Les officines au Burkina Faso : Revoir certaines « règles » et l’accueil

mardi 15 janvier 2013 à 23h01min

Règle de garde dans les différentes pharmacies, règle d’ouverture des officines, accueil dans les officines et autres dépôts pharmaceutiques, etc. Tout ça n’est pas du goût de certains citoyens burkinabè. Dans les lignes ci-après, l’auteur s’offusque contre ces règles qui régissent certains métiers. Elle souhaite l’abandon de la règle de garde rotative et l’amélioration de l’accueil dans les pharmacies, toute chose qui éviterait certaines pertes en vie humaine.

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Tous les métiers sont régis par des règles et certains ont des « ordres » si ce n’est tous, à leur tête. Ainsi, on pourrait citer l’« ordre » des médecins connu de tous, « l’ordre » des avocats et aussi « l’ordre » des pharmaciens et j’en passe.

Mais ce que l’on n’ignore quelles sont ceux ou celles qui dictent les règles de ces différents ordres. Prenons par exemple l’ordre des pharmaciens qui instaure certaines règles que la population arrive difficilement à comprendre surtout quand elle a une ordonnance médicale à acheter.

Citons seulement deux règles de l’ordre des pharmaciens : la règle de la garde, la règle de l’ouverture des officines ; Et enfin l’accueil dans ces officines, ou dépôt pharmaceutiques de certains CSPS ou hôpitaux.

Autant on dit qu’il n’est pas bon de tomber malade pendant les week-ends au Burkina Faso, autant aussi il n’est pas bon de vous tendre une ordonnance à payer pour un malade en urgence.

En effet, quand vous êtes malade le week-end et qu’il faut faire une échographie ou une radiographie, vous avez tout le temps de mourir car aucune structure de la place ne fait des échographies ou des radiographies le week-end, et si par chance vous arrivez à trouver un médecin pour le faire, là aussi il faut payer le prix pour non seulement l’examen mais aussi et surtout le prix pour le déplacement du médecin.

Une autre chose, c’est l’ordonnance que le médecin vous donne pour un malade que tu as amené aux urgences : si très souvent on arrive à trouver le produit, il se pose le problème crucial de la longue queue d’attente avant de se voir servir les produits. Et, là aussi il faut que le vendeur en pharmacie arrive à décrypter l’écriture du médecin et comme très souvent les pharmaciens ne sont pas dans leur officine on vous renvoie tout simplement au médecin traitant et le malade a donc le temps de mourir avant que les produits ne viennent.

Un exemple qui m’a mis hors de moi c’est le refus d’un vendeur de dépôt pharmaceutique de me servir mes produits parce que le nom du malade ne figurait pas sur l’ordonnance, c’est alors que je lui donne le nom du malade pour qu’elle l’écrive sur l’ordonnance et quelle ne fut pas ma surprise de m’entendre dire qu’elle ne peut pas le faire et qu’il faut forcement l’écriture du médecin qui a prescrit l’ordonnance alors qu’il y avait bel et bien le cachet de l’hôpital.

Dans les pharmacies aujourd’hui si ce ne sont pas les humeurs des vendeurs que nous devons supporter, c’est cette règle de garde et surtout les distances qui doivent séparer les pharmacies. Pourquoi toutes ces règles quand on sait que c’est un domaine de vie ou de mort ? Pourquoi donc cette règle de garde ne s’applique pas à la pharmacie de l’hôpital ? Car elle est ouverte 24H/24, 7j/7. Pourquoi il n’en est pas de même pour les autres pharmacies ? Et enfin, pourquoi les prix d’un même produit varie d’une officine à une autre, sans même qu’il n’y ait une réglementation ?

Il serait souhaitable que l’ordre des pharmaciens laisse les pharmacies qui veulent ouvrir 24h/24 et 7j/7 le faire. Cela éviterait de parcourir de longues distances pour l’achat des produits aux grands risques de venir trouver ton malade mort.

B.

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Vos commentaires

  • Le 15 janvier 2013 à 14:50, par LE YOMBOLISEUR
    En réponse à : Les officines au Burkina Faso : Revoir certaines « règles » et l’accueil

    merci pour le sujet qui est très pertinent et sérieux. moi je vois pas le rôle des députés, c’est leur travail. pourquoi laisser cet ordre de médecin tué la population. une pharmacie doit être comme une boutique ou alimentation qui s’ouvre quand et comme elle veut en fonction de l’influence des clients.
    pourquoi des pharmacies de garde ? pourquoi celle de YALGADO et celle qui est en face de PAUL 6 sont ouvert 24h/24 7j/7.
    les pharmaciens contribuent généralement à la mort des patients, sans parler du prix exorbitant d’un même produit en fonction des pharmacies.
    ils nous arnaques les pharmacies. j’appelle à l’Etat de veuillez à la suppression des pharmacies de garde au Burkina.

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  • Le 15 janvier 2013 à 15:24, par az
    En réponse à : Les officines au Burkina Faso : Revoir certaines « règles » et l’accueil

    L’analyse est pertinente mais le capitaliste est passée par là. On crée des règles pour se faire de l’argent au mépris de la morale. Le capitaliste, quant il nous tient.
    Très dur de faire changer les règles. Certains gouvernants pourraient laisser leur plume. Le pouvoir de l’argent

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  • Le 15 janvier 2013 à 17:38, par Ibrahimo
    En réponse à : Les officines au Burkina Faso : Revoir certaines « règles » et l’accueil

    Votre réaction est légitime. Nous avons tous été victimes de ces mesures dont le seul but est de prioriser les intérêts des pharmaciens au détriment de la vie des honnêtes gens. Le problème, ce sont les weekend et les nuits où il faut parcourir des kilomètres pour avoir une pharmacie ouverte. Il faut libéraliser la vente des pharmacies. Aussi, réglementer l’ouverture des pharmacies serait comme si on viendrait à règlementer l’ouverture des centres de santé, car ca crée les mêmes situations. A bas le mercantilisme dans le secteur de la pharmacie. Que les autorités réagissent face aux crimes perpétrés par l’ordre des pharmaciens

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  • Le 15 janvier 2013 à 20:03, par Bibi
    En réponse à : Les officines au Burkina Faso : Revoir certaines « règles » et l’accueil

    Je comprends votre indignation,mais une pharmacie est très loin d’une boutique.En exemple on peut avoir du Paracetamol avec un principe actif de 100% ou50% ou25% ou 00%.Sans défendre les pharmaciens,il faut fermer pour faire des inventaires, classer des produits...etc. l’accueil on peut l’améliorer et en cas d’urgence que le patient soit pris en charge sans ordonnance ou pré paiement et ça c’est notre droit si je me trompe pas !alors ensemble trouvons et proposons les meilleurs solutions.

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  • Le 16 janvier 2013 à 08:21, par Ibrahimo
    En réponse à : Les officines au Burkina Faso : Revoir certaines « règles » et l’accueil

    La santé est un tout et une chaine ou chaque maillon doit jouer sa partition pour son bon fonctionnement. Il est plus facile de fuir sa part responsabilité et les rejeter sur les dirigeants. Que les pharmaciens et leur ordre sachent que il ya des insuffisances et défaillances dans leur système organisationnel, c’est aussi faire preuve de grandeur d’esprit. Le domaine de la pharmacie est règlementé par l’ordre des pharmaciens et non le gouvernement et ce n’est pas parceque les dirigeants ont failli dans certains domaines de la santé que vous aussi allez emboiter le pas, dans ce cas vous êtes pires qu’eux. La charité bien ordonnée commence par soi même. On n’a pas besoin de fermer une pharmacie pour faire des inventaires c’est un questions d’organisation. voici ma proposition : si les pharmacies sont incapables de nous fournir des médicaments est permanence que l’Etat récupère le domaine pour gérer.

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    • Le 16 janvier 2013 à 13:16, par santépourtous
      En réponse à : Les officines au Burkina Faso : Revoir certaines « règles » et l’accueil

      Je suis citoyen lambda comme vous et on vit les mêmes réalités, seulement il faut savoir les regles de délivrance d’un m’dicament avt de situer les responsabilités. Dans votre cas on ne sait pas si votre produit est sous surveillance et doit ^étre enregistré après vente ou pas. Le vendeur ne pas valider votre ordonnace à votre demande seulemnt. Pour les difficultés liées aux gardes, c’est une situation qui peut se regler avec des prpositions objectives à l’endroit de l’ordre des pharmacies. celle de laisser tout le monde faire sa pharmacie s’il le peut est criminel car medicament =poison à surveiller par des professionnels.

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  • Le 16 janvier 2013 à 11:35, par line735
    En réponse à : Les officines au Burkina Faso : Revoir certaines « règles » et l’accueil

    En réalité ce qu’il faut se demander c’est à quoi répond le principe de la pharmacie de garde ? Les gens réfusent-ils d’ouvrir h24 et 7/7j ? Voici des questions auxquelles l’ordre des pharmaciens est interpellé ? L’odre n’est-il pas moralement responsable lorsque à cause de ce principe de garde, un malade décède ? Je pense qu’il faut mettre la question en débat publiquement et recueillir les avis des uns et des autres.

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  • Le 17 janvier 2013 à 14:09, par tianpin
    En réponse à : Les officines au Burkina Faso : Revoir certaines « règles » et l’accueil

    la pharmacie de l’hopital c’est une pharmacie d’une soit disante politicienne traitant avec le pvoir en place. cette dame proprietaire ne s’en fout pas mal de la profession du corps pharmacien elle ne respecte pas les regles deontologiques
    elle ouvre 24/24h et 7jrs/7 o mepris des autres. c qui a amené malheureusement certains personnes a la copier. mais vs voyez ts ces intouchables avec leurs camarades du pvoir en place st comme o dessus de la loi. on n peut rien dit on ? ils font comm ils veulent dommage ! honte au pays des soit disant hommes integres

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  • Le 17 janvier 2013 à 14:40, par SIDZABDA
    En réponse à : Les officines au Burkina Faso : Revoir certaines « règles » et l’accueil

    Merci pour cet article. il ya une femme au CSPS de wemtenga qui fait souffrir tous ceux qui fréquentent le centre pour les achats de médicaments. Son talent c’est l’arrogance, soit tu lui parle elle te répond pas, et le plus souvent si tu n’as pas la monnaie tu n’est pas servi. Oh pauvre dame ! la population de wemtenga en a tant souffert. J’ai été victimes de son arrogance et même assisté plusieurs fois des scènes de bagarre entre elle et les clients. Depuis belle lurette j’évite d’y aller car tu retourneras sans doute avec déception à cause de la même femme. j’avais entrepris des démarches visant à la dénoncer publiquement. Mais si cela continu elle risque un jour de perdre son emploi ou de redevenir fille de linge comme à son départ.

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