2ème édition des Journées de l’entreprenariat féminin : Sous le signe de la lutte contre l’insécurité alimentaire

LEFASO.NET | Par Nicole Ouédraogo • vendredi 30 mars 2018 à 20h08min

Ouagadougou abrite du 29 mars au 1er avril 2018, les Journées de l’entreprenariat féminin. Deuxième du genre, ces journées sont placées sous le thème : « Femmes et développement agricole au Burkina Faso : productrices et transformatrices au cœur de la sécurité alimentaire ». La Côte d’ivoire est le pays invité d’honneur de la présente édition.

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2ème édition  des Journées de l’entreprenariat féminin : Sous le signe de la lutte contre l’insécurité alimentaire

En prenantpart à cette deuxième édition des Journées de l’entreprenariat Féminin, Denise Ouédraogo de la Fondation Lucie Kaboré, espère donner de la visibilité aux activités de sa fondation et partant, lier des partenariats « Nous exposons du fonio, des arachides, des feuilles de balanites, du miel et du beurre de karité. Nous comptons lier des partenariats avec d’autres structures et pour cela, il est important d’avoir de la visibilité ». Il en est de même pour madame Khady Onibon, une exposante de produits cosmétiques, qui vient démontrer son savoir-faire. « Je pense que le temps où l’on devait rester à la maison et compter sur nos époux est révolu. Et même si on peine à trouver du travail, on peut toujours essayer d’entreprendre ».

Au programme de ces journées qui entendent révéler le dynamisme et l’importance de la contribution de la femme dans l’économie nationale : des expositions-ventes de produits agricoles et transformés, des communications, notamment sur la problématique de l’emballage, des questions de norme et de qualité, des masters class, des visites d’entreprises. Et après le succès de la première édition, les Journées de l’entreprenariat innovent cette année avec des rencontres B to B avec des partenaires techniques et financiers et le lancement d’une base de données des compétences féminines du Burkina.

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Aïcha Dabré, promotrice

Pour la promotrice des journées, Aïcha Dabré, par ailleurs Directrice générale de l’agence de communication « Label Qualité », il s’agit de magnifier la femme entrepreneure et de promouvoir les activités des femmes au plan national. « A l’issue de ces journées, nous entendons accompagner les femmes dans la création d’entreprise, l’exécution de leurs projets et la recherche de financement » a-t-elle indiqué.

L’indépendance économique de la femme avant tout…

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Rosalie Yao, chargée de mission, représentant la ministre de la femme

Patronne des présentes journées, le ministre de femme, représentée par Rosalie Yao /Traoré, chargée de mission, a signifié que si ces journées dédiées à l’entreprenariat féminin n’existaient pas, il aurait simplement fallu les inventer. Pour elle, l’entreprenariat féminin constitue l’un des moteurs de l’autonomisation économique de la femme et a des effets bénéfiques sur la croissance économique. « Par son travail et son engagement, la femme peut conquérir sa liberté et son épanouissement en se défaisant de la dépendance économique masculine » a-t-elle signifié.

Soulignant que l’entrepreneuriat féminin est l’une des plus grandes préoccupations de son ministère, au point qu’un département a été créé pour mettre en exergue les efforts de la femme, madame Yao exhorte les femmes à se battre au quotidien. « J’encourage les femmes à aller de l’avant parce que lorsqu’on mène une activité commerciale, il y a toujours des hauts et des bas. Lorsqu’on est au haut niveau de l’échelle, on doit persévérer pour être performant, mais lorsqu’on est au bas de l’échelle, on doit lutter pour se relever. On ne peut pas entreprendre et être paresseuse » a-t-elle lancé.

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Akissi Thérèse N’guessan, vice-présidente de la Chambre de commerce et d’industrie de la Côte d’Ivoire

Pays invité d’honneur, la Côte d’ivoire, représentée par la vice-présidente de la Chambre de commerce et d’industrie, se dit honorée. « Le plus grand rêve de la Chambre de commerce ivoirienne, c’est de pouvoir réunir toutes les femmes en activité. Il était important pour nous d’être représenté à cette cérémonie » confie-t-elle. Puis de poursuivre : « Je tire mon chapeau à toutes les femmes du Burkina. Il était grand temps que tous les femmes se lèvent et que tous ensemble, nous puissions bâtir notre continent ainsi que le monde. Les femmes ont compris ce message et nous sommes heureux de prendre part à ce réveil continental ».

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

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