Assainissement collectif de la ville de Ouagadougou : C’est bien, mais rendez-nous vite notre goudron…

jeudi 12 juillet 2012 à 23h10min

L’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) a entrepris depuis plusieurs mois des travaux en vue d’étendre le réseau d’assainissement collectif de la ville de Ouagadougou. Dit autrement, il s’agit de travaux de terrassement et de pose de collecteurs. Seulement, ces ouvrages engendrent des désagréments, surtout quand ils doivent traverser certaines voies ou avenues de la ville. L’état plus dégradé d’un bitume qu’on ne chérissait d’ailleurs pas est en train de causer de sérieux soucis aux usagers. Cette situation est exacerbée par endroits par la saison pluvieuse qui s’installe : trous, boue, secousses, risques de chute…

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"Le Directeur général de l’ONEA informe la population de Ouagadougou qu’en raison des travaux de traversée de certaines grandes avenues de la ville de Ouagadougou, des perturbations interviendront dans la circulation. Ces travaux de terrassement et de pose de collecteurs, qui se dérouleront du 12 juin au 12 juillet 2012, concernent l’extension du réseau d’assainissement collectif de la ville de Ouagadougou… " Tel est en substance la teneur du dernier communiqué diffusé par la nationale de l’eau. Il y est fait mention des mesures prises afin de minimiser les inévitables désagréments et perturbations liés aux travaux, à savoir " un important dispositif de sécurité et de facilitation, composé de panneaux d’indication des travaux, de plans de circulation, de personnel du chantier, de policiers et l’entretien régulier des voies de déviation ".

Pour faciliter l’application d’un tel dispositif, une plus grande prudence est demandée à chaque riverain ou usager. La promptitude de l’ONEA à effectivement communiquer avec les populations, aussi bien à travers son site internet qu’à travers d’autres canaux, avant l’entame de tous travaux d’assainissement est à saluer. Mais ce qui est déplorable et surtout préjudiciable aux populations est malheureusement la non prise en compte par l’ONEA dans son agir communicationnel de l’urgente nécessité de réfectionner ou de faire réfectionner dans les règles de l’art le bitume dégradé suite à ses travaux. Que constate-t-on au fait ? Sur certaines avenues, ce sont le plus souvent les pistes cyclables qui sont "touchées" ou "éventrées".

Après la pose des collecteurs, ces tranchées sont vite refermées par leur propre terre et enrobées d’une couche de béton - vraisemblablement sous-dosé car se dégradant seulement quelques jours après sa pose - par endroits et uniquement par de la terre en d’autres. Il n’est par rare non plus de voir ça et là certaines couvertures de collecteurs qui émergent plus qu’il n’en faut par rapport au niveau initial et normal du goudron. Toute chose qui vient compliquer davantage une circulation routière "calamiteuse" à bien des égards. Cette façon moins coûteuse et à la va-vite de réfectionner les voies dégradées est fort déplorable pour les usagers. La résultante immédiate de ce désagrément est le fait que les usagers, surtout ceux des pistes cyclables évitent de plus en plus les voies aménagées à eux réservées, pour se retrouver sur les chaussées principales uniquement réservées aux véhicules.

A voir certains de ceux-là effectuer des acrobaties ou des feintes, juste pour éviter ces " trous de l’ONEA", on a parfois des palpitations cardiaques au-dessus de la normale. Des secousses imprévues… Un accident de la circulation peut vite arriver - si ce n’est pas déjà arrivé -, et bonjour les dégâts ! Tout bien considérer, l’on se demande à qui de l’ONEA et de l’entreprise exécutant les travaux incombe le dommage créé aux usagers par la non réfection immédiate ou progressive en bonne et due forme des chaussées ?

Le rétablissement des chaussés en enrobé/bitumées, bien que prévu dans le plan d’exécution du chantier, doit-elle attendre encore longtemps eu égard à la situation telle que dépeinte précédemment ? Bref, combien de temps devra durer le supplice des usagers du fait de l’installation des systèmes d’égouts, surtout quand l’ONEA annonce que cette deuxième phase d’assainissement collectif de la ville, qui a débuté en mi-octobre 2011, doit durer dix-huit (18) mois - après la première phase intervenue entre 2001 et 2003 ? L’amélioration du cadre de vie, la préservation de la santé ainsi que la protection de l’environnement dont dit se prévaloir l’ONEA ont un seul et unique aboutissement : l’homme. Dans l’attente pressante de voir les autorités concernées réagir positivement sur la question, précaution totale est encore demandée à tous. Car après tout, chacun est et doit rester le premier responsable de sa vie.

Hermann GOUMBRI

Le Progrès

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