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Coordination nationale des associations d’enfants et de jeunes travailleurs du Burkina : Le bilan des activités de 2018 passé à la loupe

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Par Aïssata Laure G. Sidibé • samedi 15 décembre 2018 à 19h00min
Coordination nationale des associations d’enfants et de jeunes travailleurs du Burkina : Le bilan des activités de 2018 passé à la loupe

L’assemblée générale de la coordination nationale des Associations d’enfants et jeunes travailleurs du Burkina (AEJT) a eu lieu du 11 au 13 décembre 2018, au Centre spirituel Jean-Paul 2, à Ouagadougou. Cette activité a été soutenue par l’UNICEF et Save Danida. Ce rendez-vous annuel a permis à la cinquantaine de participants (dont 17 enfants et 40 jeunes) venue de 41 villes du pays, de faire le bilan des activités réalisées au titre de l’année 2018 et de jeter les bases du plan d’action 2019 en lien avec le plan de renforcement de capacités du Mouvement des AEJT, entre autres.

« Promouvoir et protéger les droits fondamentaux de l’enfant ». C’est le combat que se sont assigné les Associations d’enfants et de jeunes travailleurs du Burkina (AEJTB). Afin de relever cet énorme défi, un paquet d’activités a été initié dans les régions où l’association est représentée. « Ces associations organisent des activités culturelles, sportives, de renforcement de capacités pour permettre à ses différents membres de pouvoir mieux contribuer à la promotion et à la protection des droits des enfants.

Je peux parler des cours du soir qu’ils organisent pour permettre aux enfants, aux jeunes qui n’ont pas les moyens de partir à l’école, de pouvoir bénéficier de ses cours. Il y a des formations professionnelles que nous organisons à l’endroit des différents membres. Certains sont placés en apprentissage », a indiqué Claude François Ouédraogo, le coordonnateur national des AEJTB au cours de la cérémonie de clôture de l’assemblée générale, le 13 décembre dernier à Ouagadougou.

A l’occasion, M. Sidibé a jeté un regard rétrospectif sur le bilan des activités réalisées par les AEJT durant l’année 2018. « 19 causeries éducatives sur les grossesses précoces, sur les méthodes préventives du VIH/Sida ont été organisées dans des établissements post-primaires au profit des adolescents et jeunes dans les localités de Kampti, Batié, Dano et Dédougou. 38 autres causeries sur les violences faites aux enfants ont été réalisées dans les localités de Bobo-Dioulasso, Pama, Orodara ; et ce, dans le cadre d’un projet intitulé ‘Projet de vie’.

Elles ont touchées 1 604 enfants, 818 jeunes, 1 666 filles et 1 355 garçons et 274 adultes », a-t-il détaillé. Toujours au titre du rapport d’activités 2018, sept prestations théâtrales sur la mobilité des enfants ont permis de sensibiliser 1 550 enfants, 475 jeunes, 510 filles et 1 315 garçons dont 150 adultes, selon M. Sidibé. Neuf projections d’œuvres sur la mobilité ont également été réalisées, et bien d’autres.

La rencontre de trois jours était également l’occasion pour les participants de remplir l’outil d’auto-évaluation des associations. « L’outil qui nous a été donné par Save the Children Danida, nous a permis de savoir que notre système marche très bien. Au niveau communautaire, là où les autres organisations n’arrivent pas à partir, nous, nous arrivons à toucher les enfants », a dit M. Ouédraogo avec la satisfaction d’une mission bien accomplie.

L’auto-évaluation a par ailleurs mis en exergue quelques préoccupations des AEJTB. « Les membres ont besoin d’un renforcement de capacités pour être opérationnels sur le terrain. Nous avons également besoin de moyens financiers pour la mise en œuvre des projets et programmes que les associations sont en train de mener dans les différentes localités.

Nous avons besoin aussi de visibilité pour pouvoir partager ce que nous sommes en train de faire avec d’autres enfants, jeunes mais surtout avec les autorités », a ainsi plaidé le coordonnateur national des AEJTB. Puis de rappeler l’existence d’un programme de douze droits identifiés depuis les années 1994. Parmi lesquels le droit d’apprendre à lire et à écrire, le droit de rester au village et à ne pas pratiquer l’exode rural ; le droit à une justice équitable en cas de problème.

A la faveur de la protection des enfants au Burkina Faso, la Coordination nationale des AEJTB ne lésine pas sur les moyens. « En ce moment, nous avons un dispositif que nous sommes en train de mener avec l’UNICEF. C’est des guichets uniques que nous avons mis en place pour travailler avec les agents de l’Action sociale. Nous avons des équipes qui sortent avec l’équipe mobile du ministère pour partir dans les gares, marchés, lieux publics où les enfants viennent pour pouvoir les identifier. Nous avons aussi des ‘Espaces amis des enfants’ où nous faisons venir les enfants du quartier, les enfants à mobilité, les enfants qui ont des problèmes pour pouvoir les sensibiliser. Quand il y a une prise en charge, nous essayons de ramener cet enfant dans son village ou nous le plaçons dans un centre de transit ou dans une famille d’accueil ».

En rappel, la Coordination nationale des AEJTB est membre du Mouvement africain des enfants et jeunes travailleurs, avec 27 autres pays.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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