DÉDICACE DE LIVRE : L’histoire du royaume de Boussouma en 332 pages

mercredi 4 juillet 2012 à 23h22min

L’Institut national des sciences sociales (INSS), en collaboration avec l’Association des jeunes pour le développement de Boussouma a dédicacé, le samedi 30 juin 2012 à Ouagadougou, un livre intitulé : ‘’Le royaume de Boussouma, des origines à la fin de l’occupation coloniale’’.

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Fruit d’un travail scientifique mené par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs, l’ouvrage sur le royaume de Boussouma est composé de 7 chapitres regroupés en 3 grandes parties. Ce sont « Emergence et évolution de l’entité politique de Busma », « Economie, culture et patrimoine archéologique du royaume de Busma » et « Le royaume de Busma à l’épreuve de la conquête et de l’occupation coloniale française ». L’œuvre a été préfacée par Naaba Sonré, Rima de Boussouma et l’avant-propos assuré par Pr Basile Guissou. Le document comprend 332 pages de textes enrichis de 13 tableaux et de 47 planches photos. Martial Halpougdou, l’un des auteurs de l’ouvrage, a indiqué que dans le processus d’élaboration de l’œuvre, 118 personnes-ressources ont été interrogées dans 32 localités et 756 dossiers écrits ont été consultés. Selon M. Halpougdou, ‘’Le royaume de Boussouma, des origines à la fin de l’occupation coloniale’’, de par sa rigueur scientifique, s’est démarqué des mythes et des légendes et n’a pas fait l’apologie du royaume.

A l’occasion des prochaines rééditions, a-t-il ajouté, l’œuvre prendra en compte les critiques et les suggestions. L’Association des jeunes pour le développement de Boussouma (AJDB), commanditaire de l’œuvre, par la voix de son représentant, Zacharia Soulga, a salué l’arrivée de l’ouvrage. Premier du genre consacré à l’histoire du royaume de Boussouma, ce document, a-t-il poursuivi, satisfait grandement les filles et fils de la localité. M. Soulga a remercié les différents donateurs et souscripteurs qui ont permis la mobilisation de fonds pour la réalisation du livre. Tour à tour, les représentants du parrain, Stanislas Méda, du patron de la cérémonie Célestin Koussoubé et du président, Hassana Millogo, ont félicité les auteurs et les membres de l’AJDB pour leur initiative. Une telle œuvre, de l’avis de M. Méda, évitera que des vieillards en Afrique ne meurent sans avoir eu le temps de léguer leurs savoirs aux jeunes.

Fustigeant la politique coloniale qui, selon lui, a bouleversé profondément l’organisation des royaumes, Stanislas Méda, a exhorté l’assistance à s’inspirer de l’initiative de cet ouvrage afin qu’aucune zone au Burkina Faso, ne soit dépourvue de sa monographie historique.

La cérémonie de dédicace a connu la présence d’invités de marque au nombre desquels leurs Majestés le Moogho Naaba Bongho, le Naaba Sonré, Roi de Boussouma, Kupiendéli, Roi du Gulmu, les représentants du Tenkodogo Naaba et du Yatenga Naaba et la ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Koumba Boly. ‘’Le royaume de Boussouma, des origines à la fin de l’occupation coloniale’’, est l’œuvre des auteurs Martial Halpougdou, Pierre Claver Hien, Mustapha Gomgnimbou, Bakary Traoré, Poussi Sawadogo, Vincent Sedogo et Lassina Simporé. Il est disponible au prix de 10 000 FCFA à Ouagadougou à la librairie Mercury et autres vendeurs agréés.

Tilado Apollinaire ABGA

Sidwaya

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Vos commentaires

  • Le 5 juillet 2012 à 11:03, par Ki PAré de Zerbo
    En réponse à : DÉDICACE DE LIVRE : L’histoire du royaume de Boussouma en 332 pages

    Dites nous au moins un peu de ce royaume. ça s’étendait d’où à Où pourquoi, qui est son Yénéga ou sa soeur Pabré. Et puis il faut dire si c’est livre de contes et légendes ou vrai vrai histoire avec signature de professeur et datation au carbonne ?
    Pour le prix est ce qu’on peut barser ?

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    • Le 5 juillet 2012 à 16:10, par un auteur
      En réponse à : DÉDICACE DE LIVRE : L’histoire du royaume de Boussouma en 332 pages

      Toutes ces questions que vous posez ont leur réponse dans le livre. Toutefois, s’il y a des points que vous voulez ajouter, il faut approcher les éditeurs.
      Par ailleurs 10000 frs CFA, c’est combien de bières ? Il suffit d’une demi-heure au bar et c’est fini. Pardon, il faut faire souvent oeuvre utile pour les générations futures.

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  • Le 5 juillet 2012 à 17:41, par evarom
    En réponse à : DÉDICACE DE LIVRE : L’histoire du royaume de Boussouma en 332 pages

    je suis merci à ceux qui ont mener et réaliser ce document ,je leur demande de faire pareille pour les autres royaumes ; courage et bon vent

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  • Le 5 juillet 2012 à 20:09
    En réponse à : DÉDICACE DE LIVRE : L’histoire du royaume de Boussouma en 332 pages

    commanditaire de l’œuvre, par la voix de son représentant, Zacharia Soulga, a salué l’arrivée de l’ouvrage. Premier du genre consacré à l’histoire du royaume de Boussouma, ce document, a-t-il poursuivi, satisfait grandement les filles et fils de la localité. M. Soulga a remercié les différents donateurs et souscripteurs qui ont permis la mobilisation de fonds pour la réalisation du livre."
    Ca ete commandite, donc, cet ouvrage ?
    Par definitio, tout ce qui a ete commandite, aiiee !!! C’est toujours scientifique ? Hagiographique ?

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  • Le 6 juillet 2012 à 19:24, par Mechtilde Guirma
    En réponse à : DÉDICACE DE LIVRE : L’histoire du royaume de Boussouma en 332 pages

    Comment peut-on avoir ou commander ce document. En attendant, je voudrais m’adresser à mon cousin Naba Sonré de Boussouma :

    Tout d’abord « I ZIIG BÉ NÉÉRÉ ».

    Je voudrais savoir si vous avez veillé, comme le Larlhé-Naba l’a fait pour le royaume de Ougadougou, à ce que soit tenu compte dans la généalogie des Nabas, les noms des Reines-mères. Sinon vous ne savez pas comment notre histoire sans la référence des Reines-mères, ainsi escamotée, perd sa valeur du moins intrinsèque. Par exemple du point de vue de la pastorale, l’inculturation est une des données sinon la donnée fondamentale de « l’Église-Famille de Dieu » au Burkina. Et la Reine-mère qui préside à la généalogie des Rois et des peuples chez les Mossé, pourrait être déjà un concept ecclosiologique d’une importance capitale dans l’inculturation. Et par voie de conséquence le dialogue inter-religieux, qui existait déjà au Burkina depuis la nuit des temps, gagnerait de mieux en mieux en intensité.
    Dans le « Ringu du Yatenga », j’interpelle Fati-Saba mon amie du cours normal des jeunes filles, et à ce cher Nobilo que je connais et que j’estime beaucoup, d’avoir oublier ce volet des Reines-mères, alors que tous les Wemdamba et autres Nopoksés figurent en bonne place. Par exemple je sais (d’après mes investigations) que dans le royaume de Ouhigouya, en commençant par Yadéga, les tambourinaires disent : « A YADGBEG MA-A-KINDO », pour dire que la mère Yadéga était Kindo. Il faudrait donc la suite. Je suis restée donc sur ma faim à ce sujet. Voilà déjà ma critique dont vous devriez tenir compte mordicus dans les prochaines rééditions.

    En attendant toutes mes félicitations à tous ceux qui ont collaboré et à l’Institution grâce à laquelle l’oeuvre a été réalisée. Je vous en prie donnez-moi les renseignements qui feront que je pourrai l’obtenir. J’attends donc incessament votre réponse.

    Répondre à ce message

  • Le 6 juillet 2012 à 19:25, par Mechtilde Guirma
    En réponse à : DÉDICACE DE LIVRE : L’histoire du royaume de Boussouma en 332 pages

    Comment peut-on avoir ou commander ce document. En attendant, je voudrais m’adresser à mon cousin Naba Sonré de Boussouma :

    Tout d’abord « I ZIIG BÉ NÉÉRÉ ».

    Je voudrais savoir si vous avez veillé, comme le Larlhé-Naba l’a fait pour le royaume de Ougadougou, à ce que soit tenu compte dans la généalogie des Nabas, les noms des Reines-mères. Sinon vous ne savez pas comment notre histoire sans la référence des Reines-mères, ainsi escamotée, perd sa valeur du moins intrinsèque. Par exemple du point de vue de la pastorale, l’inculturation est une des données sinon la donnée fondamentale de « l’Église-Famille de Dieu » au Burkina. Et la Reine-mère qui préside à la généalogie des Rois et des peuples chez les Mossé, pourrait être déjà un concept ecclosiologique d’une importance capitale dans l’inculturation. Et par voie de conséquence le dialogue inter-religieux, qui existait déjà au Burkina depuis la nuit des temps, gagnerait de mieux en mieux en intensité.
    Dans le « Ringu du Yatenga », j’interpelle Fati-Saba mon amie du cours normal des jeunes filles, et à ce cher Nobilo que je connais et que j’estime beaucoup, d’avoir oublier ce volet des Reines-mères, alors que tous les Wemdamba et autres Nopoksés figurent en bonne place. Par exemple je sais (d’après mes investigations) que dans le royaume de Ouhigouya, en commençant par Yadéga, les tambourinaires disent : « A YADGBEG MA-A-KINDO », pour dire que la mère Yadéga était Kindo. Il faudrait donc la suite. Je suis restée donc sur ma faim à ce sujet. Voilà déjà ma critique dont vous devriez tenir compte mordicus dans les prochaines rééditions.

    En attendant toutes mes félicitations à tous ceux qui ont collaboré et à l’Institution grâce à laquelle l’oeuvre a été réalisée. Je vous en prie donnez-moi les renseignements qui feront que je pourrai l’obtenir. J’attends donc incessament votre réponse.

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