Rencontre Premier ministre Tiao – responsables de presse : il se dit disponible, ils lui demandent le devoir d’ingratitude

lundi 1er août 2011 à 03h09min

Premier journaliste à être fait Premier ministre dans l’histoire du Burkina Faso, Luc Adolphe Tiao était ce vendredi face à ses confrères, notamment les patrons des organes de presse et les responsables des rédactions. Manifestement empreinte de convivialité et d’amitié, la rencontre coïncidait avec les 100 premiers jours de LAT à la primature.

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Occasion saisie par le chef du gouvernement pour exprimer toute sa reconnaissance aux acteurs de la presse pour les soutiens et l’accueil favorable dont il a bénéficiés depuis sa nomination dans des circonstances particulièrement difficiles, au regard de l’intensité de la crise sociopolitique. Aujourd’hui, l’accalmie semble plus ou moins revenue dans le pays. Preuve que quelque chose a été fait dans le sens de la prise en compte des préoccupations des burkinabè dans l’action gouvernementale. Mais, les choses, selon le Premier ministre Tiao, n’avancent pas comme il l’aurait voulu. Dans l’optique de l’amélioration les acquis, il souhaite l’appui des hommes de médias, qu’il a vivement exhortés à jouer pleinement leur rôle, en attirant toujours l’attention sur ce qui ne marche pas pour que l’on puisse y remédier.

L’ancien ambassadeur du Burkina Faso en France a clos sa brève intervention en indiquant sa disponibilité à accompagner les acteurs de la presse dans leur quête de meilleures conditions de travail et de vie, réaffirmant tout son attachement à la liberté de presse. « Tout le monde y gagne », ajoutera t-il.

En réponse aux propos aimables de l’ex-président du Conseil supérieur de la communication, les responsables d’organes de presse présents ont réagi par les voix de deux de leurs aînés, en l’occurrence Paul Ismaël Ouédraogo, ancien directeur de la télévision nationale, et Edouard Ouédraogo, directeur de publication de L’Observateur Paalga. « Un enfant qui a sa maman est sûr d’avoir de quoi manger », dira Ismaël Ouédraogo. Tout en faisant sienne ce proverbe moaga, le DP de L’Observateur ira plus loin en demandant au chef du gouvernement de leur accorder un devoir d’ingratitude, évidemment dans l’optique de toujours continuer à mieux assumer le rôle critique dévolu à la presse. La soirée s’est poursuivie autour d’un sympathique cocktail.

Grégoire B. BAZIE

Lefaso.net

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