Il s’en est suivi une lutte au corps à corps entre les deux hommes. Les épouses et les autres membres de la famille sont sortis porter main forte à Boussim qui réussit à maîtriser le policier qui n’était plus que seul puisque son binôme s’est enfui dès qu’il a senti que la mission allait tourner autrement.

Le policier a été terrassé, son arme lui a été retirée et il a été ligoté sur place jusqu’à l’apparition du jour. Selon les proches de Boussim, ce n’est qu’au matin qu’ils ont su que leurs « agresseurs » étaient des policiers. Très tôt le matin, à 6H selon une source digne de foi (ce qui fait douter des horaires donnés par le commissaire de police), Boussim et les siens sont allés signaler à la gendarmerie ce fait qu’ils assimilent à une tentative d’assassinat de Boussim. Il a fallu l’intervention du chef de Sangou, informé au téléphone par le commissaire de police, pour obtenir la libération du policier. Par contre, la famille refuse de rendre le pistolet de la police. L’affaire quitte la famille Boussim pour prendre une autre dimension.

Maintenant, elle va concerner toute la population. La tension est restée vive toute la journée et vers 15h, une foule de près de 200 personnes est allée à la gendarmerie pour remettre l’arme du policier. La population estime que seule la gendarmerie est habilitée à discuter avec elle et elle ne veut plus entendre parler de la police. Les mécontents vont plus loin et exigent le départ du commissaire de police, l’élargissement de Yacouba Sarbré et un autre détenu, tous les deux incarcérés à Tenkodogo. A propos de l’arme, le commissaire de police refuse qu’elle soit remise aux gendarmes. Il tenait à ce que la population vienne rendre l’arme à la police. Effectivement, la population s’est déportée à la police, mais au lieu de remettre l’arme, les locaux de la police ont reçu des jets de pierres.

Le film de la journée ne s’arrêta pas là. Dans la nuit, on enregistre les premiers incendies de concessions peulhs au nombre de quatre dans les villages de Zabré. Le lendemain 31 décembre, dernier jour de l’année, la population revient à la charge dès le matin. Il y a une convergence entre les mécontents de Sangou, de Yorko, de Zabré centre et d’autres villages. C’est d’abord au commissariat de police puis à la gendarmerie que les manifestants se signalent. Dans les rues de Zabré, un Peulh chassé par la foule se réfugie dans les locaux de la gendarmerie et les assaillants demandent qu’il soit livré. La gendarmerie se montre intransigeante, mais c’est surtout le déplacement du chef de Zabré, Sa Majesté Kougri, qui permit de désamorcer les manifestants. Le Peulh est sauf mais sa moto abandonnée est récupérée et passée aux flammes. Il était autour de 10H. La foule feigne de se dissiper. Vers 13h, la foule draine entre 500 et 600 personnes en direction du secteur 7 de Zabré. Le cap est mis sur le domicile de Sambo Bandé. Il sera fusillé ainsi que cinq membres de sa famille. Dans certains villages, les manifestants, en pyromanes, retournent et organisent la chasse aux Peulhs.

Cédric Kalissani

MUTATIONS N° 21 du 15 janvier 2013. Bimensuel burkinabé paraissant le 1er et le 15 du mois (contact :mutations.bf@gmail.com)

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Vos commentaires

  • Le 1er février 2013 à 03:04, par Le Al
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    Triste réalité ! Nous sommes écoeurés surtout que cela peut arriver dans n’importe quelle localité de ce pays. Nous proposons une assise où les communautés puissent poser clairement leur problème avec les autres communautés et que l’Etat prenne franchement ses responsabilités. Sinon l’implosion du burkina continuera d’avancer à grand pas.

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  • Le 1er février 2013 à 07:56
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    Dommage, dommage. Tout ceci parce que la Justice de proximité à laquelle la population etait habituée, n’existe plus.

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  • Le 1er février 2013 à 08:01
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    Je me demande si on a payé le journaliste pour écrire ou si c’est du journalisme ça. C’est déplorable et on s’étonne que des situations se répètent. A vous lire, on sent que les policiers sont complices dans cette situation. Pourquoi aller interpeller quelqu’un chez lui à 3h ou 4h. Tout le village savait que les policiers sont corrompus par les peulhs dans cette localité et au lieu de pacifier la situation, ils en ravivent et quand ça tourne au drame, on accuse la population. La plupart des policiers dans ces zones frontalières pactisent avec des voleurs et autres malfrats sous forme de corruption et quant les autres refusent l’injustice ça tourne au drame et on accuse les autres.

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  • Le 1er février 2013 à 08:47, par sam
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    Merci pour cet article qui met à nu l’incivisme au Faso.Il faut que les gens sachent qu’au delà de tous,on ne peut pas se permettre d’exterminer une famille quelque soit les raisons.Et si on n’y prend garde,les oppressés se feront justice un jour par ce que l’état est incapable d’assurer leur sécurité ; et c’est le pays qui sombrera.

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  • Le 1er février 2013 à 08:58, par Haro
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    Je me demande dans ce pays si un jour les populations faibles et pourchassées, ces minorités ethniques discriminées ne prendront pas les armes comme dans d’autres pays pour se faire respecter, je pense qu’ils n’ont pas le choix, c’est la seule alternative qui leurs restent dans ce pays.

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    • Le 3 février 2013 à 10:50, par L’intègre
      En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

      M. Haro, tout d’abord, condoléances à la famille éplorée, Quant à votre atittude je la trouve la vôtre !! il faut plutôt proner la tolérance NON au lieu d’inciter à la violance. prendre des armes n’est pas la solution. Et si les autres faisaient autant ?!! tout le monde seraient perdant notament ces minorités dont tu parles. On peut se faire respecter sans prendre les armes. Il faut sensibiliser les un et les autres du danger et du fait que nous tous avons le destin lié. chacun est un citoyen de ce pays. Par ailleurs, je pense que les autorités doivent jouer leur partition en mettant l’accent sur l’éducation civique, la restauration de l’autorité de l’Etat, la justice pour tous car ces évènements demontrent que les populations n’ont plus confiance à certaines autorités publiques. Prenez les Etats-unis comme exemple, làbas, qui que vous soyez si vous transgresez la loi, vous serez sous la coupe de la loi.

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  • Le 1er février 2013 à 09:00
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    je pense qu’ici la loi n’a pas été apliqué dès le début de l’affaire.l’état n’a pas a négocier avec des individus.La police représente l’état,Il faut appliquer la loi point /

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  • Le 1er février 2013 à 09:51, par j’assume
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    Acceptez le et reconnaissez le, les bissas ont été très méchants. des êtres humains digne de ce nom ne se comporteraient pas de la sorte. Il faut reconnaitre également que dans ce pays dit des hommes intègres, les peulhs sont les plus délaissés. quand on parlent des humains c’est sans les peulhs car pour les autres ils ne le sont pas. Il y a cette injustice qu’il faut travailler à radier. Nos frères bissas et leur chefs n’ont qu’à accepter dire qu’ils avaient une soif de sang ou besoins de sang pour fertiliser leur sol qui sait ? ou c’est juste de la pure jalousie également. La preuve les gas s’en prenne à tout ce qui est peulh. En réalité leur prétendu boeufs volés ils ne savent qui a commis l’acte, voila qu’ils se promène de maison en maison mais chez une population peulh. Qu’est-ce qui prouve que le vol n’a pas été commis ^par un frère bissa. Il faut éviter les suppositions faciles et les accusations gratuites. Toute la zone aujourd’hui devrait avoir honte car on ne fait pas cà à ses semblables. les autorités politiques et coutumières ont servi à zéro, personne n’a joué son rôle. je pense qu’à la place du coeur ces gens ont la larve du volcan. Honte à vous et honte à tout le pays.

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  • Le 1er février 2013 à 10:02, par Wynnie
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    On croirait lire un article sur le Rwanda ou sur la situation au Kivu. C’est gravissime, et il faut réagir et dénoncer tout comme on a dénoncé les velléités d’intégrisme musulman en début de semaine. On a défendu notre laïcité et notre liberté hier avec près de 260 posts. On ne devrait pas tolérer de telles dérives d’esprits criminels. On doit s’indigner aussi pour préserver notre paix sociale. Médiateur du Faso, avez-vous déjà entendu "des accommodements sociaux raisonnables" ? C’est promouvoir les liens pacifiques entre 2 communautés que dans l’absolu tout divise, et dont les intérêts divergents compromettent un cohabitation pacifique. Faites votre job, vos représentants sur le terrain devraient pouvoir instaurer et animer au quotidien le dialogue social permanent dans les communautés fragiles. Formez-les, s’ils n’ont pas la formation nécessaire pour ça. C’est écrit dans vos missions, et je pense que votre institution peut faire beaucoup. Alors faut que tout le monde fasse son travail pour la paix dans ce pays. Merci le Fasonet.

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  • Le 1er février 2013 à 10:08, par Uncitoyen
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    Nos autorités ne savent pas anticiper les choses. Les faits ont commencé le 20 décembre et se sont achevé le 31 décembre par un drame. Nos autorités ont eu 11jours pour prévenir cela mais ils n’ont rien fait. Il n’y avait pas d’agents de renseignement à ZABRE ? Pour nos autorités, ce genre de drame commence à relever des faits divers maintenant.

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  • Le 1er février 2013 à 10:12, par Attention
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    Il est temps que les autorités coutumières prennent ces incidents répétitifs à bras le corps car ils constituent une force consdérable en campagne. Pour ce faire, chaque autorité coutumière doit sensibiliser sa population sur les conséquences de ces genres de conflit quasi collectif combien menaçant pour la cohésion sociale. Pour l’année 2012, pas moins de 30 personnes ont perdu leur vie dans de pareil cas. Aucune communauté n’est épargné, ce qui se passe ailleurs peut facilement se passer ici, donc cultivons l’union plutôt que la division

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  • Le 1er février 2013 à 10:18, par GINAGNE
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    Je prends personnellement le Gouvernement pour responsable. Ce qui s’est passé à Gaoua, à Zorgho et à Léo aurait pu servir de leçons et entrainer une réaction énergique pour arrêter ce massacre dès les premiers signes. Mais hélas ; deux fois hélas.
    Si Guiro a pu se présenter comme candidat qu’est-ce qu’on peut attendre comme justice et équité de la part de notre gouvernement ? Je crains fort bien que ce cycle macabre ne devienne un vécu quotidien. Pauvre Burkina.

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  • Le 1er février 2013 à 10:40, par un frère
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    Tout d’abord condoléance aux familles éplorées.
    Franchement qu’est ce qui se passe dans mon pays ?

    Sambo peut être , mais pourquoi ses parents, cousine et autre ?

    Vous les frondeurs assassins, vous pensez vraiment avoir fait justice ?

    Pourquoi vous avez assassiné toute la famille ?
    Vous avez oté la vie à des innocents et vous pensez que cela restera ainsi ?
    non detrompez vous, vous allez payé ? et au prix fort ( Dieu n’est pas yoroba)

    Ce qui me fait peur actuellement au Burkina c’est la croissance de notre bestialité, notre fierté à nuire et oter des vies, notre incapacité à être compatissant ( même sur les interventions internets, On peut sur une main le nombre de personne qui ont descence de presenter leurs condoléances à la famille, de pleurer leur mort. Pourquoi sommes nous devenu ainsi ?)
    à croire que la mort ne veut plus rien dire sous nos cieux, J’ai peur pour mon pays.
    Franchement cela pressage du KO dans mon pays, j’en ai les larmes aux yeux.

    Crime = vengeance, + crime = +vengeance,++ crime = ++ vengeance et ainsi de suite nous allons nous retrouvé dans la situation du rwanda ou dans chaque famille il y aura une liste de personne à tuer pour recouvrer l’honneur de la famille.

    Pourquoi tant de méchancété ? Pourquoi commettre une injustice pour resoudre une injustice ?
    Pourquoi ? Pourquoi ? Nos autorités veulent laisser le pays sombrer ?

    Que le seigneur nous protège , amen

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    • Le 1er février 2013 à 12:43
      En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

      Condoleances aux familles eplorees. Il n’y a plus d’Etat au Faso.

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    • Le 1er février 2013 à 23:42, par princesse peul du burkina
      En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

      Meme Sambo n’a certainement rien fait a ces gens la. c’est just qu’ils ne veulent pas voir les peuls se developper.
      et regardez comment ce peuple la nargue les autoritees, ca veux dire qu’ils ne respectent personne et n’ont pas peur de Dieux.
      Je crois qu’il ya trop d’incivisme au Burkina. tout ce qu’on avait apris au moment de la revolution avec Thoma Sankara a disparu.
      c’est domage pour notre pays qui risque de basculer dans la guerre bientot, car je crois que les peuls ne vont pas continue a se laisser faire.

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    • Le 2 février 2013 à 11:09
      En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

      il faut reconnaitre aussi que le politique a un rôle déterminant à jouer dans ces genres de situation. aujourd’hui quand vous etes membre du parti au pouvoir, vous etes intouchable dans ce pays quelque soit votre forfait. cf l’affaire Guiro dont le présument lui se trouve etre candidat cdp aux elections passées. que n’a t on pas dit ! les gens sont donc animés d’un esprit de vengeance pour regler leurs differents parce que souvent baillonné dans leur droit parce qu’il ne sont pas du GRAND PARTI CDP. les election couplées sont l’exemple patant du mepris de la volonté publique au détriement de la volonté minoritaire : les candidats rejettés par les populations sont imposés par le parti un peu partout au burkina. comme pour dire c’est celui là le seul bon, le seul intelligent et le seul capable de developper le pays. de grace comportons nous en homme majeur dans ce pays pour eviter l’embrasement le jour ou le cdp ne sera pas là.

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    • Le 2 février 2013 à 11:17, par Par un sensible
      En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

      condoléances, Condoléances il faut plutôt adresser vos condoléances là au Gouvernement et à sa justice et non à la famille éplorée. Vous parlée de quelle famille encore ??????

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    • Le 2 février 2013 à 11:44, par roa
      En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

      notre gouverneent est irresponsable.le ministre de l administration et de la securite devrait rendre sa demission c est de trop

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  • Le 1er février 2013 à 11:55, par gouani
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    Bissa et peulhs ont toujours vécu ensemble à zabré, on est tous des frères. Sambo est un brigand et voleur de bœufs qui a eu ce qu’il méritait (je précise je ne parle pas de sa famille). Qu’il soit bissa ou peulhs pour moi ça n’a pas d’importance. On en a eu par le passé d’autres comme lui (ceux qui sont de la région se souviendront de Hamado et ses compères) qui ont eu le même sort mais cette fois-ci par des éléments de la gendarmerie. Ce que cette histoire révèle en tout, c’est l’amateurisme et la corruption des autorités locales. Que ce soit la gendarmerie ou la police (corrompu et cela plusieurs récits et témoignages le montrent), les autorités ont été incapables de prévenir ou de gérer ce conflit avec ce bilan sinistre (il y a eu quand mm bcp de signaux précurseurs du mécontentement des gens). Vraiment paix aux âmes des disparus et vivement un retour à la normale. J’espère que les personnes arrêtées seront jugées de façon transparente au risque d’avoir d’autres manifestations de mécontentement.

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  • Le 1er février 2013 à 16:11, par Medas
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    Les gens doivent se convertir. Ils sont plus d’amertume et de rancune. Seule la prière pourra les délivrer. Puisse DIEU nous aider à cultiver le pardon !

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  • Le 1er février 2013 à 16:21, par Revolte
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    Voyer vous, cette facon de relater les faits en insistant sur le groupe ethnique des uns et des autres est tres prejudiciable a ces groupes cites et au Burkina en general. En Cote d’Ivoire ils ont commencé de la meme maniere et nous savons comment cela s’est terminé. Nous enttendons les memes hisoitre sur les Mossis qui s
    acaparerait de tout au Burkina Faso.
    Faite attention lorque vous publiez vos articles vous avez la responsabilité certe d’infomer de de veuiller a ne ppoint mettre de l’huile sur le feu.

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  • Le 1er février 2013 à 19:44, par @jeanwbanissi
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    Que Dieu vienne a notre secours.

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  • Le 1er février 2013 à 20:19, par lepirate
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    Moi tout ce que je demande, qu’une enquête soit ouverte afin que justice soit faite.et ces malfrats (tueur) soit jugé et comdamné afin de pays leur crime.je crois que si on continue comme sa un beau jour on assistera a une guerre ethnocide ou on verra quelle ethnie va regner dans tous le BF.c’est vraiment dommage.certain croit qu’ils sont mauvais or pourtant ceux qui devraient etre comme cela ne le sont pas. A bon entendeur salut

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  • Le 2 février 2013 à 15:55, par Oiseau noire
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    Triste realite sur quel droit on peut aller fusiller des gens chez eux. Le pays a une justice on traque les meneurs parceque dans ce cas ya en avait, on les juges pour homicide et pyromanie et on les met en prison pour 50 ans au moins avec dommage et interet payes aux victimes. Sans cette mesure on ira de pire en pire. Si la population sort on les gaze et s’ ils insistent on instaure l’etat d’urgence dans cette zone on est fatigue de ces pratiques ya des bissas au nord et, ailleurs et si les peulhs faisait pareil ? On dira quoi ? Merde

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  • Le 3 février 2013 à 17:57, par L’homme poli
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    Quel dommage, nous sommes dans quel univers où l’homme peut assassiner son prochain s’il le desire, pourvu qu’il soit en colère contre lui pour quelque motif que ce soit. De cette façon personne n’est en sécurité dans ce Burkina quand on est pas dans son village natal. Ces évènements viennent majorer nos inquiétudes qui étaient déjà les notres en lors des évènements inoubliables de Gaoua qui m’ont indirectement affecté.
    OU DIABLE SONT DONC NOS GOUVERNANTS, GARANTS DE NOTRE SECURITE

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  • Le 4 février 2013 à 12:34, par Le repère
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    l’histoire de SAmbo et de sa famille est vraiment triste. peulh bissa ou autres, nous sommes tous frère, pourquoi tant de haine ? quelle cruauté de la part de ces assassins. ce qui me console c’est que j’en suis certaine, chacun repondra de ses actes qu’il soient bons au mauvais.

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  • Le 5 février 2013 à 09:45, par salem
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    une injustice qui viendra allonger la liste du 30 mars (journée national de pardon), quel folklore !!!
    Burkina pays de pardon oui mais justice d’abord.
    jugez les criminels, emprisonner les, ensuite nous leur pardonneront mais cela ne veut pas dire qu’on les libere, non ils restent en prison mais ils ont notre pardon car le crime celui qui verse le sang doit payé

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  • Le 27 octobre 2013 à 14:28
    En réponse à : Tueries de Zabré : Tout le monde a vu venir, les autorités n’ont rien pu faire

    je suis au garde bout au gouvernement du faso,ce que vous avez faits est normale,mais si c,est trop fait aussi,c,est décourageant,on peut frapper quelqu,un à cause de quelqu,un,mais il ya sa manière de frapper,vous avez mis les bissas en garde,on sait que c,est normale,mais c,est dépassé,comme je dis que c,est dépassé,il ya d,autres qui tombent malade dans votre main,on vous démande pour les soigner,et vous réfusez,maintenant,si ça ne va pas,vous donnez maintenant le momment que vous savez que la personne ne peut plus guérrir,il ya d,autre qui perdent leurs parents,et vous savez bien qu,il ya une cours que vous avez pris tous les jeunes,qui va enterrer le corps ?et d,autres cours vous avez aussi pris tous les jeunes,et vous savez bien que au faso,c,est l,élévage qui nous fait nourrir et l,agriculture,maintenant ils ont tous pris les animaux qui sont restés,ils ya d,autre qui n,ont pas fait les travaux champètre,et ils ont la famille,vous ètes sur que c,est bon ce que vous faites ?on sait maintenant que le faso est dirrigé par les peulh maintenant,mais nous somme tous les burkinabé,laissez ça pour que le pays puisse s,avancer

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