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Musique : Pyanne Djire présente son nouvel album « voilà Soubagaya »

Accueil > Actualités > Culture • LEFASO.NET | Par Dimitri Ouédraogo (Stagiaire) • dimanche 11 février 2018 à 11h00min
Musique : Pyanne Djire présente son nouvel album « voilà Soubagaya »

« Voilà Soubagaya », c’est le titre du 2e album de l’artiste musicienne Pyanne Djire. Le nouvel album contient 12 titres chantés en Français, Mooré, Dioula et San. On y trouve diverses sonorités musicales comme le liwaga, le Zanga des Samo, le slow et le reggae. La dédicace officielle du nouveau chef-d’œuvre de l’artiste a eu lieu ce vendredi 09 février 2018 au CENASA, au cours d’une conférence de presse.

12, c’est le nombre de titres que contient le nouvel album de Pyanne Djire. Après « Boussou » en 2007, l’artiste revient avec « voilà Soubagaya » ou encore « voilà la sorcellerie des hommes » en langue dioula. Le titre qui donne son nom à l’album décrit « les violences faites aux femmes par les hommes mais non reconnues comme telles » explique l’artiste entouré de son staff pour la dédicace officielle. D’autres titres accompagnent l’album. Il s’agit de « Tu me fais craquer ». C’est un morceau qui magnifie l’amour dont le monde a besoin. Chanté en Français, l’artiste fait donc un clin d’œil à l’amour.

Le troisième titre « N’Kanou » est chanté en Dioula. Cette chanson traite de la fidélité dans le couple. « Boro » qui signifie la famille est chanté en San. A travers ce titre, l’artiste a voulu mettre un rythme musical du pays Sana qui tombait en désuétude. C’est le Zanga. L’objectif de ce titre selon Pyanne Djire est de faire découvrir ce genre musical à la jeune génération. Elle n’oublie pas non plus que tout homme a besoin de bénédiction. C’est pourquoi elle fredonne « Douba ». Elle profite mettre en valeur la femme africaine avec « Viens me toucher ».

Pyanne Djire, toujours engagée contre le SIDA et les autres fléaux sociaux

Dans ce nouvel album tout comme le précédent, Pyanne Djire continue de sensibiliser les uns et les autres sur le SIDA et les IST. Avec « SIDA prévention », elle estime que c’est « la meilleure façon de mettre fin à la propagation de la pandémie ». Aussi, elle pense à travers « Wa Kounena », que nous devons nous aimer en San. Elle chante « LO », pour dire que la femme est le socle de la famille. Celle qui est engagée dans la lutte contre le SIDA et la drogue fait un pas dans le reggae. Avec le titre « Gandjagang », elle dit stop à la drogue qui détruit la jeunesse. « C’est aussi ma façon de faire plaisir à mes amis rasta » raconte-t-elle.

L’album a été réalisé entre Paris et Ouagadougou. « Cela n’a pas été une chose facile » confesse Pyanne. Mais avec le soutien de tous, le projet s’est concrétisé. C’est pourquoi elle dit merci à tous ceux qui l’ont soutenue avec le titre « Bonon ». Bonon veut dire en San, le mérite du bienfaiteur. Le 12e titre en est instrumental de « Douba ». De nombreuses personnes ont fait le déplacement pour soutenir l’artiste. Des artistes tels que Idak Bassavé, Baz-bill, Nourat et bien d’autres ont fait le déplacement pour accompagner leur consœur. Déjà, les CD sont disponibles et le titre de l’album en clip. La soirée s’est terminée dans une ambiance musicale en live avec Pyanne Djiré.

Dimitri OUEDRAOGO (Stagiaire)
Lefaso.net

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