Le PM à la population du Centre-Sud : « Il faut tourner la page de la guéguerre Manga # Pô »

mercredi 3 août 2011 à 01h54min

En marge de la visite de chantier qu’il a entreprise sur l’axe Ouagadougou-Pô, le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, a rencontré les forces vives de la Région du Centre-Sud, le lundi 1er août 2011. Occasion pour lui de les inviter à tourner la page du conflit entre les villes de Manga et de Pô au sujet de la désignation du chef-lieu de la région, et de s’unir pour le développement de leur localité commune dont les principaux problèmes ont été exposés au chef du gouvernement.

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Salle comble ce lundi 1er août 2011 à la mairie de Pô sous le coup de midi. En effet, aucune force vive de la région du Centre-Sud n’a voulu se faire conter la rencontre avec le Premier ministre Luc Adolphe Tiao. « Je suis venu vous écouter. Dites-moi franchement ce qui ne vas pas et donnez nous des conseils », a précisé d’entrée de jeu le chef du gouvernement. Tour à tour donc, les représentants des jeunes, des femmes, de la Chambre régionale de l’agriculture, des artisans, des commerçants, des transporteurs, des syndicats, des retraités, des parents d’élèves, des éleveurs, des autorités coutumières, des autorités religieuses, des services déconcentrés de l’Etat, des directions régionales, des maires, des députés, de la région du Centre-Sud ont pris la parole pour lui exposer les problèmes rencontrés dans la localité.

Leurs problèmes et doléances ont, entre autres, pour noms : le recouvrement des caniveaux dits de la mort qui traversent la ville de Pô ; l’éloignement des services administratifs basés à Manga, le chef-lieu de la région ; le manque de retenues d’eau dans la localité ; l’insécurité sur les routes ; l’indemnisation des commerçants de la zone, victimes des sorties des militaires ; l’érection des CSPS en CMA ; le goulot d’étranglement entre le primaire et le secondaire, notamment le manque de places disponibles, la normalisation des écoles, les lotissements, les avancements des fonctionnaires, la décentralisation des concours professionnels, l’accès aux financements de projets. « Je ne ferai jamais de promesses démagogiques. Nous n’avons pas de pétrole et nos ressources sont maigres. Il faut qu’on change de comportement et de mentalité », a souligné Luc Adolphe Tiao qui s’est néanmoins engagé à se pencher avec les membres du gouvernement sur les « choses essentielles » pour la région. A l’en croire, une équipe gouvernementale reviendra, à cet effet, pour rendre compte, à la population du Centre-Sud, des décisions prises.

Faisant ensuite l’économie des mesures gouvernementales prises pour résoudre la crise du premier semestre 2011, le chef du gouvernement n’a pas manqué d’inviter les forces vives de la région à tourner la page du « long conflit » entre Manga et Pô au sujet de la désignation du chef-lieu de la région du Centre-Sud : « Nous devons tourner la page et travailler main dans la main pour l’unité nationale et le développement de la Région. Pour ce qui est des services administratifs, nous allons voir dans quelle mesure les rapprocher de la population, car il ne faudrait pas que le fait que le chef-lieu de la région soit à Manga pénalise la population ». Avant de prendre congé après plus de trois heures d’horloge d’échanges, Luc Adolphe Tiao a réaffirmé la volonté du gouvernement de persévérer dans la dynamique du dialogue avec les populations.


Profanation de la tombe de Sankara : "Il n’y aura pas de pitié pour les auteurs"

Profitant de la première tribune à lui offerte, après le profanation de la tombe du Président Thomas Sankara, le Premier ministre a traduit « la condamnation ferme » de cet acte de vandalisme au nom du gouvernement et annoncé des mesures prises à cet effet. Morceaux choisis : « C’est un acte ignoble, inqualifiable. Le gouvernement condamne avec la fermeté la plus totale ce genre de comportements qui ne sont pas dans nos cultures. Nulle part, dans aucune société africaine, on tolère la profanation des tombes. Des investigations sont en cours pour identifier les auteurs qui vont répondre de leur acte devant la justice. Nous serons sans pitié car ce sont des gens qui ne veulent pas du bien de notre pays. Nous allons également entrer en contact avec la commune de Ouagadougou et la famille de l’illustre disparu pour que nous puissions prendre des dispositions en vue de la réfection de la tombe et de la sécurisation des lieux »

Hyacinthe Sanou

L’Observateur Paalga

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