Mort d’une femme en couche : Le geste d’apaisement de la communauté musulmane de l’Ouest

lundi 12 septembre 2011 à 03h33min

Une délégation de la communauté musulmane de l’Ouest s’est rendue, le vendredi 8 septembre 2011, dans la famille de la parturiente décédée à la maternité du secteur 21 de Bobo-Dioulasso, le 1er septembre dernier des suites de négligence. Un décès qui avait suscité la colère des habitants qui ont saccagé cette formation sanitaire.

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La délégation de la communauté musulmane de l’Ouest était conduite par son vice-président, El hadj Amadou Sanogo. Il était accompagné d’un représentant de l’imam de la grande mosquée de Bobo-Dioulasso, des premiers responsables du Cercle d’études, de recherche et de formation islamique (CERFI) et du comité de gestion du CSPS du secteur 21 de la ville de Sya. Les dignitaires religieux musulmans sont allés consoler la famille de la défunte, mais ont surtout appelé les uns et les autres à l’apaisement. Selon El hadj Amadou Sanogo, le gouvernement burkinabè a eu une réaction appropriée dès la survenue des événements, le jeudi 1er septembre 2011.

Et à l’entendre, il revient maintenant à la communauté musulmane en tant que société civile, de jouer son rôle à son tour, en s’investissant pour le retour au calme. La famille de la défunte s’est dit très touchée par le geste d’apaisement de la communauté musulmane de l’Ouest. « Toute la famille et même nos voisins du quartier ont été affectés, indignés par ce qui est arrivé à la maternité. Mais la visite de la communauté musulmane a apaisé la colère », a fait savoir le porte-parole de la famille qui avait à ses côtés, le mari de la défunte. La famille a dit avoir pardonné et qu’elle ne souhaite plus que le nom de la disparue soit associé à d’éventuels actes de vandalisme. La délégation est allée aussi encourager le personnel du CSPS du secteur 21. Sur place, les couloirs de l’établissement étaient bondés de mères, de nouveau-nés et de femmes enceintes en quête de soins, conséquences directes du saccage de la maternité.

Selon le Major du CSPS, après le saccage de la maternité située à quelques dizaines de mètres du dispensaire, les services qui s’y trouvaient ont été transférés au CSPS, si bien que les agents sont débordés et les malades souvent référés à d’autres formations sanitaires. Au regard des conséquences de la réaction populaire, El hadj Sanogo a soutenu que les leaders religieux musulmans doivent poursuivre la sensibilisation de la population sur le respect des voies légales de règlement des conflits. « La voie légale est la meilleure. Même si c’est un événement douloureux, nous avons choisi des autorités pour trouver des solutions à nos problèmes. Nous ne sommes pas d’accord avec certains comportements qui peuvent déchirer la société ou nous retarder », a conclu le vice-président de la communauté musulmane.

Mahamadi TIEGNA (camerlingue78@yahoo.fr )

Le Pays

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