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Mauvais état des routes du Burkina : 13 heures de temps pour parcourir 300 km entre Ouaga et Balavé

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • vendredi 24 septembre 2021 à 23h00min
Mauvais état des routes du Burkina : 13 heures de temps pour parcourir 300 km entre Ouaga et Balavé

La province des Banwa, dans la boucle du Mouhoun, est très mal lotie en matière d’infrastructures routières. Pour une distance de 351 km reliant Ouagadougou à Balavé, il faut passer plus d’une dizaine d’heures sur la route. Les routes dans cette zone sont d’ordinaire impraticables en tout temps, mais surtout dangereuses et même mortelles en saison pluvieuse. A partir de Nouna jusqu’à Balavé en passant par le chef-lieu de la province, Solenzo, aucun morceau de bitume ne se fait voir à l’horizon.

Il est 7h30, ce dimanche 12 septembre 2021 quand nous quittons Ouagadougou en partance pour Balavé, un village situé dans la province des Banwa, région de la Boucle du Mouhoun. Pour notre périple nous avons décidé d’emprunter une compagnie de transport en commun de la place, d’ailleurs la seule à effectuer le voyage Ouagadougou- Solenzo.

De Ouaga jusqu’à Nouna, le voyage se passe sans accroc. Certains passagers échangent à voix basse avec leurs voisins, d’autres se murent dans le silence, perdus dans leurs pensées, quelques-uns s’abandonnent dans les bras de Morphée. Il y a aussi ceux qui admirent la beauté de la nature, le regard fixé sur le paysage qui défile.

Le voyage est haché par de nombreux arrêts, dans de petites localités, pour débarquer ou embarquer des passagers dont les destinations sont les localités situées sur l’itinéraire. Les contrôles de police, du fait de l’insécurité grandissante, et les pause-pipi rythment également le voyage.

Crainte de ne pas arriver à destination

Le parcours jusqu’à Nouna ville est un long fleuve tranquille. Mais au sortir de Nouna, le bitume a disparu, laissant la place à une route cahoteuse. Le calvaire des passagers du car commence. Le calme qui régnait dans le car cède aussitôt la place à la panique. Les secousses font vibrer le véhicule, obligeant le conducteur du car à adapter sa conduite au mouvement du car qui n’a plus jamais été stable jusqu’à destination. A l’image d’une pirogue, le bus tangue à partir de Nouna, suscitant donc le stress et l’angoisse sur le visage des passagers.

L’habitacle devient soudain silencieux. Seul le vrombissement du moteur du bus se faisait entendre. Le régime du moteur change, son bruit devient plus lourd. Le car éprouve visiblement des difficultés à dompter la voie. Les passagers ne savent plus où donner de la tête, balançant dans tous les sens au rythme des secousses. L’axe Nouna-Solenzo est parsemé d’embuches qui font planer la psychose de la mort. Tout à coup, un cri s’élève dans le car. C’est celui d’un passager qui a « peur de ne pas arriver en vie », avant d’ajouter en langue dioula « Allah ka en dèmè » « Dieu nous protège ».

Comme si ces violentes secousses ne suffisent pas pour rendre le trajet pénible, il faut maintenant affronter une des préoccupations majeures des habitués de l’axe Nouna-Solenzo : le fameux pont de « Bagala », qui se trouve non loin du village éponyme. Pour tous les usagers de cette voie, ce pont est un véritable cauchemar. Pour arriver à destination, aucune autre solution n’existe pour le voyageur, si ce n’est de le franchir, à ses risques et périls. Le pont de Bagala, lorsqu’il pleut, est englouti par les eaux à tel point que l’on aperçoit à peine les balises montrant les limites de l’ouvrage. On se croirait au bord d’un barrage.

Un bus de transport en commun peinant à se frayer un chemin

La traversée de la frontière

Ne connaissant pas la force qu’a le courant de l’eau de Bagala, la compagnie de transport décide de ne pas la traverser pour plus de précautions. A l’approche du pont, les passagers débarquent et traversent à pied, aidés par de jeunes de la région qui maitrisent bien le pont, moyennant une somme de 6000 francs CFA par passager, soit 3 000 francs pour les bagages et 3 000 francs pour la traversée. De l’autre côté, un autre car, venu de Solenzo, les attend.

« Vous savez le niveau de l’eau même a baissé un peu maintenant. Il fut un moment où, sur ce même pont, si ces jeunes vous demandaient de payer même dix milles francs pour vous faire traverser, vous allez leur donner cette somme sans broncher. Le niveau de l’eau était à couper le souffle », a laissé entendre dame X, une passagère.

Elle poursuit : « On se demande si le pays est vraiment gouverné, nos enfants perdent la vie dans ce courant d’eau des suites de noyade mais rien n’est fait. C’est à croire que les autorités souhaitent que nous enterrions tous nos fils un par un jusqu’au dernier, ils s’en foutent d’ailleurs pas mal, vu que ces derniers n’ont même pas leurs fils au pays. Pendant les campagnes électorales, ils ont les bouches bien mielleuses avec des promesses à dormir debout juste pour que nous puissions les élire. Ils viennent avec des semblants de tracteurs pour racler quelques parties de la voie et après on ne les voit plus. C’est vraiment décevant et révoltant. Après, ils sont surpris quand le pays baigne dans le grand banditisme, si nos enfants n’arrivent pas à se débrouiller par eux-mêmes, c’est clair qu’ils vont rentrer dans le banditisme pour s’en sortir ».

Des voyageurs obligés de faire un marathon, faute de bonnes voies

Les passagers avant, de traverser le pont, ne manquent pas de remercier le chauffeur pour l’effort et le travail fournis de Ouaga à Bagala. « Puisse Dieu te bénir mon fils, Bon retour à toi, prend cette somme pour te payer une boisson » entend-t-on, ou encore « la compagnie de transport devrait être décorée pour ce merveilleux boulot qu’elle fournit ».

Nous sommes fatigués des médias

« Je suis chauffeur routier depuis plus de cinq ans maintenant, et je parcours la majeure partie du temps l’axe Ouaga-Solenzo. Le mauvais état de la route n’a vraiment pas de période dans cette zone, que ce soit en saison sèche ou pluvieuse. Cependant, nous souffrons plus en saison des pluies. Vous avez pu constater par vous-même l’état de dégradation de la voie. A partir du pont de Bagala, on est obligé de faire traverser nos clients à pied et pire encore ils doivent payer presque le prix du ticket à Ouaga pour pouvoir passer », relate le conducteur du car, Abdoul-Karim Sidibé. « Je suis obligé après chaque voyage d’amener le bus au garage pour une révision, imaginez à quel point nous souffrons, poursuit-il.

Il assure que les autorités sont au courant du problème depuis fort longtemps et que des marches de protestions ont été organisées, mais rien n’a changé. « Franchement, nous sommes fatigués de tout que ce soit des autorités et même des medias. Rien que la semaine passée un media était là pour recueillir notre ressenti concernant cette voie. Ce media vient régulièrement ici pour faire des reportages sur la zone. Il nous fait parler mais rien ne change », fulmine Abdoul-Karim Sidibé.

Une fois passé le pont de Bagala, c’est une autre épreuve d’endurance qui commence : un autre conducteur est chargé de conduire les passagers à bon port. Le bus reprend sa traversée cahoteuse. Croyant être au bout de leurs surprises, après la frayeur de Bagala, les passagers doivent encore une fois de plus descendre, cette fois-ci pour traverser ce que les habitués de la zone ont surnommé la « mer rouge ».

En effet, la voie sur laquelle ils se trouvent est reconnue pour être une voie très dangereuse car très glissante et pleine de boue. Plusieurs fois, des gens se s’y sont embourbés. Les passagers descendent alors du bus pour entamer un marathon sur 2 kilomètres dans la gadoue et les flaques d’eau de pluie de couleur rouge, qui ont inspiré le surnom « la mer rouge », attribué à la zone. Pendant ce temps, lentement, le bus essaie de se frayer un chemin au milieu de cette boue, le vrombissement du moteur du bus retentit encore de plus belle.

« Je me souviens que nous avons une fois, au cours d’un voyage, marché de cette zone jusqu’à la gare de Solenzo. Nous avons marché environ 4 à 5 kilomètres ce jour-là et je me souviens qu’à un moment donné, j’ai dû retirer mes chaussures à escarpins pour marcher pieds nus. Depuis lors, je voyage toujours décontractée avec des chaussures baskets », nous confie une passagère du bus dans un grand éclat de rire.
Après ce marathon digne d’une compétition olympique, les passagers regagnent le bus, les chaussures remplies de terre rouge. Ils n’espèrent qu’une chose : arriver à Solenzo en un seul morceau. Après une demi-heure de route, nous arrivons enfin à Solenzo aux environs de 18h20 minutes.

Le pont de Bagala immergé par les eaux de pluie

Plus de 2h30mn pour parcourir 25km

Il est 18h30mn lorsque nous quittons Solenzo pour atteindre notre destination finale Balavé. Cette fois-ci le scénario qui se dessine est tout autre. Le trajet se fait sur des motos, car la compagnie de transport en commun que nous avons emprunté se limite à Solenzo.

Après plus de 2h30mn d’atroces souffrances, nous arrivons afin à Balavé aux environs de 21h. L’ambulancier de Balavé nous confie qu’il rencontre d’énormes difficultés pour évacuer ses patients, vu l’état de dégradation de la voie.

« Je suis le seul à évacuer les malades de toute la zone. Nous n’avons qu’une seule ambulance. Du coup, je suis obligé d’offrir mes services dès que le besoin se présente. J’implore la pitié de nos gouvernants pour qu’ils nous viennent en aide car nous souffrons », supplie Michel Konaté, ambulancier à Balavé.

Nous demandons à M. Konaté s’il a déjà, au cours d’une évacuation, connu des difficultés particulières avec un malade ou même un décès dû à l’état de la route. Il se montre d’abord embarrassé, avant de nous répondre par la négative.

Quelques instants après le départ de l’ambulancier, une vielle dame qui a suivi nos échanges et voulant garder l’anonymat nous fait des révélations qui font froid dans le dos. « Il ne vous dit pas la vérité. Je me souviens qu’une fois, une dame en cours de transfert pour un district sanitaire a accouché dans l’ambulance avant qu’ils n’arrivent à destination. Un de nos petits-fils aussi s’est vu amputer une jambe parce que l’ambulance a trainé avant d’arriver à l’hôpital. Il y’a tellement d’exemples, mais je préfère ne pas en rajouter », nous confie-t-elle.

Pourquoi l’ambulancier s’est-il retenu de parler de ses problèmes ? A-t-il une raison que lui seul connaît ? A-t-il peur de perdre son boulot ? Toutes ces interrogations resteront sans aucune réponse certainement. Cependant une seule chose est claire et nette : la région de la Boucle du Mouhoun souffre du manque d’infrastructures routières.

Patricia Coulibaly (stagiaire)
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 23 septembre à 16:32, par Boss En réponse à : Mauvais état des routes du Burkina : 13h de temps pour parcourir 300 km entre Ouaga-Balavé

    merci pour ces reportages qui nous montre les réalités de nos régions.
    et que des burkinabés continuent de souffrir du manque de minimum après plus de 60 ans "d’indépendance". Le travail à faire est énorme.

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  • Le 23 septembre à 22:15, par Fathô En réponse à : Mauvais état des routes du Burkina : 13h de temps pour parcourir 300 km entre Ouaga et Balavé

    Pourtant il y a de nombreux avantages :

    Les jeunes qui aident à traverser se font un peu d’argent. Ils pourront s’acheter des daba pour cultiver en saison sèche.

    un certain média va et retourne chaque fois qu’il n’y a plus de sujet intéressant. Ca permet de garnir les pages blanches.

    Les garagistes font de petites recettes chaque fois que le car leur revient après un périple Ouaga-Solenzo, ce qui est une bonne chose pour l’économie.

    Des gens qui n’ont pas marché depuis un bon bout de temps font un "marathon" de 2 à 5 km. C’est bon pour la santé.

    Qui aurait connu Solenzo n’eut été la mauvaise qualité de sa route ?

    La seule chose déplorable ici, ce sont les noyades d’enfants. Sinon j’aurai suggéré de laisser les choses en l’état.

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  • Le 23 septembre à 22:22, par HUG En réponse à : Mauvais état des routes du Burkina : 13h de temps pour parcourir 300 km entre Ouaga et Balavé

    Vous avez vote le mpp le mpp ne va pas vous oubliez.courage a vous.

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    • Le 25 septembre à 09:31, par Le Vigilent En réponse à : Mauvais état des routes du Burkina : 13h de temps pour parcourir 300 km entre Ouaga et Balavé

      @HUG, tu as raison. Car les populations de la zone de Solenzo ont voté à plusieurs reprises le RDA, l’ODP/MT, le CDP et malgré tout ils mettaient plus de 10 h, rien que pour rallier Solenzo à partir de Nouna. Avec le MPP, il y a de fortes chances que des travaux d’envergure seront entrepris pour améliorer la situation. Ainsi, l’on pourra, de Solenzo, joindre facilement Noua d’une part et Bobo d’autre part. Qui vivra verra.

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  • Le 24 septembre à 08:52, par CONSTY En réponse à : Mauvais état des routes du Burkina : 13 heures de temps pour parcourir 300 km entre Ouaga et Balavé

    Merci pour ce reportage,

    Très émouvant. Mais parcourir Ouaga-Solenzo en 12 h de temps n’est pas étranger aux ressortissants de cette région. Je me souviens encore (en 1988) comme si c’était hier lorsque nous parcourions souvent en son temps Nouna-Solenzo en 24 h pourtant distant de 84km. Ma maman y était comme enseignante à l’école A de Solenzo et moi en classe de CP2.
    Si j’ai bonne mémoire, depuis cette époque, je n’ai jamais entendu parler d’un projet de réfection totale de ce trajet. Solenzo étant un grand carrefour et une grande zone à forte potentialité agricole et d’élevage. Il faut reconnaitre que ce sont toutes les voies d’accès à Solenzo qui sont impraticables (Bobo-Solenzo, Dédougou-Solenzo, Nouna-Solenzo et frontière Mali-Solenzo en passant par Tansila et Balavé bien sûr). Le trajet Nouna-Ouaga se parcourait souvent en saison pluvieuse en 24, 48 ou 72h selon l’état de la voie au temps de X9 et SOTRAO. Maintenant que cet axe a été sauvé par le financement de MCA en partie et le gouvernement burkinabè (après une révolte) au chef-lieu de région, ce calvaire remonte aux calendres grecques.
    Bref, pour le problème du désenclavement de Solenzo je crois plus à un manque de volonté politique que je situe à deux niveaux :
    - primo, le refus de désenclavement de cette province orchestré par certains hommes "forts" politiques d’autres provinces ou régions, car ils verront leur région d’origine perdre économiquement,
    secondo, l’incapacité des fils (hommes politiques, cadres, associations,...) de la région à pouvoir s’unir et défendre des projets de développement au profit des siens.
    Le cas Solenzo ne date pas d’aujourd’hui et tous les gouvernements qui se sont succédé depuis la rectification sont bien au courant. Je crois plus à un manque de volonté politique pour résoudre le "cas Solenzo".

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  • Le 24 septembre à 10:16, par Raogo En réponse à : Mauvais état des routes du Burkina : 13 heures de temps pour parcourir 300 km entre Ouaga et Balavé

    Très édifiant comme reportage ; Ces problèmes peuvent être translatés d’une region à l’autre, d’une province À l’autre. l’Est et surtout le centre-est en tête.
    Malheureusement la construction des infrastrucres routières au burkina semblent ne suivre aucune logique raisonnable, parce que régulièrement ce sont les artères de Ouaga , Bobo ou quelques autres villes qui sont renouvellées comme si le pays se limitait à ces villes. Ensuite, les villages des présidents semblent benéficier d’un traitement de faveur qui ne se justifie pas en démocratie. Ainsi, Ziniaré et maintenant Tuiré ont bénéficié de leurs bitumes pour permettre au fils du coin installé au pallais de visiter de temps en temps ses mânes, comme si c’était ca la priorité du pays.
    Il Nous faudra sortir de cet alléatoire pour réglementer et prioriser la réalisation des infrastrures routières sur toute l’étendue du territoire burkinabè sans disctinction. Pour cela, nos parlementaires doivent imposer un schéma obligeant l exécutif à prioriser la liaison entre les chefs-lieu de provinces voisines et l’accés aux pays voisins. L’état de nos routes , en plus d’être un frein économique est aussi un ralentisseur dans la lutte contre l’insécurtité.

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  • Le 24 septembre à 10:50, par Sanon Abdoulaye En réponse à : Mauvais état des routes du Burkina : 13 heures de temps pour parcourir 300 km entre Ouaga et Balavé

    C’est simplement révoltant et triste de savoir qu’à ce jour, il n’y a même pas un mètre (1m) de bitume dans toute la province des Banwa...!

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  • Le 24 septembre à 13:30, par Maryland En réponse à : Mauvais état des routes du Burkina : 13 heures de temps pour parcourir 300 km entre Ouaga et Balavé

    Mon pays va vraiment mal. quelqu’un qui fait Ouaga Togo mm arrivera plus vite que celui qui fait Ouaga Solenzo.

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  • Le 24 septembre à 19:44, par klouplo En réponse à : Mauvais état des routes du Burkina : 13 heures de temps pour parcourir 300 km entre Ouaga et Balavé

    situation vraiment pathétique !!
    j espère que les députés de la region se lèveront pour jouer leur partition. meme si les autorités le savent déjà, il n est pas utile de communiquer la dessus et aussi chercher des solutions alternatives.
    Yifoh aux vaillantes populations de la région.

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  • Le 24 septembre à 22:05, par jeunedame seret En réponse à : Mauvais état des routes du Burkina : 13 heures de temps pour parcourir 300 km entre Ouaga et Balavé

    Le même SOLENZO ? Je crois que ce nom fut le principal de ma première leçon d’histoire géographie au primaire. Et je retiens la première phrase indélébile :«  l’arrondissement de Solenzo comprend plusieurs cantons. Kouka, Balavé et le chef-lieu Solenzo ».
    Pauvre Solenzo !Et pourquoi ne pas en faire une zone touristique ?

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  • Le 25 septembre à 07:53, par Lom-Lom En réponse à : Mauvais état des routes du Burkina : 13 heures de temps pour parcourir 300 km entre Ouaga et Balavé

    Triste réalité mais en matière d’infrastructures, ce ne pas de la magie ! Il faut d’abord faire des études techniques qui prennent du temps et beaucoup d’argent et ensuite, il faut trouver de l’argent pour la réalisation et pour le contrôle. On refuse de plus en plus le principe des travaux communautaires comme du temps de la Revolution, on dort pendant 27 ans avec un régime destructeur du Font Populaire-ODP/MT-CDP et brusquement, on se réveille avec des exigences tout azimut. C’est trop facile ! Je suis d’accord qu’il faut faire un gros travail de priorisation des routes à bitumer. Sans etre un partisan dune chapelle politique quelconque, je dois reconnaître que ce qui est fait dans les 6 dernières années est une performance dans un pays où même les entreprises hésitent à venir travailler à cause des terroristes. Nettoyons cette vermine de terroristes et mettons nous au travail chacun dans son domaine d’expertise et on verra les changements partout quelque soit le régime en place ! Jeunesses du Burkina, réveillez-vous !

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    • Le 25 septembre à 18:33, par Vérité Indiscutable En réponse à : Mauvais état des routes du Burkina : 13 heures de temps pour parcourir 300 km entre Ouaga et Balavé

      Très déçu des raisonnements de ce genre. Je t’assure que toutes les rues de Ouaga peuvent être bitumées en deux ou trois ans. Il faut une détermination. Stopper la corruption et faire participer la population. On aura des canivaux dignes de ce nom et des routes respectables. Quelle performance ? Votre fameux PNDES a apporté des sous dans le pays, ce n’est pas pour caresser la population avec deux ou trois routes bitumées dans quelques secteurs et quelques régions pour FERMER la bouche aux gens. J’ai trop honte à votre place quand je vous vois donner des bénédictions là où justement celui qui dirige vous flatte pour mieux manger. C’est horrible que notre population reste dans la misère depuis 1987 sans aucune lueur d’avenir promettant. Faites ce que vous voulez de votre pays. Nous vous regardons seulement.

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      • Le 26 septembre à 19:58, par Lom-Lom En réponse à : Mauvais état des routes du Burkina : 13 heures de temps pour parcourir 300 km entre Ouaga et Balavé

        Le Pr Laurent BADO nous rappelait à l’université que " dans tous les groupes, il ya une constante d’imbéciles" et je dirais que pour cet article sur les routes, on remarques que certains Internautes ont des réactions très primaires et ceci fait que le niveau du débat intellectuel en souffre énormément ! C’est le risque de donner la parole à qui veut pour se prononcer sur n’importe quel sujet. Ce que les latinistes avaient résumé en disant " Ne sutor supra crepidam" traduit en français par " que le coordonnier n’aille pas voir au-delà de la chaussure". Malheureusement notre société est faite aujourd’hui d’hommes qui se disent spécialistes dans toutes les sciences Possibles (omniscients). DOMMAGE !

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  • Le 25 septembre à 08:55, par Gongoni En réponse à : Mauvais état des routes du Burkina : 13 heures de temps pour parcourir 300 km entre Ouaga et Balavé

    Il y a deux Burkina pour nos autorités comme l’a si bien dit le général français LE COINTRE Chef d’Etat MAJOR DES armées françaises à la veille du sommet de PAU. Et EMMANUEL MACRON d’enfoncer le clou il y a juste un mois quand aux causes du terrorisme au BURKINA FASO . Ce sont justement ce genre d’injustices dans le développement non équilibré d’un pays qui alimente le terrorisme . Économiquement parlant ,il y a des régions ,des provinces qui sont loin d’avoir les potentialités économiques de SOLENZO et d’une manière générale de la Boucle du MOUHOUN, mais du fait que ces régions ou ces provinces ont des fils ou filles au sommet de l’Etat à des positions stratégiques ,elles ont des routes bitumées ,des projets à la pelle etc . C’est cela la réalité du BURKINA FASO d’aujourd’hui que nous refusons de regarder en face .Et naturellement toutes ces injustices ne peuvent que porter atteinte à l’Unité et à la cohésion nationales .WEB master la vérité rougit les yeux mais ne les caisse pas . Alors laisse passer SVP

    Répondre à ce message

  • Le 28 septembre à 15:36, par Zango En réponse à : Mauvais état des routes du Burkina : 13 heures de temps pour parcourir 300 km entre Ouaga et Balavé

    Salut frères de Benzon.... Écoutez les écrits les images ne vont pas changer grand chose, je vous raconte une histoire vraie. À peine deux semaines un ressortissant de l’est de plaignait de l’état des infrastructures du 11 décembre, disait qu’il faut un entretien une réhabilitation.je l’ai coupé net : qu’elle étaient vos priorités quand le gouvernement a programmé la construction des certaines infrastructures ?? Vous à la base vous savez ce qui ne va pas chez vous,pourquoi ne pas dire non."nous voulons d’abord la route et la bonne"vous avez laissé ces députés, ces personnes dites influentes caché la vérité au sauveurs., L’homme de l’est vient de m’envoyer un SMS me disant qu’après notre entretien, il est parti chez lui à Fada, après une réunion des fils, ça bouge à l’est. C’est pour ne rien dire pour ceux qui peuvent décortiquer ce que je dis. Salut.

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  • Le 28 septembre à 15:44, par Alexio En réponse à : Mauvais état des routes du Burkina : 13 heures de temps pour parcourir 300 km entre Ouaga et Balavé

    Au Burkina Faso. on dirait que toutes les vives de la nation sont concentrees a ces deux capitales. Ouaga et Bobo-Dioulasso.

    Bref ! Un pays comme le notre des intellectuels de tout bord on arrive pas a poser une politique saine et efficace de nos infrastructure solide et performante routiere dans villages et campagnes.

    Alors que ce sont nos villageois (es) qui nous nourrissent dans nos villes. Et ils ne meritent pas du clientelisme politique pour resoudre ce genre de deficit d entretien routier.

    Un point culminant dans cette crise routiere nous montre par les faits que jusqu a present Le pays ne maitrise cette manne qui nous viennent du ciel tres gratuitement. L eau de la pluie. Une richesse immense que la nature nous offre a chaque annee.

    Et c est le meme scenario qu on voit.

    Cette incapacite de son l exploitation peut etre range dans la rubrique de la malgouvernance. Pour un pays qui est expose au changement climatique, s investir pour dans maitrise de l eau est l apha et omega pour son develeppement durable.

    L Etat hebreux Israel pour assoir son plan de developpement a miser dabs ce domaine.

    Et aujourdhui les Israeliens exportent des fruits et legumes de toutes gamme de haute qualite concurrentielle en Europe.Cette reussite est la maitrise de l eau au premier plan. Nous pouvons accuser le ciel de n est pas nous aider. Le malheur ne vient jamais seul. Il s apparait avec dualite. Une volonte politique plus axee en la matiere relevera ce defi.

    Bon/mauvais.

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