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« Mesdames et Messieurs, en vos titres et grades, tout protocole respecté », une aberration protocolaire selon l’Ambassadeur Mélégué Traoré

Accueil > Actualités > Opinions • • mardi 30 octobre 2018 à 18h04min
 « Mesdames et Messieurs, en vos titres et grades, tout protocole respecté », une aberration protocolaire selon l’Ambassadeur Mélégué Traoré

« Mesdames et Messieurs, en vos titres et grades, tout protocole respecté »
ou « Mesdames et Messieurs, en vos honneurs, dignités, titres et grades respectés »
ou « Mesdames et Messieurs, en vos qualités, titres et grades respectifs, tout protocole respecté », entend-on parfois dans les cérémonies. Ces expressions sont des "africaneries" selon l’ambassadeur Mélégué Traoré, spécialiste des relations internationales et du protocole.

J’ai souvent relevé dans mes interventions publiques que la seule richesse véritablement durable et sûre du Burkina Faso, réside dans son élite, et de manière générale dans ses ressources humaines. Le projet colonial s’est basé sur le bloc de population dense que constituaient l’ensemble mossi et la masse des populations de la poussière d’ethnies de l’Ouest, pour créer la Haute Volta en 1919. Le but était d’organiser la main-d’œuvre pour les travaux d’infrastructures en Côte d’Ivoire et au Sénégal, ainsi que les exploitations forestières en Eburnie. Notre pays n’a pas été créé au départ pour être développé. Tel n’était pas l’objectif. Mais nos devanciers et les élites actuelles ont su admirablement retourner la situation en notre faveur, et construire un Etat solide qui tient malgré les secousses actuelles. De là la responsabilité des élites dans tous les secteurs.

Et sur ce plan, nous n’avons rien à envier aux nations voisines en matière culturelle et d’animation sociale par exemple. Mais cela suppose que nous soyons bons et même excellents dans ce secteur comme dans d’autres. Les présentateurs des cérémonies constituent un bon exemple à cet égard. Ceux que nous avons, aussi bien à Bobo Dioulasso qu’à Ouagadougou et dans les régions, et dont les principaux sont connus, excellent en général dans leur travail. Il n’y a pas qu’eux. Les agents de protocole et beaucoup de personnes sont amenés à être occasionnellement des présentateurs de cérémonie. Généralement, ils exécutent un travail remarquable, avec certes quelques imperfections.

Mais, comme pour le protocole auquel leur activité est intimement liée, il faut qu’ils maîtrisent les règles de l’animation et quelques principes clés. Malheureusement, les structures que nous avons au Burkina, offrent peu de possibilités de formation dans ce domaine. Le Centre Parlementaire Panafricain a inscrit ce thème sur la liste de ses séminaires de formation pour 2019. En attendant, il est important d’attirer l’attention sur quelques points.

Certaines formules que les présentateurs emploient, sont tout, sauf appropriées. Elles concernent pour la plupart l’emploi des titres de distinction honorifique comme ‘‘Excellence’’, ‘‘Honorable’’, ‘‘protocole’’ et le titre ‘‘ambassadeur’’ dont on abuse. La formule ‘‘en vos titres et grades, tout protocole respecté’’ compte parmi les moins appropriées et les plus bizarres.

A Ouagadougou ou à Bobo, Banfora, Koudougou… au début des cérémonies, après avoir cité les hautes personnalités sur une interminable liste qui finit par lasser le public, le présentateur qui visiblement aime s’écouter parler, finit par ceci :
« Mesdames et Messieurs, en vos titres et grades, tout protocole respecté »
ou « Mesdames et Messieurs, en vos honneurs, dignités, titres et grades respectés »
ou « Mesdames et Messieurs, en vos qualités, titres et grades respectifs, tout protocole respecté ». La créativité est sans limite en la matière, et certaines formules sont proprement surprenantes.

Ces formules bizarres et sans grande signification, déclinées sous des formes variables selon l’inspiration et les caprices des maîtres et présentateurs de cérémonie, font pourtant fortune dans deux ou trois pays africains, dont malheureusement le Burkina Faso ; ces pays ne sont pas nombreux heureusement. On n’entendra jamais certains types d’énoncé au début d’une cérémonie au Cameroun ou au Sénégal, des pays où le protocole est certainement le mieux maîtrisé en Afrique francophone, et où il est réellement professionnalisé. Ces envolées pleines d’emphase sont principalement le fait de quelques maîtres de cérémonie, et de certains agents de protocole. Les formules dont il s’agit sont inconnues en Asie, en Europe, en Amérique et en Amérique latine. Elles font partie des africaneries dont nous avons seuls le secret sur notre continent.

Des maîtres de cérémonie, ces formules ont curieusement été transférées aux personnalités qui prononcent des discours. Dans le cours de leurs interventions, il n’est pas rare d’entendre de la bouche de hautes personnalités, pourtant à la notoriété et à la culture reconnues, ce genre de citations déclamatoires qu’un diplomate européen a un jour qualifiées de ridicules : ‘‘Mesdames et Messieurs, en vos titres et grades, tout protocole respecté, je tiens à vous remercier pour votre présence à cette cérémonie’’.

Cette formule est à bannir absolument de l’étiquette protocolaire, parce qu’elle n’a pas de sens et est inappropriée. En matière de protocole, à une cérémonie, on ne cite une personnalité en la distinguant sur le plan honorifique, que si on est en mesure de l’identifier et de lui donner le titre auquel elle a droit. Autrement, on s’en tient aux titres de la civilité courante : « Monsieur », « Madame », « Mademoiselle », « Mesdames », « Messieurs », « Mesdemoiselles ». Dans le protocole, ces titres remplacent valablement n’importe quel titre honorifique : « Monsieur le Président du Faso », « Monsieur le cardinal », « Monsieur l’imam », « Monsieur l’archevêque », « Monsieur le Patriarche », ne portent en rien atteinte à la dignité de ces personnalités. Ils ne diminuent pas la considération à laquelle elles ont droit. La formule d’appel de la Reine d’Angleterre et des princesses est ‘‘Madame’’ ; celui des grands nobles tels que les barons, les marquis et le comtes ou vice-comtes est ‘‘Monsieur’’. Le titre du frère cadet du roi Louis XIV en France, était, ‘‘Monsieur’’ tout court.

« En vos titres et grades respectés » : la tournure était inconnue jusqu’au milieu des années quatre-vingt-dix. C’est dans la décennie 2000 qu’elle s’est installée. Elle a d’abord été employée par quelques maîtres de cérémonie lors des mariages, des baptêmes et d’autres manifestations à caractère privé, avant de gagner les célébrations publiques. Quelques agents du Protocole d’Etat, qui n’ont pas de véritables connaissances en techniques de protocole, l’emploient de temps à autre.

« Tout protocole respecté » : cette expression ne veut rien dire. Le protocole ne se cite jamais lui-même dans une cérémonie ou une circonstance de haute tenue, surtout pour déclarer qu’il se respecte lui-même. Car précisément, c’est « tout le protocole » qui est respecté quand au début de la cérémonie, le présentateur se soumet au rite de la citation et de la reconnaissance honorifique des plus hautes autorités. Il est rappelé que celles-ci doivent être tout au plus une dizaine. On ne cite que les plus hautes autorités au début d’une cérémonie ou d’un discours à une cérémonie ; en principe entre cinq et dix suffisent largement.

De fait, l’une des explications de la dérive qui a abouti à la fameuse formule de « titres et grades, tout protocole respecté », vient de la tendance des maîtres de cérémonie à vouloir citer toutes les personnalités et les corps ayant quelque importance, présents à la cérémonie. Or la liste des corps et des personnalités est potentiellement si longue, qu’à la fin, le présentateur est obligé d’amalgamer dans un fourre-tout indéfini de personnalités, celles qu’il ne connaît pas et qu’il ne peut citer. D’ailleurs, beaucoup dans l’assistance, n’ont ni titre, ni grade. En matière de protocole, dans les Etats, comme à l’ONU et dans les organisations internationales, dès lors qu’on veut citer collectivement des personnalités, il n’y a qu’une formule qui vaille : ‘‘Mesdames et Messieurs’’ …

Il en est du protocole comme de la diplomatie : moins on est long, plus on est clair, plus on est concis et précis, mieux ça vaut. Abandonner cette curieuse africanerie, n’enlèverait rien au mérite de nos présentateurs, qui sont généralement bons, et qui doivent être félicités et soutenus.

Ambassadeur Mélégué Ngolo Traoré

Ministre plénipotentiaire

Messages

  • Mais il n’est écrit nul part que nous ne pouvons pas faire insérer ces Africaneries dans le Protocol.
    Il y a bien de termes Africains qui se retrouvent dans Larousse oui ou non ?
    On ne peut pas continuer à vouloir faire comme eux nous montrent et vouloir les égaler ou les dépasser. Il faut aussi s’imposer ; et cela on y va doucement mais surement.
    Monsieur, les cérémonies où la tenue sombre de ville est exigée existe t elle encore ? Puisque nous avons introduit nos boubous.

  • connaisseur connait !!!!!! un grand n’est jamais un petit !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • merci monsieur le ministre plénipotentiaire Mélégué TRAORE, un intellectuel pile !
    MERCI POUR CE COURS GRATUIT
    Chers protocoles , MC zélés et pompeux arrêtes ces gondwaneries ridicules et ubuesques
    Cours gratuits ici mais allez vous inscrire au prochain cours de Melegué pour vous améliorer, investissez dans votre formation continue au lieu de passer votre temps libres à boire la bière et courir les fesses et après ....débiter des inepties dans les cérémonies officielles

    MOLOTOV

  • Je suis d’accord avec Mélégué. Parfois même c’est gênant. C’est un bon cours dispensé gratuitement.
    Pour ceux qui ne le savent pas, Mélégué vient d’une brousse très loin de la capitale, très loin loin derrière Banfora. Or, l’avantage de la brousse c’est l’aire pure qui donne l’inspiration. Vous comprenez pourquoi il a bien parlé. Mais en réalité l’assistance des gens du Sud-Ouest l’a beaucoup aidé.

  • Monsieur, bien merci pour cet éclairage qui fait reculer la frontière de notre ignorance et qui je l’espère va changer certaines manières de faire.

  • Merci Pour cet éclairage Monsieur l’ambassadeur.

  • Merci. c’est vraiment lassant ces trucs bizar, je suppose kils vont changer sa deh !

  • Merci M. L’ambassadeur ! Il fallait vraiment qu’un spécialiste s’intéresse au sujet. Nous souffrons lors de ces cérémonies à écouter 👂 ces interminables litanies.

  • Merci.
    Vous avez mis le doigt dans l’abcès. Chaque fois que je vais à une de nos cérémonies, je meurs de honte à cause des longues préséances qui sont servies. Malheureusement, s’il y a erreur et je crois comme vous qu’il y a effectivement erreur, c’est le protocole d’État depuis le temps de l’inamovible Y... qui aura induit les pauvres maîtres de cérémonie en erreur : c’est elle (l’institution) qui les y aurait formés et si elle n’a jamais rien dit de contraire, c’est qu’elle approuvait. Vivement que les choses changent : on Cite 2-3 autorités, puis on dit :"honorables invités, mesdames, messieurs" ! On gagne du temps précieux et on ne frustre personne.

  • Et si finalement on intégrait ces africanités ? Et si nous cessions de ne reproduire que ce que les non-africains ont créé ou inventé ? Pourquoi toujours ramener tout à ce que les autres nous ont imposé depuis belle lurette ? Quand est-ce que nous allons enfin (re)entrer dans l’histoire, d’où on tente de nous éjecter ?

    Rien, absolument rien ne nous empêche de créer notre protocole, notre façon de vivre les choses ! Rien, absolument rien ne nous comdamne à rejeter les africanités. Que serions-nous sans nos africanités ? L’Eglise catholique qui n’est pourtant pas la plus flexible des institutions de ce monde a encouragé et favorisé l’inculturation. Si on devait s’en tenir à des écrits comme celui-ci, de MONSIEUR Mélégué TRAORE (j’espère que je n’ai pas écorché le protocole), tam-tams, danses et manifestations de réjouissance comme on les connaît en Afrique n’auraient jamais eu leur place dans la célébration chrétienne. Et pourtant...

    Arrêtons de perpétuer le culte de l’africain avaleur de ce que les autres mâchent. Je ne suis pas sûr qu’en Chine ou au Japon, une éminence de la carrure de MONSIEUR Mélégué TRAORE en serait à se préoccuper d’affaires de si faible extraction. Pire, quand je lis des expressions du genre "les plus hautes autorités", je me demande ce qu’elles font au sein de la pègre que nous autres sommes. D’où viennent-elles ces si hautes autorités ?

    Des personnes élues ou nommées pour servir qui deviennent celles qui asservissent...

    Le Burkina a besoin de s’inventer. Et on attend de nos intellectuels de la créativité, pas des copier-coller rigides de ce qui se fait ailleurs.

    PS. J’ai cherché partout où écrire "Avec tout le respect que je dois à MONSIEUR Mélégué TRAORE", mais je crains de violer son "protocole", si cela ne se dit pas comme çà. Mais j’espère au moins que l’esprit sera compris, que je le respecte.

  • C’est très clair de la part du Tonton, un petit cours de protocole j’espère que c’est tombé dans les bonnes oreilles et que désormais on n’entendra plus ces africaneries.

  • Vraiment ridicules ennuyeux et même énervant ces débuts de cérémonies. Perte de temps et vides de sens ces litanies puisque ça napporte rien au message à livrer. Complexe ? Peut être. Faut d’ailleurs remarquer qu’au Burkina les gens n’ont plus de noms mais des titres. Entre autres : docteur, professeur, excellence, koro/grand frère, petit frère, dg, patron, naba etc. Expressions de rapport d’infériorité ou de supériorité par conséquence de contrôle de l’un pour le plaisir de l’autre dans l’interaction. Ce qui n’est pas de nature a établir une relation saine et honnête mais plutôt malsaine voir hypocrite. Tout cela est révélateur de notre ego, le MOI et cela nous empêche d’avancer dans les échanges d’idées pour nous construire.

  • Merci MrL’ambassadeur. Ce therme Africanerie amène des individus d’etre Gonfler ? Pourquoi ne pas moins alourdir les expressions ? S. E. Mr le........?

  • Merci pour les précisions du Président Melegué
    En plus de l’absurdité qu’il évoque,je souhaite également qu’on se penche sur la longue liste des officiels qu’on cite,souvent plus longue que le discours pour ne retenir que la plus haute autorité présente et fière Mmes et Mrs.:Ex Excellence,Mr le Président du Faso ;Mesdames et Monsieur.
    Grades et titres renvoient à des cérémonials de sectes ésotériques,ce n’est point des africanités

  • Bien expliqué chef Scout.
    Seulement ce que Melegué a oublié de souligner c’est que dans les pays socialistes comme en URSS ou il était ambassadeur, on dit tout simplement "Chers camarades" ou "Militantes, Militants". Merçi et à bientôt

  • Dr grâce, de grâce, Chers MC et autres présentateurs de cérémonies, suivez le guide ! Si vous voulez innover, c’est votre droit, mais pensez à votre public. Soyez le plus court et le plus succinct possible. Un adage dit que "celui qui parle doit avoir pitié de ceux qui écoutent".

  • Il n’est nullement nterdit d’innover même en matière de protocole. Ce que je trouve insuffisant dans cette mise au point, c’est le fait de passer plus de temps à decrier qu’à nous faire comprendre de manière precise et concise. De plus, les raisons invoquées tiennent moins à des règles semiotiques qu’à une necessité d’imitation ou de conformisme. Je ne defends pas forcement ces formules. Mais, je les respecte pour leur velleité d’innovation.
    "Dieu est Burkinabè et restera Burkinabè"

  • Là vous nous parlez de ces aberrations dans les cérémonies,quid alors des mêmes incongruités que nous lisons à longueur de journée.Pour illustrer mes propos,lorsque le PF doit assister à une cérémonie,dans la presse et surtout dans les comptes rendus du conseil des ministres,les lecteurs ont droit à des pompages de cirage du style :"sous le très haut patronage de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE,Président du Faso" comme si on ignorait que le PF actuel était RMCK et en plus,il faut insérer du "très haut" sinon c’est un crime de lèse majesté alors qu’on pouvait faire l’économie en temps pour les lecteurs en écrivant simplement "sous le patronage du président du Faso.
    Aussi les ministres,DG et autres,lorsqu’ils pondent des articles,ils n’oublient de nous gratifier leur titre honorifique bidon.
    Exemple pour les ministres :
    Monsieur le ministre de....
    Nom et prénom
    Chevalier de l’ordre national ou officier de l’ordre national etc etc...!
    Mais on sent fout de tous ces titres pompeux
    Aussi le député n’est pas en reste avec :"honorable monsieur le député X".
    En fait la liste de ces aberrations est trop longue et c’est une tare typiquement africaine,c’est même plus fort que nous car nous aimons paraître que d’être

  • Bien reçu pour ce cours de protocole gratuit de type purement occidental.
    Dites-nous au moins, bonnes gens, si dans notre société traditionnelle le protocole a existé ou non lors de grandes rencontres auxquelles siègent des notabilités. Si oui, quel en était son contenu pour permettre une appréciation objective à l’aune de nos valeurs culturelles et sociétales.

  • Merci Monsieur Traoré, pour cette mise au point, car à la fin ces longues formules deviennent ridicules. Personnellement, j’ai été amené à prononcer un discours récemment, et j’ai été fort embarassé par ces formules (dont je ne comprenais pas toujours le sens, je dois l’avouer) que je m’étais senti obligé de "singer" :-(.
    Merci !

  • Merci Monsieur Mélégué (pour ne pas citer tous vos titres) avec tous mes respects. C’est un éclairage qui vient très bien à propos car en effet beaucoup d’agents de protocole ou MC exagèrent dans le cérémonial. De plus, ils ne cherchent pas à s’améliorer. Encore merci Monsieur Mélégué.
    J’ai cependant une compréhension autre de « Tout protocole respecté ». Pour moi c’est pour résumer la bienséance et cela permet de ne pas omettre toutes les autorités présentes. "Mesdames et Messieurs, « Tout protocole respecté »". Je dis peut-être des bêtises mais je viendrai à un de vos cours, ça c’est sûr. Je ne suis pas du protocole ou MC non plus.

  • le français fuit vers l’anglais et vous fuyez vers le français.
    C’est beau, mais laisser nous nous inventer. laisser nous être. Nous nous comprenons c’est l’essentiel.
    Vous savez parler la langue française pour qui et pour faire quoi.
    C est avec courage que nous devons avancer et arrêter de vouloir être ce que nous ne serons jamais et que personne ne veux être.
    Monsieur ce véhicule qu’est la langue a été forme par les peuples et sera toujours modifiable et restera vivant si chacun peut lui apporter quelque chose. Ces titres et formes sont d’une vieille époque qui ne correspondent plus a ses peuples ex-colonises.
    AFRICANITES VIVANTES.

    • En réponse à ngonga, le colon savait que les populations du sahel étaient nomades donc instables, faiblardes et filous donc mauvaise main d’œuvre.

  • "" Le projet colonial s’est basé sur le bloc de population dense que constituaient l’ensemble mossi et la masse des populations de la poussière d’ethnies de l’Ouest, pour créer la Haute Volta en 1919""
    Certes ; mais que dites vs du Sahel que vs semblez d’ignorer dans l’histoire du Burkina ???

    Merci

  • Merci à Mr Mélégué TRAORE pour cet éclairage. on espère que son exemple sera suivi par les autres anciens cadres de l’administration qui ont bénéficié d’un excellent parcours scolaire et qui souhaitent partager leur expérience. la jeunesse actuelle, on le sait draine en grande parties des lacunes et c’est au contact des anciens qu’elle pourra s’améliorer...merci

  • Je joins ma voix à celles des internautes pour féliciter monsieur Mélégué Maurice Traoré qui a entre temps ajouté un autre nom à son nom. Nous enseignons des formules de civilité et de politesse à nos élèves et étudiants en classe. Ces précisions nous aiderons énormément. En 2011, j’étais allé faire un reportage dans un l’hôtel de la place. Un directeur, lors de son allocution, a appelé son ministre « son excellence ». Nous étions tous gênés étant donné que le ministre en question n’est pas un diplomate de formation ni n’a jamais été diplomate (ambassadeur ou autre). « SON EXCELLENCE MR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE », « SON EXCELLENCE MR LE PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE » SON EXCELLENCE MR LE PREMIER MINISTRE », il faut qu’on en finisse avec ces AFRICANITES ou africaneries

  • J’admire ce monsieur pour son franc parler et son humilité. Oui, que DIEU vous donne encore une longue pour la construction de ce pays. Hier, 01 novembre, il était invité à la télé BURKINA INFO,

  • Ce sont des negreries et africaneries de mauvais gouts.ĺes burkinabe aiment ce qui est ronflant et sans contenu precis le tout baignant dans une ignorance complete.Depuis 2017 une autre formule idiote s’est invitee au telephone"je te reviens sous peu".ca frime avec cette expression.

  • Long apprentissage sans technique pédagogique d’un ancien ministre des enseignements secondaire supérieur et de la recherche scientifique. Vous avez choisi un bon thème de cours. Mais analysez bien vos résultats visés.Révisez votre processus d’apprentissage et misez sur perspective et autre objectivation. C’est l’école. Sinon votre sujet d’apprentissage est d’abord propre à la presse depuis longtemps ; le pléonasme a été toujours consacré à l’usage des journalistes ; et c’est maintenant vous le sentez chez les politiciens. En attendant, soyez un bon modèle à suivre. Signez seulement MÉLÉGUÉ, sans ambassadeur ngolo traoré ; ministre plénipotentiaire et holalaaaa..!

  • Belle leçons ! mais si on doit aller jusqu’au bout, laissons tomber mesdames et messieurs aussi ; ce n’est pas africain ; n’oublions pas que le mot monsieur était utilisé pour désigner les frères cadets du roi ; c’est après la Révolution qu’on a démocratiser et on appel chacun monsieur. Disons alors chers frères et sœurs ; ou papa ou maman..

  • Certains internautes ont amener le débat dans un autre contexte. Sous la Révolution, tout le monde était "camarade". Il n’y avait pas d’autres titres. Maintenant, nous sommes en démocratie avec le français comme langue officielle. Par conséquent, nous devons respecter ce que cette langue enseigne. Si nous voulons être nous-mêmes, il va falloir développer nos langues nationales. Autrement, si nous continuons de dire "tout protocole respecté" cela n’aura aucun sens avec en prime une perte de temps.

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