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Togo : Les élections locales fixées au 30 juin

Accueil > Actualités > International • • mardi 4 juin 2019 à 23h30min
Togo : Les élections locales fixées au  30 juin

Les Togolais vont expérimenter la démocratie à la base, le 30 juin 2019. Ils se rendront aux urnes pour élire 1 527 conseillers municipaux pour 117 communes. Une première depuis 1987, sur fond de divisions relatives aux réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales. Dans la vie politique de ce pays, le défunt Eyadema Gnassimgbé et son fils Faure Gnassimgbé comptabilisent à eux deux, plus de 53 ans à la tête du Togo.

Après 32 ans d’attente, les Togolais se rendront aux urnes le 30 juin prochain. Ils éliront 1 527 conseillers municipaux pour 117 communes. La nouvelle révision des listes électorales n’a pas permis d’enrôler la grande majorité des électeurs, dans un pays où la population est estimée à sept millions d’habitants. On note 3 466 524 inscrits après le recensement de 2018 et la révision des listes en 2019. Le dédoublonnage du fichier a permis d’arrêter provisoirement le total d’inscrits à 3 423 639. De ce total provisoire, seules 335 610 personnes se sont fait inscrire à la faveur de la révision des listes électorales de mai 2019 avec 58 141 transferts et duplicata, 277 469 nouvelles inscriptions et 42 885 doublons.

Les dépôts de dossiers de candidatures pour les élections locales ont été effectués dans les 38 Commissions électorales locales indépendantes (CELI). 11 447 candidats répartis sur 643 listes sont en course pour les 1 527 sièges à pourvoir. Au total, 18 partis politiques, quatre regroupements de partis politiques et 96 indépendants ont présenté des listes de candidats.

Jusque-là reconnu comme un pays à démocratie instable, le pays de Sylvanius Olympio, premier président du Togo élu démocratiquement en 1960, tente de renouer avec la démocratie depuis plus de 50 ans. Mais la dictature monolithique du général Eyadema Gnassimgbé marquée par la caporalisation des institutions, jusqu’à son décès en 2005, a plongé cette ancienne « Suisse de l’Afrique » dans une sombre histoire. Ce pays de 3 600 km carrés de superficie tangue entre instabilité sociopolitique et pauvreté, avec à la clé 500 assassinats politiques selon les Nations unies, à 1 000 tueries selon les ONG lors de la crise de 2005, lors de l’arrivée de Faure Gnassingbé au pouvoir.

Considéré comme un pays atypique sur le plan de la limitation des mandats présidentiels en Afrique de l’Ouest, le Togo a adopté une révision constitutionnelle ces dernières semaines. Une révision qui qui permet à Faure Gnassingbé de briguer deux autres mandats à partir de 2020, après ses trois mandats en cours.

Edouard K. Samboé
samboeedouard@gmail.com
lefaso.net

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