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Procès du putsch du CND : Le parquet militaire a requis des peines allant de 15 mois avec sursis à la perpétuité

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • LEFASO.NET | • mardi 18 juin 2019 à 08h38min
Procès du putsch du CND : Le parquet militaire a requis des peines allant de 15 mois avec sursis à la perpétuité

Le parquet militaire a fait ses réquisitions ce lundi 17 juin 2019. Si des accusés s’en tirent avec 15 mois de prison avec sursis, ce n’est pas le cas pour les généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé.

La prison à vie, ainsi que la destitution de leur grade de généraux. C’est la substance de la réquisition que le parquet a faite contre les accusés Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé en cette fin de soirée du lundi 17 juin 2019.

Dans la matinée, le parquet militaire s’est attelé à résumer les faits et à revenir sur les différents chef d’inculpations. C’est donc à l’issue d’un cheminement de plusieurs heures que le ministère public s’est prononcé sur les peines à infliger aux accusés à ce procès (voir encadré).

Après les réquisitions et quelques minutes de suspension, le président du tribunal a donné la parole aux avocats de la défense. Au nom de ses pairs, Me Mathieu Somé a demandé au Tribunal d’accorder un mois à la défense pour préparer ses plaidoiries. L’avocat a également insisté sur le fait qu’ils attendent le dépôt de leurs écritures (plaidoiries des avocats des parties civiles).

La parole a été donnée aux avocats des parties civiles pour opiner sur la question. Me Pierre Yanogo a affirmé ne pas comprendre cette affaire de dépôt des écritures et a donc demandé une suspension pour que les avocats des parties civiles se concertent.

De retour de cette suspension, Me Ali Néya a rappelé à leurs collègues de la défense que lors d’une conférence entre eux (avocats des parties civiles, de la défense) et le président, il avait été décidé d’accorder une semaine de préparation aux parties civiles et trois jours à ceux de la défense pour se préparer. D’où son étonnement de l’attitude de leurs pairs à cette barre. C’est donc lors de cette mise au point qu’il a été convenu de la communication des écritures des avocats des parties civiles à ceux de la défense. Et comme ces derniers font un rétropédalage, alors il ne sera plus question de dépôts de quoi que ce soit.

Le parquet militaire quant à lui n’a trouvé aucun inconvénient que l’on accorde un délai aux avocats de la défense. Mais que ce soit un délai raisonnable, donc pas un mois. Dans le souci du respect de l’équité dans ce procès, le ministère public a souhaité que ces derniers bénéficient du même délai d’une semaine qui avait été accordé aux avocats des parties civiles pour se préparer.

Dans la foulée, Me Mamadou Sombié, avocat de Limon Jacques, a manifesté son total désaccord avec ses collègues de la défense. Pour lui, il n’est pas question de délai supplémentaire. « Moi je suis fatigué, je suis prêt à plaider même aujourd’hui », a-t-il lancé. Et d’ajouter que cela fait plusieurs mois que son cabinet est abandonné donc « il faut qu’on en finisse avec ce procès ».

Séance tenante, le président du Tribunal a décidé d’accorder un délai de huit jours aux avocats de la défense, soit du mardi 18 au mercredi 26 juin 2019. Le procès reprendra donc le jeudi 27 juin 2019.

Lire aussi : Procès du putsch : Le Parquet militaire requiert la prison à vie pour les généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé

Marcus Kouaman
(kmagju@gmail.com)
Lefaso.net


Les réquisitions du parquet militaire (la liste n’est pas exhaustive)

-  15 mois avec sursis : Commandant Aziz Korogo, Capitaine Oussène Zoumbri, Lieutenant Boureima Zagré, Sergent Nobila Sawadogo ;

-  5 ans de prison assorti de sursis : Colonel-major Boureima Kéré, Hermann Yaméogo, Léonce Koné, Salifou Savadogo.

-  2 ans de prison ferme et une amende d’un million de francs CFA : Sidi Laminé Oumar de la coordination des mouvements de l’AZAWAD ;

-  5 ans de prison ferme avec un million de francs CFA comme amende : Capitaine Abdoulaye Dao, Lieutenant-colonel Mamadou Bamba, Lieutenant Limon Jacques, Faiçal Nanema ;

-  7 ans de prison ferme : Kaboré Adama :

-  10 ans de prison ferme : Colonel Abdoul Karim Traoré, Me Mamadou Traoré, Adama Ouédraogo dit « Damiss », Fatoumata Diawara ;

-  15 ans de prison ferme : Ouékouri Kossè, Dah Sami, Ly Amadou ;

-  25 ans de prison ferme : Adjudant-chef-major Badiel Éloi, Adjudant-chef Moussa Nébié dit « Rambo », Sergent-chef Koussoubé Roger dit « Touareg », Sergent-chef Sanou Ali, Sergent Zerbo Laoko Mohamed, Zouré Boureima, Nebié Abdoul Nafion.

Vos commentaires

  • Le 18 juin à 10:14, par LE GRAND ZAPATA En réponse à : Procès du putsch du CND : Le parquet militaire a requis des peines allant de 15 mois avec sursis à la perpétuité

    AU NOM DE LA SACRALISATION DE LA VIE HUMAINE : Nul ne peut tuer impunément et espérer vivre en paix avec lui-même. Entre nous, c’est quand même trop facile. Chaque chose ayant toujours une fin, nous payons toujours la sentence de notre méchanceté sur terre ou nous la léguons tout simplement à notre progéniture qui va payer le prix fort un jour ou l’autre. Faisons donc très attention aux actes que nous posons en société tout en faisant de notre mieux pour ne pas être « LE BOURREAU » d’une tierce personne. Nous n’avons pas donné la vie et logiquement ce n’est pas à nous de disposer du droit de vie ou de mort sur notre prochain à notre guise. C’est que la vie est pleine de surprises et tant que l’on vit, tout peut nous arriver en bien comme en mal.

    REST IN PEACE = RIP. J’adresse une fois de plus toutes mes sincères condoléances à ces milliers de familles burkinabè qui pleurent encore les leurs brutalement arrachés à leur affection particulièrement D’OCTOBRE 1987 à SEPTEMBRE 2015 pour des faits politiques qui ne sont pas du tout avérés : Faux complots, accidents provoqués, tortures savamment organisées, assassinats ciblés, enlèvements, empoisonnements, etc. ont été clairement utilisés pour éliminer physiquement des personnes gênantes qui ont eu le courage de dénoncer LA MAL GOUVERNANCE COMPAORÉ qui s’appuyait uniquement sur « UNE DICTATURE MILITARO-CIVILE pour diriger notre pays d’une main de fer et étouffer les burkinabè.

    Je pleure CES INNOCENTS qui ont payé de leur vie pour qu’aujourd’hui nous autres puissions jouir du fruit de LA LIBERTÉ. C’est que nous avons tous souffert à des degrés moindres des actions dévastatrices de L’EX RSP = LE RÉGIMENT DE SÉCURITÉ PRÉSIDENTIELLE, la milice privée du RÉGIME COMPAORÉ qui exécutait les basses besognes avec la phrase magique qui résonne encore dans nos esprits comme hier : SI TU FAIS ON TE FAIT ET PUIS Y A RIEN.

    LE BURKINA FASO, notre cher pays revient de très loin. Tout est bien qui finit bien peut-on dire avec fierté, sans oublier en arrière-plan, l’âpre lutte qui a permis d’en arriver là, héroïquement. LE RSP a été définitivement démantelé et ce sont ses derniers vestiges qui sont en train d’être jugés pour le coup d’état, celui de la dernière chance pour tenter d’exister, et qui a lamentablement échoué et qu’ils refusent catégoriquement d’assumer. Chacun rejette tout sur l’autre alors que les faits sont là et bien têtus. Presque tous ont été pris la main dans le sac. Que LE TRIBUNAL soit sans pitié dans les condamnations qui seront prononcées bientôt afin que cela serve de leçons à l’avenir à tous ceux qui n’ont pas encore compris qu’il y a un temps pour tout.

    HONNEUR ET GLOIRE À NOS MARTYRS !

    PLUS JAMAIS CELA !

    VANITÉ DES VANITÉS, TOUT EST VANITÉ !

    ÉVIDEMMENT QUE TOUT SE PAYE SUR TERRE !

    QUE LES GÉNÉRAUX DE PACOTILLE DIENDÉRÉ ET BASSOLET SOIENT DÉGRADÉS = DÉSHABILLÉS AU PLUS VITE ET RAYÉS DES EFFECTIFS DE L’ARMÉE NATIONALE BURKINABÈ POUR DEVENIR DE SIMPLES CIVILS SANS AUCUN DROIT !

    QUE DIEU LE PÈRE TOUT PUISSANT BÉNISSE LE BURKINA FASO !

    PAIX ET AMOUR AU BURKINA FASO ! ……….L’HOMME DU RENOUVEAU BURKINABÈ, LE GRAND ZAPATA !!!!

    Répondre à ce message

  • Le 18 juin à 12:02, par Achille De TAPSOBA En réponse à : Procès du putsch du CND : Le parquet militaire a requis des peines allant de 15 mois avec sursis à la perpétuité

    HOMMAGE A NOS MARTYRS du 30, 31 Octobre 2014 et 16,17 Septembre 2015

    En attendant le verdict final, le geste du parquet est très salutaire et très honorable. Un AUTRE MONDE(JUSTICE) est possible au BURKINA. Pendant 40 ans, une catégorie de SUPERS BURKINABÉS ont cru qu’ils étaient très saints et intouchables. Ils se sont considérés des "dieux" sur terre ramenant tout sur eux et leurs familles. Leurs intérêts personnels étaient au dessus de la vie humaine. Ils ont accusé les AUTRES BURKINABÉS de GROS PÉCHEURS. Ils ont cyniquement ôté la vie de certains frères BURKINABÉS car ces derniers étaient des obstacles à leurs gloires et à leurs succès. Selon leurs entendements, seuls leurs honneurs et leurs gloires primaient sur tout. Nous sommes contre nos frères BURKINABES les potentiels criminels nous les aimons mais leurs actes posés les condamnent lourdement. Ils ont endeuillé des familles entières au BURKINA mais dans la sous région. Fallait-il les laisser continuer dans leurs œuvres mortifères ou monstrueuses parce qu’ils étaient forts et très puissants ? Logiquement nous répondons par la négative beaucoup de sang humain a inutilement écoulé. En plus non seulement non pas contents de tuer froidement ils étaient aussi les trafiquants d’armes de l’or et de diamants...Nous leur dirons cette vérité qui fait mal pour que ces criminels sachent qu ’ils sont en porta-faux avec la société. Nous refusons catégoriquement de les accompagner ou de les soutenir dans leurs crimes. L’argent du crime(leurs fortunes) ne nous intéresse nullement mais l’argument qui a poussé les "généraux" menteurs, manipulateurs, félons et poltrons à cette cavale meurtrière le putsch le plus bête du monde. Notre rôle ou notre combat contre l’impunité est loin de caresser les putschistes ou tout criminel dans le sens du poil mais de leur tenir tout naturellement un langage pur et dur de vérité. Les BURKINABES ne sont pas des moutons à abattre avec les armes de la nation et venir dire que nous avons le cancer

    Tous ces frères BURKINABES(MARTYRS) tués aspiraient à etre président, ministre, député, directeur un jour. Y-a-t-il plus rancuniers ou haineux que ceux ont perdu par naïveté le pouvoir en Octobre 2014 qui cherchent aujourd’hui désespérément à reprendre le pouvoir par leurs amis terroristes pour se venger contre les insurgés ? Je donne ma tête à couper si la galaxie Compaoré(Saint Blaise l’indispensable, Saint François le pape de la révision et de la division, Saint Gilbert la machine télécommandée et "ange" Djibril l’homme sans le moindre péché...) arrivait au pouvoir en 2020, 2025 ... ils vont tuer en masse pour se venger. Cela fait très mal à faire entendre aux parrains et apôtres de l’impunité je dis cru une vérité absolue. Ils ne peuvent pas subitement arrêter leurs vieilles habitudes tuer pour devenir maitre.

    Revenant au procès, ces lourdes peines reflètent logiquement la gravité des faits. L’arrogance et le zèle se lisaient dans les propos des putschistes chevronnés nourris par les acclamations de leurs irréductibles supporters payés 2000f la journée pour venir saboter le procès. L’heure est au compte deviennent ces personnes instrumentalisées ? J’ose affirmer que n’ayant plus espoir pour leurs champions(2 généraux putschistes) elles ont préféré s’éclipser du procès sur la pointe des pieds sans attirer le moindre regard sur elles. Un procès n’est pas une scène de théâtre.

    Quelles conclusions pouvons-nous tirer pour le moment ?

    1-Le fleuve de mensonges qui a jailli dans les déclarations des putschistes nous a rendus très malades.

    2-La Zidaphobie nous avons été bien servis. Tous les malheurs que vivent les "généraux" est du à un seul homme Zida. Ils accusent de tous les péchés d’ ISRAËL par conséquent ils(putschistes) le maudissent de les avoir trahis au Nom du BRAVE PEUPLE.

    3-La Sorobassophonie les fameuses écoutes téléphoniques. Les putschistes ont juré la main sur le cœur que ces enregistrements téléphoniques ont été montés de toute pièce dans les officines de la transition. Ils l’ont en grande pompe avec leurs complices dans les médias(faso.net, rfi, france24h...). A la présentation des audios et des vidéos au procès, les grands criminels ont compris qu’il était très impossible pour un homme de s’asseoir pour fabriquer de plus de 2500 communications. Le chant "c’est fabriqué" ou"c’est un montage" des putschistes a été systématiquement remplacé "Je n’ai rien à dire"ou"ras". Drôle revirement !

    Notre combat contre l’impunité continue. BRAVE PEUPLE BURKINABÉ, NE TRAHISSONS PAS NOS CHERS MARTYRS. C’est à travers notre courage que nous progresserons au bonheur de tous les BURKINABÉS.

    Ensemble, nous construirons un BURKINA PAISIBLE, ÉQUITABLE en JUSTICE et PROSPÈRE.

    LA VÉRITÉ TRIOMPHERA SUR LE MAL OU L’IMPUNITÉ(le mensonge) UN JOUR

    A NOS MARTYRS QU’ILS SE REPOSENT EN PAIX. QUE JUSTICE LEUR SOIT RENDUE RAPIDEMENT

    JUSTICE POUR NORBERT ZONGO
    JUSTICE POUR THOMAS SANKARA
    JUSTICE POUR SALIFOU NEBIE
    JUSTICE POUR DAVID OUEDRAOGO
    JUSTICE POUR DABO BOUKARY

    VICTOIRE TOUJOURS AU BRAVE PEUPLE
    VIVE LA DÉMOCRATIE AU FASO
    VIVE LE BRAVE PEUPLE BURKINABÉ

    QUE LE SEIGNEUR BÉNISSE LE BURKINA QUE NOUS AIMONS TOUS.AMEN
    PAIX ET SUCCÈS A TOUS LES BURKINABÉS . AMEN

    ACHILLE DE TAPSOBA(Pur produit de THOM SANK et de NORBERT ZONGO)

    Répondre à ce message

  • Le 18 juin à 21:35, par Nikiema Pascal En réponse à : Procès du putsch du CND : Le parquet militaire a requis des peines allant de 15 mois avec sursis à la perpétuité

    ( 2 Chroniques 19 : 6 - 7 ) . Les juges doivent prononcer la sentence selon DIEU .

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