Carnet de vœux de nouvel an - Me Benewendé Stanilas Sankara, chef de file de l’Opposition : Le Burkina Faso a le ressort indispensable pour aller de l’avant

jeudi 29 décembre 2011 à 00h17min

Je souhaite aux Burkinabè, des vœux de paix intérieure, c’est-à-dire que chaque citoyen, chaque citoyenne, tous ceux qui vivent dans ce pays puissent, dans l’amour et la paix du cœur, reconnaître que dans la solidarité nous pouvons affronter les épreuves et les dures réalités. C’est donc exhorter, encourager les filles et les fils de ce pays d’aller à l’unisson vers ce progrès auquel nous aspirons, mais qui ne peut se réaliser dans la division et dans la haine. Voilà pourquoi mon parti, le parti de l’œuf, a toujours prôné que les valeurs intrinsèques de la démocratie, à savoir la justice sociale, l’égalité, l’équité, la probité, l’intégrité qui sont des socles de tout progrès et de tout développement, nous puissions nous en approprier.

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Parce qu’on ne peut pas avancer, on ne peut pas aller dans le progrès s’il y a l’injustice, si les fruits de la croissance ne sont pas équitablement repartis. Pour cela, il faut une meilleure gouvernance. Voilà pourquoi je souhaite que 2012, qui est une année électorale, nous puissions d’abord encourager les Burkinabè à prendre leur responsabilité de citoyen. Si on ne veut pas se considérer comme sujet, le minimum, c’est d’utiliser ce droit républicain, constitutionnel qui est celui de voter. On peut sanctionner les acteurs politiques si vous estimez que votre choix ne peut porter sur personne. Mais refuser de s’inscrire sur les listes électorales, c’est encourager purement et simplement le recul de la démocratie.

Donc, en cette année électorale, mon souhait et celui de mon parti qui est souhait politique, c’est demander à tous ceux qui seraient en âge de voter en 2012 de pouvoir travailler de façon active à s’inscrire et ensuite à aller accomplir ce devoir citoyen. Bien sûr, si les conditions d’aller voter sont réunies (si la CENI nous offre un agenda électoral et si le gouvernement lui donne des moyens nécessaires pour nous faire des élections crédibles). Demander le changement, la transition dans la paix institutionnelle suppose également pouvoir faire des élections à l’issue desquelles, comme j’ai l’habitude de le dire, le perdant, en fair-play, accepte sa défaite et que le gagnant puisse savourer la victoire en toute quiétude, et dans le fair-play.

Je pense que notre pays, le Burkina Faso, a le ressort indispensable pour aller de l’avant à partir de 2012. Puisse donc cette année 2012 renforcer davantage notre processus démocratique, renforcer davantage les institutions, créer les conditions d’un ancrage véritable de la démocratie et que les acteurs politiques ne soient pas des ennemis politiques mais des adversaires politiques. Que Dieu nous couvre de toutes ses grâces !


Abbé Dominique Yanogo,chargé de communication de l’Archevêché de Ouagadougou : « Soyons positifs » !

Pour ce qui est de notre part, nous ne pouvons parler de fin d’année sans parler de Noël. Il est heureux que la fin d’année coïncide toujours avec Noël, parce que c’est juste une semaine après. Comme si au niveau du Seigneur, de Dieu il y avait comme un appel à renaître. Pour les chrétiens, cela est heureux que l’année finisse juste quelque temps après l’appel à la nouvelle naissance. Nous célébrons avec Noël, la naissance de Dieu parmi nous. Jésus-Christ, c’est Dieu devenu homme, manifesté aux yeux des hommes pour que ceux-ci comprennent qu’ils peuvent vivre selon la volonté de Dieu, puisqu’un homme parmi eux vit parfaitement comme Dieu le veut. C’est ça qui est beau. En même temps, c’est la réconciliation entre les hommes et Dieu.

Car la venue du Messie, la venue de celui qui est attendu est une venue qui répare le péché. L’orgueil humain avait séparé l’homme de Dieu. A sa création naturellement l’homme plaît à Dieu. Mais avec les péchés, il est parti de cette situation d’homme heureux, il est sorti hors du cadre de Dieu (le jardin d’Adam, le jardin d’Eden qui est un jardin de bonheur et de communion avec lui). Alors, on s’égare, on se combat, on s’entretue, etc. C’est ce que nous appelons la violence, l’injustice et tout ce qui s’en suit. Aujourd’hui, nous prenons conscience que cela ne rapporte rien. Et Dieu vient à nous pour nous montrer le chemin du bonheur : vivre docilement soumis à son Seigneur et accomplir sa volonté. Dans ce contexte de Noël, faire le point de l’année qui est passée et vous souhaiter quelque chose pour l’année qui vient, c’est très facile.

L’année qui est passée, comme vous le savez, au Burkina Faso dès qu’on évoque l’année on pense très peu aux nouvelles naissances, aux ordinations, aux chances que l’on a eues, aux professions que l’on a obtenues, au travail qu’un tel a eu bref, tout ce qui est heureux ; dès qu’on parle de 2011 les Burkinabè parleront de la crise. Ils n’ont plus les yeux pour ce qui a été positif, sur ce qui a été heureux, sur ce qui leur a permis d’avancer encore. Le premier souhait est que ce qui est passé, et qui a été si dur à supporter, que le Burkinabè puisse tranquillement remettre tout cela entre les mains de Dieu et accepter de voir Dieu parmi nous. C’est très important. Dieu continue d’agir parmi nous malgré ce qui ne va pas. Et si nous comptons sur lui, nous pouvons obtenir tout ce dont nous avons besoin pour le bonheur immédiat. Par contre, lorsque nous regardons 2012 qui vient, il ne nous reste plus qu’à tout faire(et je souhaite que tous les Burkinabè en fassent de même) pour ne pas annoncer des mauvaises nouvelles.

Et là ça concerne la presse aussi. Annoncer la bonne nouvelle ce n’est pas seulement ce qu’on écrit, ce qu’on montre à la télé mais ce que notre vie montre aux autres. C’est triste de voir comment on privilégie ce qui ne va pas. Que 2012 soit une année positive, que les uns et les autres manifestent leur volonté de faire quelque chose de positif. Que les uns et les autres montrent, donnent à lire, donnent à entendre des choses positives qui mobilisent les Burkinabè, et tous ceux qui vivent au Burkina avec nous, vers des horizons positifs. Quelque chose de beau, de simple. C’est possible. Mais encore faut-il y croire. Alors nous souhaitons la foi. La foi aux uns et aux autres. Une espérance forte.

Il faut que nous croyions les uns aux autres. Il se peut qu’au niveau individuel, à titre personnel, chacun découvre ses points de faiblesses, ses limites. Ou alors, qu’au niveau social, communautaire, chacun rejette sur les autres, le mal ou la difficulté à vivre et dégage même, pourquoi pas, de la communauté parfois des boucs émissaires (on tue des voleurs, on accuse des politiques, on en veut aux adversaires etc.), ce n’est pas cela qui va nous amener la paix, la réconciliation. Alors même si c’était vrai, les accusations que nous pointons souvent vis-à-vis de nous-mêmes, vis-à-vis des autres, même si elles étaient vraies, sachons réparer ce qui n’est pas bon et choisir ce qui est bon. Même si ce que nous faisons n’est pas bon, on choisit de fermer les yeux sur ce qui n’est pas bon, de laisser tomber ce qui n’est pas bon et de regarder ce qui est bon. C’est cela qui va nous galvaniser et nous amener à bâtir 2012de manière positive. En résumé donc, pour une année de bonheur, de joie, pour une année de paix et de succès au Burkina Faso, soyons positifs.


Abdoul Karim Sangho, commissaire à la CENI : Plus d’amour pour la patrie

Je souhaite aux Burkinabè, des vœux de santé surtout parce que pour moi elle est au commencement et à la fin de l’entreprise humaine. Lorsqu’on a la santé on peut travailler. Lorsqu’on travaille on peut avoir de l’argent pour se prendre en charge. Je formule le voeu que les Burkinabè aient plus d’amour pour leur patrie, qu’ils soient des patriotes. Non pas des patriotes instrumentalisés qu’on met dans la rue pour soutenir tel homme politique. Il faut que nous défendions l’intérêt général. Qu’est-ce qui est bien pour la communauté, pour la collectivité. Même si ce n’est pas bien pour nous. Je pense en cela que nous devons nous engager dans les vrais combats démocratiques. Il est temps que le Burkina Faso devienne un Etat moderne démocratique à l’image de Ghana, à l’image des grandes nations.

Que nous soyons cités en exemple, parce que nous avons une chance d’avoir un peuple relativement discipliné et travailleur. Si nous arrivons à asseoir de fortes institutions comme l’a dit le président Obama, la question de l’émergence ne sera plus un souci. Si ces vœux sont entendus, 2012 verra la réalisation des ambitions des uns et des autres. Une ambition qui doit toujours mettre au centre la préoccupation de la collectivité, la préoccupation de l’intérêt général.

Le Progrès

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