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Lutte contre le terrorisme : Le gouvernement burkinabè à la recherche d’un gentlemen’s agreement avec les médias

Accueil > Actualités > Multimédia • LEFASO.NET | Par Moussa Diallo • samedi 16 février 2019 à 14h00min
Lutte contre le terrorisme : Le gouvernement burkinabè à la recherche d’un gentlemen’s agreement avec les médias

Conférence de rédaction pas comme les autres en cette matinée du 15 février 2019. La rédaction de votre journal en ligne Lefaso.net avait un invité spécial. En effet, le ministre de la Communication et des Relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou, a pris part à cette instance quotidienne où se décident des sujets à traiter. Une visite qui s’inscrit dans le cadre d’une tournée qu’il a initiée dans les différents organes de presse. A l’issue de la visite, le ministre de tutelle n’a pas manqué de féliciter Lefaso.net pour son professionnalisme, notamment dans le traitement des questions sécuritaires. Actualité oblige, il s’est également prononcé sur le drame de Yirgou et la polémique autour de la neutralisation de 146 présumés terroristes.

Lefaso.net : Dans quel cadre s’inscrit cette visite ?

Rémis Fulgance Dandjinou : Nous avons voulu rencontrer les rédactions des différents organes de presse pour les féliciter du travail qui est accompli, parce que, dans le cadre tout ce qui est couverture des questions sécuritaires, il y a de grands efforts qui sont faits. Mais, il est important également d’avoir, avec ces médias, un dialogue sur des impératifs, notamment sur la protection du vivre-ensemble, de la cohésion sociale. La grosse tâche qui est survenue dans notre pays, c’est l’affreuseté qui est intervenue à Yirgou.

C’est également le cas de quelques enseignants qui se font taper par les parents ou les élèves, c’est également des altercations entre parents à plaisanterie qui tournent au drame. Il faut véritablement que nous fassions attention pour ne pas remettre en cause notre vivre-ensemble. Nous sommes venus discuter avec les médias pour leur poser ce questionnement qui est essentiel : l’information générale, c’est dans quel but nous la produisons ?

C’est une information que nous produisons pour préserver notre vivre-ensemble, même si c’est par une critique constructive, on peut promouvoir le vivre-ensemble. C’est une information que nous mettons en avant pour défendre notre territoire. Parfois, par la critique également, on peut défendre notre territoire.

Il ne s’agit pas d’appeler à la censure, mais juste de rappeler qu’au-delà de toute chose, il y a des valeurs sur lesquelles nous devons être d’accord pour préserver notre pays des affres du terrorisme et de la division.

Quel était le message adressé particulièrement au Faso.net ?

J’ai félicité Lefaso.net et je lui ai demandé de rester sur sa ligne parce que c’est l’un des médias qui prennent du recul avant de donner l’information. C’est vrai que cela peut le défavoriser par rapport aux autres, mais au final, ça va le crédibiliser davantage parce que les gens sauront qu’il donne de l’information qui est vérifiée et recoupée avant d’être diffusée.

Nous avons également pris l’engagement de mettre à la disposition du Faso.net, comme tous les organes de presse, rapidement l’information. Cela permettrait d’avoir ce gentlemen’s agreement avec les médias, qui fasse qu’ils aient d’abord l’information en provenance du gouvernement, ensuite qu’ils puissent la recouper et la contredire si nécessaire, par des enquêtes et d’autres sources ; mais qu’on ne tombe pas dans une course au scoop qui finit par plonger notre pays dans la sinistrose, dans la crainte, dans le désarroi et tout ce que nous avons de contraire à notre ambition qui est un Burkina qui se bat, un Burkina qui se développe même si l’adversité est parfois rude.

Il y a quelques jours, l’armée annonçait avoir neutralisé 146 terroristes, mais des organisations de défense des droits de l’homme et certains témoins n’ont pas tardé à dénoncer des bavures, notamment des exécutions sommaires sur des citoyens burkinabè.

Sur Banh, Kaïn et Bomboro, il faut reconnaître que notre armée a neutralisé des terroristes. Vous savez que si on devait abattre des terroristes, on n’aurait pas eu plus de 400 d’entre eux dans nos prisons. C’est une opération militaire qui a été menée de façon aérienne et terrestre qui a donné ces éléments de neutralisation. Je pense que là-dessus, l’Inspection générale des armées y travaille et si jamais il y a eu des manquements, des sanctions auront lieu. Mais en l’état, je pense qu’il faut féliciter nos soldats pour l’effort qui a été fait à ce niveau.

45 jours après le drame de Yirgou, on n’a toujours pas le nombre exact de morts, ni d’arrestations. Pourquoi cette lenteur malgré la gravité de la situation ?

En ce qui concerne Yirgou, c’est l’occasion pour nous d’appeler la justice à accélérer le pas. Aujourd’hui, le dossier est entre les mains de la justice. Le gouvernement ne peut plus se prononcer là-dessus. C’est à la justice de dire aux Burkinabè quel est le nombre exact de personnes qui ont perdu la vie dans ces actes lâches qui ont abouti à l’assassinat d’autres personnes, qu’est-ce qui est mis en place pour retrouver les coupables, où en est-on ? Ce n’est pas au gouvernement de le dire, c’est à la justice de mettre en œuvre cet aspect. Il faut que la justice s’assume tout comme les différents acteurs devront ensuite s’assumer si la justice fait recours à eux.

Interview réalisée par Moussa Diallo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 15 février à 19:19, par Mafoi En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Le gouvernement burkinabè à la recherche d’un gentlemen’s agreement avec les médias

    On critique très souvent nos dirigeants et moi le premier d’instrumentaliser la justice mais voilà quelqu’un qui dit qu’il revient à la justice de faire son travail surtout que ces magistrats ont demandé leur indépendance,ils l’ont eue,un gros salaire plus que les ministres,ils l’ont obtenu et malgré tout,rien ne bouge dans le bon sens.Au contraire ces magistrats continuent avec les mauvaises pratiques d’antan.Quel gâchis

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  • Le 16 février à 08:35, par Peuple Insurgé En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Le gouvernement burkinabè à la recherche d’un gentlemen’s agreement avec les médias

    Dans les pays dignes de ce nom, le gouvernement annonce bel et bien le nombre de morts. Ici c’est une hypocrisie où une complicité. Donc si la justice ne fait rien d’ici un an vous allez vous asseoir bonnement à caresser votre ventre avec un large sourire pour dire toujours que c’est la justice qui doit faire son travail. Cette attitude contribue à diviser les burkinabe. Il ne faut pas se faire d’illusions, sinon on risque tous d’être surpris désagréablement.

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  • Le 16 février à 08:59, par le pays va mieux En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Le gouvernement burkinabè à la recherche d’un gentlemen’s agreement avec les médias

    Je suis d’accord avec la démarche du gouvernement. Il y a souvent des information qui froid au dos qui sont publiées. Je ne vois pas l’intérêt qu’un média trouve à publier des informations sécuritaires. Quant aux ONG des droits des mecreyants, je trouve que leurs agissements depeignent d’une complicité avec ces voyous tueurs d’innocents. Quand leurs protecteurs tuent des innocents, ils ne trouvent rien à dire. Dites combien de burkinabé sont tués depuis la fuite de leur parrain ? Meme des humanitaires ont été enlevés et vous ne dites rien. Maintenant que les FDS ont commencè à faire du bon boulot, les voilà. Est ce à dire que ces burkinabé n’ont pas le droit à la vie. Laissez les braves travailler. Ils sont en train de preserver notre vie et je les encourage à neutraliser tous ces imbéciles et leurs complices.

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  • Le 16 février à 09:49, par Konkona En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Le gouvernement burkinabè à la recherche d’un gentlemen’s agreement avec les médias

    Mr le Ministre, avec tous nos respects dignes du rang d un ministre, qu est ce que vous appelez "bavures " ? Quelle sanction et contre qui ? Nous pensons que c est de la provocation. Avec tout ce que nous vivons comme terreurs de personnes sans foi ni loi, vous parlez ainsi ? Les populations, les FDS qui sont assassinés ne sont pas concernés par les mesures de protection des soient disant droit de l homme ? Nos populations et FDS ne sont pas des Hommes avec grand "H" ?. Pardon si vous n avez rien à dire, taisez vous pour ne pas nous enerver davantage. Encore hier, de braves agents de douane ont péri entre Cinkansé et Bittou. Ils étaient à leur poste de travail. Que disent vos associations des droits de l homme ? Qui nourrit les 400 terroristes en prison ? Je ne suis même pas certain que dans les conventions, on
    ait parlé de terroristes mais plutôt de combattants. Un terroriste n est pas un combattant. C est une maudite créature, lâche qui agresse et viole toutes les lois. Alors de quelle "bavures" faites vous allusion ? On attend l annonce de la première de vos sanctions. Tchrrrrrrrrrrrrrrrr. Je pense qu il est mieux que vous gardez vos forces pour accompagner nos FDS et nos populations pour lutter contre ces bâtards que de rester devant des micros pour raconter du n importe quoi. Au lieu de dire de telles choses allez dire à Alassane Dramane OUATTARA de garder ses opinions sur la stabilité du franc CFA, allez dire la même chose à tous les vendus Présidents Africains à la solde du petit Macron et de la France d avoir honte de leur déclaration honteuse sur le franc CFA. Vous aviez l habitude de distribuer des cartons. Je vous donne un carton rouge. Malheur à ceux qui baillonnent leur peuple.

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  • Le 16 février à 13:01, par Mogdrekindé En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Le gouvernement burkinabè à la recherche d’un gentlemen’s agreement avec les médias

    Bonne initiative c’est Monsieur le Ministre. Du métier, vous êtes mieux placé qui quiconque pour comprendre les tenants et les aboutissants de ce métier de Communicateur. Nous pensons que vous êtes à même de dénicher les brebis galeuses qui, cachées au sein des acteurs de la Presse en général, jouent à la trahison. Vous n’avez pas besoin d’aller très loin pour les découvrir. Nous autres, bleus de la profession, ne serait-ce qu’à la simple lecture de certaines publications (surtout intentionnées), nous nous faisons une, sinon des idées sur les personnages concernées. C’est tout à coté de vous que les manipulateurs se trouvent. Pis ! on constate que sous la houlette de ce qui appelé "Scoop" dans votre métier, des gens publient des fausses données à pensant damer le pion à leurs collègues alors qu’ils jouent (intentionnellement et à dessein), les jeux de nos ennemies qui se trouvent des amis à eux. Ouvrez donc l’oeil Mr. le Ministre et le bon. Vous finirez par les voir.

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  • Le 16 février à 14:43, par ô pays mon beau peuple En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Le gouvernement burkinabè à la recherche d’un gentlemen’s agreement avec les médias

    La plupart des médias cherchent à améliorer leurs chiffres d’affaire par tous les moyens. Ils n’ont rien à foutre avec la véracité des faits où la finalité des informations.Quand aux ONG, eux veulent justifier l’utilisation des fonds reçu ou bien convaincre les bailleurs de financer leurs activités . C’est de l’auto emploi. Quand on ne fait pas du bruit sur le terrain cela signifie qu’il n y a pas d’activité et s’il n’y a pas d’activités, pas de financement donc pas de salaires. C’est comme les officines pharmaceutiques, plus on vend bien plus les responsables sont contents alors que cela signifie en même temps que de l’autres côté plus de gens souffrent de maladies. C’est un monde de contradictions. Je pense qu’en économie on appelle cela "l’optimum de Pareto". Le malheur des uns fait le bonheur des autres. GOD BLESS my country

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  • Le 16 février à 19:05, par Bougoumbarga En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Le gouvernement burkinabè à la recherche d’un gentlemen’s agreement avec les médias

    Alors que nous avons des points de vue amères à l’endroit de la Justice, pour une fois nous réagirons à leur avantage. En effet Mr. le Ministre, vous faites bien de dire que la Justice se doit de jouer son rôle dans ces situations par tous reconnues inconcevables (de part et d’autre). Elle voudra bien jouer sa partition. Mais, une chose est de faire les choses, mais une autre chose est de disposer des données sérieuses et vraies pour parvenir à une/des justices équitables.

    En effet Mr. Le Ministre, le bat blesse à quelque part et nous doutons que les acteurs de la Justice qui en auront la charge de régler le/les problèmes puissent convenablement faire leur travail. Et because ? Pendant qu’une des parties, malgré les douleurs qu’elle a ressenti et ressent jusque-là, attendent patiemment, calmement pour s’expliquer, l’autre partie, par des soi-disant "OSC" de 2 sous jouent le mauvais jeu à travers des mensonges savamment distillés pour chercher à convaincre qu’une ethnie s’est érigée contre une autre et assassine des populations qui somme toute, ont été pendant longtemps des frères, ont vécu en symbiose avec l’autre partie et ce, pendant très longtemps sans que de telles situations n’arrivent.

    Des contacts, sinon des publications erronées et menteuses à travers des Presses Internationales à très grande audition ont intelligemment organisés par des personnes bien avisées comprenant et sachant ce qu’elles veulent sans qu’on ne puisse répondre à la question de savoir Pourquoi et dans quel but ?

    Ce qui est choquant, c’est de savoir que les réels organisateurs de ces choses lâches sont bel et bien dans le système et se présentent comme des patriotes soucieux du "bien-vivre" recommandé par le premier Responsable du pays et qui est d’ailleurs l’option comportementielle de fond de notre pays.

    Il y a et il y aura lieu Mr. Le Ministre, qu’une fois en passant, vous puissiez taper sec sur la table pour sonner aux oreilles des concernées, la Fin de la récréation car demain est pour tout le monde et le "bien-dormir" et la "paix" dans un pays sont les souhaits de tous.

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