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Bobo-Dioulasso : Le ministre Éric Bougouma sur le chantier d’extension et de réhabilitation du port sec

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • mardi 23 février 2021 à 22h37min
Bobo-Dioulasso : Le ministre Éric Bougouma sur le chantier d’extension et de réhabilitation du port sec

Le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Éric Bougouma, a visité, ce mardi 23 février 2021, le chantier d’extension et de réhabilitation du port sec de Bobo-Dioulasso. Il a saisi cette occasion pour constater l’état actuel des voies d’accès au site. Ce projet d’extension du port sec par la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) vient ainsi compléter les efforts du gouvernement pour relancer l’économie de Bobo-Dioulasso et faire de cette ville, un véritable carrefour des échanges internationaux.

Après plusieurs années d’exploitation, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a décidé d’accroître les capacités du port sec de Bobo, au regard du flux des marchandises qui transitent par ce port et de la réhabilitation de ses voies d’accès fortement dégradées sous le poids des gros porteurs. En effet, fonctionnel depuis 2010, le port sec de Bobo-Dioulasso était arrivé à saturation. Son extension permettra ainsi d’améliorer la qualité du service de transport et de traitement de marchandises à l’importation, à l’exportation et en transit dans notre pays.

Les travaux se poursuivent sur le chantier d’extension du port sec.

Cet important projet d’extension du port sec est initié et entièrement financé par la CCI-BF et ses partenaires. Les travaux, qui ont été lancés en octobre 2019 par le chef du gouvernement Christophe Dabiré, consisteront notamment en l’extension de la plateforme sur 21 hectares, faisant passer la superficie du port de 19 à 40 hectares. Selon le président de la délégation consulaire régionale des Hauts-Bassins, Lassiné Diawara, ce projet a été initié afin de rendre la ville de Bobo plus attractive, capable de s’adapter à l’évolution du trafic.

« Bobo-Dioulasso est un carrefour qui joue un rôle de redistribution des trafics pour les régions du Burkina Faso, pour ses pays frontaliers et d’une façon générale pour l’économie de la sous-région. Elle a longtemps été considérée comme la capitale économique à cause de cet atout. Si nous n’anticipons pas pour prendre des initiatives afin de prévoir des infrastructures qui peuvent permettre de rendre la ville plus attractive, il est évident que, quelle que soit notre position, c’est peine perdue.
C’est pourquoi, ce projet a été initié », a-t-il expliqué. A l’en croire, la réalisation de la première phase du port sec sur une superficie de 19 hectares a coûté sept milliards de F CFA. Et cette deuxième phase sur une superficie de 21 hectares, va coûter environ dix milliards de F CFA. « Cela permettra de résorber l’évolution du trafic », dit-il.

Le président de la Chambre de commerce des Hauts-Bassins, Lassiné Diawara.

La Chambre de commerce sollicite l’accompagnement du gouvernement

A travers la réalisation de ce projet, la Chambre de commerce estime avoir joué sa partition. Cependant, elle sollicite l’accompagnement du gouvernement à travers son ministère en charge des Infrastructures. « Avec l’urbanisation de la ville, il nous faut des voies de desserte pour que les gros camions n’encombrent pas la ville. C’est pourquoi, nous avons demandé au ministre une voie de contournement qui part de la Place de la femme au rond-point du cinquantenaire, en passant par la voie de la Maison de la culture jusqu’au port sec », a laissé entendre le président de la délégation consulaire régionale des Hauts-Bassins, Lassiné Diawara.

Les entreprises en charge des travaux s’activent sur le chantier.

En attendant la réalisation de la voie de contournement, le président Diawara demande d’abord la réhabilitation de l’actuelle voie d’accès du port sec (fortement dégradée) d’ici la fin des travaux d’extension. Par ailleurs, il a saisi cette occasion pour saluer la présence du ministre Éric Bougouma et l’appui du gouvernement au secteur privé.

Le gouvernement réitère son accompagnement au secteur privé

Après avoir visité les différents chantiers au niveau du port sec, le ministre Éric Bougouma s’est réjoui et a tenu à féliciter la CCI-BF. Pour lui, ce projet est en parfaite harmonie avec la vision du Président Kaboré qui avait pris l’engagement de redonner une nouvelle dynamique à la capitale économique burkinabè. Il a affirmé que le secteur privé est le moteur de la croissance et que le gouvernement a le devoir d’accompagner cette dynamique.

Le ministre en charge des Infrastructures, Éric Bougouma.

Pour lui, cette visite lui a permis de constater l’état de dégradation de la voie d’accès à ce port sec. « Et cette voie constitue pour nous une urgente priorité. Nous allons accompagner donc la Chambre de commerce dans sa réhabilitation. Nous allons aussi mettre en œuvre un projet qui est très important, pour lequel le président du Faso a pris un engagement avec le secteur privé du Burkina Faso en général et le secteur privé de Bobo-Dioulasso en particulier. Il s’agit du projet de réalisation de la rocade », a annoncé le ministre Bougouma.

Cependant, il a indiqué qu’après avoir fait des études sur la proposition de rocade qui partirait de la Place de la femme, les résultats montrent que cela risquait de confiner davantage le port sec en plein centre-ville. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 24 février à 00:16, par Eric En réponse à : Bobo-Dioulasso : Le ministre Éric Bougouma sur le chantier d’extension et de réhabilitation du port sec

    La voie telle que indiquée (qui part de la Place de la femme au rond-point du cinquantenaire, en passant par la voie de la Maison de la culture) ne devrait pas être appelée voie de contournement puisqu’elle est en pleine ville. Veuillez revoir le tracé svp.
    Aussi je n’ai pas compris pourquoi la réalisation d’échangeur dans la ville de Bobo a fait autant de bruit, pourtant lorsque dans les années 2005 Blaise construisait les échangeurs à Ouaga personne n’a grinché en son temps. Les échangeurs deviennent nécessaire quand la ville atteint un certain traffic. Si vous n’anticiper pas, demain vous débourserez beaucoup d’argent pour dédommager les populations.

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