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Fonction publique : Les contrôleurs et inspecteurs du travail accusent le ministre de les mépriser

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • mercredi 22 mai 2019 à 14h53min
Fonction publique : Les contrôleurs et inspecteurs du travail accusent le ministre de les mépriser

Le Syndicat autonome des contrôleurs du Burkina Faso et inspecteurs du travail (SYNACIT) a animé le 22 mai 2019, à Ouagadougou, une conférence de presse, afin de prendre l’opinion nationale et internationale à témoins, du retard accusé dans la mise en œuvre de leur protocole d’accord , le « déni » de dialogue social, le « mépris » du ministre de la Fonction publique , du travail et de la protection sociale, Pr Séni Mahamadou Ouédraogo et de son Secrétaire Général.

Pour les conférenciers, le 29 décembre 2017, le SYNACIT était parvenu, après moult concessions et moult sacrifices, à signer un protocole d’accord avec le gouvernement. Mais plus d’une année après cette signature, les engagements pris par le gouvernement peinent à être mis en œuvre. Ils ont relevé que le taux de mise en œuvre est estimé à moins de 10 %.

A ceci viennent s’ajouter des points du protocole d’accord non mis en œuvre à savoir des moyens et matériels roulants. Pour les conférenciers, le gouvernement s’était engagé à fournir à l’administration du travail 10 véhicules en 2018 et 10 autres en 2019. Mais à la date d’aujourd’hui, seuls cinq véhicules ont été acquis.

Du point de vue de l’entretien des véhicules, le délai prévu pour réaliser l’engagement était fin janvier 2019, mais à la date d’aujourd’hui, rien n’est fait, à en croire les membres du syndicat. En ce qui concerne la réfection des locaux en passant par la construction des sièges des inspections de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, aucune action sérieuse n’est posée, relèvent les conférenciers.

Concernant l’augmentation des ressources et la question de la formation continue, les organisateurs de la conférence relèvent que les engagements ne sont pas respectés et la relecture de l’arrêté conjoint portant prestation en nature est acquise, mais son exécution peine à se concrétiser.

Pour les syndicalistes, les premières autorités de leur ministère ne donnent pas suffisamment de garanties pour la mise en œuvre de leur protocole. A cet effet, ils dénoncent, le déni de dialogue social, malgré l’existence « d’un arrêté instituant un cadre de concertation entre le ministère et les organisations syndicales du ministère, le manque de volonté réelle pour résoudre les préoccupations des inspecteurs et contrôleurs du travail voire le mépris du corps des inspecteurs du travail au sein du ministère qui caractérisent le quotidien du Pr Séni Mahamadou Ouédraogo et de son Secrétaire général ».

A tous ces manquements se sont ajoutées la mauvaise foi, l’inexpérience, l’incurie, voire l’incompétence du Directeur de l’administration et des finances (DAF), accusent le SYNACIT. Les organisateurs ont regretté que pendant que le ministère « manque d’argent pour la formation des agents, on en trouve pour payer des billets d’avion et hôtels pour des gens qui ne connaissent rien de l’inspection du travail, juste pour satisfaire leurs curiosités et envies touristiques ».

Le SYNACIT compte entreprendre des actions, telles que l’arrêt total du travail, le sit-in et le boycott de certaines obligations, si les autorités répondent pas à leurs préoccupations. Toutefois, ils ont révélé avoir reçu une invitation du ministère pour participer à des échanges le jeudi 23 mai. Mais « si rien de sérieux ne se dégage », ils menacent de prendre leurs responsabilités.

Edouard k. Samboé
samboeedouard@gmail.com
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 22 mai à 15:06, par K-B-BAAFI En réponse à : Fonction publique : Les contrôleurs et inspecteurs du travail accusent le ministre de les mépriser

    Tout le problème est que si tu viens du monde du management rigoureux et du travail sérieux du privé, être ministre et avoir des cadres qui à peine peuvent produire un bon travail intellectuel, tu ne peut que les négliger. L’administration publique est devenue aujourd’hui le Centre de Promotion de l’Incompétence et de la Corruption (CPIC). Si bien que nous regrettons le régime d’exception que le CND voulais pour nous. Nous le regrettons par ce que dans ce pays, l’injustice se légitime au grand dame de la masse laborieuse.

    Répondre à ce message

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